Thomas Monconduit : « Je ne vois pas un Français gagner le Tour de France »

On le sait, le Tour de France prend son envol ce samedi depuis Bruxelles. Une ville que le nouvel  entraîneur de l’Amiens SC Luka Elsner connait bien puisque l’an dernier, il entrainait le club de Saint Gilles qui est situé dans la banlieue  de la capitale belge.

Un Tour de France dont le départ est dédié à Eddy Merckx, vainqueur en 1969. Un champion qu’aurait aimé connaître Luka Elsner.

Dans l’effectif pro de l’ASC, un joueur est un vrai passionné de cyclisme : Thomas Monconduit. Très tôt, dans sa jeunesse, il aimait se rendre avec ses parents sur le passage du Tour de France.

« Dans ma famille, mes parents s’intéressaient au Tour. C’était une sorte d’éducation. Je me suis pris au jeu. Et puis je me souviens que pendant les vacances scolaires, j’allais chez ma grand mère avec mon frère et mon cousin et nous faisions  du vélo autour du pâté de maison. On s’identifiait à un champion de l’époque ».

Sa passion pour le Tour et le cyclisme en général ne s’est jamais démentie. Il avoue avoir eu pour idole Richard Virenque car il avait du panache.

« Mais j’aimais aussi Erik Zabel car il gagnait beaucoup. A cette époque, j’adorais le maillot vert ».

Et il lui est naturellement arrivé de mettre en pratique sa passion pour le cyclisme.

En tentant par exemple l’escalade du Mont Ventoux mais il ne put aller jusqu’au sommet en raison de conditions climatiques défavorables.

« Nous étions trois copains et n’étions surtout pas préparés du tout. Nous étions partis en petite tenue en veste et petit gilet car au départ, il faisait 30 degrés. Mais là haut, le froid avait succédé à la chaleur. J’avais abandonné à 700 mètres de l’arrivée. Il y avait beaucoup de brouillard qui nous empêchait de voir le sommet ».

Nous lui demandons ensuite son pronostic pour la Grande Boucle qui selon lui « sera très ouverte et différente des autres avec l’espoir  que çà parte dans tous les sens et qu’il y ait plus de folie que d’habitude».

Thomas Monconduit espère que l’absence de Froome va  inciter les autres équipes à se mettre en évidence mais pour autant, le milieu de terrain amiénois ne voit pas un coureur français s’imposer et succéder à Bernard Hinault « même s’il n’attend que cela et qu’un Bardet ou Pinot sera positionné en tête».  

Il table sur le Colombien Egon Bernal mais ne croit pas trop en Nibali et Quintana.

En tout cas et dès que ce sera possible, car il est en pleine période de préparation, Thomas Monconduit suivra le Tour à la télé avec surtout l’espoir de voir les arrivées. Et il espère assister début septembre au Prix Jean Renaux à Amiens  en ayant pris un bon départ dans le championnat de Ligue 1 avec l’Amiens SC..

Notre photo : Thomas Monconduit avec le gardien de Nîmes Paul Bernadoni lui aussi fan du sport cycliste.

Lionel Herbet

Warren BARGUIL a maté les hommes de Marc MADIOT

Voilà une victoire qui a fait plaisir non seulement à son directeur sportif d’Arkea Samsic Emanuel Hubert, à ceux qui l’ont engagé et au staff de cette équipe dans laquelle figure le docteur amiénois Jean-Jacques Menuet. Sans oublier des sportifs d’autres disciplines comme le gardien international de Nîmes Paul Bernardoni qui est un passionné de cyclisme.

Dimanche, Warren Barguil a ravi tous ceux qui aiment le cyclisme prôné par cette formation bretonne qui apporte dans le cyclisme un air de fraîcheur.

Le nouveau champion de France n’a pas été épargné cette saison car il a  été gravement blessé. Mais il a su rebondir et repartir d‘un bon pied. Il a  donné en tout cas tort à Romain Bardet et Julian Alaphilippe qui ont  brillé par leur absence.

Le leader d’AG2R a préféré se réserver pour le Tour de France tandis qu’Alaphilippe a invoqué le fait que face à l’armada de la FdJ il n’avait que peu de chances.

Or, en dépit d’une énorme supériorité numérique, les coureurs de Marc Madiot sont passés à la trappe  puisqu’aucun ne figurait sur le podium.

Président  du cyclisme pro, Marc Madiot a félicité sur le podium le nouveau champion de France mais il est évident qu’il faisait une tête des mauvais jours et que ce sourire était forcé.

Revenons à Romain Bardet qui se trouve, selon un sondage,  installé comme grand favori au départ du Tour de France. En raison  l’absence de quelques favoris comme Froome, Roglic notamment , Bardet se voit propulser en tête des pronostics. Mais attention, il faudra que Bardet soit à la hauteur de la situation et surtout qu’il ne connaisse pas de jour sans.

Ce dimanche, le président de la Fédération française de cyclisme a annoncé que Thomas Voeckler devenait le nouveau sélectionneur de l’équipe de France.

Cyrille Guimard a dû laisser sa place contraint et forcé. C’est une sorte de passation entre deux hommes qui incarnent des générations différentes. Fasse que ce changement porte ses fruits.

 

Lionel Herbet


Gagner dans un fauteuil, c’est possible en cyclisme

Il y a comme çà des phrases choc et qui se perpétuent au fil des générations de coureurs cyclistes. Ainsi, cette expression « Gagner dans un fauteuil » fait évidemment penser au coureur qui s’est imposé facilement ..quasiment  en fumant la pipe. Pour prendre un exemple  concret et surtout récent, intéressons nous à la récente décision de l’ U C I qui a déchu l’Espagnol Juan José Cobo de sa victoire dans le Tour d’Espagne en … 2011.

Le motif est évidemment lié au dopage et on peut se demander pourquoi l’organisme mondial du cyclisme a mis autant de temps avant de prendre une  décision aussi lourde de conséquences.

Alors, si Cobo est déchu à qui la victoire va-t-elle revenir ?

Au deuxième du classement général qui n’est autre que Chris Froome, actuellement sur un lit d’hôpital  après la terrible chute dont il a été victime au Dauphiné.

Alors, l’expression gagner dans un fauteuil tombe à pic pour Froome qui, sans courir, est le vainqueur d’un grand Tour.

Nous sommes à quelques jours du Tour de France au départ duquel nous aurons un favori logique : le Colombien Bernal qui vient de remporter le Tour de Suisse après Paris-Nice en mars dernier.

 Mais auparavant, place aux championnats nationaux qui se déroulent toujours une semaine avant le Tour de France.

Et pour ce qui concerne justement la France, il faut regretter, déplorer même le forfait de deux favoris Romain Bardet et Julian Alaphilippe. Ces deux champions préfèrent se réserver avant le Tour. Ils ne sont ni blessés ni malades.

La Fédération française est déçue tout comme Marc Madiot président de la Ligue et qui  est tout simplement en colère.

Pour un coureur professionnel, participer au championnat de France est une obligation. Au début de la saison, tout le monde était d’accord mais aucune sanction n’est prévue en cas de forfait non lié à l’aspect médical. En football, un joueur qui refuserait une sélection serait automatiquement suspendu. Dommage que le cyclisme ne le fasse pas. Du coup, Arnaud Demare qui s’est imposé ce dimanche dans la dernière étape de la Route d’Occitane devient le grand favori dimanche près de Nantes.

 

Lionel Herbet


Et si c’était enfin le Tour des Français ?

Dans une quinzaine de jours, ce sera le Tour de France dont le départ est fixé à Bruxelles. Cela ne nous rajeunit pas car cela fera exactement 50 ans que le grand, le Cannibale Eddy Merckx a remporté son premier Tour en 1969.

Eddy Merckx sera évidemment l’invité d’honneur et c’est vraiment une bonne chose que Christian Prudhomme, le patron d’ASO ait voulu rendre hommage à celui qui reste aujourd’hui, le plus grand champion de tous les temps.

A l‘époque, l’évènement avait été considérable puisque cela faisait des années (exactement trente ans avec Sylvère Maes)  qu’un Belge ne s’était plus imposé dans la Grande Boucle.

1969, c’était aussi cette période euphorique pas seulement sur le plan sportif puisque nous étions en plein dans la période Georges Pompidou, au cours de laquelle en France, les gens vivaient souvent heureux.

La question qui se pose avant le départ de Bruxelles est la suivante : est-ce qu’un coureur français va-t-il enfin s’imposer et rejoindre ainsi au palmarès Bernard Hinault ?

De fait, il convient d’être  relativement optimiste dans la mesure où depuis  une quinzaine de jours, on déplore certains forfaits.

A commencer par Chris Froome, victime d’une terrible chute en repérant une étape contre la montre dans le Dauphiné puis au tour du Hollandais  Tom Dumoulin pas remis  de sa chute dans le Giro. Enfin, au Tour de Suisse, Geraint Thomas le dernier vainqueur du Tour de France qui  est tombé    dans une étape du Tour de Suisse et qui est incertain.

Alors, notre trio français Romain Bardet, Thibault Pinot et Julian Alaphilippe peut-il s’engouffrer dans la brèche qui vient de s’ouvrir ?

Pour gagner le Tour de France, il ne faut surtout pas connaitre de jour sans.

Il faut être présent chaque jour, avoir une bonne équipe avec des coureurs prêts à se sacrifier pour leur leader.

Là est peut-être la clé du problème..

 

Lionel Herbet 


La dernière échappée de Pierre PARDOEN

Nous le savions quelque peu affaibli et malheureusement, la triste nouvelle nous est parvenue ce mardi matin 18 juin. Pierre Pardoën est décédé à Belloy sur Somme, village dans lequel il s'était retiré et avait exercé les fonctions de maire. C'était un homme discret, respecté et à l'écoute de tous. Les jeunes générations n'imaginent pas que Pierre Pardoën a été sans discussion, le sportif amiénois à avoir obtenu le succès le plus important à son retour dans sa ville puisqu'il était né à Amiens en 1930. Cela se passait durant l'été 1952 après le Tour de France qui avait été remporté par le champion italien Fausto Coppi.

L'histoire de Pierre Pardoën est vraiment exceptionnelle. Lorsqu'il prend le départ de ce Tour de France 1952, le jeune coureur amiénois a dû quitter la catégorie des indépendants afin de signer son premier contrat professionnel. Il court au sein d'une équipe régionale car à cette époque, les équipes étaient soient nationales ou régionales.

Pierre Pardoën découvre un monde nouveau pour lui mais dès la première étape, il se retrouve dans une échappée à trois  avec  deux Belges, Bloomme et Rik Van Stenbergeen.

Ce dernier est un vieux renard et il intimide tellement Pardoën que le jeune Picard ne dispute vraiment pas le sprint.

Van Stenbergeen va porter le maillot jaune que symboliquement, le lendemain, au cours de la deuxième étape, Pardoën va se targuer de l'avoir sur le dos ne serait-ce que durant quelques minutes.

Par la suite, Pardoën va  se montrer plus sage mais il va jusqu'au bout, au Parc des Princes ou se déroulait à cette époque l’arrivée du Tour de France.

Le lendemain, Pierre Pardoën est rentré à Amiens et il a reçu un accueil triomphal. On a souvent signalé que le Général De Gaulle en 1964 n'avait pas reçu un tel accueil.

Une collecte fut même effectuée dans Amiens et l'argent récolté a permis à Pierre Pardoën de s'acheter une .. voiture.

Pierre Pardoën a encore disputé un Tour de France en 1956 mais il fut élimine au bout d'une semaine , étant arrivé en dehors des délais. Pierre Pardoën a mis un terme à sa carrière en 1959 afin de se consacrer au métier de carrossier. On peut affirmer que Pardoën a complètement réussi sa reconversion et qu'il a été un maire très compétent à Belloy sur Somme.

Pierre Pardoën a appartenu à cette génération de l'après guerre et il a couru avec les plus  grands, Coppi, Van Stenbergeen et Louison Bobet dont il fut l'équipier.  

Nous avions l'habitude de le voir sur certaines courses notamment le Prix Jean Renaux à Amiens mais aussi les Boucles du Canton de Picquigny.

En 1996, quand Philippe Ermenault était revenu des Jeux Olympiques d'Atlanta avec ses deux médailles (or et argent), la voiture qui l'amenait sur la place de Picquigny était conduite par Pierre Pardoën.  

En septembre dernier, à l'occasion de la sortie d'une video et d'un livre à sa gloire, Pierre Pardoën avait tenu à ce que cette cérémonie soit simple avec les membres de sa famille.

Le sport amiénois vient de perdre en moins de deux ans des champions qui ont fait honneur à la Ville d'Amiens : Bernard Quennehen, Jean Claude Lefebvre, Paul Fernet et Pierre Pardoën.

 

Lionel Herbet


Le forfait de Froome peut il profiter à Pinot et Bardet?

Entre le Tour d’Italie remporté pour la première fois par un coureur venu d’Equateur Richard Carapaz et le Tour de France, figure au calendrier le Dauphiné.
Une épreuve d’une semaine qui voit le retour à la compétition de coureurs s’étant préparés en montagne, dans la plus grande discrétion et qui viennent avec l’intention de retrouver la forme en vue de la Grande Boucle.

Exemple le plus typique celui du Britannique Chris Froome. Sans chercher à se montrer Froome avait fait les choses le plus sérieusement puisque ce mercredi matin, il avait effectué un repérage de l’étape du contre la montre du côté de Roanne.

Mais voilà qu’en s’entraînant seul sans opposition Froome est paraît-il venu frapper un mur  victime d’un violent coup de vent. La chute a été terrible et rapidement   examiné, Froome et son entourage ont constaté que la blessure était suffisamment grave pour qu’il déclare forfait pour le départ de Bruxelles.

C’est un coup dur pour lui  qui espérait tant égaler le record de cinq victoires et son équipe mais c’est ainsi.

Le cyclisme est un sport imprévisible et parfois lourd de conséquences.

Rappelez vous qu’au Giro le Hollandais Tom Dumoulin grand favori a du abandonner suite à une chute.



 

Maintenant la question est de savoir si les Français et nous pensons à Thibault Pinot et  Romain Bardet  peuvent profiter de ce forfait de Froome? Rien n’est moins sûr mais il reste encore un peu de temps avant le départ de Bruxelles ou un hommage mérité sera rendu à celui qui demeure le numéro un de tous les temps: Eddy Merckx. 


Giro: Avec Richard Carapaz, c'est le triomphe du cyclisme d'un autre monde

Longtemps, le cyclisme s'est résumé à une lutte entre coureurs représentant quelques nations seulement: la France, Belgique, Hollande, Italie, Espagne, Luxembourg. Il n'y a qu'à consulter le palmarès des grandes épreuves pour s'en convaincre.

Et puis, progressivement, les portes se sont ouvertes avec l'arrivée par exemple des coureurs originaires des pays de l'Est. La célèbre Course de la Paix qui fut remportée voici un demi siècle par un Français Jean Pierre Danguillaume, devait disparaître du paysage sensiblement au moment où le Mur de Berlin s'effondrait.

On vit alors des coureurs de ces pays intégrer des formations "européennes" et même françaises. Puis ce fut au tour du continent américain (on se souvient de Greg Le Mond) et surtout il y eut l'arrivée de Colombiens et aujourd'hui de l'Equateur.

Sans oublier l'Afrique et notamment l'Erythrée et même l'Asie puisque de plus en plus  de Japonais et même de Chinois viennent tenter leur chance dans le Vieux Continent.

Le Tour d'Italie en est l'illustration parfaite.

La victoire finale est revenue à l'Equatorien Richard Carapaz qui à l'arrivée à Vérone, avait une minute d'avance sur le champion italien Nibali. La victoire de Carapaz a provoqué un enthousiasme extraordinaire dans son pays et il est devenu une sorte de héros national. De leur côté, les Colombiens se sont illustrés surtout en montagne.

Ce Tour d'Italie a pourtant été  passionnant et nous n'oublierons pas notre Picard Arnaud Demare vainqueur d 'une étape mais qui aurait mérité de revenir avec le maillot désignant le coureur ayant glané le plus de points.

Il a fallu un seul sprint à une arrivée pour que l'Allemand Ackermann lui souffle la victoire. Dommage mais Arnaud a prouvé qu'il avait eu raison de participer au Tour d'Italie tout comme sa formation entraînée par Martial Gayant.

L'autre équipe française AG 2R s'est bien comportée avec notamment le jeune Nans Peters qui a aussi remporté une étape de montagne.

Malheureusement, ce Tour d'Italie que nous avons apprécié au niveau des commentaires a été marqué par ces poussettes dans les cols. Des spectateurs italiens n'hésitent pas à pousser certains coureurs qui adoptent deux attitudes: soit se laisser pousser soit réagir. Un spectateur a même provoqué la chute d'un coureur qui s'est révolté  et on le comprend. Il est donc nécessaire que les organisateurs soient plus fermes.

Faute de quoi,  la crédibilité de l'épreuve sera en jeu. 

Retour sur terre dans notre département de la Somme.

Nous avons beau feuilleter les pages du Courrier Picard. Pas une seule ligne sur le cyclisme picard. Pourtant, nous sommes au mois de juin. Voici encore un quart de siècle, le calendrier était chargé et il arrivait que plusieurs épreuves se déroulent dans la même journée. Mais où sont passés les coureurs et les organisateurs? 

 

Lionel Herbet


Arnaud Demare  la cherchait depuis longtemps : c’est chose faite !

sport.francetvinfo.fr
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Coïncidence ou pas, toujours est-il que le jour où Jimmy Casper est appelé pour la première fois en tant que consultant de la chaîne l’Equipe 21, Arnaud Demare  remporte sa première victoire d’étape au Tour d’Italie.

Une victoire acquise au sprint au terme d’un emballage qui a laissé des traces. En ce sens que l’Allemand Ackermann à qui, tout souriait depuis le début du Giro, a  été victime d’une chute à 500 mètres de l’arrivée.

Résultat, le sprint final a concerné une petite dizaine de coureurs et c’est dans cet exercice que le Beauvaisien est le meilleur.

Bien emmené par ses équipiers, il sait s’arracher dans les derniers mètres et surtout, il n’a pas à craindre un écart d’un adversaire qui pourrait entraîner sa chute. Car Arnaud Demare est tout sauf un casse-cou. Il n’a rien à voir par exemple avec le Britannique Cavendish qui aurait tué père et mère pour gagner.

Arnaud Demare le faisait remarquer aux micros de l’Equipe 21. Il n’a jamais douté et a toujours eu la confiance de sa famille et de son épouse. Et cela  compte par-dessus tout.

Après cette première victoire après laquelle il courait depuis un bon moment.

Arnaud Demare se retrouve seulement à un point d’Ackermann au classement par points. La montagne va bientôt arriver et ce sera une épreuve difficile pour notre Picard qui dans le passé a prouvé qu’il était en mesure de s’accrocher dès lors que les routes s’élèvent. Il lui faudra s’accrocher et terminer dans les délais.

D’autant qu’à l’heure où nous écrivons ces lignes, rien ne dit qu’Ackermann va encore poursuivre sa route compte tenu de sa chute . 

 

 

Lionel Herbet


La vidéo en cyclisme et la VAR dans le football

La semaine dernière, se déroulaient en même temps trois épreuves professionnelles: le Tour d'Italie, le Tour de Californie et les Quatre Jours de Dunkerque.

 Le journal l'Equipe a fait son choix: le Giro est abondamment traité que ce soit dans le journal ou sur la chaîne télévisée, le Tour de Californie un peu moins et les Quatre Jours, pas du tout.

On pensera ce qu'on voudra mais c'est ainsi.

Il en avait été de même la semaine dernière à l'occasion du Grand Prix de la Somme.

La semaine passée, le Giro a surtout été marqué par les mauvaises conditions atmosphériques  avec le vent et surtout la pluie.

Au point que dans une étape, les organisateurs ont décidé de neutraliser la course dans le dernier tour du circuit final, soit une dizaine de kilomètres. Habituellement, cette règle est adoptée pour les trois derniers kilomètres ce qui  permet à un coureur victime d'une chute dans ces trois ultimes kilomètres d'être classés dans le même temps que le vainqueur. Mais dans le Giro on a un peu exagéré comme l'ont signale l'ancien directeur sportif Cyrille Guimard et le président de l'UCI le Français David Lappartient.

Ces deux  connaisseurs  ont fait remarquer que le cyclisme se nourrissait d'exploits qui ont fait sa légende.

Tel ce Liège-Bastogne-Liège remporté en 1980 par Bernard Hinault dans des conditions atmosphériques dantesques. Si les organisateurs avaient neutralisé la course en raison de la neige et du verglas, jamais Bernard Hinault n'aurait pu écrire cette page de légende.

Autre remarque concernant les coureurs et notamment les sprinteurs.

On sait que les arrivées au sprint sont parfois de véritables dangers et ce parce que certains coureurs prennent des risques insensés pour l'emporter. Alors, il a été décidé d'instaurer le système de la vidéo.

En quelque sorte,  le cyclisme s'est aligné sur le football qui, au niveau professionnel, applique le système de la VAR. Si un but est marqué suite à une faute mais que l'arbitre n'a pas vu, il sera annulé.

Eh bien en cyclisme c'est la même chose. Des coureurs ont été déclassés que ce soit au Giro ou aux Quatre Jours de Dunkerque. Les officiels qui ne peuvent tout voir, s'appuient sur la vidéo et prennent alors leur décision. Il parait que la vidéo est très sévère et que jadis, quand elle n'existait pas, les sprints étaient très houleux et que des chutes se produisaient régulièrement. Mais c'était une autre époque;

 

Lionel Herbet   


Du cyclisme tous azimuths

Le mois de mai est une période très chargée  au niveau du cyclisme professionnel.

 

Ne parlons pas des amateurs qui, dans le département de la Somme, sont quasiment privés d’épreuves et doivent aller courir en dehors de notre département.

Mais comment se fait-il que notre cher cyclisme  soit tombé aussi bas dans notre coin de Picardie.

La Somme est même « oubliée » quand on consulte le parcours des Quatre Jours de Dunkerque. A l’exception d’un départ depuis Fort Mahon, la Somme sera absente, contrairement à l’Aisne et l’Oise.

Les Quatre Jours de Dunkerque se déroulent au même moment que le Tour d’Italie qui est retransmis chaque jour en direct et en entier sur la Chaîne l’Equipe 21.

Nous aimons bien les commentaires de Cyrille Guimard et Christophe Riblon qui sont de grands connaisseurs et ont un œil avisé sur la course qu’ils suivent pourtant dans une cabine, loin des acteurs. Ils ne peuvent ainsi  expliquer aux téléspectateurs certains faits comme par exemple ce drapeau rouge qui a été levé lundi durant un moment, devant le peloton. Il semble que les organisateurs voulaient prévenir les coureurs qu’un passage à niveau allait être franchi mais nous n’en sommes pas certains.

Cette première semaine est réservée aux sprinters et on attend beaucoup d’Arnaud Demare. Disons que le Beauvaisien ne se débrouille pas trop mal mais il tombe à chaque fois sur un homme plus fort que lui tels l’Allemand Pascal Ackermann ou le Colombien Gavaria vainqueur après le déclassement de l’Italien Viviani. Mais jusqu’à présent, Arnaud Demare a rempli son contrat. Il ne lui manque qu’une victoire.

Dimanche dernier, se déroulait le Grand Prix de la Somme qui a été marqué par une longue échappée de huit coureurs mais tout s’est joué au sprint à Doullens.

La victoire est revenue à un coureur venu de la Réunion Lorrenzo Manzin qui a devancé Romain Feillu. Ce dernier a bel et bien failli renouveler sa victoire acquise à ses débuts professionnels en .. 2006. Les années n’ont pas prise sur Romain Feillu.

 

Lionel Herbet  


G.P. de la Somme Deux anciens vainqueurs (Adrien Petit et Romain Feillu) et un ancien lauréat du Tour des Flandres Niki Terpstra au départ à Abbeville.

Après une année sabbatique, les dévoués dirigeants de Promotion Sport Picardie ont décidé de relever le défi et d'organiser en ce printemps 2019, une nouvelle édition du Grand Prix de la Somme (Prix du Conseil départemental).

Certes l'euphorie des années 90 a fait place à la triste réalité du moment: à l'exception des grandes épreuves professionnelles, le cyclisme de base et même pro souffre énormément. La faute à qui?

Nous l'ignorons même si le cyclisme en tant que sport loisirs n'a jamais été aussi populaire. Il faut donc aujourd'hui beaucoup de courage pour oser mettre sur pieds une épreuve comme le GPde la Somme.

 Soyons clair: si le Conseil départemental dérogeant ainsi à son habitude de ne pas aider le sport  de haut niveau, ne venait pas donner un sérieux coup de main à PSP, nul doute qu'il n'y aurait plus de Tour de la Somme.

Voici deux ans, le régional Adrien Petit s'était imposé au sprint à Mers les Bains.

Cette année, au départ dimanche midi d'Abbeville, Adrien Petit sera encore présent mais il devra compter dans son équipe Direct Energie sur un équipier de luxe, en l'occurrence le Hollandais Niki Terpstra. C'est un authentique champion , renfort appréciable pour la formation Direct Energie même si cette année, il a fait une chute dans le Tour des Flandres qu'il avait remporté en 2016. Auparavant, il avait triomphé dans  Paris-Roubaix en 2014. A son palmarès, figurent aussi quatre titres de champion du monde par équipes du contre la montre.

Nous pensons que pour Terpstra, ce sera une épreuve de remise en condition après sa chute. Avec Damien Gaudin, et Adrien Petit Direct Energie sera assurément l'équipe à battre.

Dans le peloton qui s'élancera d'Abbeville pour rallier Doullens, on parlera à peu près toutes les langues puisque nous aurons des Asiatiques, Israéliens, Colombiens  avec aussi la présence de formations représentant soit une région ou une ville: SCO Dijon, Dunkerque Littoral, Douai, Scott Creuse Oxygène, CC Villeneuve.

Nous aurons aussi la présence d'un certain Bryan Alaphilippe qui n'est autre que le frère de Julian. Il court pour l'équipe Team Peltrax et vient de s'illustrer dans l'Essor Breton.

Nous reverrons avec plaisir Corentin Ermenault qui s'est exilé sur la Côte d'Azur et sera au sein de l'équipe Vital Concept avec Jérémy Lecrocq et Steven Lammertink.

Egalement présent Rudy Barbier qui milite désormais pour une formation israélienne Israël Cycling Academie et enfin, pointe nostalgique, le plaisir de revoir Romain Feillu qui a remporté ce GP de la Somme en ... 2006. 

Dimanche 12 mai

Départ d'Abbeville à 12h20

 

Arrivée à Doullens à 16h40 - Lionel Herbet


Van der Poel, Sercu et un rouquin anglais au nom imprononçable

Photo l'equipe.fr
Photo l'equipe.fr

Une semaine après Paris-Roubaix qui avait sacré un gamin de 36 ans, en l'occurrence le Belge Philippe Gilbert, la saison cycliste va aborder un nouveau virage.

C'est bientôt le Tour d'Italie mais en attendant s'est déroule l'Amstel Gold Race qui a  souri au jeune phénomène hollandais Van der Poel.

Celui- ci n'est autre que le petit fils de Raymond Poulidor.

Ce dernier a collectionné dans sa longue carrière de multiples places de 2e et 3e mais son petit fils n'écoute pas ses conseils. Lui veut gagner et toujours gagner. C'est le phénomène du moment qui rafle tout sur son passage.

Un Anglais qui frappe fort

 

En ce début de semaine, se déroule le Tour des Alpes une épreuve à étapes qui va aller non seulement en Italie mais aussi en Autriche.

Le champion italien Vicenzo Nibali a montré qu'il faudrait compter avec lui au prochain Giro. 

Il sera l'homme à battre et nous nous délectons à l'idée de suivre cette course sur la chaîne l'Equipe 21 où Pascal Riblon, notre beauvaisien s'affirme comme un excellent consultant.

La première étape a vu le succès d'un représentant de l'équipe Sky qui a non seulement un nom difficile à prononcer Tao Geoghegan Hart mais aussi une bouille marrante avec une coiffure à la bol et le type rouquin. C'est un peu le Poil de carotte du cyclisme et cela apporte un air de fraîcheur.  Il a remporté son premier succès chez les pros et son leader Chris Froome qui a fini 6e peut compter sur lui pour le Tour de France.

Le Grand Prix de la Somme s'approche

Plus près, le dimanche 12 mai se disputera le Grand Prix de la Somme-Prix du Conseil départemental  avec départ à Abbeville et arrivée à Doullens.

Après une année d'interruption, la course renaît cette année mais en plein mois de mai, il ne faut pas s'attendre à voir se présenter à Abbeville, sur la ligne de départ les cadors du cyclisme.

Pour mémoire, le dernier vainqueur est Adrien Petit qui avait gagné à Mers en 2017. 

Patrick Sercu s'en est allé

Enfin, comment ne pas évoquer la mort à 74 ans du champion belge Patrick Sercu. Il était de la génération d'Eddy Merckx mais les deux hommes se sont constitués un palmarès prestigieux, chacun dans son domaine.

Merckx c'était la route et Sercu la piste. 

Patrick Sercu a surtout brillé dans les Six Jours et notamment à Gand dont le vélodrome fut un des plus grands rendez vous des spécialistes des 6 Jours.

Nous nous rappelons que voici une vingtaine d'années avec notre vieil ami Léo Scombart, passionné de cyclisme, nous étions allés à Gand et en avions pris plein les yeux tant le spectacle était grandiose.

On dit que  les Six Jours ne sont plus à la mode et qu'ils disparaissent du calendrier cycliste.

C'est dommage et tous ceux qui ont connu le célèbre Veld'Hiv à Paris doivent être bien malheureux. Hommage en tout cas à cet immense champion que fut Patrick Sercu. 

 

Lionel HERBET


Le record de l’heure a toujours fait rêver

Photo L'Equipe
Photo L'Equipe

Au lendemain de la victoire de Philippe Gilbert dans Paris-Roubaix, de la résurrection du golfeur Tiger Woods, du rachat  du Paris-Dakar au Qatar, de l’incendie de Notre Dame voilà  que nous apprenons, qu’un coureur belge quasiment inconnu vient de battre, mieux de pulvériser le record du monde de l’heure . Cela se passait au Mexique , en altitude ce qui représente un avantage. Mais franchement qui connaissait bien Victor Campenaerts  et qui a amélioré de plus de 500 mètres le précédent record détenu par Bradley Wiggins (55,089km contre 54,526km).

 

Le coureur belge de l’équipe Lotto avait bien préparé son affaire, dans la discrétion la plus totale. Pour battre ce record, le Belge ne pouvait compter que sur une poignée de supporters. Ce record est évidemment le grand exploit de ce début d’année et cela ne peut que nous plonger dans le passé puisqu’auparavant, deux immenses champions sur route avaient battu ce record de l’heure  ; Fausto  Coppi pendant la guerre et Eddy Merckx. n’oublions pas nos deux Français Jacques Anquetil et Roger Rivière dans les années 50. 

 

L’heure est une sorte de monument que ce soit en cyclisme ou en athlétisme puisque jadis, le grand champion tchèque Emil Zatopek avait non seulement battu le record mais avait été aussi le premier athlète à parcourir plus de 20 km en 1951 soit un an avant les Jeux Olympiques d(Helsinki. le record de l’heure est toujours considéré comme une sorte de mythe qui nous fait toujours rêver. Lionel Herbet


Dopage Jacques Liénard: "C'est fini l'époque où le dopé avait une longueur d'avance"

L'affaire Clémence Calvin qui a succédé à celle ayant concerné le champion olympique de boxe Tony Yoka, a ramené à la une de l'actualité les problèmes du dopage.

Depuis plusieurs années, Jacques Liénard est le correspondant régional de l' Agence Française de Lutte contre le Dopage mais il se déplace dans toute la France.

"Mais il m'arrive de me déplacer dans toute la France quand je suis missionné pour étudier des demandes d'usage thérapeutiques. Soit des sportifs qui peuvent être amenés à prendre des médicaments. Nous étudions alors les dossiers et nous accordons ou pas cette demande.

Chaque dossier est examiné par trois experts et il faut qu'il y ait majorité pour que la demande soit acceptée."

Le docteur Jacques Liénard par ailleurs président de l'Amiens SC-Centre de Formation de l'Amiens SC est un membre influent de la lutte contre le dopage.

"Il y a depuis des années une lutte contre le dopage et les sportifs sont parfaitement informés.

Ils savent que la préparation physique est une chose et que de l'autre côté, le dopage est une pratique interdite.

Il n'y a donc aucune ambiguïté.

Voici une quinzaine d'années, nous étions dans un certain flou dans la pratique du dopage et son environnement.

Mais depuis que nous avons mis en place l'Agence Française de Lutte contre le dopage et mis en place une information auprès des fédérations nationales,  tous les sportifs de haut niveau sont informés. de la lutte contre le dopage, de la nuisance de certains produits, du risque de prendre des compléments alimentaires etc.

Les athlètes savent qu'il y a des contrôles en compétition mais aussi à l'entraînement. Certains athlètes doivent donner leur calendrier et informer l'Agence qu'ils disposent d'une heure par jour afin d'être contrôlés.

Dès lors, des contrôles inopinés peuvent se faire.

Si l'athlète n'est pas présent, il existe alors un premier avertissement et il peut être sanctionné après une autre infraction.

La règle est donc parfaitement connue de l'athlète.

On ne peut plus faire aujourd'hui du sport de haut niveau  sans être au courant de la procédure et des règles de la lutte anti-dopage.

Pourquoi aussi la Pétanque?

 

  On a vu récemment qu'un contrôle avait été réalisé à l'occasion d'une rencontre de pétanque.

Dans un premier temps, cela a paru bizarre mais Jacques Liénard répond: "

A partir du moment où les fédérations  sont reconnues par le Ministère des Sports, qu'elles soient olympiques ou pas, il peut y avoir des contrôles anti-dopage.

C'est donc vrai pour les boulistes et pour d'autres  disciplines dans lesquelles il n'y a pas de risque particulier.  

Enfin, dernière question à Jacques Liénard:

Est-il encore vrai qu'un athlète dopé a toujours une longueur d'avance sur ceux qui le pourchassent?

" Non, c'est une vieille image. Les laboratoires ont fait beaucoup de progrès et il y a  toujours des recherches contre ceux qui veulent tricher.

C'est fini cette époque où  on affirmait que le dopé avait toujours une longueur d'avance. Ce n'est plus vrai car nous disposons de moyens technologiques dans la génétique et les technologies.

Si on veut toujours tricher, c'est possible.

Le problème est de savoir si on est là pour faire du sport en respectant l'éthique sportive ou si si est la pour tricher dans le sport.

Progressivement, l'étau s'est resserre  sur le monde de ceux qui trichent.

Mais les athlètes ne peuvent ignorer que ce qui se passait auparavant, n'est plus possible aujourd'hui.

Enfin, Jacques Liénard note  que le cyclisme a fait de gros efforts et n'est plus montré du doigt:

"Le cyclisme fait un gros effort dans l'éradication du dopage.

Il y a aujourd'hui beaucoup moins de risques dans le cyclisme professionnel que chez des cyclistes du dimanche."

Lionel Herbet


Nécrologie: Sept ans après, Paul Fernet rejoint Léo Scombart

Nous le savions affaibli mais les nouvelles étaient plutôt  rares. Et puis, nous avons appris que Paul Fernet, sportif éclectique d'une autre époque, venait de nous quitter.

Sept ans après, il rejoint dans les étoiles son ami fidèle, Léo Scombart.

Paul Fernet était surtout connu pour avoir pratiqué avec bonheur le catch.

Dans un entretien qu'il nous avait accordé au Courrier Picard le  15 novembre 1997, Paul Fernet  affirmait "que le catch était un vrai sport".

A ceux qui aujourd'hui peuvent douter d'une telle assertion, nous leur répondons qu'à l'époque, soit dans les années 60-70 et même 80, le catch faisait recette dans toute la Frande.

C'est bien simple, tous les quinze jours, le Cirque d'Amiens faisait le plein.

Les vedettes ne manquaient pas et l'organisateur de ces soirées brillantes n'était autre que Jean Renaux, journaliste mais aussi organisateur en tous genres (sports et spectacles).  Paul Fernet figurait à chaque réunion mais pas en vedette principale. Il est vrai qu'Amiens recevait les plus grands catcheurs du monde et par exemple le Géant Ferré a débuté à Amiens tandis que l'ancien champion du monde de boxe Primo Carnera était aussi venu se produire au cirque d'Amiens.

Pourtant, une fois en 1965, Paul eut l'occasion de disputer le combat principal et il est vrai qu'il s'agissait d'un championnat d'Europe.

Ce fut donc en1965 pour Paul Fernet le couronnement d'une belle carrière, sans tapage ni paillettes. Sa carrière  a pris fin le 6 novembre 1981.

Il avait livré la bagatelle de 1085 combats disputés un peu partout en France.

Et devinez qui le lança officiellement dans la carrière de catcheur?

L'acteur de cinéma Lino Ventura qui fut aussi catcheur dans sa jeunesse et avait remarqué que Paul Fernet avait les qualités requises pour devenir un excellent combattant.

Quand Jean Renaux décédait, Paul Fernet reprit  les organisations des soirées au cirque d'Amiens. Il n'était pas  seul car le catch ne constituait pas sa principale activité.

 C'est que Paul Fernet était également employé dans une importante pharmacie de la rue des 3 Cailloux à Amiens et cette activité, il la mena jusqu'au moment de la retraite.

 Parallèlement, il fut aussi conseiller municipal à Amiens dont le maire était Maurice Vast. C'était un sportif accompli puisqu'il fut durant de longues années le président du club d'haltérophilie d'Amiens.  Il fut aussi membre de Promotion Sport Picardie.

Paul Fernet avait 90 ans. Il serait logique que la municipalité d'Amiens lui rende un hommage mérité car il a toujours été fidèle à sa ville et surtout un dirigeant dont on peut affirmer aujourd'hui, qu'il n'a pas de modèle.

Adieu Paul..

Lionel Herbet 


Le Tour de la Somme 2019 entre dans sa dernière ligne droite

Bien sûr qu'il n'est pas question de comparer le Grand Prix de la Somme à Paris-Roubaix.  Ce dimanche, l'épreuve  d'un jour la plus médiatisée au monde, va drainer un important public sur le parcours et devrait sourire aux spécialistes des pavés, du vent voire de la pluie. Paris-Roubaix sera donc réservée à un coureur belge, hollandais voire italien comme ce Bettiol qui a remporté dimanche dernier, le Tour des Flandres. Quant aux Français, soyons honnêtes. Nous ne les voyons pas se mettre en évidence même si nous aimons bien Arnaud Demare qui a vraiment du mal à se remettre d'un petit problème de santé. 

Après Paris-Roubaix, le cyclisme va entrer dans une nouvelle direction, celle des courses à étapes. Alors, nous allons nous installer devant notre écran et plus particulièrement la chaîne l'Equipe 21 pour suivre (mais oui), le Tour de Turquie en attendant le Giro. Le cyclisme est très vivant sur l'Equipe 21 et nous apprécions beaucoup les commentaires du Picard Christophe Riblon qui est excellent dans ses analyses en direct. Pour  revenir au Grand Prix de la Somme (Prix du Conseil départemental), il faut d'abord revenir sur le fait qu'il n'a pas eu lieu l’an  dernier et ce en raison de l'arrivée d'une étape du Tour de France à Amiens.  Cette année, le G P de la Somme aura lieu le dimanche 12 mai deux jours avant le départ des Quatre Jours de Dunkerque. L'épreuve partira le midi d'Abbeville et l'arrivée est fixée à Doullens. Hubert Louvet le président de PSP et le président-délégué Henri-Paul Fin  ont voulu mettre au point les derniers détails d'organisation technique.

Une vingtaine de bénévoles avait donc rendez-vous à Saint Fuscien.

Cette réunion n'avait rien d'amusant car elle devait traiter les sujets les plus austères d'une course cycliste: soit installer puis démonter le matériel servant à une course cycliste, installation de barnums, désigner les pilotes des voitures étant en course, signaleurs au départ et arrivée, secrétariat etc.. Il faut aussi savoir que ces personnes ont une mission à remplir mais que la plupart du temps, ils ne voient pas ni la course et parfois les coureurs.

Ce sont les bénévoles de l'ombre. Ceux qu'on ne voit jamais mais qui sont tellement indispensables.

Il est encore trop tôt pour connaître la liste des partants.

Les noms ronflants du cyclisme international ne seront pas présents au départ à Abbeville. De nombreuses nations seront pourtant a l'affiche et par exemple, nous savons qu'une équipe venue de Colombie sera présente et que chez les amateurs, le C C Nogent sera également de la partie. 

Notre photo: les bénévoles à la réunion de Saint Fuscien avant le Grand Prix  de la Somme le 12 mai.

 

Lionel Herbet


Dopage, on oublie le cyclisme

L’affaire Clémence Calvin fait énormément de bruit dans le Landernau sportif. Et pour cause car  c’est la première fois, qu’un sportif et qui plus est, un champion, conteste l’autorité de l’Agence Française  de Lutte contre le dopage. En l’occurrence, il s‘agit de la marathonienne Clémence Calvin qui a enfin décidé de s’exprimer en conférence de presse et expliquer son système de défense au moment où elle vient d’être suspendue à titre conservatoire.

 

Clémence Calvin a parfaitement le droit de dire que les trois personnes venues la rencontrer au Maroc où elle s’était réfugiée avec son entraîneur mais aussi conjoint, pour un contrôle anti dopage, ont eu à son égard une attitude plutôt violente !

Mais il faudra évidemment le prouver devant les Tribunaux car l’affairer prend désormais des proportions très importantes pour ne pas dire graves.

L’affaire Calvin a en tout cas des répercussions au niveau médiatique puisque le spécialiste de l’athlétisme sur France Télévision Patrick Montel, vient d’être suspendu par la direction de sa chaîne pour avoir  tenu sur son blog personnel, des propos inacceptables et en tout cas en contradiction avec  ceux qu’il tient habituellement à la télévision.

Bref, cette affaire Calvin dépasse aujourd’hui celle qui avait concerné le champion olympique de boxe Tony Yoka. Lui aussi  n’avait pas répondu à une visite des agents de  l’AFLD mais  au moins, n’avait-il à l’époque,  pas cherché à trouver des excuses vaseuses.

Bref, on constate que les affaires Yoka et Calvin concernent le monde de l’athlétisme et de la boxe mais pas celui du cyclisme.

Car quitte à le répéter, aujourd’hui, le cyclisme qui a certes aussi ses brebis galeuses, n’est pas le sport dans lequel le dopage fait le plus de ravages. Ce que nous a du reste confirmé le Docteur Jacques Liénard qui est dans notre région, le correspondant de l’Agence de la lutte contre le dopage. 

 

Lionel Herbet

Mathieu Van Der Poel n’écoute pas son grand père

france3-regions.francetvinfo.fr
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Dans un mois, le cyclisme quittera le calendrier des classiques flandriennes pour entrer de plein fouet dans les courses à étapes.

Le Tour d’Italie va lancer vraiment la saison des grands tours puisque suivront le Tour de France et le Tour d’Espagne..

En ce qui concerne le Tour de  France, le départ aura lieu depuis Bruxelles. Le choix de la capitale belge n’a pas été fait au hasard.

Bien au contraire puisque Christian Prudhomme et ASO ont voulu rendre hommage au grand Eddy Merkx. Car c’est en 1969 que le champion belge a remporté son premier Tour de France.

Cela fait exactement 50 ans.

Ce succès qui suivait celui du Hollandais Jan Janssens eut un énorme retentissement en Belgique car il fallait remonter à de nombreuses années pour relever le nom d’un Belge ramenant à Paris le maillot jaune.

Depuis, Eddy Merckx s’est composé un palmarès inégalable et il demeure le Cannibale.

Dans l’histoire du Sport, peut-être seuls Mohamed Ali en boxe et le grand Pelé en football  peuvent traiter d’égal à égal.

Nous avons beaucoup aimé que la Belgique et pas seulement  celle du cyclisme, ait tenu à rendre hommage à Merckx.

L’équipe des Diables Rouges emmenée par Eden Hazard a porté récemment et de façon exceptionnelle un maillot jaune lors d’un match  comptant pour les éliminatoires du Championnat d’Europe.

Quand il était jeune, Eddy Merckx pratiquait le football et il aurait aimé devenir professionnel.

Il était et il l’est toujours, l’ami  du grand footballeur de sa génération Paul Van Himst.

D’ici au départ du Tour depuis Bruxelles, on reparlera souvent d’Eddy Merckx et de ses cinq victoires dans la Grande Boucle.

En attendant, nous aurons ces deux prochains dimanches, le Tour des Flandres et Paris-Roubaix. Des courses réservées aux Flahutes avec quelques Allemands, Norvégiens ou Hollandais et bien sûr Belges.

Quant aux Français, peut-être que Julian Alaphilippe sera au rendez-vous.

Ce mercredi, se déroulait la course à Travers la Flandre.

Une vraie course de préparation au Tour des Flandres et qui a souri à Mathieu Van Der Poel.

Figurez vous que ce garçon est le petit fils de Raymond Poulidor. Conclusion hâtive : Van der Poel n’a pas imité son grand.  Il a gagné et n’a pas voulu terminer 2e comme le faisait souvent Raymond Poulidor.

Voilà un garçon dont il faudra se méfier ces deux prochains dimanches. Côté français, deux ont terminé dans les dix premiers : Turgis et Laporte. Mais on espère que prochainement deux champions qui préparent le Tour de France aillent mieux : Romain Bardet et Thibaut Pinot qui ont donné des signes d’inquiétude soit suite à une chute soit tout simplement à une méforme passagère.

 

Lionel Herbet 


17-17, non ce n'est pas un score de rugby...

Ce  sont en effet deux chiffres lus dans le journal l'Equipe.

 

Est-ce un score au terme d'un match de rugby?

Est-ce un nul réussi par le XV de France face à une formation britannique dans le Tournoi des Six Nations?

 Non car en général, les Français sont plus souvent battus qu'à leur tour.

Tout simplement, il s'agit d'une info concernant le cyclisme, à la fin de Paris-Nice et de Tirreno-Adriatico.

Soit deux courses qui lancent véritablement la saison car soyons clairs, ce qui se passe aux Emirats est plus folklorique que sportif. Si le cyclisme se déplace dans ces régions désertiques, c'est tout simplement pour de l'argent.

17-17, c'est exactement l'égalité parfaite, pour le moment, au niveau des victoires obtenues depuis  deux mois par les coureurs de l'équipe belge Deceuninck Quick et de la formation  Astana chère à Vinokourov. C'est quand même pas mal. Pour mémoire, Quick Step a l'habitude de dominer le début de saison et Julian Alaphilippe a fait beaucoup de bien au groupe.

Nul doute que les coureurs de cette équipe belge vont être au rendez-vous du Tour des Flandres et de Paris-Roubaix. Quant à Astana, l'arrivée d'un Kazakh Lutsenko qui s'est distingué dans la course italienne et a failli l'emporter (finalement Roglic l'a emporté au général), on devrait voir ses représentants après Paris-Roubaix.

En attendant, nous aurons la Primavera Milan -San Remo qui avait vu Nibali s'imposer au terme d'un final époustouflant. On attend Arnaud Demare  qui a montré de belles qualités dans Paris-Nice.

Le temps passe très vite. Ainsi, avons nous appris que le fils de Jimmy Casper avait gagné. Hier, c'était Jimmy. Celui-ci doit être heureux tout simplement mais tout de même Jimmy, la roue tourne et surtout elle ne s'arrête jamais.

Aujourd'hui, nous avons une pensée pour notre ami Francis Van Londerseele, ancien conseiller technique régional, directeur sportif de Cofidis et qui vient de subir une intervention chirurgicale qui l'a contraint à ne pas assister samedi dernier à l'assemblée générale de PSP. Hubert Louvet et tous les amis de PSP te souhaitent un prompt rétablissement. A bientôt Francis..

 

Lionel Herbet


Promotion Sport Picardie  engagée sur trois chantiers en 2019

Il fut une époque où Promotion Sport Picardie tenait ses réunions  dans la salle Maurice-Catelas au Courrier Picard à Amiens. Il y avait une sorte de reconnaissance  de la part des dirigeants de PSP à l’égard du Courrier Picard qui avait été à l’origine de la création du Tour de Picardie après la guerre.

Le Courrier Picard ayant déménagé, PSP a dû également changer de lieu et aujourd’hui a quasiment son port d’attache dans la salle des fêtes de Saint Fuscien. Un village sympathique et dont le premier adjoint n’est autre que Henri-Paul Fin, un des trois principaux dirigeants de PSP.

C’est donc à Saint Fuscien que s’est tenue samedi dernier, l’assemblée générale de PSP.  Si en 2018, le Grand Prix de la Somme avait dû être reporté et ce en raison de l’arrivée d’une étape du Tour de France  à Amiens, il sera bel et bien au calendrier 2019 de l’ UCI. C’est ce qu’a annoncé Hubert Louvet, président de PSP et en charge de cette course d’un jour et prévue le dimanche 24 mai.

 

Henri-Paul Fin a quant à lui, évoqué le prix Jean-Renaux qui aura lieu le premier mardi de septembre dans les rues d’Amiens. Avec une nouveauté : l’arrivée sera effectuée rue des Otages. Avant la course des pros, un lever de rideau se déroulera avec une épreuve Pass tandis que les professionnels effectueront un tour de circuit accompagné d’un gamin d’une école de cyclisme.  Un peu pour reprendre ce qui se fait dans le football avec un joueur et un gamin main dans la main, à l’entrée sur le terrain.

Enfin, Jean-Claude Piéri, Monsieur reconverti dans les courses pédestres de longue haleine, a présenté le futur championnat de France des 100Km et le marathon de la Somme.  La Fédération française d’athlétisme a confiance en PSP et à tous ces bénévoles qui se trouvent sur le parcours. Les horaires seront changés car Jean-Claude Piéri et il a raison, tient à ce que le vainqueur de ces 100km franchisse la ligne d’arrivée le premier et non plus dans l’anonymat comme cela se remarquait ces dernières années.

Ainsi, 2019 sera une grande année pour PSP et le sport départemental.

Lionel Herbet  

Le  cyclisme traîne toujours une mauvaise réputation et ne le mérite pas !

C’est en effet ce que nous pouvons hélas déplorer après la récente mésaventure de l’ancien champion de France sur route Stéphane Heulot.

 

Figurez-vous que le Breton qui prenait l’avion, a été interrogé par un membre de surveillance l’aéroport. Rien que de plus normal surtout en ce moment. Mais où l’affaire a pris une tournure assez spéciale, c’est lorsque il a été demandé à Stéphane Heulot ce qu’il faisait dans la vie.

Naturellement, Heulot a répondu qu’il était dans le cyclisme. Alors, le visage de son interlocuteur a changé et Stéphane Heulot a été fouillé de fond en comble car il était censé transporter des … produits dopants.

La mauvaise réputation du cyclisme ou du moins celle qu’a véhiculée certains est toujours  solidement ancrée dans l’esprit de ceux qui ont en tête par exemple l’affaire Festina.

Ce membre de l’aéroport a ressorti en effet cette vieille affaire Festina et franchement  Stéphane Heulot n’en revenait pas.

Et voilà qu’aujourd’hui, alors que le dopage dans le cyclisme est moins répandu que dans certaines autres disciplines, il y a encore des gens qui n’arrivent pas à tourner la page.

Sur les routes, on s’aperçoit cette semaine de deux faits importants: le renouvellement peu à peu des meilleurs sprinters au monde et ce qu’on savait déjà, l’internationalisation du cyclisme.

Ce vendredi, dans l’étape de Tirreno-Adriatico, une échappée qui n’est pas allée à son terme, réunissait cinq coureurs représentant cinq équipes mais aussi cinq nations différentes. Avec une place pour un coureur africain qui appartient à la formation Cofidis.

Quant aux sprinters, on constate que les « trentenaires » Cavendish, Greipel, Kittel laissent peu à peu la place à des Bennett et Groenewegen qui font la loi aux arrivées.

Le Picard Arnaud Demare qui se situe entre les deux générations, tente de tirer son épingle du jeu mais ce vendredi, il n’a pu s’imposer puisqu’il a été devancé par l’Irlandais Sam Bennett.

Pour Arnaud Demare, ce fut une déception car c’était pour lui la dernière occasion de remporter une étape car le final de Paris-Nice est réservé aux grimpeurs.

Au fait, bientôt  Milan-San Remo, première grande classique U C I.  Quelle est la meilleure préparation ? Est-ce Paris-Nice ou Tirreno-Adriatico ?

On le saura la semaine prochaine avec ce qui sera surement un duel intéressant entre Arnaud Demare et Vincenzo Nibali qui ont choisi des courses différentes mais qui sont les deux derniers vainqueurs.

Et chez nous en Picardie ? C’est le désert et du reste, le cyclisme n’a droit qu’à quelques lignes dans le Courrier Picard. Triste quand même car voici une vingtaine d’années, ce sport  connaissait une grande activité.

 

Lionel Herbet

Julian Alaphilippe frappe au bon moment

Dans notre précédent article, nous nous demandions où se trouvaient les coureurs français que ce soit dans Paris-Nice ou Tirreno-Adriatico.

Deux courses qui préparent Milan-San Remo et qui sont télévisées en direct sur deux chaines: France 3 et l'Equipe 21. Et pour ajouter à notre plaisir par rapport au football: les retransmissions sont entièrement gratuites.

Heureusement, ce jeudi, Julian Alaphilippe a remporté la deuxième étape de Tirreno-Adriatico. Il a fait preuve d'une grande maestria, attaqué au moment propice, à quelques encablures de l'arrivée qui se situait en côté.

C'est exactement en puncheur qu'il s'était imposé, voici quelques années, dans le Prix de .. Picquigny.

C'est vrai que nous pensons beaucoup à cette course qui avait le mérite de révéler de jeunes espoirs. Mais il n'y a plus de course à Picquigny et pas que là..Hélas.

Pour revenir aux Français, dans Paris-Nice, après le contre la montre de ce jeudi, il n'y a qu'un seul Français dans les dix premiers: Romain Bardet. C'est peu.

Ainsi, l'équipe Cofidis comptait beaucoup sur son leader Nacer Bouhanni dans Tirreno-Adriatico.

Mais et c'est exceptionnel, Bouhanni (il était malade) a été lâché par ses équipiers dans le contre la monter par équipes. Il a certes terminé la course mais en dehors des délais. Il a été éliminé.

C'est un coup dur pour Cofidis qui a par contre, pu compter, sur la combativité de sa recrue qui nous vient d'Erythrée Natnael Berhane.

Celui-ci a figuré dans un groupe de cinq échappés dans cette deuxième étape de Tirreno-Adriatico. Il a surtout effectué un gros travail  et nul doute qu'on reparlera de ce garçon car le cyclisme a besoin de baroudeurs.

Lionel Herbet


Le cyclisme gagnant sur le plan télévision

Photo Eurosport.fr
Photo Eurosport.fr

Depuis le début de cette semaine, Paris-Nice, la course au soleil, est retransmise en direct sur France 2 et France 3.

 

Les images sont superbes, la course  animée dans l'ensemble mais on peut se poser la question: où sont les coureurs français?

C'est bien simple, les trois premières étapes sont revenues au Hollandais Dylan Groenewegen (quel nom!) et au Danois Magnus Cort Nielsen  tandis que le Polonais  Michal Kwiatkowski est devenu leader ce mercredi soir, à Pelussin, une ville qui voici plus de 30 ans s'était illustrée en ayant une équipe professionnelle.

C'est vrai que les coureurs français parviennent de temps à autre s'infiltrer dans une échappée ou terminer en bolide l'étape de ce jour avec Calmejane 5e et Madouas 6e. A noter que la victoire du Danois barbu est la 16eme de ce début de saison pour Astana.

On rappellera cependant qu'un de nos meilleurs champions Warren Barguuil a lourdement chuté lors de la première étape et qu'il devra observer un assez long repos. Ce Paris-Nice a débuté avec un facteur défavorable: le vent. Il a provoqué des chutes.

Ce mercredi, c'était le départ de la première étape de Tirreno-Adriatico. Une étape disputée en conter la montre par équipes. Un exercice particulier car il faut savoir que le temps, à l'arrivée, est pris sur le 4eme coureur.

C'est l'équipe Mitchelton-Scott qui s'est imposée avec à sa tête son leader Primoz Roglic. Là aussi les Français n'ont guère été à la hauteur puisque par exemple, les AG2R ont terminé en queue de course.

Ah si, nous allions oublier un coureur français: Julian Alaphilippe.

Mais il porte le maillot d'une équipe belge. Mais nous l'aimons bien ce Julian Alaphilippe un peu par chauvinisme car il était venu gagner un jour à Picquigny, au début des années 2010, le Prix Philippe Ermenault. Julian Alaphilippe ne connaissait pas Philippe Ermenault. Il n'avait jamais entendu parler de celui qui fut double champion du monde de poursuite et médaille d'or aux Jeux Olympiques d'Atlanta en 1996.

C'est comme çà les jeunes: ils ne connaissent pas le passé de leur sport et ils foncent tout droit.

Au fait, pourquoi, néanmoins, nous avons estimé que le cyclisme était quand même gagnant?

Tout simplement parce que ce mercredi, Tirreno-Adriatico et Paris-Nice étaient retransmis en direct sur l'Equipe 21 et France 3. Nous avons aimé en nous faisant cette remarque que le cyclisme  était bel et bien gagnant même si nos petits Français étaient, pour le moment, absents.

 

Lionel Herbet


Foot à huis clos, des similitudes avec le Tour des Émirats Arabes Unis

La comparaison peut paraître quelque peu bizarre mais quand nous regardons ces jours-ci, à la télé, la retransmission d'une étape du Tour des Emirats Arabes Unis, et que nous ne voyons aucun spectateur ou presque, nous comparons ce spectacle qui est pourtant de qualité, à une rencontre de football comptant pour la L1  et qui se déroule dans un stade vide. Le club a été suspendu et il a l'interdiction d'accueillir ses supporters.

La première question qui nous vient à l'esprit est celle-ci: peut-on vraiment se sublimer dans un stade vide ou sur des routes désertes?

Nous sommes formels: Oui la motivation est présente parce que nous avons affaire à des  sportifs professionnels et que de chaque côté, il y a une victoire à conquérir, des points à glaner et donc de l'argent à gagner.

L'an dernier, nous avions assisté au match Lille-Amiens SC au stade Pierre Mauroy,un stade privé de spectateurs.  Cela avait fait drôle mais cela n'avait pas empêché les joueurs de l'Amiens SC de s'imposer.

Ce mercredi, dans l'étape du Tour des Emirats Arabes Unis qui se déroulait au Qatar, le public était quasiment absent et sur la ligne d'arrivée, il n'y avait que les membres de l'encadrement des  différentes équipes.

Pourtant cette étape disputée entre le ciel et le .. sable, avait tenu ses promesses avec la victoire de Caleb Ewan et les belles tentatives du champion du monde Valverde et l'échappée du Hollandais Dumoulin. Bref, c'était du grand spectacle mais devant personne.

Chez nous, la saison de cyclisme va reprendre et comme d'habitude, ce sera à Montdidier. Voici encore quelques années, les organisateurs refusaient du monde et il était fréquent de voir un peloton de 200 coureurs.

Qu'en sera-t-il dimanche prochain? Souhaitons en tout cas beaucoup de courage au nouveau président du club de Montdidier M. Jean Pierre Margallé qui vient du monde de l'haltérophilie et qui déplore que son sport soit en chute libre et que surtout, la fusion avec le Nord n'est pas une bonne chose en soi.

Mais cela, nous le savions depuis déjà pas mal de temps.

Lionel Herbet


2024 : le marathon ouvert à tous aux J.O. Le Baron Pierre de Coubertin serait heureux

 

 Voici quelques jours, le Président de la République Emmanuel Macron a rendu visite aux organisateurs des Jeux Olympiques de Paris en 2024. Et fidèle à son habitude qui veut qu’il ne manie pas la brosse à reluire, avec un langage qui parfois surprend et dérange, le Président de la République n’y est pas allé par quatre chemins.

Il a simplement déclaré « que la France n’était pas au rendez-vous de l’ambition  que ce grand événement 2024 doit avoir pour les quartiers d’Ile de France qui sont les premiers concernés. Donc, on va travailler parce que je ne suis pas content ».

Cette déclaration avait été faite à l’occasion d’un débat public avec des élus et associations à Evry-Couronnes dans l’Essonne.

Il est évident que ces propos ont été reçus de plein fouet par l’ancien champion olympique de canoë kayak Tony Estanguet et devenu désormais, le patron du comité olympique français.

« Depuis le départ, a-t-il répondu, nous sommes mobilisés pour que les Jeux soient une opportunité ».

Dans une long entretien avec le journal l’Equipe, Tony Estanguet avait ajouté « que nous ne faisions pas les fanfarons ».

Preuve supplémentaire que beaucoup de choses sont encore à réaliser d’ici ce grand rendez-vous.  

A commencer par donner des moyens financiers et humains à nos jeunes athlètes qui auront l’honneur de défendre les couleurs de la France en 2024.

Alors si l’argent fait défaut, les idées à l’inverse, ne manquent pas. Et la dernière a quand même de quoi, surprendre.

En effet, le comité d’organisation a tout simplement décidé que le marathon des Jeux Olympiques de 2024 sera ouvert à tous.

Pour Tony Estanguet, il faut « faire en sorte que  les spectateurs deviennent acteurs ».

Ainsi, au départ de ce marathon, nous aurons les meilleurs spécialistes africains qui se battront pour approcher les 2 heures et de l’autre côté, une  masse d’anonymes dont certains pourraient mettre cinq heures à disputer ces 42km 195, distance normale du marathon dont on rappellera en passant qu’il est pratiqué aux J.O. depuis 1896 et qu’à Athènes, un berger grec Spyridon Louys s’était imposé.

Bref, en caricaturant un peu, nous aurons au départ, un minimum de vrais spécialistes qui viendront chercher une médaille et de l’autre des milliers d’anonymes de tout âge qui viendront eux, pour se faire plaisir et photographier par leurs proches.

Soit deux mondes différents même si leur passion commune est identique : la course à pieds.

Et nous vient en mémoire cette fameuse phase du Baron Pierre  de Coubertin, rénovateur des J.O. « L’essentiel est de participer ».

Franchement, le véritable esprit des Jeux sera quelque peu dénaturé car nous ne sommes plus en 1924, dernière année qui a vu la France organiser les J.O..

Les Jeux Olympiques, c’est certes la fête mondiale du sport mais c’est surtout le rendez-vous des plus grands champions qui défilent dans un premier temps derrière le drapeau de leur pays  et se livrent totalement pour décrocher le meilleur résultat possible. Ils se sont entraînés très dur, durant des années pour être prêts  le Jour J.

Et juste derrière ces champions, nous aurons ces amateurs, ces sportifs du dimanche qui auront eu quant à eux, une préparation beaucoup plus relâchée.  

C’est d’autant plus surprenant que cette décision émane de Tony Estanguet qui a brillé dans son sport et remporté les plus beaux titres mondiaux dans le canoë kayak.

Peut-être serait-il plus opportun de faire participer tous ces sportifs anonymes la veille même du marathon. Un peu comme cela se passe la veille de Paris-Roubaix lorsque les coureurs amateurs  se disputent la victoire dans un critérium qui n’a, évidemment, rien à voir avec la course des pavés.

L’idéal olympique mérite plus d’égards. Au comité  départemental olympique, trône le vrai drapeau olympique  qu’a ramené l’ancienne championne olympique Nawal El Moutawakel.  

Et ce drapeau avec les cinq anneaux, est la vraie référence du sport olympique moderne. Même si nous avons une profonde admiration pour Pierre de Coubertin, il est évident que désormais ce qui compte le plus dans le sport de haut niveau, « c’est de gagner avant tout ».  

 

Lionel Herbet


Triste constat                 Plouay pour commencer !

 

C’est une nouvelle qui est passée quelque peu inaperçue et n’a recueilli qu’une quinzaine de lignes dans le journal l’Equipe.

L’organisateur du Grand Prix de Plouay désormais appelé la Bretagne Classic signale  que son épreuve pourrait être annulée le 1er septembre. Il faut savoir que le G.P. de Plouay est une des épreuves les plus importantes du calendrier français et même UCI  mais que si elle risque de disparaître du calendrier, c’est la faute de .. la télévision. En effet, France Télévision a prévenu l’organisateur qu’elle ne retransmettrait pas l’épreuve en direct.

Or, pas de direct pas de licence World Tour et moins de partenaires.

Ce qui arrive à Plouay peut  aussi concerner d’autres organisateurs.

Cela illustre malheureusement le déclin inexorable de ce sport même si pour le moment, le Tour de France et le Tour d’Italie conservent une place de choix dans les télévisions. Mais combien de temps encore France Télévision pourra retransmettre en direct le Tour de France ?

Sur le terrain, la saison a repris très loin de la France dans des pays où il fait plus chaud. Ainsi, Julian Alaphilippe a fait parler de lui en gagnant deux étapes du Tour de San Juan tandis qu’Arnaud Demare a annoncé lors de la présentation de son équipe que cette année, il ne participerait pas au Tour de France, préférant s’aligner au départ du Giro.

Quant au cyclisme régional, une fois encore et quitte à nous répéter, il est bien malade.


Le cyclisme en perte de vitesse dans les Hauts de France

Il a fallu attendre trois jours pour que nous apprenions, par la presse, que l'assemblée générale du comité de cyclisme des Hauts de France s'était déroulée.

Et le commentaire est plutôt alarmiste.

D'abord, les délégués de tout le comité devaient se rendre dans un coin perdu le Val Joly .près de la frontière belge. Difficile d'exiger que des représentants de clubs de l'Oise ou de la Somme fassent 400 km dans la journée pour participer à une assemblée générale qui n'a pas recueilli le quorum.

Ainsi, seulement 48 clubs sur les 196 étaient présents.

Le quorum n'était pas atteint mais on a quand même voté. Evidemment, les trois élus pour sièger au conseil d'administration n'étaient pas picards bien  au contraire. Une fois encore, il a été démontré que les Nordistes faisaient la loi. Les trois postes qui étaient en lice, ont été raflés par leurs représentants. 

Autre constat: le déficit du comité. Certes, il est moins important que les années précédentes mais comment le résorber à un moment où le nombre des licenciés et des courses diminuent de façon inquiétante?

 

Lionel Herbet 


Christophe Bassons gagne devant la FFC ..au tribunal

Aujourd’hui,  alors que les mentalités ont considérablement évolué, Christophe Bassons n’est plus le paria des années 90.

Qu’on se souvienne : il était professionnel et il côtoyait  des adversaires dans le peloton et qui étaient dopés. Mais c’était une époque où tout le monde, ou presque, fermait les yeux : les coureurs , les directeurs sportifs et même les médias.

Tous savaient mais ne pipaient mot.

Alors, Christophe Bassons était une sorte  de brebis égarée dans un troupeau de loups. Il ne pesait pas lourd mais effectuait son métier avec une grande conscience. En course, Christophe Bassons avait quasiment tout le peloton sur le dos. Il y avait certes de l’indifférence mais aussi des moments difficiles à vivre comme par exemple dans un Tour de France lorsqu’il se faisait alpaguer par Lance Armstrong qui était le patron incontesté et incontestable. Ce dernier faisait la pluie et le beau temps. Il a alors menacé physiquement en course dans la Grande Boucle Christophe Bassons mais personne ne réagissait.

Bassons fut tellement écœuré qu’il abandonna le sport qu'il aimait tant du moins en tant que coureur pro.

Mais sa passion pour le cyclisme restait la même et surtout il a continué à lutter contre le dopage.I

En quelque sorte, il a ouvert la voie à la lutte anti-dopage mais il n’a jamais eu la reconnaissance ni des coureurs ni de la Fédération française qui l’a même suspendu. A l'issue d'une épreuve de cyclo-cross, Bassons fut convoqué pour un contrôle mais n'ayant pas été averti en temps normal, il avait contesté la suspension dont il était  l'objet.

Mais Christophe Bassons ne l’a pas supporté et il a défendu son honneur devant les Tribunaux qui lui ont donné raison. La Fédération française de cyclisme alors présidée par M. Lappartient  aujourd'hui président de l' UCI a été condamnée par la Justice et devra régler à Bassons la somme de 34 000 euros.

C’est peut-être la plus belle victoire de Christophe Bassons. Même si elle a été obtenue à un âge avancé pour un sportif. Mais aujourd'hui le dopage tel qu'il existait jadis a fait place au dopage

 technologique et franchement, il y a de quoi s'inquiéter tout en regrettant qu'une fois encore, les élus de l' UCI et de la FFC sont en retard d'un métro.

 

Lionel Herbet


20 ans après

20 ans après pour un sportif, c'est quand même un sérieux handicap!

 

Mais quelle mouche a piqué l'ancien champion cycliste italien Andrea Tafi?

. Figurez-vous qu'il a décidé de sortir de sa retraite afin de tenter un pari impossible qui consiste à participer en avril prochain à la plus belle classique au monde Paris-Roubaix. André Tafi avait remporté cette épreuve vraiment mythique en .. 1999, en réussissant une formidable démonstration sur les pavés de la tranchée d'Arenberg. Tafi avait terminé en solitaire et nous nous en rappelons puisque nous étions dans la course.

Tranquillement installé dans sa retraite sportive tout en s'étant fort bien reconverti, Tafi qui a aujourd'hui 52 ans, passe évidemment pour un illuminé depuis qu'il a annoncé son désir de s'aligner au départ de Paris-Roubaix..

Une vieille rengaine nous signale sans cesse que les grands champions ne meurent jamais mais ne reviennent pas pour autant au plus haut niveau. Cela concerne la boxe et évidemment le cyclisme.

Pour faire taire les sceptiques, à ceux et ils sont nombreux qui ne croient pas à son retour, Tafi a simplement déclaré "qu'à la place de son coeur, il y avait un pavé comme celui qu'il avait reçu lors de sa victoire en 1999".

Tafi nous prend donc par les sentiments et bien sûr que nous allons suivre ce retour à la fois sympathique mais quand même quasiment impossible.

A 52 ans, le sportif qu'il ait été champion ou pas, n'est plus le même.

Dans le passé, et nous pensons notamment à la boxe, ils ont été quelques uns seulement à être revenus au plus haut niveau après une retraite forcée ou pas.

Le cas le plus illustre est évidemment celui du très grand Mohamed Ali qui avait été privé de boxer en raison de son refus d'aller faire la guerre au Vietnam. Il était revenu et avait pour sa rentrée reconquis son titre mondial des poids lourds.

Les grands champions cyclistes italiens Fausto Coppi et Gino Bartali ont vu leur carrière stoppée en raison de la guerre. Gino Bartali a remporté le Tour de France en 1938 puis en 1948. Exploit unique dans le Tour de France.

Pour revenir avec Tafi, nous avons cet exemple d'une période de 20 ans qui sépare deux titres mondiaux. Il concerne évidemment Didier Deschamps champion du monde avec la France en 1998 en tant que joueur et également champion du monde en 2018 mais cette fois en tant qu'entraîneur. Il n'y a pas mieux au plan français s'entend.

Néanmoins, nous suivrons l'expérience d'Andréa Bafi qui, à 52 ans, répète à qui veut l'entendre "qu'un homme n'est pas encore bon pour la casse".

 

Lionel Herbet


Jean François Delassalle  et Jean Claude Piéri planchent sur le Championnat de France 2019 des 100 Km

Avant le moment festif de cette soirée à Saint Fuscien,  réservée aux bénévoles qui avaient apporté leur concours aux 100Km et au marathon de la Somme, les deux principaux organisateurs Jean Claude Piéri et Jean François Delassalle ont pris la parole.

 

Dans un premier temps, ils sont revenus sur le succès de l’édition 2018 avant d’aborder l’année 2019 qui verra le 100Km compter pour le championnat de France FFA (12 octobre 2019).

« L’édition 2018 a été très bonne, indiquent les deux dirigeants. Nous avons eu en tout 1125 participants. Ce n’est pas le record car nous avons supprimé un relais.

Nous sommes néanmoins sur une phase ascendante.

Nous avons voulu remercier les bénévoles car le jour de l’épreuve, ils font le lien avec les coureurs. Ceux-ci sont très satisfaits. Et ils le font savoir avec les messages que nous recevons très nombreux et qui  s’adressent surtout à ces bénévoles.

Anaïs Quemener qui a gagné cette année le marathon nous a déjà fait savoir qu’elle reviendra l’an prochain mais sur le 100Km.

En 2019, il y aura un changement de parcours dans le marathon et nous avons beaucoup plus de formalités avec la Fédération.

Ce sera donc la deuxième fois que nous accueillerons le championnat de France du 100 km avec  départ et arrivé à la Hotoie mais nous allons reprendre la partie Est du parcours qui ira jusqu’à Lamotte Brebière et qui revient à Amiens ainsi que la partie Ouest et nous irons jusqu’à Pont Rémy.

Quant au marathon, nous longerons la Somme et supprimerons la partie entre Samara et Argoeuves- Dreuil. Nous ferons  Amiens-Bourdon-Amiens en longeant la Somme. »

Les deux hommes sont revenus sur l’édition 2018 qui a vu un grand moment avec la victoire d’une jeune femme qui avait surmonté un cancer du sein. Moment très émouvant. Anaïs a amélioré le record de la distance  juste avant sa maladie et ensuite grâce au sport, elle s’est relancée.

L’histoire du coureur belge Jan Vandekerkhove est aussi extraordinaire. Il a cette fois inversé sa tactique de course et il a couru pour reprendre ses adversaires sur la fin alors que l’an dernier, il s’était écroulé. Nous espérons  qu’il sera présent en 2019 car la course reste open.

Nous avons déjà eu trois réunions et nous travaillons dare-dare en espérant que ce sera un jour de fête. »

Les deux hommes sont conscients que la relève tarde à venir et que le monde des dirigeants a tendance à vieillir.

« Cela nous inquiète car nous rencontrons ce problème de relève ».

Jean-François Delassalle a déjà informé que dans deux ans, il laisserait sa place de président dans son club.

« Moi-même, j’ai formé un nouveau secrétaire et un nouveau trésorier » a  conclu Jean-François Delassalle, Monsieur 100Km.

Lionel Herbet   


Les bénévoles de PSP réunis à Saint Fuscien

L’initiative a évidemment été accueillie de manière favorable par tous ceux qui, de près ou de loin, ont apporté leur  concours dans le cadre des 100Km et du Marathon de la Somme, organisés en octobre dernier.

Jean Claude Piéri la cheville ouvrière de PSP a tenu à remercier ces bénévoles représentant leur club. Ils se trouvaient sur le parcours et ont joué le rôle de signaleurs ou chargés du ravitaillement. Ils ont dû  se lever très tôt le matin et sont rentrés tard chez eux.

Ces bénévoles méritaient  bien un geste de Promotion Sport Picardie qui, ce lundi 3 décembre,  dans la salle des fêtes de Saint Fuscien, ont été réunis  pour dans un premier temps passer un bon moment, déguster un succulent couscous préparé de main de maître par Jean Paul Plez et son équipe d’OTS et évoquer les deux courses.

Jean Claude Piéri a tenu à faire le bilan sportif  et donné rendez-vous pour l’an prochain. D’autant que les 100Km compteront pour le championnat de France.

En effet, la Fédération française d’athlétisme a tenu à saluer la parfaite organisation de ces deux épreuves et il est évident que tous ceux qui se trouvaient lundi à Saint Fuscien, sont armés pour repartir d’un bon pied.

Evidemment, Hubert Louvet et Henri Paul Fin qui ont en charge à PSP le Grand Prix de la Somme (en 2019 il aura lieu avec une arrivée à Doullens) et le prix Jean Renaux étaient présents.

 

Lionel Herbet 


Bernard GAUTHIER et Gaston PLAUD nous ont quittés

 C'est ce qui s'appelle la loi des séries.

 

Ainsi, en moins de 24 heures, avons nous appris le décès d'un ancien grand champion des années 50-60 et d'un très grand directeur sportif des années 70.

Ce sont Bernard Gauthier spécialiste des courses de grand fond et surtout vainqueur de la classique Bordeaux-Paris et Gaston Plaud, directeur sportif et qui fut celui par exemple de l'immense champion Eddy Merckx.

La roue tourne, nos anciens champions vieillissent et peu à peu, ils s'en vont comme sont partis l'an dernier Ferdi Kubler, Roger Pingeon et Roger Walkowiak.

Le milieu cycliste se rappelle alors ces belles heures qui voyaient les foules se presser le long des routes.

Bernard Gauthier a été coureur chez Mercier, dirigé alors par un grand Monsieur, en l'occurrence Antonin Magne. Celui-ci vouvoyait tous ses coureurs comme le faisait aussi par exemple, le manager de boxe Jean Bretonnel. C'était une autre époque où chacun se respectait. le coureur écoutait religieusement le directeur sportif.

Bernard Gauthier a été le spécialiste de Bordeaux-Paris qu'il a remporté à quatre reprises, la dernière fois en 1957.

On l'appelait du reste Monsieur Bordeaux-Paris.

Mais au delà du champion qu'il fut, incarnant un exceptionnel courage, Bernard Gauthier avait été déporté dans les camps de concentration durant la dernière guerre. Il s'était échappé et avait sûrement évité la mort.

Bernard Gauthier est venu participer au Tour de Picardie organisé à l'époque par le Courrier Picard.

Il fut l'équipier de Louison Bobet et plus tard, il a décelé les qualités d'un certain .. Raymond Poulidor.

Quant à Gaston Plaud, il a incarné une race de directeur sportif qu'on ne voit plus de nos jours.  Il avait une tenue exemplaire, toujours élégant et portait la cravate.

Il a eu sous ses ordres deux vainqueurs français du Tour de France: Roger Pingeon et Bernard Thévenet.

Gaston Plaud c'était Monsieur Peugeot qui connut ses heures de gloire dans le cyclisme des années 70.

Le milieu cycliste pleure évidemment ses deux grands Messieurs décédés à plus de 90 ans.

Mais quand ils sont vivants, il arrive que certains champions soient complètement laissés de côté, sur le bord de la rouet.

C'est ce qui arrive par exemple à Eddy Seigneur, un de nos coureurs Picards possédant le plus beau palmarès puisqu'il fut champion de France sur route et remporta la dernière étape à Paris du Tour de France.

Dans un entretien avec le Courrier Picard, Eddy Seigneur déplore que le monde du cyclisme le laisse tomber. Il a raison mais voici trente années, à l'époque des Bernard Gauthier et des Gaston Plaud, ce genre d'histoire ne serait pas arrivée. Les époques changent et pas forcément en bien.

Lionel Herbet


100 Km et Marathon de la Somme                    Jean François Delassalle "Vous ne verrez jamais des  coureurs africains venir sur les 100Km"

Jean François Delassalle est sûrement celui qui connait le mieux les coureurs des 100Km et l'épreuve proprement dite.

En tant que médecin et dirigeant, Il a côtoyé toutes les générations depuis les Claude Ansard, Chantal Langlacé, Joseph Tudo et Jacques Corbilllon.

Aujourd'hui, il est le mieux  placé pour nous donner un avis sur cette épreuve à nulle autre pareille et surtout quel sera, pour lui,  son avenir?

Dans un premier temps, Jean-François Delassalle  est admiratif devant la performance du Belge Jan Vandekerchkove qui, après avoir connu une terrible défaillance l'an dernier, est revenu cette année en retenant la leçon et en s'imposant de façon magistrale. "Par rapport à l'an dernier, c'est fantastique ce qu'il a fait, souligne Jean-François Delassalle. Il a voulu vaincre le mauvais sort. Il a couru tout à l'envers de l'an dernier. Il a eu un départ prudent et a laissé ses principaux adversaires loin devant.

Et sur le final, il est allé de plus en plus vite, a remonté ses adversaires et il a triomphé.

Au niveau stratégique, il a fait l'inverse de l'an dernier. Il a tiré les leçons de son échec de l'an dernier et  a été très intelligent".

Pourtant, J.F. Delassalle reconnait que le niveau actuel est assez loin de celui de la grande époque, celle des années 80-90.

"Aujourd'hui, il est relativement rare d'avoir un coureur en moins de sept heures.

Ce samedi, je pense que les deux ou trois premiers valent effectivement les 7 heures mais l'époque au cours de laquelle, on voyait des gars à 6h30- 6h45 est révolue.

Un Claude Ansard avec le meilleur temps qu'il a réalisé dans sa carrière aurait gagné.

Pour Chantal Langlacé, c'est moins certain car la Hollandaise Irène Kinnegim a réussi un très bon temps de surcroît avec la chaleur.  C'est remarquable et je pense qu'elle est  dans le top 5 mondial."

Au fait, l'avenir des 100Km se trouve en Europe ou en Afrique? Jean-François Delassalle est formel. C'est l'Asie qui répond présent.

"En ce moment, le seul pays au monde qui possède des coureurs de grande  qualité sur 100Km, c'est  au Japon  que nous les trouvons"..

Pourquoi?

"L'argent tout simplement.

Il n'est pas sûr que les meilleurs coureurs africains viennent sur 100Km.

D'abord parce que ce genre d'épreuve ne nécessite pas les mêmes mécanismes physiologiques que le marathon ou le semi.

C'est autre chose. Il y a  aussi d'autres paramètres et surtout le mental.

Vous ne verrez donc jamais de coureurs africains sur 100Km. Parce que sur 100Km, il y a très peu d'argent. Quand on voit les sommes qu'ils gagnent sur le marathon, ils n'ont vraiment pas intérêt à s'aligner sur 100Km."

L'an prochain, ces 100Km de la Somme, compteront pour les championnats de France. Il n'y aura quasiment pas de changement sinon un peu plus de rigueur dans le cahier des charges.

"Le parcours sera le même que celui de cette année, conclut Jean François Delassalle. C'est un parcours performant si la météo est bonne. Et puis les conditions sont les mêmes pour tout le monde.

"A ces championnats de France, pourront participer des coureurs étrangers  Cette année,nous  avions trois membres de l'équipe de France. mais j'aimerai qu'un gars comme  Bellanca qui a été trois fois  champion de France, qui a gagné ici à Amiens et vaut 6h30-6h45 puisse revenir".

 

Lionel Herbet . 


100 Km et Marathon de la Somme La double victoire d'Anaïs Quemener

 

 On a beau avoir le cuir solide mais ce qu' Anaïs Quemener  nous a offert samedi, durant le marathon de la Somme, en a bouleversé plus d'un.

Pour être honnête, Anaïs nous a bluffés et remué les tripes.

C'est que cette jeune femme, originaire de Bretagne mais qui vit dans la région parisienne, plus particulièrement au Tremblay où elle aide-soignante, a remporté l'épreuve en améliorant son record personnel et en prenant la 5e place au scratch.

Cette victoire dans le marathon succédait à un autre succès, acquis cette fois contre ce mal terrible qu'est le cancer du sein.

Anaïs s'en est sortie en affichant un énorme courage et surtout un refus constant de renoncer.

Peu après l'arrivée, à la Hotoie, elle ne réalisait pas encore la portée de son exploit.

"Ce sont en effet deux combats que j'ai gagnés.

D'abord, celui contre mon  cancer du sein et ensuite le marathon.

Aujourd'hui, j'ai tiré un trait sur la maladie.

Quand on veut, on peut s'en sortir.

J'ai eu beaucoup de traitements durant deux années mais j'ai toujours continué à courir.

Pour être franche, "j'en ai chié" pendant deux ans et je me disais : c'est dur mais je dois y aller.

Je dois aussi avouer que je n'ai pas beaucoup suivi les conseils de mes médecins. qui me disaient de ne pas faire de la compétition.

Mais moi je me disais qu'il fallait courir au contraire et que cela me ferait du bien. 

Aujourd'hui je me dis que si j'avais effectivement attendu deux ans, avant de me soigner, je n'en serais pas là." 

Anaïs revient alors sur sa course qui s'est déroulée comme dans un rêve.

"La course s'est très bien déroulée et j'ai éprouvé de très bonnes sensations.

Le parcours était merveilleux et personnellement j'ai adoré car je regardais le paysage et il y avait l'eau et des  chevaux." 

L'an prochain, Anaïs Quemener reviendra c'est juré. Pas sur le marathon mais bel et bien sur les 100Km qui compteront pour les championnats de France. 

Elle possède en effet une certaine expérience puisqu'elle a déjà participé aux aux 100 Km de Belvès.

Notre photo: Anaïs Quemener est sur le podium après sa course victorieuse en compagnie de ses dauphines et des personnalités.

 

Lionel Herbet


100 Km et Marathon de la Somme                                Jean Claude Piéri « Vous avez été magnifiques »

Cheville ouvrière de ces 100Km et Marathon de la Somme, Jean-Claude Piéri est évidemment heureux de l’organisation générale.

 

Rien n’a vraiment cloché et au lendemain des différentes épreuves, Jean-Claude Piéri laisse éclater sa satisfaction :

« Notre manifestation a remporté un beau succès tant auprès des collectivités, de la presse, des coureurs et des spectateurs. Vous avez été magnifiques et je ne saurais trop vous remercier de votre dévouement, de votre amabilité et de votre disponibilité et qui ont été soulignés par l’ensemble des coureurs sur le champ ou par téléphone ou par mail.

A titre personnel et avec mon ami Jean-François Delassalle, nous sommes les coordinateurs d’équipes formidables. Merci aussi d’avoir tous prié pour qu’il fasse beau et surtout d’avoir été exaucés » .

Jean Claude Piéri donne rendez-vous à l’an prochain car ces 100Km compteront officiellement pour les championnats de France.

 

2019 sera une grande année pour Promotion Sport Picardie car sur le plan du cyclisme, nous aurons une nouvelle édition  du Grand Prix de la Somme. Hubert Louvet le président de PSP n’était pas peu fier samedi à la Hotoie d’annoncer que le GP de la Somme partirait d’Abbeville pour arriver à Doullens et ce, avec quatre boucles finales. Le conseil départemental sera le principal partenaire de PSP.
Lionel Herbet


100 Km et Marathon de la Somme                              Alexis Ansard au nom du père

Et dire que Claude Ansard n’était pas présent samedi dernier à la Hotoie pour assister à l’arrivée du marathon de la Somme.

 

Vedette des 100Km du Val de Somme, voici trois décennies, Claude Ansard était absent d’Amiens ce week-end.

Il n’a pu ainsi applaudir la performance de son fils Alexis  qui a pris une belle troisième place derrière Julien Beauvais et Grégory Tutois.

Alexis Ansard a terminé dans le temps de2h45’24 et à l’arrivée, il a été félicité par sa maman.

Dans la famille Ansard, on a surtout pratiqué les courses sur route de longue distance. Claude a été notamment deux fois champion de France des 100Km en 1983 et 1984 et il reste à ce jour, l’athlète ayant participé le plus souvent aux 100Km de la Somme.

Mais Claude a toujours aimé le cyclisme.

C’est ainsi qu’il a rejoint Promotion Sport Picardie participant à l’organisation d’épreuves comme le Grand Prix de la Somme.

Du reste, un fils de Claude pratique le cyclisme et ce week-end, il participait à un cyclo-cross avec pour supporter son frère Alexis.

Notre photo : Madame Ansard félicite son fils Alexis troisième du marathon de la Somme.

Lionel Herbet    


100 Km et Marathon de la Somme                           Grégory Tutois "Il y avait beaucoup de vent

Victorieux l'an dernier du Marathon de la Somme, Grégory Tutois licencié cette année au Val de Somme, a été battu cette année par le Nordiste de Fourmies Julien Beauvais dont c'était du reste la première participation.

L'écart était du reste minime entre les deux hommes: 2h39'19" et 2h40'06".

Grégory Tutois ne regrettait pas sa prestation mais ce qu'il avait surtout noté, c'est le vent. Une explication assez surprenante pour le public de la Hotoie qui pensait surtout à la chaleur.

"J'ai vu en effet dès le début qu'il m'était était supérieur, avouait Grégory Tutois.

Je l'ai donc laissé partir. Je suis revenu un peu sur lui mais il était trop tard.

Je pense que j'aurais pu le rejoindre  avec deux kilomètres supplémentaires.

Vainqueur l'an dernier et 2e cette année, c'est bien d'autant que je n'ai pas fait une super préparation". 

Ce samedi, Grégory Tutois qui est aide soignant était évidemment au repos. il devait  profiter de cette deuxième place en ajoutant qu'il ne lésinerait pas sur la ..buvette

De son côté, Julien Beauvais dont c'était le premier marathon, avouait qu'il était peut-être parti un trop vite et qu'il était un peu déçu de son temps.

"Mais les conditions étaient idéales et le parcours vraiment roulant".

Des conditions qui n'ont évidemment rien à voir avec le cross qui l'hiver, est la spécialité de Julien Beauvais.

 L'an prochain, il est donc possible  que nous reverrons au départ du Marathon Julien Beauvais et Grégory Tutois.

 

Lionel Herbet


100 Km et Marathon de la Somme                                   Jan Vandekerckhove a retenu la leçon et n'a pas commis la même erreur

Jean Claude Piéri qui a de la mémoire se souvenait que l'an dernier, le Belge Jan Vandekerckhove avait animé toute la course jusqu'au .. 98e kilomètre. Moment où il avait essuyé une terrible défaillance.

Alors, lorsqu'il a reçu l'engagement du Belge, Jean-Claude Piéri  lui a attribué le dossard ..98.

Un joli clin d'oeil.

Et l'an prochain, s'il revient à Amiens, il faudra cette fois attribuer le dossard 1 à Jan Vandekerckhove car il a remporté de belle manière ces 100Km de la Somme 2018, disputés par un temps très favorable.

Il est vrai aussi que Jan Vandekerckhove a cette fois mieux géré sa course puisque longtemps en position d'outsider, c'est vraiment sur la fin qu'il a dépassé l'Amiénois Ludovic Dubreucq mais aussi le Dijonnais Jérémy Pignard et le Rémois David Duquesnoy qui devait abandonner après la mi-course.

."C'était très agréable car  je me souviens que l'an dernier, j'avais perdu la course après 98 kilomètres, avouait, hilare le coureur belge.

Franchement, je ne pensais que cette année, je pouvais gagner car il y avait des coureurs  qui avaient un meilleur temps que le mien".. 

Le Belge réfute le mot de revanche. Si revanche, il y a , c'est surtout contre lui.

Si l'an dernier, il avait craqué sur la fin, c'est qu'il manquait d'expérience.

"L'organisation était très bonne et je remarque qu'il fait toujours chaud ici. Quand je vois mon temps qui est meilleur que l'an dernier, je suis évidemment content".

Il est vrai aussi que le Belge a été très prudent 

"Je me suis souvent aspergé d'eau sur le visage.J'ai peut-être mieux géré mes efforts que l'an dernier et mes adversaires moins. 

Je suis vraiment content de gagner car cela ne m'arrive quasiment jamais. Je suis à la fois content et surpris.

C'est mon deuxième 100km et je le gagne".

Quand on lui demande s'il s'est bien préparé, il rétorque:

"Oui j'ai beaucoup couru dans la nature mais surtout, je n'ai pas bu de bière. Mais ce soir, je vais me rattraper".

Il fallait que ce succès à Amiens vaille  le coup car un Belge qui se prive de bière c'est quand même exceptionnel."

On reverra Jan Vandekerckhove, employé à l'Université de Louvain, l'an prochain mais cette fois il s'agira du championnat de France et les adversaires de qualité seront présents.

 

Lionel Herbet

100Km et Marathon de la Somme                                     La belle leçon de vie d'Anaïs Quemener

 

 C'est comme si ces 100Km et le marathon de la Somme s'étaient disputés en plein mois de juillet.

Les conditions atmosphériques étaient absolument idéales. Il faisait tout simplement chaud avec un soupçon de vent.

Résultat, les coureurs  se sont vraiment régalés tout au long du parcours.

Ces différentes épreuves ont donné lieu à de belles joutes et nous avons enregistré de beaux vainqueurs. Mais une lauréate nous  a vraiment épatés pour ne pas dire émus. Il s'agit d'Anaïs Quemener, originaire de Bretagne et fixée aujourd'hui dans la région parisienne au Tremblay.

Anaïs Quemener s'est imposée dans le marathon, prenant la 5e place au scratch, battant notamment son record personnel. mais au-delà de cette victoire, ce que nous avons surtout retenu c'est le fait que ce bout de chou de femmes ait vaincu, outre ce marathon de la Somme,  le pire des adversaires:le cancer du sein.

Oui, Anaïs a vaincu ce mal terrible et durant deux ans, elle a lutté avec un immense courage contre cet adversaire certes invisible mais terriblement dangereux.

Durant deux ans, Anaïs n'a pas écouté les conseils de prudence de ses médecins. Elle en a  fait à sa tête et finalement, elle a gagné son immense pari.

Sa victoire, elle pouvait donc l'apprécier à sa juste mesure.

Chez les hommes, la victoire est revenue au Nordiste de Fourmies Julien Beauvais qui a devancé le lauréat de l'an dernier, Grégory Tutois.

Quant à l'épreuve reine, les 100km de la Somme, ils ont été marqués par la superbe revanche du Belge Jan Vandekerckhove (il réside à Tournai.

Une revanche non pas sur ses adversaires mais sur lui même.

En effet, voici un an, le coureur belge avait mal géré sa course et il avait caracolé en tête durant 98km.  Moment où subitement, il craquait.

Preuve que dans un 100km, tout peut arriver entre le 95e et le 100ekm.

Cette fois, le Belge avait décidé de mieux calculer ses efforts.

Longtemps, il laissa filer en tête Ludovic Dubreucq qui revenait à la course après sa terrible épreuve subie voici deux ans.

Dubreucq semblait donc l'emporter mais à moins de dix kilomètres de l'arrivée, le Belge le doubla sans coup férie, comme une bombe ajouta même Dubreucq   qui reviendra évidemment l'an prochain avec l'ambition de devenir champion de France individuel ou à défaut par équipes car il sera dans une équipe très forte avec son frère Antoine. Dans ces 100Km, il convient de saluer comme il se doit le temps de la Néerlandaise Irène Kinnegim  qui a pris la 4e place au scratch et possède le haut niveau avec une participation au championnat du monde du triathlon. .

La Hotoie a donc connu  une grosse animation avec ces différentes épreuves, ces vainqueurs ayant des noms pour le moins fantaisistes comme par exemple Octobre Rouge ou les Bourriques victorieux dans le marathon par équipes.

Cette épreuve pour le plaisir avait surtout réuni des athlètes n'étant pas licenciés mais qui tenaient à se faire plaisir. Enfin, comment ne pas mentionner le dévouement de tous ces bénévoles qui soit sur place ou tout au long du parcours ont fait en sorte qu'aucun incident ne se produise durant cette longue journée. . 

Les principaux classements: 

Marathon: 1. Julien Beauvais (Fourmies) 2h39'19"; 2.Grégory Tutois (Val de Somme) 2h40'06", 3. Alexis Ansard (Amiens UC) 2h45'24", 4.4. Jonas Videau (non licencié) 2Zh49'54"; 6. Anaïs Quemener (Tremblay AC Athlétisme) 2h50'18"etc.. 

100Km: 1. Jan Vandekerckove (Tournai), 7h15'59",2. Ludovic Dubreucq (Val de Somme) 7h23'38", , 3. Jérémy Pignard (Dijon),7h23'56"  4. Pascal Guimond (Marne et Gondoire Athlétisme) 7h23'56"5. Irène Kinnegim (Triathlon Team Leidschendam) 7h35'444".

Lionel HERBET


100 km de la Somme et Marathon entre Amiens...et Amiens

 Ils sont vraiment fous ces anonymes ou ces spécialistes des longues distances qui, dès potron minet ce prochain samedi,  vont prendre le départ d’une compétition qui a été rendue célèbre dans les années 80-90 avec les performances de deux Amiénois célèbres : Chantal Langlacé et Claude Ansard.

 

Ces 100Km ont ensuite disparu des programmes avant que Promotion Sport Picardie bien secondé par le Conseil Départemental, ne vienne à la rescousse et relance cette épreuve.

Une épreuve qui a grossi ces dernières années et a surtout, gagné en renom et sérieux puisque désormais, nous avons un marathon et des épreuves sur la distance des 5 km..

Chargé par PSP de s’occuper de l’organisation, Jean Claude Piéri s’est lancé avec passion dans ce qui était pour lui, un nouveau projet. Il a vite compris que le milieu des cent bornards était un milieu simple et qui se contentait de peu.

Cette année sera pour Jean Claude Piéri une année de rodage puisque l’an prochain, sûrement pour ses adieux d'organisateur,  ces 100 Km de la Somme seront officiellement considérés comme des championnats de France. Une preuve de confiance de la part de la Fédération française d'athlétisme.

Pour Jean-Claude Piéri et son équipe de bénévoles, tout aura commencé la veille avec les engagements, la réception  et le repas des concurrents. C'est une superbe veillée où la concentration est déjà de mise.

Car samedi, il fera encore nuit lorsque depuis la Hotoie, le départ sera donné à 7 heures aux coureurs.

Le record sera-t-il battu ? C'est évidemment la question qu'on peut se poser. 

Ce sera difficile car Jérôme Bellanca avait en 2013, couru la distance en 6h47’41.

Parmi les favoris, Ludovic Dubeucq (Val de Somme), bien malheureux l’an dernier aura à cœur de confirmer qu'il est bien revenu à son meilleur niveau. .Membre de l'équipe de France, le Nordiste mais désormais licencié à Dijon Jérémy  Pignard  peut espérer s'imposer mais il sera intéressant de suivre le Belge Jan Vandekerkove qui, l'an dernier, avait caracolé en tête durant 98 km avant de s'écrouler et de laisser la victoire au Picard Benoit Potelle.  Vandekerkove avait dû se contenter de la troisième place. 

Chez les féminines, Gwenaëlle Guillou est détentrice du record et ce depuis l’an dernier avec 8h10’37

 Un temps qui lui avait permis de prendre la 6e place au scratch.

L'an dernier, 855 concurrents avaient terminé l'épreuve. C'est dire que cette épreuve est vraiment singulière et qu'elle rejoint dans la hiérarchie, les 100Km du Val de Somme.

 Chapeau PSP et surtout Jean Claude Piéri. .

Ce samedi au Parc de la Hotoie à Amiens

Départ des 100Km de la Somme à 7 heures.

Le départ du marathon aura lieu à 9 heures tandis qu’à 9h30 s’élanceront les participants du marathon Relais 4 coureurs.    

Lionel Herbet


Jean Claude Piéri tout feu, tout flamme avant le 13 octobre

Amiens sera le samedi 13 octobre, la capitale  du marathon et  des 100Km de la Somme. En octobre, la saison cycliste est en effet terminée  et Jean Claude Piéri, un des fondateurs de Promotion Sport Picardie voici plus de trois décennies avec d’autres amis de la petite reine, peut se consacrer pleinement à ce qui est devenu sa nouvelle et noble passion : la course à pieds sur route.

C’est ainsi que le samedi 13 octobre, Jean Claude Piéri verra tous ses efforts récompensés. En ce sens que les 100Km de la Somme et le marathon vont bénéficier d’une belle participation et que tout sera prêt au niveau de l’organisation.

Nous avons donc interrogé Jean Claude Piéri sur cette manifestation avec en préambule, la préparation de cette épreuve qui nécessite plusieurs mois de travail:

«  La mise en oeuvre d'une telle journée demande près d'un an de travail. Dès la fin d'une édition, il nous faut  penser à l'année suivante, notamment auprès des partenaires pour le budget et auprès des différents  services administratifs pour la confirmation du parcours.

  Ensuite commence la mise à jour du site que nous ouvrons généralement en février.  Puis tout au long de l'année, il faut préparer le dispositif général.

Nous sommes à J - 15 et à partir de maintenant, il faut s'assurer que chacun sera à son poste. Ensuite, il faut passer les commandes aux fournisseurs, faire toutes les réunions de sécurité et obtenir les  différentes autorisations des Administrations.

  La préparation des ravitaillements est lourde, car il faut bien répartir les 5 tonnes d'eau, 1000 litres de coca, 150 litres de soupe, 200kg de bananes et 150 d'oranges plus tous les produits fromages-thé-gateaux sucrés et salés etc 

 Pour 2018, le rythme des engagements a  été  plus rapide que les autres années et sur les 3 épreuves : 100km-marathon-marathon relais, nous sommes déjà à près de 500 engagés parmi lesquels un ancien vainqueur Béthune, mais il reste deux semaines pour s'engager. Comme vous le voyez, cette organisation est lourde, nous utilisons environ 250 bénévoles dont la moitié  s'occupe des ravitaillements issus essentiellement des clubs de la Somme et les autres de la sécurité qu'ils soient individuels volontaires ou issus d'associations de bénévoles.

  La journée du samedi est très longue de 6 h30 à 21 heures et nous sommes obligés de prévoir des relèves de postes. Enfin le parcours est absolument identique à celui de 2017 et nous le conserverons en 2019 qui sera pour nous  une nouvelle année de Championnats Nationaux puisque la FFA nous a demandés, après le succès de 2016, d'organiser à nouveau cette manifestation. Ce sera alors pour moi, le moment de passer le flambeau mais après 30 ans dans le monde cycliste, ces six éditions resteront mes meilleurs souvenirs d'organisateur car le monde des Cent-Bornards et des Marathoniens est tellement attachant et ces coureurs si admirables que mon affection pour ce sport est désormais très profond.

Notre photo : C’était lors du prix Jean Renaux récemment à Amiens. Jean Claude Piéri a rencontré le maire de Picquigny José Herbet. Picquigny est en effet situé sur le parcours des 100 KM de la Somme.

Propos recueillis par Lionel Herbet 


Le sport français est vraiment en danger

Le sport français est vraiment en danger

 

Ce n’est pas la première fois que nous tirons la sonnette d’alarme. Vu de notre région, c’est encore pire qu’au plan national.

Oui, le sport en France se porte mal et ce ne sont pas les succès de notre équipe de France de football, ceux des nageurs ou athlètes tricolores à l’occasion des récents championnats d’Europe qui nous feront penser le contraire et changer d’avis.

Une phrase prononcée voici quelques mois au Sénat par la Ministre des Sports Laura Flessel, prend aujourd’hui toute son importance. Cette phrase est la suivante :

« Ce n’est pas le  rôle de l’Etat de financer les clubs sportifs en France ».

Une phrase lourde de conséquences car elle remet en principe toute la philosophie de notre pays vis-à-vis du sport en général.

Des principes  qui remontent aux années 60 et édictés par le Général de Gaulle qui avait voulu enrayer la débâcle des Jeux Olympiques de Rome en 1960.

De Gaulle n’était pas un sportif dans l’âme mais n’oublions jamais que c’est lui qui a décerné les premières Légions d’honneur à de très grands champions de cette époque comme Alain Mimoun, Jacques Anquetil, Michel Jazy etc.

Une période révolue car à cette époque, le  sport était subventionné et aidé par l’Etat.

Tel ne semble plus être le cas aujourd’hui. Pour être clair, nous constatons  que l’actuel Président du Comité national olympique et sportif M. Masseglia est particulièrement remonté contre l’Etat.

Ces derniers jours, une vaste réunion s’est déroulée avec la présence de tout le gratin des dirigeants français, toutes disciplines confondues.

Le « terrain » est en colère  et il vit mal la situation qui veut que peu à peu les clubs vont être privés des emplois aidés , des subventions du CNDS.

Bref, l’argent se fait rare.

Enfin, pour nous Picards, la situation est encore pire car le comité régional olympique des Hauts de France est sous tutelle du CNOSF.

L’entente entre les deux comités du Nord et de Picardie ne se fait pas.

La France a obtenu les Jeux Olympiques à Paris pour 2024 mais aurons nous suffisamment d’athlètes de haut niveau en mesure de bien représenter notre pays ?

 

Lionel Herbet


Arnaud Demare, Daniel Mangeas et Christophe Pelissier vedettes du Prix Jean Renaux

Il pleuvait lundi. Il pleuvait également mercredi mais exceptionnellement, le mardi 28 août, il a fait un temps superbe. Un temps d'été et du coup, les milliers de spectateurs qui se sont rendus rue des Jacobins à Amiens pour assister au prix Jean Renaux sont venus sans leur parapluie, en bras de chemise.

 

Ce prix Jean Renaux, c'est d'abord un hommage à celui qui, dans les années 60, a été un formidable animateur sportif; Il était à la fois journaliste, il a même fait de la télévision mais il fut aussi un formidable organisateur de manifestations sportives.

Jean Renaux organisait les grands galas de catch au cirque Jules Verne, faisait venir les chanteurs de l'époque et il fut aussi président de clubs amiénois comme par exemple celui du  tennis de table.

Se souvient-ton qu'à Amiens et bien avant le hockey sur gazon, le club de tennis de table dont il était le président, qui fut champion de France, a ensuite participé à la coupe d'Europe.

C'était l'époque des Jacques Hélaine, Jacques Gambier et Danny Dhondt.

Jean Renaux aimait aussi le cyclisme et c'est la raison pour laquelle, son nom est associé à ce critérium qui eut trois vedettes mardi soir.

D'abord, Arnaud Demare ancien champion de France, vainqueur d'une étape du Tour de France  mais surtout des cinq étapes du récent Tour de Poitou Charentes.

De mémoire de sportif, jamais pareille performance n'avait été réalisée dans le passé.

C'est dire que l'exploit du Beauvaisien ne peut laisser indifférent.

Ensuite, l'inimitable Daniel Mangeas dont on peut affirmer qu'il est chaque année meilleur.

Mardi soir, non seulement il a égrené le palmarès de tous les participants y compris l'amateur le plus humble mais il n'était pas avare en confidences de toutes sortes avec une cible privilégiée: notre ami Jean Louis Gillet qui avait la charge de présenter les sponsors

-.Enfin Christophe Pélissier l'entraîneur d'Amiens et qui a donné le départ de la course.

Christophe Pélissier avait promis de venir et il est venu. Pourtant, cette journée de mardi n'avait pas été de tout repos puisque nous sommes en période du Mercato. Le club venait de perdre Fofana parti à Guingamp mais l'entraîneur gardait le sourire et acceptait les selfies telle une vedette de la chanson.

 Justement pour revenir à l'En Avant de Guingamp, le club breton avait récemment reçu lors d'un match Daniel Mangeas. tout heureux d'annoncer au public amiénois qu'il s'était vu offrir un maillot avec son nom au dos et le chiffre 50 soit le numéro de son département.

Daniel Mangeas vient à Amiens depuis une trentaine d'années. Il était présent en 1989 lorsque le "grand " Greg Le Mond était venu participer à la course qui était alors organisée par Jimmy Binet. 

Daniel Mangeas n'a pas changé et il est resté aussi dynamique mais aussi nostalgique car dit-il, "à chaque fois que je viens à Amiens, je pense à notre ami Pierre Jacot, décédé voici quelques années".

Pour revenir au critérium qui a vu la victoire de Rudy Barbier, un pur Picard puisqu'il réside à Feuquières dans l'Oise, il a été très animé sur un parcours roulant.

Mais il faut insister sur le travail fourni par Kevin Poret qui était parvenu à amener une quarantaine de  jeunes, fréquentant les  écoles de cyclisme et qui, à l'instar du football avant le coup d'envoi, ont eu la chance d'accompagner un pro avant le départ et d'effectuer un tour de circuit.

On a même vu le champion du monde espoir Benoît Cosnefroy offrir à un jeune la réplique de son maillot arc en ciel.

Bref, la soirée a été parfaite.

Nous en redemandons même si nous savons que le temps des critériums est désormais compté.

 

Lionel Herbet



Arnaud Demare le coup parfait avant Amiens

Lorsqu'il va se présenter ce mardi soir rue des Jacobins afin de prendre le départ du critérium Jean Renaux, Arnaud Demare sera très applaudi. Et il y a de quoi car le Beauvaisien vient de s'illustrer la semaine dernière en réussissant un véritable exploit.

 

C'est que l'ancien champion de France, vainqueur cette année d'une belle étape du Tour de France à Pau, vient de s'illustrer lors du Tour du Poitou-Charente.

Soyons clair: cette épreuve n'est pas du même calibre qu'un Paris-Roubaix ou un Milan San-Remo.

Mais dans une saison, Arnaud Demare peut alterner et participer à des épreuves qui ne sont pas répertoriées en World Tour. Comme par exemple le Tour du Poitou Charentes.

Et  ce qu'Arnaud Demare vient de réussir est exceptionnel et nous avons beau fouiller dans notre mémoire, nous ne trouvons pas de cas similaire.

 Dans le passé, aucun coureur n'est parvenu à gagner toutes les étapes d'une épreuve.

C'est ce qu'a réussi Arnaud en s'adjugeant les cinq étapes y compris celle du contre la montre.

Voir le coureur de la FdJ s'imposer dans le test solitaire prouve qu'il est capable de réussir de bonnes performances dans ce domaine. 

Le public  amiénois a donc de la chance car ce mardi, il va pouvoir approcher ce champion qui est resté si simple et naturel.

 

Lionel Herbet


Arnaud DEMARE en pleine lumière grande vedette du Prix Jean Renaux

La semaine dernière, Henri Paul FIN et Hubert LOUVET les grands "patrons" de Promotion Sport Picardie, ont procédé à une ultime réunion afin de bien préparer le prix Jean Renaux.

Ce critérium, un des rares organisés cette année après le Tour de France, va se dérouler mardi prochain 28 août avec départ et arrivée rue des Jacobins à Amiens.

S'il fait beau, nul doute que le public sera nombreux sur le parcours relativement plat mais comprenant plusieurs virages qui, mine de rien, peuvent provoquer la décision.

Il faut tout de suite signaler que l'esprit qui régnait à une certaine époque dans les critériums, n'a plus cours aujourd'hui.

. C'est que l'organisateur doit déclarer la moindre dépense et il n'est plus question de payer les coureurs en espèces comme cela se pratiquait quasiment en catimini. Faute de  quoi en cas d'inspection, PSP serait sévèrement puni.

Henri Paul FIN a donc pris la décision suivante: il contacte assez tôt les coureurs dont certains lui assurent très tôt leur présence. C'est le cas par exemple d'Arnaud DEMARE qui, une fois de plus, n'a pas hésité à donner son accord.

Il est vrai que l'ancien champion de France est un "voisin"  et qu'il peut compter sur ses fans de plus en plus nombreux. Du reste, Arnaud compte un club de supporters..

Arnaud DEMARE a terminé le Tour de France après avoir vraiment souffert dans la montagne en frôlant parfois une arrivée en dehors des délais.

Il a remporté l'étape de Pau mais il  était tellement fatigué  à l'arrivée du Tour qu'il s'est reposé durant une quinzaine de jours et il n'a vraiment effectué sa rentrée, frais et dispos, qu'au G P de Francfort. Il a été battu au sprint  par VIVIANI. Deuxième comme l'an dernier et derrière le même adversaire.  Et en fin de semaine, il a  remporté brillamment le Tour de Poitou Charente faisant une véritable razzia  sur cette épreuve. Sa fin de saison sera axée sur Paris-Tours car il n'a pas souhaité participer au championnat du monde qui sera cette année très accidenté.

Une popularité croissante

Depuis l'an dernier, Arnaud DEMARE a acquis une popularité remarquable. Il est devenu aujourd'hui le chouchou du public français.

L'an dernier, Arnaud DEMARE arborait son maillot de champion de France à Amiens.

Ce n'est plus le cas cette année mais le public amiénois réservera sans nul doute une belle ovation à Arnaud Demare.

Ce public pourra toutefois applaudir un coureur porteur du maillot arc en ciel.

Ce sera en effet le jeune Français Benoit COSNEFROY qui, l'an dernier, était devenu champion du monde espoirs.

Professionnel cette saison  chez AG 2R, COSNEFROY est autorisé par le règlement  UCI à porter le maillot de champion du monde durant les critériums. 

Parmi les autres engagés, citons évidemment notre concitoyen Corentin ERMENAULT (Vital Concept) qui vient de s'illustrer sur la piste du Vélodrome d'Hyères lors des championnats de France sur piste. Mais aussi les trois frères Anthony , Tanguy et Jimmy TURGIS qui courront un critérium pour la première fois ensemble depuis leur passage dans les rangs professionnels.

Nous aurons aussi la présence du dernier lauréat du GP de la Somme en 2017 Adrien PETIT (Direct Energy) mais aussi l'intellectuel du peloton Guillaume MARTIN (Wanty) 21e du dernier Tour de France; Rudy BARBIER (AG 2 R); William BONNET et Valentin MADOUAS (FdJ); Florian SENECHAL (Quick Step), Guillaume LEVARLET, Flavien MAURELET (Auber); Brice FEILLU (Fortuneo). 

Il y a même un coureur professionnel que ni Henri Paul FIN ni Hubert LOUVET  connaissent.

Il s'agit du Marseillais Julien AMADORY (Project Côted'Azur) sans oublier la présence d'une douzaine de coureurs amateurs.

Soit un peloton de 40 coureurs ce qui donnera une course animée. 

Daniel MANGEAS et Christophe PELISSIER réunis

 

Le cyclisme a tendance à prendre exemple sur le football. En ce sens que de jeunes coureurs issus des écoles de cyclisme ont  l'honneur d'être associés à un coureur pro afin d'effectuer un  tour d'honneur avant le départ officiel vers 20 heures après une course réservée aux amateurs et dont le départ devrait être donné par l'adjoint aux sports de la Ville d'Amiens Guillaume Duflot. .

Le jeune dirigeant Kevin PORET a beaucoup travaillé sur ce  dossier et il s'est énormément investi

Chaque jeune aura ainsi le même dossard que le pro et sera même récompensé. 

Enfin, comment ne pas signaler que le speaker sera le célèbre Daniel MANGEAS, habitué du critérium d'Amiens qu'il animait déjà voici trente ans   et qui aura à ses côtés Jean Louis GILLET.

Chacun aura son rôle; MANGEAS annoncera les coureurs et GILLET les sponsors sans qui il serait impossible d'organiser une course

Et puis, le départ sera donné par l'entraîneur de l'ASC Football Christophe Pélissier qui aime le cyclisme et qui sera accompagné de son capitaien Thomas Monconduit.

Mardi 28 aout à Amiens, rue des Jacobins

Départ de l'épreuve pro à 20h30

 

Lionel HERBET.



Henri Paul FIN 46 ans plus tard

D'abord un rappel: Henri Paul FIN est membre de Promotion Sport Picardie, quasiment depuis sa création, fidèle des fidèles auprès d'Hubert Louvet, le président. 

A PSP, chacun a une tâche bien définie.

C'est lui qui est chargé de bâtir le programme du Prix Jean Renaux qui se déroulera le mardi 28 août dans les rues du centre d'Amiens.

Nous sommes dans une période au cours de laquelle, les coureurs qui ont brillé dans le Tour de France récoltent le fruit de leurs efforts tandis que d'autres privés de la Grande Boucle, essaient quand même d'exercer leur métier, ce qui n'est pas toujours facile.

Henri Paul FIN possède un véritable réseau de connaissances parmi les coureurs et  directeurs sportifs.

Pour le mardi 28 août, il s'est lancé depuis plusieurs semaines à la recherche des bons coureurs qui ne vont pas coûter trop cher.  C'est une alchimie difficile car le but du jeu est simple: il ne faut pas mettre les finances de PSP aux abois.

Henri Paul FIN est le trésorier de l'association et il sait mieux  que quiconque ce que signifie un euro.

Alors, c'est bien simple. Il use de ses relations et par exemple avec Arnaud Demare, c'est souvent la parole donnée qui prime.

Arnaud n'a qu'une parole et très tôt, il promet à Henri-Paul qu'il viendra bien à Amiens.

Il aime venir à Amiens et il est évident qu'il ne met pas le couteau sous la gorge à Henri-Paul ni à PSP bien évidemment.

Henri-Paul FIN est un ancien  coureur professionnel  mais il ne nous en voudra pas si nous considérons que c'est surtout sa participation aux Jeux Olympiques de Munich en 1972 qui est le plus important dans sa carrière.

Ces Jeux de Munich ont été endeuillés par un drame atroce avec la mort d'athlètes et dirigeants israéliens par des terroristes qui étaient parvenus à entrer dans le village olympique.

Henri Paul FIN  avait été retenu dans l'équipe de France sur route dans l'épreuve par équipes.

Cela reste encore aujourd'hui un beau souvenir.

46 ans plus tard, Henri-Paul FIN a eu l'occasion de se rendre dans la Maison des Sports à Amiens.

Il a eu l'occasion de découvrir le drapeau officiel des Jeux d'Hiver à Sotchi en 2014.

Drapeau offert par la vice-présidente du C I O et ancienne championne olympique du 400m haies Nawel El Moutawakel.

Henri Paul FIN s'est fait photographier devant le drapeau olympique.

Cela lui a rappelé de beaux souvenirs quand il était jeune et qu'il défendait les couleurs de la France aux Jeux Olympiques.

 

Lionel HERBET 


Arnaud Demare le contact avec ses supporters

Dans une saison, les occasions sont vraiment rares pour que  le public puisse aller à la reencontre de ses coureurs préférés.

 

Dans les classiques et les courses à étape, il est vraiment difficile pour les  spectateurs  d'aller ne serai-ce que quelques secondes se faire photographier ou encore mieux, bavarder avec son ou ses champions préférés.

 Ainsi par exemple, prenons le cas d'Arnaud Demare qui, le mardi 28 août, sera la tête d'affiche du critérium Jean Renaux disputé dans les rues du centre d'Amiens avec départ et arrivée rue des Jacobins.

Depuis l'an dernier avec son titre de champion de France, la popularité du coureur beauvaisien était déjà importante.

Elle s'est accrue encore plus depuis  sa récente victoire dans le Tour de France à Pau.

C'est pourquoi Arnaud Demare aime participer à des critériums.

Certes, il faut toujours relativiser avec un critérium qui, sur un plan purement sportif, ne présente qu'un intérêt tout à fait relatif.

Un critérium est pourtant une nécessité pour le cyclisme ne serait-ce qu'au plan financier car il permet aux coureurs de toucher un contrat.

Mais le fait aussi est que les coureurs professionnels n'aiment pas trop se faire "bouger" par les amateurs. C'est normal, pour les amateurs, c'est l'occasion de se montrer.

Pour revenir à Arnaud Demare, il aime venir courir à Amiens et nous l'a déclaré. Arnaud aime aller au contact de ses supporters.

"D'abord, pour le prix Jean Renaux, il y a une sorte de proximité avec mes supporters. 

Ce sont des personnes qui m'ont vu courir quand j'étais jeune,  m'ont vu grandir et devenir ce que je suis maintenant. Et cela montre une  fois de plus l'intérêt de ce public pour le sport cycliste".

Enfin, Arnaud Demare se montre heureux que le départ du Prix Jean Renaux soit donné par Christophe Pélissier, l'entraîneur de l'ASC.

Les deux hommes se connaissent bien et surtout ils s'apprécient.

"C'est vraiment sympa qu'il vienne donner le départ. Cela montre une nouvelle fois, son intérêt  pour le cyclisme qu'il aime beaucoup".

Mardi 28 août à Amiens- Départ à 20h30 rue des Jacobins.

 

Lionel Herbet


Arnaud DEMARE et Christophe PELISSIER vont se retrouver au Prix Jean RENAUX

Nous avons dans un article  précédent  annoncé quel serait le plateau du Prix Jean Renaux  qui se déroulera dans le centre d’Amiens, le mardi 28 août en soirée.

La tête d’affiche sera  le Picard Arnaud Demare, véritable habitué de l’épreuve. L’an dernier, il avait répondu à l’invitation d’Henri Paul Fin, chargé à PSP de réunir le plus beau plateau au meilleur prix.

En cyclisme comme dans d’autres disciplines, il est de plus en difficile de disposer d’un budget conséquent tant il est vrai qu’il faut désormais surtout compter sur le mécénat ou le sponsoring.

Le cyclisme dans notre région ne se porte pas très bien  et les courses de haut niveau se comptent sur les doigts d’une main.

Amiens a eu voici un mois la chance d’accueillir une étape du Tour de France mais le public n’a guère eu l’occasion d’approcher les coureurs. Ceux-ci  devaient rallier leur hôtel parfois situé loin d’Amiens.

Pour le critérium Jean Renaux qui verra le départ et l’arrivée rue des Jacobins, il est évident que l’ambiance sera différente.

Les coureurs auront plus de temps à consacrer à leurs supporters.

Ce bain de foule, Arnaud Demare l’aime et on se souvient que l’an dernier, le coureur beauvaisien avait  été énormément sollicité. Il portait le maillot de champion de France mais cette fois, il nous revient  tout auréolé de cette  belle victoire d’étape à Pau dans le Tour de France.

Arnaud Demare est un habitué d’Amiens et pas seulement au niveau du cyclisme. C’est ainsi qu’à trois reprises, il a été invité à donner le coup d’envoi d’un match à la Licorne.

Lors du match contre le Paris SG, en janvier dernier, il a eu l’occasion de mieux connaître Christophe Pélissier, l’entraîneur de l’ASC. Les deux hommes ont même eu l’occasion de s’entretenir sans aucun témoin, dans le vestiaire de l’entraîneur de l’Amiens SC.

Le mardi 28 août, ce sera le contraire car le départ du Prix Jean Renaux sera donné par Christophe Pélissier qui sera accompagné d’un de ses joueurs, Thomas Monconduit.

Nous aurons l’occasion d’y revenir mais rappelons que le speaker sera notre ami Daniel Mangeas qui sera épaulé par Jean Louis Gillet qui sera plus particulièrement chargé d’annoncer les sponsors.

Mardi 28 août

Départ à 20h30 et arrivée rue des Jacobins.

 

Lionel Herbet


Arnaud DEMARE tête d'affiche au critérium Jean RENAUX

Certes, ils sont moins nombreux que jadis quand sitôt la fin du Tour de France, les critériums se succédaient à travers l’Hexagone et ce, durant plus d’un mois et demi.
Amiens a longtemps été la première ville à accueillir le critérium d’après Tour qui voyait chaque année la  présence du vainqueur.
Ainsi le circuit de la Hotoie a pu voir en action Louison Bobet , Roger Walkowiak, Jacques Anquetil, Charly Gaul, Federico Bahamontes et Gastone Nencini, tous porteurs du maillot jaune.
Que de beaux souvenirs pour le jeune passionné de cyclisme que nous étions et qui ne voulait, pour rien au monde, rater le spectacle.
Après une longue interruption, le critérium d’après Tour a repris, à l’initiative de Promotion Sport Picardie.
Exit la Hotoie et aussi le circuit tracé autour de la Maison de la Culture pour un parcours situé en plein centre de ville avec départ et arrivée rue des Jacobins.
L’ancien professionnel Henri-Paul Fin est chargé à PSP de mettre en place un plateau de qualité. Il  lui faut réunir un peloton d’une cinquantaine de coureurs avec évidemment un mélange pros et amateurs. Des amateurs qui bien souvent veulent se montrer et pour mémoire, c’est de cette façon que voici un demi-siècle, Raymond Poulidor  qui était amateur, avait animé un critérium dans lequel était présent Louison Bobet.
Et c’est de cette façon que   le célèbre Poupou s’est fait remarquer et ensuite recruté par Antonin Magne.
 
Arnaud Demare,  homme de parole
 
Cette  année et comme cela est le cas depuis un moment, la tête d’affiche de ce critérium d’Amiens, appelé désormais Prix Jean Renaux du nom d’un ancien journaliste sportif, la tête d’affiche sera Arnaud  Demare.  
Certes, le Beauvaisien ne portera pas le maillot tricolore comme en 2017. Mais cette année, il est le seul Français avec Julian Alaphilippe, à avoir remporté une étape du Tour de France.  
Arnaud Demare qui vient de prolonger son contrat avec Marc Madiot et la FdJ, avait  promis à Henri-Paul Fin qu’il viendrait le mardi 28 août.
Ce sera chose faite car Demare est un homme de parole.  Et puis, il aime  venir à Amiens car en janvier dernier, il avait été invité à donner le coup d’envoi d’un match de foot à la Licorne entre l’Amiens SC et le Paris SG.
Avec Arnaud Demare, nous aurons la présence de Benoit Cosnefroy, champion du monde espoir et qui arborera son maillot arc en ciel. Il y aura aussi Antony Turgis, vice champion de France sur route cette année.
Dans le peloton, nous aurons aussi Guillaume Martin de l’équipe Wanty et qui a pris la 21e place du Tour de France cette année ; Florian Sénéchal (Quick Step) Corentin Ermenault, Damien Gaudin sans oublier celui qui est le dernier lauréat du Grand Prix de la Somme, le quasi régional Adrien Petit et Rudy Barbier. Il n’a pas été facile pour Henri-Paul Fin de monter ce plateau car il ne faut pas se leurrer, les coureurs  sont parfois gourmands. A l’exception de Demare et ceux qui seront présents ce mardi 28 août rue des Jacobins à Amiens.
Lionel Herbet   


On attend Arnaud Demare puis Romain Bardet

Certes, nous sommes en pleine Coupe du Monde de football mais  il ne faut pas oublier que le cyclisme est plus que jamais d’actualité.
Ainsi, dimanche prochain, vont se disputer les championnats nationaux sur route et pour ce qui concerne la France, Arnaud Demare va remettre son titre en jeu.
Le Beauvaisien semble bien armé pour conserver sa couronne. D’abord, parce qu’il est en forme comme en témoigne sa récente victoire acquise dans une étape du Tour de Suisse. Ensuite, parce que le circuit proposé est roulant avec une arrivée devant normalement sourire à Arnaud Demare. Même si ses adversaires  n’ont pas abandonné toute ambition et nous pensons surtout à son ennemi intime et ancien équipier de la FdJ Nacer Bouhanni, l’actuel porteur du maillot tricolore sera bel et bien le favori dimanche prochain.
Nacer Bouhanni  est le mal aimé du peloton y compris u sein de son équipe Cofidis. Mais cet amoureux de la boxe est un revanchard et qui depuis quelques semaines, s’est remis à gagner des courses.
 Bouhanni va jouer dimanche prochain sa saison et peut-être son avenir tout simplement.
Une semaine plus tard, le Tour de France prendra son  envol et beaucoup de questions se posent avant même que Christian Prudhomme, le grand patron d’ASO,  ne lève le drapeau.
Un Français est-il en mesure de l’emporter et de rejoindre ainsi au palmarès Bernard Hinault ?
A notre humble avis et compte tenu du forfait de Thibault Pinot qui a besoin de se refaire une santé après sa terrible défaillance dans le Giro, la meilleure chance repose sur les épaules de Romain Bardet. Il est rare qu’une équipe présente  sa composition trois semaines avant le départ et Romain Bardet sait qu’il pourra compter sur des garçons qui vont l’encadrer et lui faciliter la tache. Car dans le cyclisme moderne, nul ne peut remporter un des trois grands Tours,  s’il ne dispose pas d’une équipe solide autour de lui.
Elle est loin l’époque où un Charly Gaul pouvait, parce qu’il était un formidable grimpeur, remporter le Tour de France, sans aucun équipier à ses côtés. Toutefois, Bardet sait qu’il doit progresser dans le contre la montre s’il veut gagner le Tour.
Au fait, les médias ont fait l’impasse sur les récentes déclarations de Bernard Hinault  qui souhaite que les coureurs fassent grève afin de protester contre la présence de Chris Froome au départ du Tour.
Cette information a été relayée par les réseaux sociaux qui sont du même avis qu’Hinault.
Sera-t-il écouté?
Nous n’en sommes pas certains. L’UCI n’a pas l’air de vouloir suivre le Blaireau. Il est vrai que s’attaquer à la formation de Sky relève de l’impossible. Sky est très riche et possède les meilleurs avocats et de ce côté, l’UCI n’est pas en situation de force. Alors,  il nous semble bien plausible que Chris Froome sera au départ du Tour de France. Il est vrai qu’il est, selon la justice, présumé innocent. Même  si autour de lui, il inspire plus la défiance que la confiance.
Enfin, et c’est un  triste  constat qu’il nous faut dresser. Rémy Di Gregorio est un  ancien professionnel de Cofidis et de la FdJ et il  risque prochainement de se retrouver en prison.
Non pas parce qu’il s’est dopé mais parce qu’il est entré dans un système de vente et achats de produits interdits.
Comment voulez-vous que le grand public puisse  croire encore que le cyclisme professionnel est un sport propre ?
Tout cela par la faute de Di Grégorio mais aussi de bien d’autres  moins connus que le coureur marseillais ?
Lionel Herbet 28 juin 2018