Le cyclisme est un sport collectif CALMEJANE et DEMARE l'ont démontré

Quelle belle étape et surtout quelle belle victoire du jeune Français Lilian Calmejane.

Inconnu ou presque du grand public, ce coureur originaire d’Albi, « a crevé l’écran»selon l’expression de Laurent Jalabert. Il a attaqué au bon moment, s’est porté en tête mais il s’est fait peur lorsqu’à cinq kilomètres de l’arrivée, il a eu des crampes. Mais bien conseillé par un de ses directeurs sportifs, Calmejane a pu se « refaire le cerise »   et aller jusqu’au bout.

On l’a vu alors franchir la ligne d’arrivée en exprimant un cri de joie mais surtout à la manière du footballeur qui incite ses supporters à encourager l‘équipe, Lilian a harangué la foule massée sur la ligne d’arrivée.

Cette deuxième victoire française sur le Tour de France fait évidemment plaisir au grand public.

Oui, le cyclisme français connait une belle résurrection et des jeunes se battent pour tenter de désarçonner les coureurs étrangers. Ce qu’a fait Calmejane est remarquable et nul doute que désormais, son nom voudra dire quelque chose.

Lilian Calmejane n’est plus un inconnu.

A l’arrivée, il a rendu hommage à son équipe, à ses directeurs sportifs, notamment Jean-René Bernaudeau qui fêtait le même jour, ses 61 ans.

Autre volet de ce qui fait du cyclisme, un sport collectif au sens propre du terme.

Avant Calmejane, notre champion de France Arnaud Demare s’était imposé au sprint et avait même rejoint Jimmy Casper en tant que vainqueur français dans un sprint massif.

Mais le jour où Calmejane s’imposait, le Beauvaisien a galéré toute la journée, loin, très loin même des premiers. Arnaud était malade mais quand on porte le maillot de champion de France et que sur la route, les spectateurs vous encouragent, vous n’avez pas le droit de renoncer.

Arnaud Demare s’était juré d’aller jusqu’au bout et, accompagné de deux fidèles équipiers, il est arrivé 37 minutes après le vainqueur mais dans les délais. Demare a rendu lui aussi hommage à ses équipiers Delage et Konovalovas car sans eux, il aurait été éliminé et aurait surement abandonné.

Ces deux exemples prouvent plus que jamais que le cyclisme est un sport collectif. Comme un sport d’équipes.

 

 

Lionel Herbet 08 juillet 2017