Ils ont dit oui  au mariage

 

C’est devenu une tradition.

A l’occasion d’une épreuve sportive ou d’un festival, un homme demande en mariage sa dulcinée.

Ou l’inverse.

Nous l’avions vu voici environ un an à la Licorne quand un stadier avait été demandé en mariage par une serveuse de l’ASC.

Samedi dernier, à l’arrivée du marathon de la Somme, à la Hotoie, Nicolas Crinon qui venait de terminer la course, a vu une banderole déployée à son intention par sa  future femme Eva.

Le speaker Jean Louis Gillet a alors demandé la concrétisation officielle en public de cette demande en mariage.

Oui a alors répondu Nicolas à Eva et les deux tourtereaux qui figurent sur ce document ont même été invités à monter sur le podium. Tous deux sont au contact de personnes handicapées et Nicolas travaille à l’hôpital Pinel à Amiens.

Félicitations à eux deux et  qu’ils soient heureux.

 

 

Lionel Herbet

Antoine Dubreucq

reviendra aux 100 KM

 

Spécialiste des épreuves de longues distances, Antoine Dubreucq a préféré cette année, participer à la coure des 5km qui clôturait cette journée consacrée aux 100Km et au Marathon de la Somme.

Les départs et arrivées avaient lieu depuis la Hotoie dans un cadre qui a pris d’autant plus de valeur qu’il faisait un temps magnifique.

Les bénévoles de PSP ont accompli un très gros travail et sur place l’ami Jean Paul Plez s’est acquitté avec son équipe, de la partie restauration.

Pour revenir aux 5km, Antoine Dubreucq les a survolés avec une facilité dérisoire. Parti comme un bolide, il n’a jamais faibli et a terminé victorieusement en 15mn04.

Nous l’avions rencontré avant la course et Antoine a indiqué que ce 5km était une sorte de parenthèse car l’an prochain, il reviendra, soit sur le marathon, soit sur les 100Km.

D’autant qu’il ne sera plus dans la catégorie senior mais qu’il deviendra vétéran 1.
Son prochain rendez-vous le conduira à Marseille pour une course sur route entre Cassis et Marseille le 29 octobre.

Son frère Ludovic a lui été plus clair : il est toujours spécialiste des 100Km et il appartient à l’équipe de France.

Chez les féminines, Mélanie Doutart (Amiens UC) s’est imposée en 17mn05.

Notre photo : les frères Dubreucq  interrogés par le speaker Jean Louis Gillet.

 

 

Lionel Herbet

Du jamais vu dans la longue histoire des 100 km de la Somme. En effet alors q'on s'attendait à la victoire du Belge Vandekerkhove qui avait dominé de la tête et des épaules la course, c'est finalement Benoit Potelle qui l'a emporté en 7h34'34 en
devançant  Stéphane Ruel en 7h34'56  et le Belge Vandekerkhove qui avait craqué dans le dernier kilomètre alors que justement Potelle affichait un mental exceptionnel. Les trois coureurs n'étaient séparés que Pau une minute trente et la course s'est donc terminée avec un scénario que personne et surtout pas Jean Francois Delasalle le patron des courses de fond avait prévu. Chez les féminines Gwenaelle Guillou a réussi une performance  de haut niveau avec le temps de 8h12'59 soit le 6e temps. Cette Bretonne de Quimper qui est venue tard à la course à pieds et qui, dit elle, en a marre derrière un bureau toute la semaine, réussit régulièrement de belles performances. A noter que plus de cinquante coureurs ont abandonné la course victime de la chaleur. Notre photo le vainqueur Potelle ancien champion de France de cyclo cross UFOLEP reçoit les félicitations d'Hubert Louvet président de PSP mais aussi ancien
Du comité de Picardie de cyclisme. 
Lionel Herbet
Un temps exceptionnel pour cette nouvelle édition des 100km et du marathon de la Somme organisés par Promotion Sport Picardie avec le concours précieux du Conseil Départemental. Avant les 100km le marathon a été marqué par la supériorité du sociétaire de l'US Camon Gregory Tutois qui a couvert la distance en2h39'16 devant Laurent Marquis en2h46 36 et Francis Montigny en2h48'22. Gregory Tutois qui est âgé de 35 ans et travaille à l'hôpital Pinel a Amiens réussit une superbe saison. Il a dédié sa victoire à son Antoine Dubreucq qui avait fait l'impasse sur le marathon pour s'aligner sur les 5 km. Avant la remise des récompenses, le principal organisateur de cette journée Jean Claude Pieri a tenu à souligner que "le pari avait été gagné et qu'il fallait remercier les 220 personnes qui travaillent sur le site et ce depuis quatre heures du matin. Nous avons aussi tenu à mettre en valeur le site et le chemin du Halage". Pour sa part, Madame Hollville représentant le Conseil Départemental s'est déclaré tres fière des agents départementaux qui ont travaillé pour que cette journée soit une réussite. Enfin Nathalie Lavalard de la Ville d'Amiens a félicité Les organisateurs et dit son espoir pour que le Tour de France 2018 passe par Amiens. L'épreuve féminine a vu la victoire de Marjorie Rouland de Tergnier en3h18 devant Fiona Chiappolini d'Abbeville et Camille Duvivier de Beauvais. Nos photos: les deux podiums messieurs et dames.
Lionel HERBET

 

Depuis des mois, Jean Claude Pieri prépare l'épreuve dont il est sûrement le plus fier: les 100 km et le marathon de la Somme . Épreuve organisée par Promotion Sport Picardie et le concours du Conseil Départemental. Avant d'aborder l'aspect sportif, il nous faut donner des chiffres qui sont particulièrement significatifs a deux jours de ce grand rendez vous.  Notamment au niveau boissons et alimentation que les organisateurs se doivent  de proposer aux centaines de concurrents  sur les neuf points de ravitaillement et compte tenu des allers et retours  au passage à Ailly  sur Somme . Ainsi, tout au long du parcours, les concurrents auront à leur disposition 100 litres de soupe', 45 kilos de fromage, 6000 cakes ou madeleines, 250 kilos de bananes, et plus de cinq tonnes de boissons liquides. Sur le parcours, seront de service  145 signaleurs sans oublier les 60 personnes sur le site de la Hotoie. Il faut rappeler les points de ravitaillement: Grand Marais, Ailly sur Somme, Picquigny, yzeux, Bourdon, l'Etoile, Long, le Parc de Samara et Artifices.  Des potron  minet ce samedi,  .ils seront donc plusieurs centaines de coureurs, hommes et femmes de tout âge, à s'aligner au départ du Marathon et des 100km de la Somme . Ces 100 km ont fait la gloire depuis trente ans des Claude Ansard qui, aujourd'hui à intégré PSP en tant que bénévole, Chantal Langlace et autre Philippe Barbier qui officie actuellement en tant que speaker. Ancien dirigeant dans le cyclisme, père d'un ancien coureur professionnel, Jean Claude Pieri ( notre photo) s'eclate dans le monde si particulier mais tellement attachant des cent bornards. Il peut aussi s'appuyer sur une équipe de bénévoles dont Jean Paul Plez  qui est chargé et c'est important pour les coureurs et invités de l'accueil.  Samedi 14 octobre à la Hotoie, les départs auront lieu à 6h30 pour les 100 km et à 9 heures pour le marathon. Nous aurons aussi un marathon relais à deux ou quatre et un 5 km.

 

Lionel Herbet

Le cyclisme tel que nous l’aimons

 

Rarement une épreuve cycliste de haut niveau n’a été aussi passionnante à suivre que ce Tour de Lombardie qui a vu, samedi dernier, la victoire incontestée et incontestable de l’Italien Vincenzo Nibali.

La chaine l’Equipe 21 qui retransmettait en direct la course doit être remerciée.

Le cyclisme est sorti grandi au terme de cette dernière grande épreuve de l’année avec un final à couper le souffle.

C’est bien simple, ce final entre Nibali et le Français Thibaut Pinot a parfois ressemblé à … un combat de boxe.

Sur un ring, nous avons deux hommes qui s’affrontent et ne se font aucun cadeau.  Sur les routes de Lombardie, près de Côme, là aussi le spectacle a été de haute lignée. Il est vrai que les organisateurs avaient décidé de réinstaller en fin de parcours, le mur de Sormano qui avait été imaginé, voici un demi siècle, par l’organisateur de l’épreuve. Ce M. Torriani en avait marre que ce Tour de Lombardie se termine à chaque fois par un sprint massif. En remettant au gout du jour ce mur de Sormano, comportant des pentes allant jusqu’à 22%, il durcissait évidemment la course et rendait dès lors impossible une arrivée au sprint.

C’est ce qui s’est effectivement produit et  au terme d’une fin de course magistrale, Nibali s’est imposé.

L’Italien et Pinot ne se sont fait aucun cadeau dans la pente ascendante mais Nibali s’est ensuite imposé en descente, son point fort. Habituellement, la différence s’opère dès que la route s’élève.  

Cette fois, Nibali qui est un véritable artiste mais aussi un descendeur hors pair, est parvenu à distancer Pinot qui a pourtant tout donné.

Oui, ce final a été exceptionnel, époustouflant même.

Le drame a même été présent avec cette impressionnante chute en direct du Belge Laurens De Plus qui a réussi un vol plané de haut niveau et qui s’est soldé à l’arrivée par de simples égratignures.

Ce Tour de Lombardie a donc été un véritable monument de la saison et Nibali qui l’a emporté devant les siens, a prouvé qu’il était bel et bien, un des meilleurs coureurs professionnels au monde. Il possède également un superbe palmarès puisqu’il a remporté les trois grands Tours (France, Italie et Espagne).

Au-delà de ce duel  extraordinaire entre Nibali et Pinot, il nous plait de saluer la bonne performance d’ensemble des coureurs français, notamment Julian Alaphilippe qui finira bien par en gagner une belle, Alexis Vuillermoz. Soit trois Français dans les dix premiers.

 

 

Lionel Herbet

Corentin Ermenault aurait aimé être footballeur professionnel

 

Tout juste de retour de Bergen en Norvège et après  avoir satisfait  à une télé qui l’avait invité, Corentin Ermenault a accepté avec plaisir de se rendre lundi soir, chez nos amis de France Bleu Picardie  participer à l’émission la Tribune. Emission animée par Mathieu Dubrulle.

A plusieurs reprises, nous avons eu l’occasion d’évoquer la saison remarquable réalisée par le fils de Philippe Ermenault.  Corentin  s‘est notamment illustré cet été en devenant champion de France senior de la poursuite individuelle sur la piste du  vélodrome d’Hyères, en battant en finale, le chevronné Sylvain Chavanel.

La semaine dernière, Corentin  a obtenu la médaille de bronze dans le contre la montre individuel Espoir du championnat du monde en Norvège. D’où une satisfaction légitime :

« C’est évidemment pour moi une grosse satisfaction. Parce que c’est mon premier podium mondial. Cet été, j’ai tout misé sur l’entrainement car je n’ai disputé qu’une seule épreuve : le Tour du Doubs. A Bergen, j’ai surtout bien géré mon effort sur la distance des 37km. A cinq kilomètres de l’arrivée, je n’étais que 5e et j’ai su alors terminer très fort comme un vrai poursuiteur. Je pense que la fraicheur physique m’a beaucoup aidé ».

Corentin Ermenault n’a pas terminé encore sa saison car prochainement, il sera sur la piste du Vélodrome de Berlin afin de disputer les championnats d’Europe. Ensuite, viendront les vacances bien méritées qui le conduiront un peu partout dans le monde au Mexique, Bali, Los Angeles etc.

La saison prochaine le verra avec un nouveau maillot, une nouvelle équipe Vital Concept  qui sera dirigée par Jérôme Pineau.

La saison 2018 devrait voir Corentin plus sur la route que sur la piste.

« C’est sur la route que je gagne ma vie » dit-il. Et puis, il aura le temps de se remettre sur  son vélo de piste car il souhaite participer aux Jeux Olympiques  de Tokyo et pas seulement sur la piste mais aussi sur la route dans le contre la montre par exemple.

Corentin Ermenault  est évidemment différent de son père qui, pour le moment, possède un meilleur palmarès que lui avec deux médailles olympiques et deux titres mondiaux individuels. Mais il est capable d’être à l’aise sur les deux tableaux route et piste ce qui, dans le cyclisme moderne, n’est pas fréquent du tout.

Corentin estime aussi que cette saison, au sein de l’équipe de Brad Wiggins, son idole, il a beaucoup appris.

« Cela s’est très bien passé. J’ai fais les courses que je voulais et puis, j’ai appris à parler anglais».

Corentin ne suivra pas Wiggins  qui a décidé que sa  nouvelle carrière serait .. l’aviron.

« Pourquoi  j’ai décidé de rejoindre l’équipe dirigée par Jérôme Pineau ?  Parce que tout simplement, il me voulait et qu’il m’a souvent appelé. Pourtant, j’avais reçu plusieurs propositions. La saison prochaine, je vais faire plus de route afin d’acquérir les bases du métier, prendre  du volume, forcer dans les jambes et surtout bouffer du pavé ».

En quelque sorte, Jérôme Pineau voit Corentin Ermenault, non seulement confirmer sur la piste mais aussi bien se comporter sur la route et pourquoi pas, dans des classiques comme Paris-Roubaix ou le Tour des Flandres.

Enfin, Corentin Ermenault va prochainement signer sa licence au sein de l’ A C Amiénoise (un coureur pro doit être impérativement licencié dans un club amateur).

Interrogé lundi soir  sur ce qui a été sa première passion, le football, Corentin a répondu avec certitude «  que parfois, il lui arrivait de penser  qu’il aurait pu être un footballeur professionnel ».

C’est qu’avant de pratiquer le cyclisme, Corentin a joué en tant que défenseur central à Salouel et ma foi, pour l’avoir vu, Corentin avait de grosses qualités.

Corentin aime du reste l’Amiens SC et samedi, il assistera au match contre Lille avant de donner, un peu plus tard, le coup d’envoi du match contre Lyon.

 

 

Lionel Herbet  

Daniel Leveau : « Mon record ne sera jamais battu »

 

Avec à son palmarèsla bagatelle de 863 victoires, Daniel Leveau détient un record qui ne sera jamais battu. Explications…

Chaque année, à l’occasion du Prix de Blangy sur Bresle, qui est synonyme de la dernière manche de la Coupde France, l’animateur du club Christian Becquet, invite un ancien champion et c’est ainsi que l’autre samedi, c’était Daniel Leveau, immense champion qui a totalisé la bagatelle de plus de 800 victoires. Exactement 863 succès.

C’est surement le record absolu dans le monde du cyclisme français. Daniel Leveau a marqué le cyclisme normand mais aussi français dans les années 80, au même titre par exemple que Jean Michel Avril et Jean-François Laffillé.

Disponible, toujours en activité sur le plan professionnel puisque chaque semaine, il parcourt les marchés dans les environs d’Argentan, afin de vendre ses produits, Daniel Leveau a bien voulu revenir sur sa carrière.

Daniel Leveau  a également communiqué le virus à ses enfants et notamment Jérémy qui a terminé cette saison, troisième du championnat de France sur route derrière Demare et Bouhanni.

« Quand Christian Becquet ma appelé voici deux mois afin d’être l’invité d’honneur de ce Prix de Blangy, cela m’a fait évidemment plaisir. J’ai donné mon accord et puis, quel plaisir de retrouver cette région de Blangy.

« J’ai remporté dans ma carrière exactement 863 victoires.

Cela parait beaucoup et sans prétention aucune, je pense que mon record ne sera plus jamais battu.

Pourquoi ?

Tout simplement parce qu’en Normandie mais partout en France, les courses amateurs ont beaucoup diminué. Gagner 50-60 coursesdans une saison, ce n’est plus possible aujourd’hui.

« Quand j’ai remporté ma première victoire, j’avais 16 ans. La dernière, c’était voici deux ans et j’avais .. 66 ans. Je me souviens qu’unesaison, j’avais 33 ans  et j’avais gagné 62 courses. Cela m’arrivait de gagner par exemple le  samedi et le dimanche en Normandie, le lundi dans la Somme et le mardi dans le Nord. Je ne courais pas que dans ma région mais pendant les vacances, j’allais dans le SudOuest et en février sur la Côte d’Azur. J’ai en quelque sorte parcouru tout l’hexagone. J’ai aussi gagné le prix Jean Renaux à Amiens. »

Mais au fait, Daniel, avez-vous été professionnel ?

« J’ai été pro en 1973 chez Flandria et j’avais 24 ans. Mais j’ai été accidenté dans une course en Belgique et cela a stoppé ma carrière car je venais d’être sélectionné pour participer au Giro. Etant donné que je n’avais qu’un contrat d’un an, ma carrière pro s’est donc arrêtée et je suis revenu chez les amateurs. Je n’ai aucun regret mais à cette époque, quand j’avais été pro et que je revenais chez les amateurs  et je ne pouvais plus être pros. Je ne voulais surtout pas m’arrêter. Heureusement, les règlements ont changé ».

A dix reprises, Daniel Leveau a participé aux championnats du monde des vétérans.

« En 2008,  j’ai même été champion Master 3 en Autriche. »

Daniel Leveau est aujourd’hui, un homme heureux d’autant qu’il jouit d’une bonne santé et que ses enfants et petits enfants perpétuent la tradition. Enfin, le coureur normand jette un regard nostalgique sur son sport préféré qui a beaucoup évolué notamment au plan matériel, vestimentaire et qui est devenu un vrai sport d’équipe. Mais ce que regrette surtout Leveau, c’est qu’il y ait de moins en moins de courses inscrites au calendrier et ce, pour des tas de raisons.

 

 

Lionel Herbet

David Lappartient troisième Français à la tête de l’ U C I

 

Notre ami Hubert Louvet  doit se dire que parfois, en tant que dirigeant, les évènements peuvent aller très vite. Lui qui a occupé la présidence du comité de Picardie depuis plus de trente  ans, a côtoyé voici quelques années celui qui n’était que président de la Fédération française de cyclisme : David Lappartient. Aujourd’hui, ce dernier est tout simplement  là haut au sommet de la pyramide, soit président de l’ Union Cycliste Internationale.

David Lappartient  n’avait programmé son élection qu’en 2021 mais il a été plus rapide  et lors du congrès de l’UCI qui se déroule actuellement en Norvège, il s’est présenté contre le Britannique Brian Cookson. Un peu plus de vingt ans séparent les deux hommes mais ce qui a compté le plus dans la balance, c’est la vision du sport cycliste et le dynamisme de ce David Lappartient qui, à 44 ans, vient de conquérir l’Everest du vélo. Lappartient a largement devancé le tenant par 37 voix à 8.

C’est dire que le nouveau président a été élu royalement et qu’il a mis ko son adversaire.

Le précédent président avait été désagréable avec David Lappartient en affirmant « qu’on ne dirige pas l’U C I comme on dirige une petite commune bretonne ».

David Lappartient est également maire d’une commune en Bretagne. La Ministre des Sports Laura Flessel a immédiatement réagi avec ce communiqué :

« Je partage l’ambition pour l’intégrité des compétitions et la protection des sportifs ». Au moment où l’ancienne championne olympique se débat avec le dossier Bernard Laporte, le président de la Fédération française de rugby, cette élection de David Lappartient  est une excellente nouvelle à la fois pour le cyclisme mais aussi le sport français. Cette élection survient de plus une dizaine de jours après que le CIO ait désigné Paris pour les Jeux Olympiques de 2024. Le sport français a donc le vent en poupe.

Au fait que souhaite vraiment David Lappartient ?

Il veut lutter contre ce qu’il appelle le dopage technologique mais aussi renforcer l’ UCI qu’il va désormais diriger. Il veut que l’ UCI soit au service des fédérations nationales et non l’inverse ; faire du cyclisme le sport du 21e siècle ; porter une réelle ambition pour le cyclisme professionnel et protéger les sportifs. Sans oublier le cyclisme féminin à qui il manque toutefois une grande épreuve comme le Tour de France.

Enfin et c’est un signe de l’exceptionnelle élection de David Lappartient qui n’est que le troisième président français et ce, depuis . 1900. Il faut en effet remonter  au fameux Achille Joinard président de l’UCI de 1947 à 1957 et auparavant à Léon Breton de 1922 à 1936.

Une autre époque.

 

 

Lionel Herbet

Corentin Ermenault continue de nous surprendre

 

Mais où va-t-il s’arrêter ?

Corentin Ermenault  devient peu à peu le grand champion éclectique que le cyclisme picard attend. Eclectique dans la mesure où le fils de Philippe brille sur les deux terrains : la route et la piste.

Du reste, pour la saison prochaine, son nouveau directeur sportif Jérôme Pineau de la formation Vital Concept  lui laissera le champ libre et il pourra donc courir à la fois sur route et sur piste.

Voici quelques semaines, Corentin avait remporté le titre de champion de France senior de poursuite sur la piste du vélodrome d’Hyères en battant le chevronné Sylvain Chavanel. Hyères c’est l’endroit où son père, vingt ans  plus tôt, remportait lui aussi des titres  en poursuite.

Hier, Corentin a décroché  la médaille de bronze lors des championnats du monde du contre la montre espoirs à Bergen en Norvège. L’épreuve a été largement dominée  par un coureur danois et sa troisième place a été menacée jusqu’au bout par un Luxembourgeois.

Corentin Ermenault  va rester en Norvège toute cette semaine et pourra ainsi assister aux autres épreuves. Sa saison n’est pas terminée puisqu’en octobre, à Berlin, il va disputer les championnats d’Europe sur piste.

Même  s’il n’est pas licencié dans un club de la Somme, Corentin  Ermenault  est bel et bien un champion amiénois et il ne faudra surtout pas l’oublier au moment des Jeux Olympiques de Tokyo et Paris.  

 

 

Lionel Herbet

Alain Mathieu figure historique  du cyclisme picard

 

On ne présente plus Alain Mathieu, personnage incontournable du cyclisme régional. C’est bien simple quand le comité de Picardie s’est créé au cœur des années 60, il fut le secrétaire et le président de cette époque s’appelait M. Puille.

Alain Mathieu fut aussi longtemps membre du comité départemental olympique de l’Oise, présidé alors par Raymond Blanquet.

Aujourd’hui, il  ne s’occupe désormais que de son club de toujours, le C C Nogent qui est bien reparti après une période plus ou moins agitée. Club créé voici bien longtemps par son père et celui du  Docteur Ntaurel.

Le C C Nogent est aujourd’hui un des meilleurs clubs français et c’est ainsi que samedi, il participait à la dernière épreuve comptant pour la coupe de France  à Blangy sur Bresle.

L’espace d’une journée, Blangy sur Bresle, petite ville à cheval sur les départements de la Somme et de Seine Maritime, devient la capitale du cyclisme français.  

Pour preuve, certains ont même aperçu la silhouette d’un personnage évidemment très controversé mais dont on parle sans cesse : le docteur Mabuse.

Alain Mathieu avait effectué le déplacement de Blangy sur Bresle afin de voir le comportement de ses coureurs, assurés de conserver leur place dans cette épreuve. Il était venu avec son épouse et un jeune du club pour qui Blangy était une récompense.

Pour Alain Mathieu, Blangy sur Bresle arrivait une semaine après le prix de Nogent sur Oise. Une épreuve également très cotée au plan national et qui célébrait cette année son .. 73e anniversaire..

« Le premier Prix de Nogent remonte à 1945, souligne Alain Mathieu. Je m’en souviens un peu même si je n’avais que 5 ans. Ce Prix de Nogent a vu de grands coureurs s’imposer et je pense notamment à Eddy Seigneur mais aussi à Jean-Christophe Roger. A trois  reprises, le Prix de Nogent a compté pour la coupe de France. »

Alain Mathieu reste donc solide au poste et il est convaincu  que la saison prochaine, le CC Nogent aura une belle équipe.

« Je reste toujours aussi motivé », conclut ce dirigeant hors pair.

 

 

Lionel Herbet

Claude Fauquet

« Les Jeux, c’est quelque chose d’irremplaçable dans la vie »

 

Claude Fauquet, président du C R O S Picardie encore pendant quelques mois, était un homme heureux et soulagé mercredi soir, dans la salle de Mégacité à Amiens.

L’annonce de la désignation de Paris pour accueillir les Jeux Olympiques de 2024 n’a évidemment pas surpris les observateurs. Nous nous y attendions évidemment.

Claude Fauquet était heureux, ne cherchant pas à vieillir d’un seul coup.  Il l’a souvent déclaré avec un certain humour, qu’en 2024 , « il sera peut -être dans une maison de retraite ».

Mercredi, Claude Fauquet qui fait l’unanimité par son charisme et ses connaissances du sport de haut niveau, a été d’un extraordinaire fair play.

On le sait depuis plusieurs mois, la vie n’est pas toujours simple entre les représentants de la Picardie et ceux des Flandres qui devront en mars prochain, se rassembler et ne faire qu’une seule Ligue. Avec aussi un seul président.

Claude Fauquet bien sur, va postuler mais il sait qu’il lui faudra se battre et convaincre dans ce qui sera surement le dernier combat sportif de sa vie.

Enfin et ce fut un grand moment, Claude Fauquet a demandé que son collègue nordiste Jean Pierre Coisne vienne, à ses côtés au moment de célébrer cette victoire de Paris. Un geste hautement apprécié par tous ceux qui suivent de près l’actualité du sport dans la Région des Hauts de France.

  « L’équipe de France de natation va pouvoir nager devant son public, a déclaré Claude Fauquet, ancien DTN de ce sport. Jamais, cela n’avait été possible auparavant. Parfois, il y a des grincheux qui parlent souvent des coûts mais jamais des retombées. Une récente étude démontre  ce que Paris pourrait bénéficier en termes de retombées économiques. C’est onze milliards d’euros et 250 000 emplois sur une région comme l’Ile de France.  C’est énorme. On ne mesure pas ce que cela va faire dans nos régions, dans nos territoires. C’est quelque chose d’important. Cela va changer à Paris. Si vous allez de temps en temps dans la capitale,  vous vous apercevez que l’accessibilité pour les personnes handicapées dans le Métro, ce n’est pas top.

« Tout cela va changer et ce, de manière fondamentale. Pour ceux qui aiment la randonnée, il est question de faire un sentier randonnée autour de Paris. Ces Jeux vont changer nos vies. On doit applaudir aujourd’hui toute l’équipe qui a porté cette candidature de Paris. L’équipe conduite par Tony Estanguet et Bernard Lapasset et son directeur qui est, je le rappelle, un Amiénois a gagné ce match incroyable. Rappelez vous, il fallait aller contre Rome. Nous avons gagné  et nous finissons avec les Américains.

« C’est une victoire considérable pour cette équipe qui s’est donnée de manière incroyable. Mais je termine en tenant cette formule : nous allons le faire mais nous allons le faire tous ensemble. »

 

 

Lionel Herbet

Ne comparons pas Chris Froome à Bernard Hinault ou Jacques  Anquetil  

 

Dans le monde du sport de haut niveau, il est de bon ton d’établir des comparaisons entre des champions n’ayant pas appartenu à la même génération.

Cela ressemble souvent à un jeu et nous l’avons encore constaté ce week-end avec la victoire de l’Anglais Chris Froome dans le Tour d’Espagne.

Stade 2 a même fait un sondage parmi ses auditeurs qui devaient se prononcer sur la victoire de Froome mais aussi celle de Bernard Hinault en 1978 et encore plus loin dans le temps de Jacques Anquetil en 1963. Ces trois champions ont en effet remporté dans la même année la Vuelta et le Tour de France.

Mais franchement peut-on comparer ces trois champions ?

Il en est de même en  boxe.

Ainsi, peut-on vraiment comparer un Mohamed Ali à l’Ukrainien Klitschko ? Marcel Cerdan serait-il toujours aussi efficace aujourd’hui par rapport aux meilleurs moyens mondiaux?

En cyclisme, Fausto Coppi peut-il être comparé à Eddy Merckx ?

Chris Froome vainqueur de quatre Tours de France, vient donc de rejoindre dans la légende Bernard Hinault, dernier champion à avoir remporté dans la même année (c’était en 1978), le Tour de France puis la Vuelta et Jacques Anquetil en 1963.

Chris Froome, Jacques Anquetil  et Bernard Hinault ont réussi le même exploit mais pour autant, n’appartenant pas à  la même époque, ils ne peuvent être comparés.

Chaque période a ses champions  que ce soit en boxe et en cyclisme. Des disciplines comme l’athlétisme et la natation sont amenées à établir des comparaisons pour la raison toute simple qu’il y a   des secondes et des centimètres à améliorer.

Grande vedette  des Jeux Olympiques de Paris en 1924, le futur Tarzan Johnny Weismuller, premier nageur à descendre sous la minute sur 100m crawl, ne serait pas forcément surclassé par les grands nageurs actuels. Même  si ces derniers réalisent des temps exceptionnels.

Pour revenir à Chris Froome, il  prépare sa saison en fonction essentiellement des courses à étape. Il fait l’impasse sur les classiques de printemps ce que refusait Bernard Hinault par exemple qui, même à contre coeur, pouvait se sublimer et s’adjuger par exemple Paris-Roubaix.

Alors, nous n’entrerons pas dans ce jeu qui consiste à comparer ce qui, à nos yeux, est incomparable.

Qui est meilleur ? Anquetil, Hinault ou Froome ?

Nous avons adoré les deux  premiers et  aimons le deuxième. Les époques n’étant plus les mêmes, la préparation et le fonctionnement des équipes étant différents, il est évident qu’entre Froome, Anquetil  et Hinault, tout est différent sauf leur Classe.

 

 

Lionel Herbet  

Daniel Mangeas

« Le micro m’as permis de soigner ma timidité »

 

La semaine dernière, dans le Prix Jean Renaux à Amiens, Daniel Mangeas a été une fois encore, un animateur exceptionnel. Il connait tous les coureurs par cœur, aime aussi user de la petite blague qui fait rire le public notamment quand il s’agit de son collègue J.L. Gilet. Mais avant tout, Daniel Mangeas  a la passion, toujours intacte, du cyclisme.

Daniel, on suppose qu’à Amiens, vous avez beaucoup d’amis ?

A Amiens, j’ai en effet de nombreux amis que ce soit Hubert Louvet, Henri-Paul Fin, Jean Claude Pieri. J’avais aussi un bon copain qui était un passionné de vélo et qui est décédé : Pierre Jacot. C’était un magicien  et je sais qu’il aurait aimé être  coureur cycliste. Egalement Michel Devaux qui fut adjoint aux sports à Amiens  et  Jimmy Binet.

Je me souviens aussi des critériums Jean Renaux qui se déroulaient dans le centre ville. Un jour, nous avons eu  (c’était en 1989) Greg Le Mond.

Il y a toujours eu à Amiens, une véritable ferveur pour le  cyclisme.

Et puis quand mon cousin  courait chez les indépendants, je le suivais et  me souviens d’un coureur picard qui s‘appelait René Grossier.

Je me souviens aussi des étapes  du Tour de France qui avait vu la victoire de  Johann Bruynel et qui avait été la plus rapide.

La Picardie est une terre de vélo. A Amiens, il y a  le Prix Jean Renaux mais aussi  le Grand Prix de la Somme qui aura lieu le 6 mai 2018 et que j’espère commenter ce que je n’avais pu faire cette année.

Quand je viens  en Picardie, je viens faire mon boulot mais je viens aussi saluer des amis.

Quel souvenir gardez-vous en priorité dans votre mémoire ?

Le plus grand souvenir reste en 2 002 quand le Tour de France était parti de mon village. Quand j’avais passé le certificat d’études,  la rédaction était basée sur le passage du Tour dans mon village Saint Martin Landelles. J’avais eu la meilleure note. Mais la réalité a dépassé la fiction car le Tour est parti le 14 juillet 2002 de chez moi.  Si j’avais été alors plus âgé, je crois que j’aurais commenté ce départ et que j’aurais ensuite arrêté ma carrière.

C’est un beau souvenir mais franchement, je n’ai que des bons souvenirs dans ma mémoire. Quand je traverse une région en voiture, je me dis Tiens j’ai commenté telle épreuve dans cette ville. J’ai tissé un formidable canevas avec toutes les régions de France.

Vous ressemblez à Pierre Bonte ?

Exactement. Je l’écoutais récemment sur une radio et je me suis dit que c’est un truc que j’aurais pu faire. J’adore la vie rurale et je suis resté dans mon patelin qui n’est pas très loin du Mont Saint Michel. Quand j’étais gamin, j’adorais l’histoire et la géographie.  Mon métier m’as permis de faire un jumelage des deux en y ajoutant ma passion qui est celle du sport cycliste et de l’animation.

Je suis un ancien timide mais je pense que le micro m’as permis de me soigner.

Et parmi les champions ?

Eddy Merckx qui, pour moi, était un champion exceptionnel.  Physiquement, il dégageait quelque chose et je me souviens qu’un jour à Brest, en 1974 (c’était mon premier Tour et j’en ai fait 41), il y avait un murmure qui se dégageait de la foule  autour et derrière Eddy. Il y avait de la part du public de la ferveur mais aussi de l’admiration. Cela je ne l’ai jamais revu par la suite.

En quoi le cyclisme a-t-il changé pour vous ?

C’est devenu un sport d’équipe. Un peu trop même et c’est dommage. J’ai connu le Tour de France avec les équipes régionales. Le coureur avait sa chance et pouvait se glisser dans une échappée. Aujourd’hui, tout est structuré autour d’un leader. On a un scénario qui se ressemble dans les étapes de plaine. Pour un coureur qui a l’impression d’avoir de bonnes jambes, cela doit être frustrant  d’être contraint de rester dans le peloton et de ne pas bouger. Le coureur doit alors obtempérer et on l’a vu à la Vuelta avec ce qui est arrivé à Warren Barguil.

Enfin, Daniel, le Tour de France sans Mangeas, ce n’est plus tout à fait le Tour ?

On m’a souvent demandé ce que cela me faisait de ne plus être sur le Tour.

Cela me fait penser à une liaison  que vous auriez eue depuis 40 ans,   avec une belle femme et qui chaque matin, va passer devant chez vous sans que vous puissiez lui parler. 

Mais j’ai quand même la  chance de faire quasiment tout le calendrier professionnel. Je n’ai donc pas arrêté. La rupture aurait été alors  brutale.

Physiquement, je suis en pleine forme et j’ai la même pêche qu’il y a vingt ans. Je garde la même passion et j’aime le vélo.

Je regarde évidemment le Tour de France d’autant que dès le lendemain de l’arrivée, je suis sur les critériums.

Avez-vous d’autres passions sportives ?

Oui je regarde le foot et je m’intéresse aux résultats d’Amiens. L’an dernier, j’avais fait la connaissance de Christophe Pélissier.

Je suis aussi supporter d’Avranches dont je suis le voisin.

Enfin,  j’ai un bon copain qui a été international et qui a joué notamment à Rennes: Loulou Floch qui va sortir un bouquin. Il m’a même demandé d’écrire la préface.

 

 

Lionel Herbet  

Corentin Ermenault vise les J.O. de Tokyo en 2 020

 

Il n’y avait pas plus régional que lui mardi soir dans le Prix Jean Renaux à Amiens.

Corentin Ermenault était donc chez lui et on a mesuré combien la popularité du fils de l’ancien champion olympique, ne cesse de croître dans le milieu. Il est vrai que la saison a été exceptionnelle pour Corentin qui, voici moins d’un mois, est devenu champion de France de poursuite, comme son père vingt ans auparavant,  sur cette même piste de Hyères dans le Var qui a vu défiler les plus grands pistards depuis un quart de siècle.

La victoire de Corentin Ermenault avait été obtenue face à un professionnel irréprochable Sylvain Chavanel.

Dans le même temps, Corentin annonçait qu’il quittait l’équipe de l’ancien vainqueur du Tour de France Wiggins.

« Cela m’a au moins permis de bien parler anglais » a-t-il confié pour rejoindre la nouvelle formation Vital Concept qui a été bâtie par l‘ancien professionnel Jérôme Pineau.

« Bien sur que cela fait plaisir de participer au Prix Jean Renaux. J’habite ici. Cet après midi, je me suis encore baladé à pieds dans les rues. Ces derniers temps, j’ai vécu ce que j’appelle une belle période. J’ai été champion de France de poursuite et j’ai signé un bon contrat pro. Je suis resté une saison chez Wiggins et j’ai bien appris mon métier. Je trouve que c’est le bon moment pour changer d’air. De cette saison, je tire un bilan positif même si je n’ai pas eu des résultats aussi bons que l’an dernier. Je suis monté de catégorie et j’ai disputé de belles courses. Par exemple, il m’est arrivé d’accompagner les grimpeurs et les leaders de mon équipe dans des courses à étapes. J’ai découvert des choses. La saison se termine mais il me reste encore le championnat du monde contre la montre en Norvège à la mi septembre puis au championnat d’Europe sur piste.

Route ou piste ? Pour le moment, je ne vais pas choisir car les Jeux Olympiques de Tokyo en 2020 m’inspirent. J’en ai déjà parlé avec Jérôme Pineau. Pour l’instant, je n’ai pas fait de choix mais cela viendra car j’espère aussi participer au Tour de France dans quelques années. »

 

 

Lionel Herbet


Arnaud Demare a rempli largement son contrat

 

A l’heure actuelle, Arnaud Demare est surement le sportif picard le plus populaire auprès du grand public.

Un titre de champion de France, une victoire d’étape du Tour de France et surtout le maillot vert sur les épaules, pendant quelques jours, ont fait que le coureur de la FDJ a fait un bond en avant dans le domaine de la popularité.

Et ce n’est pas son abandon (il avait chopé un virus) dans le Tour de France qui a freiné justement cette popularité.

« C’est franchement incroyable » se contente de remarquer Arnaud qui évidemment apprécie ces moments même si parfois, certains se montrent trop envahissants.

Nous l’avons constaté ce mardi, à l’occasion du Prix Jean Renaux à Amiens.

Arnaud Demare a été extrêmement sollicité et toujours souriant, il a accepté de se prêter au jeu des photos  et des autographes.

« J’aime bien venir chaque année au Prix Jean Renaux d’autant qu’il a lieu dans le centre ville. J’ai fait un gros début de saison, j’ai remporté des étapes dans Paris-Nice et le Dauphiné. J’ai été champion de France et c’est franchement incroyable d’être champion à deux années d’intervalle. Et il y eut aussi cette victoire d’étape à Vittel.  C’est la raison pour laquelle, je vais arrêter mi septembre et croyez-moi, je n’ai aucun regret. Car la saison prochaine, je vais surtout me consacrer aux classiques car j’ai quand même fait un bond en avant. »

On lui dit alors que l’an prochain, le Tour de France ferait étape à Amiens. Alors, il sourit :

«   Je l’ai appris voici quelques jours et cela m’inspire évidemment. Je me souviens de l’arrivée en 2015 et chez moi, il y avait beaucoup d’adrénaline. Courir à domicile, cela fait quelque chose. »

Arnaud Demare n’est donc pas candidat à une sélection  pour les championnats du monde qui auront lieu en Norvège.

 

 

Lionel Herbet

Arnaud Demare le roi d’Amiens

 

Pour certains coureurs  qui ont participé mardi soir au prix Jean Renaux à Amiens, ce critérium était une des dernières courses de la saison.

Tel est le cas d’Arnaud Demare, le champion de France,  venu quasiment en voisin et  qui s’est imposé en beauté devant un nombreux public.

Le coureur de la FdJ dont la saison a été surement la meilleure depuis qu’il est passé professionnel,  avait on s’en souvient abandonné en fin de première semaine du Tour de France, après qu’il ait remporté une étape et porté le maillot vert.

Rien de tel après ces deux victoires pour décupler la popularité du Beauvaisien  et on l’a constaté ce mardi à Amiens.

Arnaud Demare était chez lui et il a multiplié les selfies, photos et interviews. Il n’y a vraiment que les critériums qui peuvent permettre une telle communion entre les coureurs et les spectateurs.

Ce critérium réunissait également plusieurs champions de France, toutes disciplines confondues comme par exemple Clément Venturini en cyclo-cross, Corentin Ermenault en poursuite individuelle, Flavien Maurelet chez les amateurs mais aussi Benjamin Thomas.

Une belle brochette de champions qu’a su mettre en évidence l’inimitable Daniel Mangeas, plus dynamique que jamais.

Ce Prix Jean Renaux fort bien organisé par PSP avec le concours technique d’Amiens Métropole a donc, une fois encore, obtenu un très beau succès populaire. Ils étaient plusieurs milliers de spectateurs disséminés le long du circuit, tracé autour  de  la rue des Jacobins.

La course fut sans cesse animée avec, à un moment une échappée des  frères Rudy et Pierre Barbier. Mais sur la fin, Arnaud Demare reprenait les choses en main et s’imposait tandis que le local de service, Corentin Ermenault, prenait la troisième place.

Interrogé par Daniel Mangeas, Alain Gest le Président d’Amiens-Métropole, s’est évidemment félicité  du succès sportif et populaire de ce Prix Jean Renaux mais il est resté évidemment très discret sur l’éventuel passage du Tour de France 2018 à Amiens. Normal, dans ce genre de  situation, mieux vaut  en dire le moins possible.

 

 

Lionel Herbet

Arnaud Demare  grand favori du Prix Jean-Renaux ce mardi à Amiens

 

Alors que Chris Froome continue sa domination au Tour d’Espagne marqué par une belle victoire d’étape de Julian Alaphilippe que nous avions vu gagner voici quelques années à .. Picquigny  mais aussi la mise hors course de Warren Barguil (voir par ailleurs); alors que le Colombien (un de plus) Egan Bernal vient de remporter  le Tour de l’Avenir, hélas très peu médiatisé et que l’Italien Viviani, un équipier de  Froome a triomphé à Plouay  en Bretagne; la saison cycliste se poursuit avec encore quelques critériums en attendant les championnats du monde dans quelques semaines.

Amiens est un des derniers critériums inscrits au calendrier UCI et il est organisé par Promotion Sports Picardie. Il porte le nom d’un ancien journaliste mais surtout  organisateur de spectacles sportifs ou non.

On connait l’intérêt sportif mais surtout populaire d’un critérium.

Pour le public très nombreux en général, il a la possibilité de voir en action à plusieurs reprises les coureurs. Ces derniers aiment le contact avec leurs supporters car il est évident que dans une épreuve comme le Tour de  France, il leur est quasiment impossible  d’approcher leurs champions préférés qui du reste, restent le plus longtemps dans le car de l’équipe, avant de rejoindre la ligne de départ.

Fort heureusement, ce  ne sera pas le cas ce mardi 29 aout à Amiens et plus particulièrement  rue des Jacobins où auront lieu le départ et l’arrivée.

C’est la deuxième année que PSP a décidé avec évidemment la bénédiction de la Ville d’Amiens de quitter le circuit de la Hotoie qui a  vu tellement de grands champions s’y produire,  pour emprunter  un circuit dans le centre ville qui s’annonce spectaculaire avec de nombreux virages et des relances incessantes. Mais on peut se poser la question : combien d’années encore sera-t-il possible d’organiser le prix Jean Renaux dans le centre d’Amiens ?

Henri-Paul Fin qui a la charge de réunir un plateau de qualité sans dépenser outre mesure peut s’estimer satisfait.

« , Nous avons en effet quatre champions de France au départ de ce prix Jean Renaux .mais aussi un champion d’Europe et un médaillé aux championnats du monde sur piste ». Un beau plateau assurément.

Le Beauvaisien  Arnaud Demare qui a participé à l’épreuve de Plouay, aura à cœur de bien se comporter car il sait que le public aura les yeux de Chimène pour lui. De plus, il est familier  de ce Prix Jean Renaux mais cette fois,  il arborera son beau maillot de champion de France obtenu en juin dernier. Il devrait être le seul à pouvoir porter le maillot de champion de France avec son homologue des amateurs Flavien Maurelet (Blagnac mais surtout Picard d’origine) tandis que de leur côté, Corentin Ermenault tout récent champion de la poursuite et Clément Venturini champion en cyclo-cross devraient revêtir  le maillot de leur équipe respective soit Wiggins et Cofidis.

Au sujet de Corentin Ermenault, lui aussi a annoncé son départ pour l’équipe Fortuneo mais  ses  actuels dirigeants ne lui ont pas mis, semble-t-il, de bâton dans les roues. Parmi les autres participants, citons Mickaël Delage un équipier de Demare, Adrien Petit vainqueur cette année du Grand Prix de la Somme organisé aussi par P S P  et surtout redoutable sprinter ; Christophe Riblon dont ce sera une des dernières apparitions puisqu’AG 2R ne lui a pas renouvelé son contrat ; Rudy Barbier et Quentin Jaureguy eux aussi AG2 R ; Guillaume Levarlet et Guillaume Martin (Wanty), Flavien Dassonville originaire de Montdidier (Auber 93) sans oublier la quinzaine d’amateurs emmenés par Flavien Maurelet et qui voudront   évidemment se manifester.

Enfin, le speaker sera Daniel Mangeas qui vient avec toujours beaucoup de plaisir à Amiens.

Ce mardi 29 aout rue des Jacobins à Amiens

19 heures : Epreuve Pass  (pratiquants occasionnels)

20h15 :Tour de présentation des  coureurs pros qui seront accompagnés d’un jeune d’une école de cyclisme notamment de Salouel, Rivery et Montdidier

20h30 : Départ du Prix Jean Renaux.

 

Lionel Herbet   

Warren Barguil au ban des accusés

 

Nous l’avons déjà signalé dans cette rubrique : le cyclisme est  un sport collectif.

La preuve vient de nous en être fournie à l’occasion de la Vuelta.

En effet, c’est avec une certaine stupéfaction que nous avons appris que le meilleur grimpeur du dernier Tour de France Warren Barguil avait été mis hors course non pas par les commissaires ce qui est souvent le cas mais par son équipe Sunweb,  tout simplement.

La raison invoquée est la suivante : lors de l’étape qui a précédé sa mise hors course, le coureur français n’a pas respecté les consignes qui avaient été demandées par son  directeur sportif.

A savoir que Barguil devait aider son leader, le Hollandais Keldermans qui venait de crever.

La logique veut en effet que dans ce genre de circonstance, le leader soit aidé et reçoit le concours d’un ou plusieurs équipiers.

Or, le coureur breton n’a pas du tout écouté et il  a terminé l’étape puis il est rentré à l’hôtel.

Il faut aussi souligner qu’avant même le départ  du Tour d’Espagne, Barguil avait annoncé qu’il changerait d’équipe en 2018 et courrait pour Fortuneo.

Dès lors, fallait-il retenir quand  même Barguil pour cette Vuelta ? Pas sûr..

Dans le Tour de France, l’équipe Direct Energie n’avait pas sélectionné son sprinter Bryan Coquard qui avait été clair mais aussi honnête lui aussi: il changerait  d’équipe et irait également chez Fortuneo.

Là aussi, il s’agissait d’un choix du directeur sportif et on s’aperçoit, avec le temps, que finalement l’équipe a eu raison de se passer du concours de Bryan Coquard.

Cette  remarque qui nous fait dire que le cyclisme est un sport d’équipe, n’est pas exceptionnelle en soi.

Un ancien coureur picard professionnel nous rappelait  récemment, qu’un jour, il allait normalement remporter une belle classique nordiste. Le genre de victoire qui vous change votre vie.

Largement détaché, notre coureur picard  s’envolait vers la victoire quand survint le directeur sportif lui donnant l’ordre de se relever.

Ce directeur sportif s’appelait Antonin Magne et c’était un grand Monsieur du cyclisme de cette époque.

Notre ami, la mort dans l’âme,  se releva à contre cœur tandis que le « protégé » d’Antonin Magne, s’imposait normalement sans que le grand public ait vu quoi que ce soit.

On le voit,  les mœurs n’ont pas tellement  évolué mais on le constate de plus en plus : la discipline au sein des équipes est de plus en plus rigoureuse et malheur à celui qui veut faire son bonhomme de chemin, seul. A moins qu’il ne soit un digne successeur d’Eddy Merckx ou Bernard Hinault. Auquel cas il n’a pas besoin d’équipier pour gagner.

 

 

Lionel Herbet

Ultime réunion  pour le Prix Jean Renaux

 

 

On le sait, au sein de Promotion Sport Picardie, si tous les membres ont un rôle bien précis à l’occasion des différentes compétitions organisées dans l’année, trois ont quand même un peu plus d’importance.

Ainsi, Hubert Louvet est chargé du Grand Prix de la Somme qui, cette année, a vu la victoire d’Adrien Petit à Mers les Bains.

Jean Claude Pieri lui se donne à fond pour le marathon et les 100 km de la Somme qui cette année prendront une dimension particulière.

La dernière réunion de PSP qui s’est tenue  à Saint Fuscien,  dans le fief même d’Henri Paul Fin (il est du reste un adjoint),  était consacrée au prix Jean Renaux qui aura lieu mardi prochain 29 aout, dans les rues du centre d’Amiens.

Le départ et l’arrivée sont en effet fixés rue des Jacobins.

Henri Paul Fin a rappelé les fonctions de chacun des membres de PSP.

Le gros contingent sera affecté au rôle de  signaleur. Il  faut savoir que pour être signaleur, fut-ce dans un critérium comme celui d’Amiens, il faut avoir le permis de conduire.

Il y a aussi un travail à effectuer avant la course et surtout attendre que  la circulation soit suspendue dans les rues concernées par la course.  Il faut alors installer les barnums qui accueilleront les visiteurs et les personnalités.

Depuis de longues  années, Colette Pombourcq est chargée de la signature des coureurs mais aussi de donner les accréditations aux journalistes et officiels. Bref, chaque membre de PSP a une mission bien précise comme notre ami Jean Paul PLEZ qui sera une fois encore à la hauteur pour accueillir le public.

Rappelons que le speaker sera Daniel Mangeas qui a été ces derniers jours, l’objet d‘un superbe film sur la chaine l’Equipe 21.

Nos photos : Le bureau de PSP avec de gauche à droite Jean Claude Pieri, Henri Paul Fin, Hubert Louvet et Kevin Poret secrétaire général de PSP ; Colette Pombourcq qui distribuera les dossards mardi prochain et les membres de PSP lors de la réunion à Saint Fuscien.

 

 

Lionel Herbet     

Demare, Ermenault, Venturini et Maurelet : quatre champions de France mardi à Amiens

 

Daniel Mangeas qui demeure bel et bien le numéro un des speakers  animera mardi prochain 29 aout, le Prix Jean Renaux à Amiens.

Il s’agira  en l’occurrence d’un des derniers critériums de la saison  qui est actuellement surtout occupée par le Tour d’Espagne.

Ce Prix Jean Renaux revient donc, pour la deuxième année consécutive, dans les rues du centre d’Amiens.  

En effet, le départ et l’arrivée seront fixés depuis la rue des Jacobins, non loin de la Gendarmerie.

Henri Paul Fin  qui, à Promotion Sport Picardie, est chargé de recruter les coureurs (ils seront une petite quarantaine pros et amateurs),  était heureux de signaler à ses collègues lors de la dernière réunion préparatoire, la qualité du plateau.

Depuis que le prix Jean Renaux existe, cela fait quand même une quarantaine d’années, nous avons eu la chance d’avoir au départ de très grands champions (Gaumont, Vandenbroucke, Museeuw, Duclos Lassalle, Le Mond etc). Mais jamais nous n’avions eu le bonheur d’avoir au départ, pas moins de quatre champions de France de l’année en exercice.

Parmi ces quatre champions de France, nous avons trois Picards.

Du jamais vu là aussi.

Arnaud Demare est un habitué de l’épreuve. Chaque année, il répond favorablement à l’invitation de PSP. Pour lui, participer à ce critérium d’Amiens, c’est  venir  en voisin car le déplacement est très court. On ne reviendra pas sur le Tour de France, la fatigue qui a suivi mais depuis qu’il a repris la compétition, il y a du mieux comme en témoigne sa deuxième place, la semaine dernière à Francfort. Normalement, Arnaud  devrait s’aligner au départ à Plouay  ce week-end.

Arnaud Demare portera donc le maillot de champion de France comme un autre Picard mais licencié au club de Blagnac, Flavien Maurelet.

Celui-ci  s’est imposé au sprint en juin dernier, à l’occasion des championnats de France amateurs sur route.

Troisième champion de France mais de poursuite, Corentin Ermenault  n’aura que quelques kilomètres à effectuer pour prendre le départ. Le fils de Philippe Ermenault qui fut champion olympique à Atlanta en 1996 alors que Corentin n’avait que quelques mois, est devenu champion de France de poursuite sur la piste de Hyères.

Cette même piste sur laquelle s’illustrait auparavant son père.

Corentin a battu en finale l’expérimenté Sylvain Chavanel et  sur route, il a obtenu la médaille de bronze, lors du championnat d’Europe espoir  sur route.

Enfin, nous aurons aussi au départ le champion de France en titre de cyclo-cross Clément Venturini qui s’est ensuite distingué aux Quatre Jours de Dunkerque.

Le peloton sera complété par des coureurs qui se sont aussi mis en évidence comme Adrien Petit (Direct Energie), lauréat du Grand Prix de la Somme ; Christophe Riblon (AG 2R) un des coureurs les plus sympas du peloton, Mickaël Delage l’équipier fidèle d’Arnaud Demare et un autre Picard, Flavien Dassonville qui réussit peut-être sa meilleure saison depuis  qu’il est professionel.

Mardi 29 aout : Prix Jean Renaux à Amiens- Départ 20h30 rue des Jacobins

 

 

Lionel Herbet

Arnaud Demare tête d’affiche du prix Jean Renaux

 

L’expérience tentée l’an dernier pour le critérium Jean Renaux et qui consistait à faire le départ et l’arrivée depuis la rue des Jacobins à Amiens, s’était soldée par un réel succès populaire.

Henri Paul Fin qui est chargé, à Promotion Sport Picardie de gérer cette organisation, peut se montrer satisfait du plateau qui sera présenté au public, le mardi 29 aout.

A la fin de ce mois d’aout, les critériums ont quasiment disparu et celui d’Amiens, est un des derniers de la saison.

En cette période, le Tour d’Espagne  verra les adieux à la compétition d’Alberto Contador. A noter en passant que la Vuelta prendra son départ depuis .. Nimes.

Mais revenons à ce prix Jean Renaux qui  verra au départ  le mardi 29 aout plusieurs  professionnels de qualité à commencer par le champion de France Arnaud Demare.  D’abord, le Beauvaisien est fidèle à ce critérium  dont il est un habitué. Il vient du reste en voisin et ses proches peuvent facilement le suivre et l’encourager.

On se souvient aussi qu’Arnaud Demare  avait remporté une belle étape du Tour de France avant d’être contraint de quitter la course quelques jours plus tard, ayant terminé l’étape en dehors des délais.

Le Beauvaisien qui était   complètement  vidé physiquement, avait fait preuve d’un courage exceptionnel, est ensuite rentré chez lui afin de se reposer.

Arnaud Demare ne sera pas seul de son équipe la F d J car il pourra compter sur son poisson-pilote, en l’occurrence Mickaël Delage. Celui-ci  est chargé, dans un sprint,  de lancer le Beauvaisien et il s’agit d’un rôle important.

Henri-Paul Fin est parvenu aussi à s’assurer la présence d’un autre champion de France Pierre Roger Latour (AG 2 R) qui avait créé une certaine surprise en s’emparant du maillot tricolore en juin dernier, dans le contre la montre.

Autres habitués à ce prix Jean Renaux,  Adrien Petit, le lauréat cette année du Grand Prix de la Somme  et auteur d’un Tourde France très  honnête; Corentin Ermenault qui s’est récemment distingué aussi bien sur piste que sur route pour sa première saison chez les rémunérés, Christophe Riblon, professionnel irréprochable (AG2R).

N‘oublions pas aussi l’enfant de Montdidier Flavien Dassonville qui a été régulier cette saison notamment dans le domaine de la Coupe de France mais aussi la Ronde de l’Oise qu’il a brillamment remportée en juin; Rudy Barbier, Clément Venturini (Cofidis) lauréat des Quatre Jours de Dunkerque.

Au total, le peloton devrait comporter 27 pros et 10 amateurs.

Mardi 29 aout à 20h30

Départ et arrivée rue des Jacobins à Amiens

 

 

Lionel Herbet.   

La popularité ne s’explique pas

 

Nous l’avons mentionné et regretté lors d’un précédent article. Le vainqueur du Tour de France Chris Froome a parfois, été sifflé aussi bien durant les étapes qu’au départ du Tour de France comme cela est arrivé à l’occasion du contre la montre à Marseille.

Froome sifflé par un public chauvin, cela peut se comprendre  par la présence parmi les favoris de coureurs français tels Romain Bardet et Warren Barguil. Le troisième du Tour a du reste déploré le comportement d’une partie du public français . De son côté, Chris Froome a été pour le moins d’une grande correction en ce sens qu’il ne s’est pas plaint de son sort. Du moins sur le territoire français.

Toutefois, le champion britannique a commencé, comme le veut la tradition, une série de critériums. Non pas en France mais en Belgique, véritable terre du cyclisme  et le langage de Froome a quelque peu changé. Il a stigmatisé l’attitude de ces supporters français   qui l’ont sifflé et  souligné que la Belgique reconnaissait ses mérites et que dans ce pays le cyclisme était roi.

Tout cela pour évoquer le problème de la popularité  dans le cyclisme.

Ne revenons pas à cette époque des années 60-70 lorsque la France se divisait entre Anquetil et Poulidor. Ce dernier jouissait d’une énorme popularité  qui n’a jamais été égalée depuis, sauf peut-être par un certain .. Richard Virenque.

La popularité ne s’explique  pas, répétons nous. C’est comme ça. Le public français savait pourtant que le coureur de Festina ne marchait pas à l’eau claire. Qu’importe. Virenque offrait du spectacle dans la montagne et déchainait les passions.  Pour notre part, nous l’avons vu gagner en solitaire une étape du  Tour de France au Mont Ventoux en 2 002, à une période où il était redevenu clair.

Romain Bardet est également très populaire mais les raisons sont évidemment différentes par rapport à Virenque.

C’est que le public de l’Hexagone  attend avec  impatience un successeur à Bernard Hinault, dernier vainqueur français du Tour en 1985. Alors Romain Bardet sait que toute la France compte sur lui. 2018 le verra donc au départ du Tour avec surement pour adversaires Froome et d’autres.

La popularité de l’Auvergnat va augmenter encore et on se demande alors si ses épaules  seront assez solides pour soutenir cette formidable pression qui s’appelle la  popularité.

 

 

Lionel Herbet

Mais quelle mouche a piqué Alain SOUCHON?

 

 

Il est évident qu’à partir du moment où des coureurs français allaient se distinguer, le Tour de France connaîtrait   une popularité extraordinaire.

Le spectateur de base aime venir assister au passage des coureurs du Tour mais s’il y a des Français en lice, eh bien, le chauvinisme n’est pas mort. De là pour certains à siffler Chris Froome, comme cela s’est produit à Marseille, n’est pas normal.

Oui cette année la France a vibré aux exploits de Warren Barguil, vainqueur de deux étapes, meilleur grimpeur et également désigné coureur le plus combatif. Il y eut aussi Romain Bardet qui, pour une petite seconde, a sauvé sa troisième place ; Lilian Calmejane et le Picard Arnaud Demare qui ont remporté une étape.

Bref, le cyclisme français s’est trouvé en état de grâce et il a de grandes raisons de croire en l’avenir. Voilà qui nous promet encore de beaux moments lors des prochaines éditions.

Le cyclisme français a pris un peu l’exemple sur le football avec ses centres de formation. Très tôt, les jeunes intègrent justement les centres de la FDJ, AG2R La Mondiale. Ils apprennent leur métier et très tôt, ils ont l’habitude de participer à de grandes compétitions.

Marc Madiot, Jean-René Bernaudeau et Vincent Lavenu sont de vrais découvreurs de talent et doivent être associés à ces succès.   

Maintenant, peut-on affirmer que Romain Bardet ou Thibaut Pinot gagneront un jour le Tour de France ?

On l’espère évidemment mais rappelons que Chris Froome n’a que 32 ans et que des révélations peuvent se produire dans l’avenir.

Pour Bardet néanmoins, il lui faudra absolument progresser dans le contre la montre. C’est une lacune qui, pour le moment, est rédhibitoire.

Dans ce Tour de France, nous avons vu que les coureurs qui avaient tout donné étaient complètement exténués à l’arrivée.

Le visage de Romain Bardet à l’issue du contre la montre de Marseille, est édifiant. Des images que nous n’avions plus l’habitude de voir depuis une dizaine d’années.

Une époque révolue mais que le chanteur Alain Souchon a visiblement décidé de faire renaitre.  « Tous dopés. Cyclisme et dopage font toujours bon ménage ». C’est le titre d’une chanson du chanteur. Voulait-il faire de la provocation ? Si oui, il a réussi.

Au nom de quoi s’est-il exprimé ? Il s’est mis en tout cas le monde du cyclisme à dos et pas seulement parce qu’il est évident qu’aujourd’hui, sous l’impulsion du reste des Français, le cyclisme est devenu plus sain. L’époque Armstrong appartient au passé. Alain Souchon a dix ans de retard…

 

 

Lionel Herbet 24 juillet 2017

Le cyclisme est un sport collectif CALMEJANE et DEMARE l'ont démontré

Quelle belle étape et surtout quelle belle victoire du jeune Français Lilian Calmejane.

Inconnu ou presque du grand public, ce coureur originaire d’Albi, « a crevé l’écran»selon l’expression de Laurent Jalabert. Il a attaqué au bon moment, s’est porté en tête mais il s’est fait peur lorsqu’à cinq kilomètres de l’arrivée, il a eu des crampes. Mais bien conseillé par un de ses directeurs sportifs, Calmejane a pu se « refaire le cerise »   et aller jusqu’au bout.

On l’a vu alors franchir la ligne d’arrivée en exprimant un cri de joie mais surtout à la manière du footballeur qui incite ses supporters à encourager l‘équipe, Lilian a harangué la foule massée sur la ligne d’arrivée.

Cette deuxième victoire française sur le Tour de France fait évidemment plaisir au grand public.

Oui, le cyclisme français connait une belle résurrection et des jeunes se battent pour tenter de désarçonner les coureurs étrangers. Ce qu’a fait Calmejane est remarquable et nul doute que désormais, son nom voudra dire quelque chose.

Lilian Calmejane n’est plus un inconnu.

A l’arrivée, il a rendu hommage à son équipe, à ses directeurs sportifs, notamment Jean-René Bernaudeau qui fêtait le même jour, ses 61 ans.

Autre volet de ce qui fait du cyclisme, un sport collectif au sens propre du terme.

Avant Calmejane, notre champion de France Arnaud Demare s’était imposé au sprint et avait même rejoint Jimmy Casper en tant que vainqueur français dans un sprint massif.

Mais le jour où Calmejane s’imposait, le Beauvaisien a galéré toute la journée, loin, très loin même des premiers. Arnaud était malade mais quand on porte le maillot de champion de France et que sur la route, les spectateurs vous encouragent, vous n’avez pas le droit de renoncer.

Arnaud Demare s’était juré d’aller jusqu’au bout et, accompagné de deux fidèles équipiers, il est arrivé 37 minutes après le vainqueur mais dans les délais. Demare a rendu lui aussi hommage à ses équipiers Delage et Konovalovas car sans eux, il aurait été éliminé et aurait surement abandonné.

Ces deux exemples prouvent plus que jamais que le cyclisme est un sport collectif. Comme un sport d’équipes.

 

 

Lionel Herbet 08 juillet 2017

Tour de France Arnaud DEMARE rejoint Jimmy CASPER

Deux sensations nous étreignent ce mardi soir, après avoir suivi, à la télévision, l’étape du Tour de France qui menait les coureurs à Vittel.

D’abord la victoire d’Arnaud Demare qui a réalisé le sprint parfait, sortant de sa boîte au bon moment et surtout, faisant preuve d’un sacré coup d’œil.

Le Beauvaisien porteur du maillot tricolore et qui avait manqué de peu la victoire lundi (il avait été devancé par l’Allemand Kittel) est tellement confiant qu’il envisage de revêtir le maillot vert.

A l’heure actuelle, et en s’appuyant sur ses déclarations, on se dit que Demare est non seulement le meilleur sprinter français mais peut-être aussi mondial. Du moins, n’a-t-il plus rien à envier aux Kittel, Greipel, Cavendish, Krisroff, Bouhanni et Sagan.

C’est la première victoire du Beauvaisien dans un grand Tour et ce n’est pas la dernière.

Et puis comme nous sommes toujours Picards, cela nous fait quand même drôle de voir que Demare est le premier Français à remporter au sprint une victoire d’étape dans la Grande Boucle. Il faut remonter à 2006 pour trouver trace d’un précédent succès avec un autre Picard, Jimmy Casper qui lui avait gagné en 2006.

Voilà pour le premier enseignement.

Le deuxième est beaucoup plus inquiétant. L’autre jour, Laurent Jalabert reconnaissait que son cœur battait plus fort, à mesure que le peloton se rapprochait de l’arrivée. 

Il y a vraiment de quoi. Aujourd’hui deux chutes ont eu lieu mais la deuxième a été la plus grave car survenue très près de la banderole et surtout, occasionnée par un coureur et pas n’importe lequel puisqu’il s’agit du champion du monde Peter Sagan.

Celui-ci a envoyé un coup de coude à Cavendish et cela a entrainé la chute à la fois spectaculaire mais dangereuse du coureur Britannique.

Il ne faut jamais oublier que des vitesses de plus de 60 km/h sont enregistrées.

Le cyclisme est un sport dangereux. Il l’est à l’entrainement car les coureurs sont parfois renversés par des automobilistes.

Mais hélas, le danger existe aussi, plus que jamais, en course. Dès qu’il y a sprint massif, c’est la nervosité et l’affolement dans le groupe des prétendants à la victoire.

Alors, oui il y a danger. Les meilleurs se portent en tête et certains n’hésitent pas à prendre tous les risques et à balancer leurs adversaires ou à quitter leur trajectoire. Dès lors, la chute devient inévitable.

Et dire qu’en mai dernier, les organisateurs du Tour d’Italie voulaient organiser le prix du meilleur descendeur en montagne.

Heureusement, après les réactions hostiles des coureurs et directeurs sportifs, le projet n’a pas vu le jour et c’est tant mieux.

Mais il n’empêche que le sport cycliste reste dangereux surtout dans le genre d’arrivée comme celle de ce mardi. Le cyclisme ne doit pas s’identifier « aux Jeux du Cirque ».

 

 

Lionel Herbet 04 juillet 2017

Un grand week end pour le sport picard avec Demare, Achour, Mendy et Frenois

Franchement, cela nous fait plaisir de vivre un weekend aussi dense et riche sur le plan sportif que le dernier. Celui qui marque le début de l’été. Il a en tout cas émoustillé nos champions régionaux qui, une fois de plus, ont fait honneur à la région dans laquelle ils vivent. Et même le département puisque les quatre garçons dont nous allons évoquer les exploits résident ou sont licenciés dans le département de l’Oise.

D’abord, il faut insister sur cette superbe réunion de boxe,  organisée samedi par le club de Pont Sainte Maxence qui profitait de l’occasion pour fêter ses 40 ans.

Trois combats comptaient pour des titres français, européen ou à l’échelon mondial. Au total, huit combats professionnels étaient à l’affiche. C’est très rare voire exceptionnel qu’en France, un gala pugilistique comporte huit combats pros.  Chapeau M. Boggia, l’homme qui a créé ce club et qui l’a mené au plus haut niveau.

Pont Sainte Maxence est incontestablement aujourd’hui, le club numéro un de France et se targue de posséder une belle brochette de champions.

Le poids moyen Karim Achour qui disputait son 9e championnat de France des poids moyens, s’est imposé aux points au terme d’un combat enthousiasmant.

Nous aimons bien ce garçon car il n’a pas été ménagé ces derniers temps. Il a su relever la tête et prouver qu’il était un champion et que surtout, il savait relever les défis les plus périlleux.

Guillaume Frenois est lui aussi un garçon attachant.  Frénois remettait en jeu son titre européen des super plumes et il l’a emporté aux points. Frénois a disputé trois championnats d’Europe en huit mois et il va pouvoir profiter de vacances bien méritées.

Enfin, Yvan Mendy combattait en fin de réunion pour une couronne mondiale de la WBC Silver dans la catégorie des légers face à un Argentin.

Là aussi, le Pontois l’a emporté aux points et peut viser plus haut.

Il faut aussi insister sur la qualité des adversaires des trois Pontois qui n’avaient pas effectué le déplacement de Pont en victime désignée à l’avance. A Pont, la boxe est une chose qui est prise au sérieux et Boggia sait bien que le public ne marcherait pas dans la combine.

La boxe est un sport qui ne pardonne pas, le moindre relâchement. Il n’y a pas de combats arrangés. La surprise peut arriver au moment où on s’y attend le moins. On l’a vu justement samedi à Pont avec la défaite par ko d’un médaillé olympique à Rio, Mathieu Bauderlique qui disputait son premier combat pro depuis son retour du Brésil.  Bauderlique a été arrêté par l’arbitre dès le premier round.

Cette défaite de Bauderlique a obtenu plus d’impact médiatique dans le journal l’Equipe que la victoire des trois Pontois réunis. Nous n’avons pas tout à fait la même conception de l’information.

M. Boggia doit être déçu que les succès de ses trois poulains aient été relatés de façon aussi dérisoire.

Evidemment, nous souhaitons à Bauderlique de se remettre rapidement car un ko ne signifie jamais la fin d’une carrière surtout quand elle prometteuse.

Restons dans la boxe avec cet aparté. Une réunion devait se dérouler ce jeudi 29 au Coliseum d’Amiens avec un combat comptant pour une ceinture mondiale. Malheureusement, et surement pour des problèmes financiers, cette soirée a été annulée alors qu’elle était en principe télévisée.

La question est donc la suivante : pourquoi Pont réussit et pas Amiens ?

Nous avons en partie la réponse : à Pont les boxeurs du cru boxent en premier mais à Amiens, à part Christopher Sebire, il n’y avait personne du cru à l’affiche. Le public aime voir boxer ses favoris. A Amiens, quand les Leullier, Ramon, Bavent, Lafarge, Duprez etc  se produisaient au cirque,  il y avait du monde…

Arnaud Demare a été le quatrième Picard à frapper fort ce week-end.

A Saint Omer, il a devancé au sprint, son vieil ami-ennemi Nacer Bouhanni et il est redevenu champion de France sur route. Le Beauvaisien réussit surement sa meilleure saison chez les pros. Il va donc attaquer samedi le Tour de France avec des ambitions légitimes notamment dans les sprints. Au niveau national, Demare est le meilleur mais la concurrence est très relevée au plan mondial. Arnaud a un gros avantage. Depuis des mois, il s’est perfectionné dans la façon de gérer la fin d‘une course et de bien terminer un sprint avec l’aide d’équipiers appelés les poissons-pilotes.

Nul doute qu’aujourd’hui, Arnaud Demare est prêt pour remporter une étape de la Grande Boucle.

C’est tout le mal que nous le souhaitons en espérant que nous serons aussi bon pronostiqueur qu’au championnat de France.

En effet, la veille de Saint Omer, nous avions envoyé un texto à Demare pour lui...prédire la victoire. Nous en avions fait de même vingt ans auparavant quand un autre Picard Christophe Capelle était lui aussi devenu champion de France.

 

 

Lionel Herbet  26 juin 2017

DASSONVILLE maître chez lui

Deux hommes ont frappé fort la semaine dernière. Sur les routes de l’Oise, Flavien Dassonville a remporté haut la main la Ronde de l’Oise, une épreuve qui est prisée des coureurs professionnels mais aussi amateurs.

L’enfant de Montdidier qui réside désormais dans l’Oise a réussi un coup d’éclat au cours de la première journée. Il est passé devant son domicile et il a apprécié les encouragements de ses supporters.

Quant au Dauphiné, il faut noter dans un premier temps le bon comportement d’Arnaud Demare, victorieux dans une étape mais ce sont surtout les grimpeurs, ceux qui sont à l’aise dès que la route s’élève, qui se sont mis en évidence.

Alors que Thibaut Pinot récupère après son bon Tour d’Italie, son grand rival français pour une victoire dans le Tour de France, Romain Bardet, a souvent attaqué mais il n’a pu obtenir la victoire d’étape qu’il escomptait.

On a longtemps cru que l’Australien Ritchie Porte allait l’emporter mais dans les derniers kilomètres de l’ultime étape, le Danois d’Astana Jakob Fuglsang a créé une certaine surprise et triomphé.

Le Tour de Suisse a pris le relais. Peter Sagan et Tom Dumoulin sont au départ. Viendront ensuite les championnats nationaux et une semaine plus tard, ce sera le départ du Tour de France. Et là, l’heure de vérité sonnera pour Chris Froome mais aussi l’Italien Nibali et le Colombien Quintana.

 

 

Lionel Herbet 14 juin 2017

Arnaud DEMARE remet les pendules à l'heure

Jadis, Francis Pelissier qui fut, non seulement un excellent coureur mais aussi et surtout un très bon directeur sportif, avait tendance à demander à un de ses coureurs qui avait gagné une course :  qui a fait deuxième ?

Cette remarque, nous pourrions la faire au sujet d’Arnaud Demare qui lundi, s’est imposé de façon remarquable, dans un sprint à l’arrivée de la deuxième étape du Critérium du Dauphiné.

Le Beauvaisien n’a pas triomphé à la légère mais il a devancé de très bons sprinters également, tels le Norvégien Kristoff et son vieil ami-ennemi Nacer Bouhani.

Devancer un tel duo, rehausse la performance d’Arnaud Demare dont on imagine facilement qu’il sera prêt pour le prochain Tour de France dont il visera une ou plusieurs étapes.

Mais au-delà de cette belle victoire, Arnaud Demare a profité de l’occasion pour rappeler devant les caméras de la télévision, que le cyclisme qu’il soit pro ou amateur était en ce moment très menacé en raison des nombreux accidents de la circulation. Arnaud a simplement déclaré :«Respectons nous. La route se partage ».

Parfaitement Arnaud mais à notre connaissance, c’est la première fois qu’un coureur vainqueur d’une épreuve évoque ce sujet avant de donner ses propres impressions sur sa victoire.

 

 

Lionel Herbet 06 juin 2017

Raymond POULIDOR refait parler ed lui

Un mois sépare le Tour d’Italie du Tour de France. Soit les deux plus grandes courses à étapes figurant au calendrier UCI.

Il fut une époque, pas si lointaine du reste, où un coureur en mesure de briller sur une des deux épreuves, décidait de ne pas participer à la deuxième.

Il semble que cette idée appartienne au passé même si le numéro un d’AG2R Romain Bardet a décidé de ne s’aligner au départ que du seul Tour de France.

A l’inverse, Pierre Rolland et Thibaut Pinot, vainqueurs d’étape au Giro, seront bien au départ du prochain Tour de France.

En attendant, le calendrier ne fait pas relâche. C’est ainsi qu’à une semaine du Tour de Suisse qui verra au départ le champion du monde Peter Sagan et le vainqueur du Giro Tom Dumoulin, a débuté ce dimanche le Dauphiné Libéré. La première étape a été marquée par un grand numéro du Belge Thomas De Gendt qui a surclassé tous ses adversaires.

Parmi eux, on trouve deux coureurs français, classés dans les quatre premiers. Des coureurs méconnus tel Axel Domont qui, en prenant la deuxième place, a du coup gagné sa place pour le Tour de France. A défaut d’une première victoire chez les pros (il en est à sa 5e saison), Axel Domont a gagné le respect de ses rivaux. Tout comme Pierre Latour qui a pris la 4e place de cette première étape au cours de laquelle les sprinters Demare et Bouhanni sont restés bien discrets.  Latour et Domont sont prêts à jouer le rôle ingrat mais nécessaire d’équipier de Romain Bardet dans le Tour de France.

Pour revenir au titre de cet article, oui il a été question de Raymond Poulidor ce dimanche dans la dernière étape des Boucles de la Mayenne qui s’achevaient à Laval. Une épreuve fort bien retransmise par l’Equipe 21 qui a consacré plus de six heures au sport cycliste. En effet, cette course a vu la victoire du jeune Hollandais Mathieu Van Der Poel qui n’est autre que le petit fils du toujours populaire Poupou. Il semble même que ce garçon soit à l’orée d’une belle carrière sur route lui qui, jusqu’à présent, a brillé en VTT et cyclo-cross.

Enfin, n’oublions pas le Tour du Luxembourg qui a vu la victoire d’un autre Belge et pas n’importe lequel : Greg Van Avermaet, le numéro un mondial.

On le note, le cyclisme belge est toujours en vogue. La semaine dernière, les responsables d’ASO se sont déplacés à Bruxelles et ils ont annoncé que le départ du Tour de France 2019 serait donné depuis Bruxelles. Soit 50 ans après la première victoire d’Eddy Merckx dans la Grande Boucle.

Eddy Merckx reste encore aujourd’hui comme le plus grand champion de tous les temps.

Pour l’avoir rencontré et bavardé avec lui, voici quinze mois lors de la Côte Picarde, organisée par Jean Bernard Devos, nous mesurons encore aujourd’hui le bonheur que nous avions éprouvé à Mers les Bains. Merci encore Jean-Bernard…

 

 

Lionel Herbet 04 juin 2017

Thibaut PINOT: Un jour viendra...

Quel suspense à l’occasion de la dernière étape du Tour d’Italie. Une étape disputée en contre la montre sur une distance relativement courte (29,3km). Mais une étape qui a permis au Hollandais Tom Dumoulin de reprendre, et ce de façon définitive, le maillot rose de leader. Dimanche matin, le Colombien Nairo Quintana était le leader mais on le sait, il n’est pas un vrai spécialiste de l’effort solitaire. Il s’est bien battu mais Dumoulin qui enroulait un braquet énorme, a produit une impression extraordinaire. A l’arrivée, le Hollandais s’imposait mais le suspense est tel que quatre coureurs se retrouvent en moins d’une minute vingt secondes. Outre Quintana, l’Italien Vincenzo Nibali a sauvé les meubles tandis que Thibaut Pinot a dû se contenter de la 4e place. La plus mauvaise mais en aucun cas, il ne s’agit de déception. Thibaut Pinot a rempli son contrat en remportant une belle étape de montagne (tout comme un autre Français Pierre Rolland). Le coureur de la FdJ s’est généreusement battu, il a tout donné mais il s’incline avec les honneurs. Le trio qui le précède est exceptionnel et on peut imaginer que Tom Dumoulin fait désormais partie des grands spécialistes des courses à étapes. Dumoulin est le plus fort dans l’épreuve solitaire et en montagne, il sait limiter la casse même lorsqu’il n’a pas d’équipier à ses côtés. Normalement, tout ce petit monde devrait se retrouver dans un mois au départ du Tour de France. En ce qui concerne Thibaut Pinot, les spécialistes s’accordent à dire qu’un jour, il gagnera un grand Tour. Pour ce faire, il lui faudra progresser dans le contre la montre. Un mot sur le Picard Clément Chevrier qui a fini courageusement à la 81e place. C’est plus qu’encourageant.

Lionel Herbet 29 mai 2017 

Encore un cycliste tué sur la route

Le cyclisme est un sport dangereux, avions nous écrit voici quelques mois.

Ce sport l’est incontestablement et la mort de Grégoire Somogyi est là pour nous le rappeler.

Il s’agit d‘une mort injuste et elle nous fait penser à celle de Jean Jacques Fussien, survenue à la fin des années 70.

Fussien s’entrainait et un camion l’avait fauché et écrasé sans qu’il ait une chance de s’en sortir. Pour ce qui concerne Somogyi, il avait rendez-vous avec la mort sur une route du Val d’Oise, à Saint Witz.

Un camion a coupé la route au coureur qui a été tué sur le coup après avoir été trainé sur une centaine de mètres.

Que faut-il faire pour éviter ce genre de drame ? On aura beau prendre toutes les mesures nécessaires ou promulguer les lois les plus sévères, rien ne changera. La route appartient à tout le monde et dans ce genre de situation, le dernier mot sera toujours pour le camion ou la voiture.

Le cycliste sera toujours en infériorité.

Remarquez que Grégoire Somogyi est mort dans des conditions dramatiques dans ce qu’on appelle communément un accident de la circulation. Mais en compétition, le  coureur n’est pas toujours à l’abri et on l’a encore vu la semaine dernière, dans le Tour d’Italie, lorsqu’une moto arrêtée imprudemment sur le bas-côté, a provoqué une chute massive de  coureurs, certains étant contraints à l’abandon.

Le cyclisme, sport dangereux. Hélas oui et nous ne voyons vraiment pas comment il pourrait l’être moins.

 

Lionel Herbet 29 mai 2017

Adrien Petit le plus rapide à Mers les Bains

Photo Fred HASLIN
Photo Fred HASLIN

Mercredi dernier, dans la Maison des Sports d’Amiens, ses parents étaient venus assister à la présentation officielle de la 32e édition du Grand Prix de la Somme.

Etait-ce un heureux présage ?

Oui car ce dimanche, le fils Adrien Petit s’est montré le plus rapide d’un peloton d’une soixantaine de coureurs qui s’étaient présentés au bout de la longue ligne droite à Mers les Bains. Il y avait beaucoup de monde mais nous ne pouvions  pas ne pas penser à cette Côte Picarde qui a disparu du calendrier et dont nous espérons bien qu’elle réapparaitra un jour.

Ce Grand Prix de la Somme s’est couru sur des bases très élevées avec des coureurs représentant des formations modestes et qui voulaient absolument se montrer. Résultat, durant les trois premières heures, la moyenne a dépassé les 45 km/heure avec notamment une pointe de  47,600 dans la première.

Difficile dans ces conditions de sortir du peloton qui, au départ  de Glisy, était composé de 89 coureurs. On notait une échappée d’une quinzaine d’éléments mais leur avance ne devait jamais atteindre la minute.

A Famechon, km 85, c’était le regroupement mais l’allure restait toujours aussi vive.

Tentaient ensuite leur chance le Belge Vantomme (Protect), le Canadien Anderson Direct Energie) et le Picard Dassonville (Auber). Cela paraissait plus sérieux puisque le trio possédait à un certain moment  1mn40s d’avance.

Dans le peloton, on roulait afin de revenir ce qui devait se produire à 8km de l’arrivée.

Dès lors, le sprint massif était inévitable et Adrien Petit se montrait le plus  fort.

« Cette victoire succède à celle de la semaine dernière aux Quatre Jours de Dunkerque. Mais c’est d’une autre manière car à Dunkerque, c’était en solitaire alors qu’à Mers, c’est au terme d’un sprint  massif, soulignait le vainqueur. Dans ce parcours, le final me convenait beaucoup car  il était assez usant. A l’entrée du circuit final, je n’étais pas trop bien placé mais j’ai pu reprendre ma place dans les derniers mètres. J’aime bien ce genre de course animée. L’échappée des trois  ne m’a jamais inquiété. Pour moi, cela fait plaisir.  Mes beaux parents ont un appartement ici à Mers et ma grand-mère en a un à Quend. Je suis donc chez moi. Enfin, nous  sommes une famille de vélo ».

Aujourd’hui, Adrien Petit est un des rares coureurs professionnels qui possèdent   un club de supporters.

Dans toutes les courses auxquelles il participe, sur le parcours, on peut voir un ou plusieurs camping car avec des drapeaux à la gloire d’Adrien. Au total, le club  de supporters compte plus de 400 adhérents.

 

Classement : 1. Adrien Petit (Direct Energie) les 180kmen 3h59m13s ; 2. Rudy Barbier (AG2R La Mondiale) ; 3.Manzin (FdJ), 4. Cardis (Direct Energie), 5. Hofstetter (Cofidis), 6. Ferasse (Armée de Terre), 7. Corbel (Fortuneo), 8. Donders (Team Differdange), 9. Touze (Auber) ; 10. Raibaud (Armée de Terre) etc..   

 

Lionel Herbet 21 mai 2017

Albert Bouvet avait été un bon poursuiteur

La mort d’Albert Bouvet, décédé à l’âge de 87 ans,  nous attriste car c’est un grand personnage du cyclisme  qui disparait après Roger Pingeon et Roger Walkowiak sans oublier Ferdi Kubler.

Certes, Albert Bouvet n’avait pas gagné le Tour de France mais il avait été un honnête professionnel, s’adjugeant même Paris-Tours en 1956. Il  faudra attendre 42 ans pour que Jacky Durand soit son successeur au palmarès de cette dernière classique de la saison.

Ce dont nous retenons aujourd’hui, c’est qu’au-delà de sa reconversion parfaitement réussie dans l’organisation du Tour de France et des classiques gérées par ASO, aux côtés surtout de Jean Marie Leblanc dont il était proche, qu’il était un amoureux éperdu de son sport.

Nous  retenons aussi  qu’en 1957 et 1959,  Albert Bouvet se retrouva en finale du championnat du monde de poursuite. Son adversaire Roger Rivière, véritable phénomène de la piste et même de la route, s’imposa face à Bouvet qui n’avait surtout pas à rougir car Rivière était largement au-dessus.

Deux Français dans une finale d’un championnat du monde  de poursuite, il faudra attendre près de 40 ans puisqu’en 1998, sur la piste du Vélodrome de Bordeaux, nous avions Philippe Ermenault et Francis Moreau. Non seulement, ces deux coureurs étaient Français mais surtout Picards.

Les deux hommes avaient été champions olympiques de la poursuite par équipes deux ans plus tôt à Atlanta.

Albert Bouvet aimait les coureurs qui le lui rendaient bien. Il avait donné le virus  du vélo à son fils PhiLlipe, journaliste à l’Equipe et à qui, nous pensons beaucoup.     

 

Lionel Herbet 21 mai 2017

GP Somme: Stéphane Gaudry croit aux chances de Flavien Dassonville

S’il fallait attribuer la médaille de la formation ayant le plus de participations au Grand Prix de la Somme, ce serait à coup sur Aubert 93 qui a même inscrit son nom au palmarès avec le regretté Hervé Boussard.

Ce dimanche, entre Glisy et Mers les Bains, Auber 93 sera dirigé par Stéphane Gaudry, un directeur sportif qui a longtemps couru sous le même maillot. Stéphane ne compte plus les fois où il s’est aligné au départ de l’épreuve de PSP et c’est toujours un plaisir de le voir  dans cette épreuve d’un jour.

« Je ne me souviens plus  du nombre de fois où j’ai participé au Tour de la Somme que ce soit avec Auber 93 ou le Bataillon de Joniville. N’oubliez pas que c’est un peu ma région puisque je suis originaire de l4Oise. Stéphane Javalet est manager général d’Auber et moi je suis le directeur sportif. Je suis plus dans la  direction sportive  et dans la logistique de l équipe.

« C’est vrai que le cyclisme souffre un peu en ce moment même si je ne veux retenir que le côté positif. Certains organisateurs et certaines courses  ont des difficultés mais il y a aussi  des équipes qui se forment et  des courses qui naissent. C’est un équilibre.

Compte tenu de sa longévité, je considère que le Grand Prix de la Somme est une belle course avec des gens sérieux et surtout bénévoles. Et puis, nous avons besoin de ce genre de course d’une journée qui nous permet de faire courir nos coureurs»

Stéphane Gaudry aligne une belle équipe dont le leader est le régional Flavien Dassonville.

« Mon équipe va bien et le bilan est excellent avec Flavien Dassonville qui est très fort en ce moment. Il a  gagné en coupe de France la Roue Tourangelle et une épreuve d’une semaine, le Tour de Bretagne en classe 2. Mais c’est vrai que ce GP de la Somme sera en principe réservé aux routiers sprinters ».

-Ce dimanche 21 mai  

Départ de Glisy à 11h40

Arrivée à Mers les Bains après 180 km vers 16 heures

 

Lionel Herbet 20 mai 2017

Le final du stade Delaune, c’était Fignon-Le Mond dans le Tour de France

 

 Toute la presse nationale a  relayé ce samedi matin l’incroyable final de ce championnat de L2.  

Il a en effet fallu attendre la 95e voire la 96e minute pour assister à ce dénouement exceptionnel.

En marquant le but victorieux de son équipe, Emmanuel Bourgaud  a propulsé son équipe en L1 mais surtout, il est entré dans la légende du sport. Car les données étaient très simples : Bourgaud marquait et l’ASC montait directement en L1 mais si le score restait à 1-1, l’ASC ne terminait que 4e. Soit la place du c..

Jusqu’au bout, ce  championnat aura été palpitant et  indécis.

Au bout de 38 journées, tout s’est donc joué dans la dernière seconde de jeu puisque l’arbitre n’a pas fait reprendre le match après le but de Bourgaud.

Dans l’histoire du sport, il nous revient à la mémoire quelques souvenirs identiques  qui prouvent que tout peut arriver en sport.

En boxe par exemple, rappelons-nous ce fameux championnat du monde des poids moyens entre le Français Laurent Dauthuille et l’Américain La Motta. Il reste exactement 13 secondes dans le 15e et dernier round de ce championnat du monde des poids moyens.

Laurent Dauthuille mène aux points et va devenir champion du monde mais  voilà qu’il se retrouve au tapis et il est battu par ko technique.

Plus près, en cyclisme cette fois, en 1988, la dernière étape du Tour de France va se jouer à quelques secondes puisque le Français Laurent Fignon, porteur du maillot jaune, perd la Grande Boucle dans les derniers kilomètres de la dernière étape. Fignon  laisse la victoire à l’Américain Greg Le Mond. Et pour huit malheureuses secondes, Laurent Fignon perd le Tour de France.

Ces deux exemples prouvent qu’en sport, tout peut arriver. Le stade Delaune a connu, vendredi dernier,  un évènement dont on parlera encore longtemps.

 

Lionel Herbet 20 mai 2017

Grand Prix de la Somme : Les régionaux  Adrien Petit et Flavien Dassonville attendus

C’est ce dimanche que se déroulera la 32e édition du Grand Prix de la Somme, organisé depuis sa création par Promotion Sport Picardie avec l’aide appréciable du Conseil Général de la Somme.

L’autre jour, dans le cadre  de la Maison des Sports à Amiens, Hubert Louvet, le président de PSP était fier d’accueillir Laurent Somon, le président du Conseil départemental. Hubert Louvet a répété que ce Grand Prix de la Somme était bien à sa place et qu’il n’était pas question, pour des tas de raisons, de rivaliser avec des épreuves World Tour. Mais il ne faut jamais oublier que PSP est une équipe composée exclusivement de bénévoles, certains étant présents depuis 1986.

On le sait, cette année, ce G P de la Somme partira de Glisy, une commune très dynamique et l’arrivée sera  située à Mers les Bains, le fief de l’ami Jean Bernard Devos et la ligne d’arrivée sera au même endroit que celle qui marquait la fin de la regrettée Côte Picarde.

Le peloton  qui va s’élancer  comprendra, pour le public, de nombreux inconnus,  des coureurs venus des pays étrangers parfois même très loin.

Aujourd’hui, nous nous intéressons à deux coureurs régionaux qui aimeraient s’imposer à Mers.

En premier lieu, Adrien Petit qui après avoir couru chez Cofidis, porte aujourd’hui, le maillot  de Direct Energie. Mercredi, lors de la présentation de ce G P de la Somme, les parents d’Adrien Petit étaient venus quasiment en voisins.

On devine qu’ils aimeraient bien que leur rejeton soit le plus rapide, dimanche à Mers les Bains.

Autre régional, Flavien Dassonville, originaire lui de Montdidier et qui est pro depuis plusieurs saisons. Cette année, il porte les couleurs d’Auber 93 dont le directeur sportif est un habitué de l’épreuve. Il s‘agit de Stéphane Gaudry qui a longtemps participé à ce G P de la Somme en tant que coureur. Au  début de cette saison, Flavien Dassonville a frappé un grand coup en remportant la Roue Tourangelle.

De quoi lui donner confiance et qui sait si  dimanche à Mers.

Dans le peloton, nous aurons aussi la présence  de Arnold Jeannesson, Kevin Ledanois (Fortuneo), Rudy Barbier, Samuel Demoulin, Alexis Gougeard et Christophe Riblon qui continue sa carrière avec l’espoir de décrocher  sa sélection pour le Tour de la Somme (AG 2 R) ; Alexandre Pichot (Direct Energie) ; Johan Le Bon (FdJ) ; Rayanne Bouhanni, le frère de Nacer, Jimmy Turgis (Cofidis), Bryan Alaphilippe (Armée de Terre) dont le directeur sportif est Jimmy Casper, sociétaire par ailleurs de PSP ; Romain Feillu (Auber 93) ; Romain Lemarchant (Delko Marseille). Bref, un peloton de 112 coureurs  avec  de nombreux outsiders puisqu’aucun nom ne se détache vraiment. Nous allons donc vivre une épreuve  vivante à souhait  et intéressante.

Ce dimanche 21 mai

Départ fictif de Glisy à 11h40 et départ réel depuis Blangy Tronville à 12 heures

Arrivée à Mers les Bains après 180km vers 16heures.

 

Lionel Herbet  19 mai 2017

Henri Paul Fin et le drapeau olympique

Ce mercredi matin, s’est déroulée à la Maison des Sports d’Amiens, la présentation du Grand Prix de la Somme qui aura lieu dimanche prochain, entre Glisy et Mers les Bains.

Dans cette Maison des Sports où plus d’une dizaine de comités départementaux ont leur bureau, dans la grande salle dans laquelle se tiennent les réunions du CDOS ou assemblées générales, on voit un drapeau olympique.

Ce drapeau a une histoire puisqu’il a été remis au CDOS par l’ancienne championne olympique du 400m haies  en1984 la Marocaine Nawal El Moutawakel. Nawal est aujourd’hui vice-présidente du CIO et lors des Jeux d’hiver de Sotchi en 2014, elle a ramené ce drapeau et l’a offert au CDOS. Ce drapeau  est donc unique.

Notre ami Henri-Paul Fin occupe aujourd’hui la fonction de vice-président de PSP. Mais en 1972, il a participé aux Jeux Olympiques de Munich dans une épreuve cycliste par équipes.

Il méritait bien Henri-Paul Fin de se faire photographier  devant ce drapeau, trois jours après deux grands champions d’athlétisme Michel Jazy et Jean Wadoux qui étaient aussi venus à la Maison des Sports.

 

Lionel Herbet  17 mai 2017

Hubert Louvet « Heureux que le Conseil départemental nous soutienne »

Hubert Louvet est le président de Promotion Sport Picardie depuis sa création, voici plus de trente ans. L’homme est toujours plein d’idées, dynamique et garde foi en l’avenir même si le cyclisme traverse des moments difficiles.

Hubert Louvet  a présidé ce mercredi matin la présentation officielle de la prochaine édition du Grand Prix de la Somme, dimanche prochain entre Glisy et Mers les Bains.

Avant de prendre la route pour Dunkerque où il devait assister aux obsèques d’un ancien dirigeant de l’ASC M. Janicot, Hubert Louvet a répondu à nos questions :

« D’abord, je ne peux que me réjouir de la présence de Laurent Somon, le président du conseil départemental qui a bien compris le message que nous voulons faire passer. Tout d’abord, nous  sommes conscients, en toute humilité que nous ne sommes pas les Quatre Jours de Dunkerque ni l’ ancien Tour  de Picardie qui était organisé par ASO. Nous sommes tout simplement à notre place. Nous aurons au départ une belle participation de coureurs mais qui ne sont pas en World Tour. Nous en sommes conscients. Nous ne pouvons pas toujours avoir des têtes d’affiche d’autant qu’en ce moment se dispute le Tour d’Italie et également le Tour de Californie. Nous  sommes dans notre classification et espérons bien y rester. Notre intérêt est que le Conseil départemental sache  que le travail que nous effectuons est d’abord un travail de terrain. Un travail effectué par des bénévoles de Promotion Sport Picardie. De plus, les communes sont heureuses que nous les traversions.  Nous remercions aussi les villes de Glisy et de Mers les Bains qui seront dimanche prochain, ville départ et ville arrivée.  Je suis aussi heureux de voir que Jean-Bernard Devos nous a rejoints. Nous voulons retrouver l’esprit qui régnait à l’occasion de la Côte Picarde, chère justement à Jean Bernard. Il y avait du public mais nous en avons aussi car à Albert, l’an dernier, j’ai été agréablement surpris par le monde présent. Si le beau temps est avec nous, ce sera parfait.

« Laurent Somon a été notre allié  et le Conseil départemental considère que ce Grand Prix de la Somme sera un évènement majeur de l’année. Nous nous employons afin qu’il ne soit pas déçu ainsi que nos partenaires privés.

« Enfin je veux rappeler que nous avons accepté la proposition des Quatre Jours de Dunkerque car initialement, le Tour de la Somme aurait du se dérouler dimanche dernier mais cela coïncidait avec l’arrivée des Quatre Jours de Dunkerque. »

-Un mot enfin sur le Tour d’Italie qui a vu un très bon comportement ce mercredi de Pierre Rolland troisième d’une superbe étape.

 

Lionel Herbet 17 mai 2017

Emmanuel  Macron défend la candidature de Paris en 2024

 

 

Tout va très vite depuis l’élection d’Emmanuel Macron en tant que Président de la République. Pourtant durant  la campagne électorale, le sport a rarement été évoqué et c'est bien dommage.

Mais depuis une semaine, les événements se succèdent. En effet sont  arrivés à Paris les membres de la commission d’évaluation du CIO. Commission dans laquelle figure Nawel El Moutawakel ancienne championne olympique du 400m haies en 1984 et qui possède avec Amiens, des liens particuliers. En ce sens que c’est dans la capitale picarde qu’elle était venue préparer les Jeux de Los Angelès. Chargée de visiter les différents sites devant accueillir les épreuves des Jeux,  la commission sera normalement reçue par le nouveau Président de la République dont nous savons qu’il aime le sport, témoin cette licence  de Foot-Loisirs établie voici une dizaine d’années. Emmanuel MACRON s'intéresse au sport en général  mais pratique  encore le  tennis qu’il pratique quand il est au Touquet. Il aime aussi le football ainsi qu’on l’a vu revêtir par exemple le maillot de l’attaquant international Payet lors d’une discussion à bâtons rompus avec de jeunes élèves. On sait aussi qu’en  septembre, à Lima, à l'occasion du Congrès  du C IO, on apprendra si Paris sera la ville qui sera chargée d’organiser  les   Jeux Olympiques de 2024. Nul doute que le nouveau Président de la République va défendre la candidature de Paris. Il n'y a aucun doute à ce sujet.

Le jeune Président de la République  (il a l âge  du joueur de Troyes Nivet meilleur joueur en L 2 ) et  qui, dans sa jeunesse, a pratiqué le football, sur ce terrain de la Providence a Amiens aime donc le  sport c'est incontestable. Son épouse Brigitte est aussi issue d'une famille de sportifs a Amiens. Son père Jean Trogneux a effet été dans les années 60 le premier Président de la Ligue de Picardie de Tennis et un peu plus tard, le premier Président du comité régional olympique et sportif de Picardie.

C'était une époque où le sport en France prenait vraiment son envol et personne n'a oublié ce dessin de Faizant qui voyait le général de Gaulle en survêtement après les Jeux Olympiques catastrophiques de Rome en 1960.

 Le sport sera en tout cas important durant ces  cinq prochaines années. A Amiens la ville d'Emmanuel Macron,  la prochaine Foire Exposition  d’Amiens sera consacrée au sport et aux Jeux Olympiques.   

 

Lionel Herbet 15 mai 2017

Le sport  avec Emmanuel Macron

Durant la campagne électorale, le sport a rarement été évoqué et c'est bien dommage.

Pourtant, il faudra bien que prochainement,  le nouveau président de la République Emmanuel MACRON s'intéresse à ce sujet. D'abord parce qu'en septembre, à Lima, à l'occasion du Congrès  du C IO, on apprendra si Paris sera la ville qui sera chargée d organiser  les   Jeux Olympiques de 2024. Nul doute que le nouveau Président de la République va défendre la candidature de Paris. Il n'y a aucun doute a ce sujet .  

Le jeune Président de la République  (il a l âge  du joueur de Troyes Nivet meilleur joueur en L 2 ) et  qui dans sa jeunesse a pratiqué le football, sur ce terrain de la Providence a Amiens aime se sport c'est incontestable. Son épouse Brigitte est aussi issue d'une famille de sportifs a Amiens. Son père Jean Trogneux a effet été dans les années 60 le premier Président de la Ligue de Picardie de Tennis et un peu plus tard le premier Président du comité régional olympique et sportif de Picardie. C'était une époque où le sport en France prenait vraiment son envol et personne n'a oublié ce dessin de Faizant qui voyait le général de Gaulle en survêtement après les Jeux Olympiques catastrophiques de Rome en 1960. Symbole ce vendredi pour donner le coup d'envoi du match Amiens - Laval, le coup d'envoi sera donné par Michel Jazy immense champion des années 60. Ensuite. Il s'agira de désigner  un nouveau Ministre des Sports. Le sport sera en tout cas important a commencer par Amiens la ville d'Emmanuel Macron avec notamment la prochaine Foire Expo d Amiens qui sera consacrée au sport et aux Jeux Olympiques. Emmanuel Macron aime le sport. Samedi dernier au Touquet il a joué au tennis avec des gamins. Très jeune quand il était à la Providence a Amiens, il a sûrement joué au football sur ce terrain situe à l'intérieur et qui a l'époque aussi était utilisé par les clubs corporatifs de la ville.  

 

Lionel Herbet 08 mai 2017

Giro 1991 : Didier Thueux rate la chance de sa vie

 

Décidément, l’amateur de cyclisme  prend beaucoup de plaisir à suivre sur la chaîne l’Equipe 21 ce 100e Tour d’Italie.

La course est bien  filmée et bien commentée avec  un Stephen Roche, très compétent on le devine.

Et puis pour le coureur irlandais, comment ne pas rappeler qu’en 1987, il avait réussi un triplé unique. Il avait en effet remporté le Giro, le Tour de France et dans la foulée, il était devenu champion du monde. Un exploit qui n’a pas été égalé depuis. Par la suite, nous avons eu la chance de rencontrer Stephen Roche notamment lors des Quatre Jours de Dunkerque puis dans le Tour de France à la Côte Picarde.

 C’est un garçon exquis de gentillesse.

Toujours le Giro.

Le temps passe vite mais en 1991, au sein de l’équipe Castorama, dirigée par Cyrille Guimard, le  jeune coureur de Mareuil Caubert près d’Abbeville Didier Thueux, est passé à coté d’une victoire dans la première étape.

Pour un cheveu, il s’était fait battre par un autre Français Philippe Cassado qui portait, lui, le maillot de l’équipe Z.

On peut affirmer que Didier Thueux a raté son rendez-vous avec la gloire car porteur du maillot rose, ne serait-ce qu’une journée, cela aurait assuré sa popularité. Aujourd’hui, Didier Thueux qui a la cinquantaine est toujours en vie ce qui n’est hélas plus le cas de Cassado.

Didier Thueux a même parfois donné un coup de main à PSP dans le Tour de la Somme.

Revenons au Tour d’Italie pour indiquer qu’après un Autrichien, c’est un Allemand qui s’est imposé ce samedi et a revêtu le maillot rose.

André Greipel  compte désormais 22 victoires d’étapes dans les trois grands Tours (France, Giro et Vuelta).

Enfin, comment ne pas être un peu ému devant l’émergence du cyclisme africain qu’incarne à merveille  Daniel Teklehaimanot qui a revêtu le maillot de meilleur grimpeur. Quant aux Français de la FdJ, il faudra attendre un peu pour les voir entrer dans le vif du sujet.

 

Lionel Herbet 06 mai 2017

Le Giro enfin télévisé en direct en France

 
Durant trois semaines, les amoureux du sport cycliste vont se régaler.

La chaine gratuite l’Equipe 21 va en effet retransmettre en direct le Tour d’Italie. Une épreuve mythique qui précède d’environ un mois le Tour de France.

Rares du reste ont été dans le passé les champions victorieux à la fois du Giro et du Tour de France.  Evidemment, on a beaucoup évoqué dans les journaux ce passé si merveilleux qui nous permet de revoir en action les Fausto Coppi, Gino Bartali, et Alfredo Binda et le dernier Transalpin qui a marqué les esprits Marco Pantani.

Le vent a hélas tourné et si le Giro demeure, hélas, le cyclisme italien se porte mal. Il n’y a jamais eu aussi peu d’équipes professionnelles en lice. Ainsi, en 2000, il y avait douze équipes au départ du Giro. Cette année, elles seront ramenées à deux formations nationales.

Pourtant, au départ ce samedi, un Italien aura une chance de l’emporter : Vincenzo Nibali ancien lauréat du Tour de France et qui s’est exilé au Barhain mais il aura deux adversaires de taille : le   Colombien Quintana formidable grimpeur et le Français de la FdJ Thibaut Pinot.

Ce dernier s’est exclusivement préparé pour ce rendez-vous italien et on a vu dernièrement qu’il était en forme à l’occasion du Tour des Alpes.

Bonne nouvelle quand même au départ de ce Tour d’Italie.

Il n’y a aura pas de prix pour le meilleur descendeur. Une idée stupide avait été formulée par les organisateurs. Heureusement, l’UCI notamment a fait pression. Le cyclisme reste suffisamment dangereux pour ne pas en ajouter.

Nous parlions l’autre jour de racisme avec cette insulte grossière d’un coureur italien à l’encontre du Français  Reza. L’Italien sera suspendu et c’est logique.

La violence fait aussi son apparition dans ce sport. Ainsi, la commission de discipline de l’UCI   a suspendu 45 jours le coureur ukrainien Andrey Grivko qui avait porté un coup de poing au visage de l’Allemand Kittel durant le Tour de Dubaï.

Chez nous, le cyclisme vivote même si la semaine prochaine les Quatre Jours de Dunkerque vont passer chez nous.; Une arrivée est même prévu à Amiens. A PSP, sous la houlette de son président Hubert Louvet, on prépare dur le prochain Grand Prix de la Somme.

A l’heure où les robinets se coupent, il est bon de noter que dans la Somme, le Grand Prix de la Somme est la seule épreuve cycliste de haut niveau qui est soutenue financièrement.

Cela méritait d’être précisé.

 

Lionel HERBET 05 mai 2017

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Racisme, chutes et décès, le quotidien du cyclisme mondial

Nous avons été les seuls au niveau régional à retracer l'agression violente dont avait été victime, la semaine dernière, sur des routes d'entrainement, le coureur professionnel Yoann Offredo. Deux personnes qui circulaient en voiture ont en effet sauvagement attaqué le coureur qui n'avait aucun moyen de défense. Il a  eu le nez cassé.

Ce dimanche, Stade 2 a évoqué, dans un excellent reportage,  le problème et posé carrément la question: le cyclisme est-il devenu un sport dangereux? Le sujet est très important et quand on voit, avec effroi,  sur certaines vidéos l’imbécillité de pilotes de voitures qu'ils soient hommes ou femmes, n'est pas bon signe pour l'avenir de ce sport.

Oui force est de constater que de plus en plus, le fossé s'agrandit entre les coureurs amateurs ou professionnels et les automobilistes.

Yoann Offredo demande que les villes mettent au point des pistes cyclables.

Nous souscrivons pleinement et avions pour notre part, alerté en son temps Alain Gest,  Président d'Amiens-Métropole et demandé que ces pistes cyclables portent le nom d'anciens coureurs qui ont fait la notoriété de la ville d'Amiens comme Pierre Pardoen, Bernard Quennehen, Franck Perque et  même le malheureux Jérémy Dartus, renversé mortellement alors qu'il s'entrainait justement dans sa bonne ville d'Amiens.

Nous attendons toujours.

Le cyclisme est évidemment dangereux en compétition et les coureurs savent parfaitement qu'ils courent un réel péril. Nous  en voulons pour preuve la nouvelle chute dont a été victime ce dimanche le professionnel de Cofidis Nacer Bouhanni. Vainqueur d'une étape au Tour du Yorskhire, Bouhanni est tombé lourdement dans la troisième étape. Il a été transporté à l'hôpital mais ses jours ne sont heureusement pas en danger ce qu'a indiqué Cofidis.

Une fois de plus, Nacer qui est, il faut le reconnaitre, un battant et dont le champion préféré est le boxeur Mike Tyson, a malheureusement l'habitude de tomber en course.

Mais c'est son tempérament et ce garçon, nous l'avions rencontré l'an dernier au départ du Grand Prix de la Somme. Nacer  nous avait parlé de sa passion pour  la boxe,  sport qu'il pratique en hiver. Espérons que son indisponibilité ne dure pas trop longtemps.                          Nacer Bouhanni est toujours en vie mais ce n'est pas le cas d'un grand espoir américain Chad Young qui a fait une chute mortelle dans une épreuve disputée aux Etats-Unis.

A la fin de la semaine, le Tour d'Italie prend le départ. Rappelons que L'Equipe 21 va retransmettre intégralement en direct cette épreuve. Chaque équipe y compris la FdJ avec son leader Thibault Pinot, est composée de neuf coureurs mais Astana a décidé d'aligner seulement huit éléments. Astana veut ainsi rendre hommage au malheureux Michèle Scarponi, décédé voici quinze jours alors qu'il s'entrainait. Chapeau Astana.

Passons à un autre sujet: le racisme. Franchement, nous ne pensions pas que ce sujet viendrait s'immiscer dans le vélo. Mais depuis quelques saisons, le peloton voit  l'arrivée de coureurs de couleur français et africains.      Cette semaine, dans le Tour de Romandie, l'Italien Gianni Moscon s'en est pris au Guadeloupéen de la FdJ Kevin Reza.

"Tu est la honte de notre sport" lui a répondu un équipier de Reza.

Triste à en pleurer.

Enfin, terminons par le sport cycliste en lui-même. Le Tour de Romandie s'est terminé en beauté ce dimanche pour l'Australien Richie Porte qui a repris le maillot jaune à Yates au terme de la dernière étape qui se disputait en contre la montre. C'est l'éternel refrain avec un contre la montre. Faut-il le programmer dès le départ, au milieu ou en fin de course? 

Pour ce qui concerne le Tour de Romandie, il s'avère que le suspense aura duré jusqu'à la dernière seconde de la course. Et rien ne vaut le suspense en sport.

 

 

Lionel HERBET  30 avril 2017

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Le GP de la Somme va se terminer à Mers

 

Ce sera cette année, exactement le dimanche 21 mai,  une grande première puisque pour la première fois, l’arrivée du Grand Prix de la Somme, organisée par Promotion Sport Picardie, avec le Conseil Départemental, est prévue à Mers les Bains. Les années précédentes, Mers était aussi le point final de la Côte Picardie qui fut durant trente ans, une grande épreuve de niveau mondial que ce soit chez les professionnels ou  chez les amateurs.

La Côte Picarde c’était aussi l’œuvre de Jean Bernard Devos, grand  organisateur s’il en est mais le plus malheureux des hommes  quand il dut,  la mort dans l’âme, abandonner son épreuve.

Promotion Sport Picardie a tenu, ces derniers jours, une réunion qui concernait surtout les personnes qui ont en général, un travail ingrat et peu spectaculaire.

On le rappelle encore, il faut beaucoup de bénévoles notamment dans les villages traversés et le nouveau secrétaire de PSP Kevin Poret (il remplace Gérard Frey qui reste au club), a écrit aux maires pour qu’il fournisse des signaleurs.

C’est donc le dimanche 21 mai que cette nouvelle édition du G P de la Somme aura lieu, sur près de 200km avec un départ fixé à Glisy. Les meilleures équipes françaises seront présentes mais il est encore trop tôt pour connaitre le nom des engagés. Notons aussi la bonne entente qui règne entre les clubs du département puisque par exemple ceux d’Abbeville et d’Ham vont prêter leur véhicule.

Rappelons aussi que le parcours a dû être quelque peu modifié à certains endroits et ce sur l’avis de la Préfecture.  

Notre photo : de gauche à droite debout Henri Paul  Fin et Jean Claude Piéri, assis Hubert Louvet et Kevin Poret, le nouveau secrétaire général de PSP.

 

 

Lionel HERBET  28 avril 2017

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Rencontre Christophe PELLISSIER Michel BOCQUILLON

C

e n’est pas la première fois que nous insistons sur la passion pour le cyclisme qu’a l’entraineur de l’Amiens SC Christophe Pélissier.

Dans son bureau, figure du reste une photo prise l’an dernier au Prix Jean Renaux. Il se trouve aux côtés d’Arnaud Demare, vainqueur de Milan San-Remo.

L’autre jour, à l’occasion du café offert aux supporters de l’ASC,  au stade de la Licorne, figurait noter ami de Promotion Sport Picardie Michel Bocquillon. Celui-ci a été un bon coureur professionnel au cœur des années 60. S’il aime toujours son sport, Michel Bocquillon est aussi un fidèle des matches de la Licorne et ce, depuis de longues années.

Nous avons donc réuni les deux hommes l’espace d’une seconde sur cette photo qui prouve que bien souvent cyclisme et football sont proches.

 

 

Lionel HERBET  28 avril 2017

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La triste affaire Yoann OFFREDO

 

 

A

près la disparition tragique  du champion italien Scarponi, mort lors d’une séance d’entrainement, vient d’arriver un nouveau drame.

Certes, cette fois, il n’y a pas eu mort d’homme et c’est tant mieux.

Mais tout de même, cela nous fait froid dans le dos, quand on voit le visage ensanglanté du professionnel Yohann Offredo.

On  se demande vraiment  dans quelle société nous vivons.

Même si toute la lumière n’a pas été faite sur ce regrettable fait divers, même si peut-être Offredo n’est pas entièrement blanc dans cette histoire ; force est quand même de reconnaitre qu’un automobiliste, n’a pas le droit de s’attaquer de la sorte à un cycliste. Et que les deux personnes qui ont défiguré Offredo et qui lui ont peut-être cassé le nez, sont impardonnables et doivent être sanctionnés.

Pourtant, pour  avoir vécu ce genre d’incident, moins grave évidemment, on peut penser que d’un côté, il arrive que les cyclistes qu’ils soient professionnels ou non, prennent beaucoup de libertés sur les routes lors de leurs entrainements.

Il arrive parfois qu’ils soient  deux sur la même ligne et qu’il est donc quasiment impossible, pour un automobiliste, de les doubler.

D’où un certain énervement de leur part.

Tout comme dans une ville à un stop, l’automobiliste s’arrête normalement tandis que le coureur poursuit le plus souvent sa route.

Alors, ce genre de comportement a peut-être tendance à irriter l’homme qui se trouve au volant. Cela peut, à la limite, se comprendre. Mais tout de même, aller jusqu’à tabasser le cycliste, il faut quand même être un peu taré.

Le cyclisme de compétition se poursuit et après les classiques  flandriennes qui ont vu l’Espagnol Valverde frapper fort, place aux courses à étapes.

Dans un premier temps, se déroule le Tour de Romandie et ensuite, le Tour d’Italie du 5 au 28 mais et qui, innovation importante, sera retransmis en direct par l’Equipe 21. Un  évènement qui sera très suivi, nous en sommes convaincus.

 

 

Lionel HERBET  26 avril 2017

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Le cyclisme reste un sport dangereux

Ces derniers jours, nous avions consacré un article sur la popularité du cyclisme. Mais le cyclisme est aussi un sport dangereux.

La mort ce samedi matin, de l'Italien SCARPONI  nous rappelle le terrible accident dont avait été victime le coureur picard Jean Jacques FUSSIEN.

Nous étions à la fin des années 70 et Jean Jacques FUSSIEN qui, en son temps, avait osé défier le grand Eddy MERCKX, avait été renversé par un camion à l'entrainement. Il était mort avant son arrivée à l'hopîtal.

En ce samedi matin, l'actualité cycliste refait surface et revient quarante ans en arrière.

Une information nous vient en effet d'Italie et nous apprend la mort de Michèle SCARPONI, 37 ans, renversé par un camion et qui, selon la Gazzetta dello Sport, est mort sur le coup.

SCARPONI avait remporté le Tour d'Italie en 2011 et il avait bénéficié du déclassement de l'Espagnol Alberto CONTADOR.

C'était un des meilleurs coureurs italiens de ces quinze dernières années.

Ces deux accidents ne sont malheureusement pas les seuls mais ils ont pris du volume médiatique en raison de leur notoriété même.

Il nous revient aujourd'hui les accidents survenus à Laurent JALABERT dans une étape du Tour de France et plus tard lors d'une séance d'entrainement et au  jeune coureur amiénois Didier DARTUS, prématurément ravi à ses proches par la faute d'un chauffard dans les rues d'Amiens alors que le jeune coureur  s’entraînait.

Tout cela nous confirme, hélas, que le cyclisme demeure en dépit de toutes les précautions prises, un sport éminemment dangereux. Parce qu'il se déroule dans la rue avec des spectateurs qui prennent un maximum de risques pour encourager leurs favoris. Parce que sur les routes, les coureurs rencontrent de grosses difficultés imposées par les Pouvoirs Publics. Il faut savoir qu'aujourd'hui, même si le cyclisme dit de loisir reste très populaire, à l'inverse celui de compétition demeure de plus en plus confidentiel. Il n'y a qu'à se reporter chaque lundi dans les pages sportives des quotidiens.

Lors d'une réunion de préparation au prochain Grand Prix de la Somme, le 21 mai entre Glisy et Mers les Bains, le président de PSP Hubert Louvet rappelait que le parcours avait du être quelque peu revu car il ne plaisait pas totalement aux services préfectoraux et de la Gendarmerie. Il est de plus en plus difficile d'organiser aujourd'hui des épreuves importantes et pour mémoire, dans ce qui fut la Picardie, il ne reste plus qu'une seule épreuve digne de ce nom: le Grand Prix de la Somme.

Fasse que la mort de SCARPONI soit vraiment la dernière. Mais ne rêvons pas trop. Le cyclisme est de plus en plus associé au mot DANGER.

 

Lionel HERBET 23 avril 2017

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Philippe Gilbert et Arnaud Demare confirment

Après le Tour des Flandres et Paris-Roubaix, place aux courses ardennaises. Elles sont moins prestigieuses  mais tout autant exigeantes.

Ainsi, dimanche, avait lieu l’Amstel Gold Race la seule classique inscrite au calendrier UCI et qui a souri à un certain Philippe Gilbert qui, après avoir survolé le Tour des Flandres s’était reposé une semaine plus tard et avait  fait l’impasse sur Paris-Roubaix. On a beau être un grand champion, on demeure néanmoins un homme avec ses qualités et ses défauts physiques. Philippe Gilbert avait besoin de récupérer et parfois, il vaut mieux  faire l’impasse sur une grande course et reprendre des forces.  

Vont maintenant se dérouler la la Flèche Wallonne et Liège-Bastogne-Liège.

Un petit retour en arrière pour nous souvenir que la Flèche Wallonne fut remportée en 1987 par le Picard Jean Claude Leclercq. Comme le temps passe vite..

Au rayon tricolore, on savait qu’Arnaud Demare avait de bonnes jambes. Il l’a prouvé la semaine dernière en s’imposant dans le Grand Prix de Denain au nez et à la barbe de son vieil ami Nacer Bouhanni.

Mais le cyclisme français a surtout brillé la semaine dernière à Hong Kong avec les championnats du monde. Des championnats du monde auxquels participaient Corentin le fils de Philippe Ermenault. La France a remporté des médailles en or notamment sur le Km avec le revenant François Pervis et l’américaine avec Morgan Kneisky et Benjamin Thomas. Explication de ce retour au firmament de la piste tricolore : tout simplement le changement de patron. En  effet, le nouveau président de la Fédération française a décidé de changer de DTN. Le résultat ne s’est pas fait attendre.

Des nouvelles  de notre ami Thierry Adam. On peut être optimiste pour  le vice- président de Promotion Sport Picardie. Il devrait participer au Tour de France 2017 non plus dans une cabine mais sur une moto. Là où on voit réellement la course.

 

Justement, Promotion Sport Picardie tiendra en cette fin de semaine une réunion afin de préparer le prochain Grand Prix de la Somme qui aura lieu le 21 mai  avec un départ fixé à Glisy et une arrivée à Mers les Bains, le fief de Jean-Bernard Devos . Ce dernier a en effet rejoint PSP et c’est évidemment une nouvelle qui nous fait plaisir.

Lionel HERBET 18 avril 2017

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D’une semaine à l’autre Philippe Gilbert superbe vainqueur du Tour des Flandres mais n’oublions pas Flavien Dassonville

 

 

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ranchement, nous nous sommes régalés dimanche après-midi, devant notre récepteur.

La retransmission en direct du Tour des Flandres a été exceptionnelle de par la qualité du vainqueur Philippe Gilbert mais aussi des images que nous avons pu voir avec beaucoup d’intérêt.

Ce Tour des Flandres a été somptueux car tout ce que peut recéler le cyclisme, a défilé devant nos yeux, en l’espace d’une heure et demie.

Il y eut cette envolée de Philippe Gilbert, parti comme un fou à 55 km de l’arrivée.

« C’est suicidaire » soulignait Laurent Jalabert qui se trouvait aux côtés de Thierry Adam, pour qui, ce Tour des Flandres, aura été la dernière course commentée en direct pour le service public.

Philippe Gilbert a remporté à 34 ans, la plus belle victoire de sa carrière, pourtant jalonnée  d’un championnat du monde et d’autres classiques mondiales.

Encouragé par un public énorme (le cyclisme jouit d’une extraordinaire popularité chez nos amis belges), Philippe Gilbert est allé jusqu’au bout. Il s’est même permis le luxe de franchir à pieds la ligne d’arrivée, en soulevant son vélo.

Une belle image !

Mais ce Tour des Flandres  a connu aussi la chute du champion du monde Peter Sagan qui a du s’accrocher avec un spectateur tandis que Tom Boonen qui prendra sa retraite dimanche prochain après Paris-Roubaix, a été victime d’ennuis mécaniques. Bref, ce Tour des Flandres a été magnifique dans son déroulement avec cette succession de Monts car contrairement à Paris-Roubaix, dans les Flandres, les Monts peuvent avoir jusqu’à 20% de dénivellation.

Et les Français direz-vous ?

On attendait beaucoup Arnaud Demare qui a manqué d’essence sur la fin et finalement, c’est encore Sylvain Chavanel qui adore les pavés et Yoann Offredo qui ont été les meilleurs. Il semble qu’Arnaud Demare sera plus à l’aise dimanche prochain.

On l’espère vivement.

Mais le cyclisme picard a enregistré une belle satisfaction avec la victoire de Flavien Dassonville. Ce garçon est né à Montdidier et il a remporté une manche de la Coupe de France, la Roue Tourangelle.

Nacer Bouhanni a pris la 4e place ce qui rehausse le niveau du succès de Dassonville qui court pour l’équipe Auber 93.

Nous en avions parlé ces derniers mois.  Bernard Bourreau a quitté son poste  de sélectionneur de l’équipe de France.

Pour le remplacer, il est fortement question de Cyrille Guimard. Mais oui.

Alors, j’entends déjà certaines personnes qui vont reprocher son âge à Guimard.

Mais Cyrille Guimard a quand même  mené Lucien Van Impe, Laurent Fignon  et Bernard Hinault vers des victoires dans le Tour de France.  

Cyrille Guimard est un fin tacticien et il est capable de sublimer ses coureurs. Affaire à suivre.

Enfin, le cyclisme peut aussi se dérouler  dans les prétoires.

Retour en arrière.

En 2010, Vinokourov remporte Liège-Bastogne-Liège.  Mais avec le temps, on constate que cette victoire, Vinokourov l’a achetée à Kolobnev et que des virements ont été faits et confirment la tricherie. Sept ans après, cette affaire de corruption va trouver son épilogue.

Enfin, c’est le remue-ménage à France 2. Ainsi pour le Tour de France, c’est le journaliste Franck Ferrand qui sera chargé d’évoquer les sites, monuments et châteaux situés sur le parcours des étapes. Franck Ferrand connait bien son sujet et devrait être, à son niveau, une révélation.

Mais dimanche, c’est Paris-Roubaix avec départ depuis  Compiègne et ce fois pour la 40e fois consécutive. Le  public va se presser samedi lors de la présentation des équipes et dimanche matin  au départ tandis que dans la Somme, Ham sera une fois encore sur le passage.

 

 Lionel Herbet – 03 avril 2017

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Le cyclisme reste un sport populaire

 

E

nfin ! Tous ceux qui aiment les courses flandriennes sont gâtés. C’est le cyclisme que nous aimons avec ses pavés, ses bordures, le vent, ses chutes plus spectaculaires que dangereuses. Un cyclisme qui est prisé par les téléspectateurs  et on constate que la chaîne l’Equipe 21 a eu du flair, d’avoir retransmis ces derniers temps, la première grande classique de la saison Milan-San Remo mais aussi dimanche dernier Gand-Wevelgem.

D’abord au plan purement sportif, il est incontestable que Peter Sagan est bien le meilleur  actuellement. Il avait échoué d’un rien à l’arrivée de Milan-San Remo et dimanche dans Gand-Wevelgem, il aurait pu s’imposer si... Terpstra  avait assuré sa part de travail dans l’échappée finale.

Alors, Peter Sagan a tout fait pour que Terpstra ne gagne pas, préférant ainsi que la victoire aille au Belge Van Avermaet. Peter Sagan est aujourd’hui  tellement fort qu’il peut  choisir lui-même qui l’emportera  dans la mesure où il ne peut être lui-même le vainqueur.

Cette semaine avant le Tour des Flandres dimanche prochain, se déroulent les Trois Jours de la Panne. La première étape a été remportée par l’ancien champion du monde Philippe Gilbert. Les Belges préparent activement ces deux grands rendez-vous que sont le Tour des Flandres dimanche et Paris-Roubaix dans quinze jours. On s’en lèche les babines car le spectacle sera grandiose.

Milan-San Remo et Gand-Wevelgem étaient retransmis en direct par la chaîne l’Equipe 21 dont nous avons déjà évoqué les mérites.

Ainsi, Milan San Remo a été suivi par une moyenne de 500.000 téléspectateurs avec un pic de un million pour l‘arrivée. Dimanche, pour Gand-Wevelgem, 450. 000 téléspectateurs se trouvaient devant leur écran avec un pic de 726.000 à l’arrivée. Il s’agit d’audiences tout à fait remarquables et certains matches de football recueillent moins de succès.

Et les Français dans tout cela ? On attend évidemment Julian Alaphilippe, Tony Gallopin qui s’est bien retapé après une chute et notre Picard Arnaud Demare  dont tous les spécialistes s’accordent à dire qu’il sera un des grands favoris au départ de Paris-Roubaix.

 

 Lionel Herbet – 29 mars 2017

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CROS Picardie: un enterrement...avec le sourire

CROS Picardie : un enterrement avec .. le sourire

 

C’était  ce jeudi 23 mars, à Amiens, la dernière assemblée générale du CROS Picardie. L’atmosphère n’était pas triste car d’aucuns attendent avec impatience, la création du futur comité olympique régional et sportif des Hauts de France.

Par rapport à certaines Ligues qui auront eu une vie d’un demi-siècle, le CROS Picardie a eu une existence plus courte, en ce sens qu’il a été créé en 1971 et que son premier président fut Jean Trogneux.

Claude Fauquet qui est son successeur ou son héritier aura eu avant lui, quelques uns des hommes qui, à leur manière, auront marqué l’histoire du sport dans la région soit Jules Van Craengnst, François de Massary, Eric Morel. Ce dernier avait tenu à assister à cette ultime assemblée générale.

Cette dernière assemblée générale a été un peu particulière car il n’était pas question de rester entre Picards. Avaient été invités, le président du CROS Nord-Pas de Calais Jean Pierre Coisne  qui fut très bref dans son allocution et la vice-présidente du Conseil Régional des Hauts de France Florence Bariseau à qui il est revenu le soin d’exposer les grands projets de la nouvelle entité.

En s’adressant aux représentants des Ligues, Florence Bariseau a déclaré « qu’ils étaient les forces vives du Sport. » 

Elle a poursuivi en rappelant que le Sport avait un enjeu économique et un enjeu social. Des mots gentils à l’heure où le sport est carrément oublié dans la campagne présidentielle. Et de poursuivre :

« Je rêve du sport au 21e siècle et d’une  terre d’émergence et  d’excellence. Nous avons des atouts. »

Elle a aussi indiqué qu’elle ferait le maximum pour la reconversion des athlètes de haut niveau. Sujet qui sera repris un peu plus tard par le Député de la Somme Pascal Demarthe qui, au Parlement, a figuré dans une commission s’étant penchée sur le dossier.

Enfin, Florence Bariseau a donné rendez-vous à tous les représentants des Ligues le 1er avril dans une ville près de Lens et ce sera vraiment le démarrage du nouveau comité régional olympique et sportif.

Claude Fauquet a ensuite manier le sérieux et un certain humour, laissant  filtrer ses véritables sentiments comme par exemple : « le modèle français dans le sport de haut niveau est à la rue. Il faut bousculer et réinventer le modèle français »,  faisant allusion au fait que la France, comme d’habitude, préparera sérieusement les prochains Jeux deux ans seulement avant.

Claude Fauquet a aussi signalé qu’aujourd’hui 44 Ligues avaient fusionné, soit 50% dont 20 olympiques et 24 non olympiques.

Seize présidents sont Picards et dix huit  du Nord Pas de Calais. 

« C’est tout à fait raisonnable car l’intelligence finit toujours par l’emporter » a poursuivi le président.

Pour Claude Fauquet, il est évident aussi qu’aujourd’hui, le Sport doit pénétrer le monde de l’Entreprise surtout à un moment où les subventions se font rares.

Le président a aussi fait allusion aux non licenciés, soit une partie très importante de la population pratiquant le sport. Il a aussi rendu hommage à Jean Pierre Morlet vice-président du CROSP, décédé brutalement l’an dernier.

« Sa mort m’a vraiment touché ».

Enfin, Claude Fauquet a souligné le rôle important joué par les comités départementaux.

«  Vous êtes les garants de la proximité ». Des paroles qui ont rassuré Marcel Glavieux, le président du CDOS qui, des trois départements  est le seul à avoir organisé son assemblée générale.

A signaler  que le comité régional de boxe était représenté par Bernard Bittel mais il faut rappeler qu’André Martin aura été le seul président du début jusqu’à aujourd’hui à avoir été président. Une sorte d’exploit qui mériterait .. une statue. Président du comité de cyclisme, Hubert Louvet est surtout intervenu en tant que secrétaire du CROSP.

 

Tout le monde se donne rendez-vous le 1er avril et ce sera, pour Claude Fauquet,  une réunion fondamentale.

Lionel HERBET 25 mars 2017

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Roger PINGEON allonge la liste

Encore un vainqueur du Tour de France qui vient de nous quitter.

Après  Ferdi Kubler et Roger Walkowiak, c’est au tour de Roger Pingeon de disparaitre. Sa mort a été brutale puisque le vainqueur du Tour de France 1967 a été victime d‘une brutale crise cardiaque.

Roger Pingeon a couru pour la marque Peugeot mais quand il remporte  le Tour en 1967, il figure au sein de l’équipe de France. Parmi ses équipiers, figurait alors  Raymond Poulidor.  Pingeon profitera d’une belle échappée pour prendre de précieuses minutes. L’arrivée de cette  étape  déterminante était située à Jambes, en Belgique.  Par la suite, Poulidor a joué à merveille le rôle du parfait équipier et permis à Pingeon de s’imposer.

Outre le Tour de France, Pingeon a aussi remporté le Tour d’Espagne.

Entre la fin de la carrière de Jacques Anquetil et l’arrivée au firmament d’Eddy Merckx, trois ou quatre années ont permis à Lucien Aimar, au Hollandais Jan Janssen et bien sûr Roger Pingeon, de  se mettre en évidence.

Toutefois, Roger Pingeon  restera un peu comme un mystère. Il avait de grosses qualités physiques mais il lui manquait une chose essentielle pour un sportif de haut niveau : le mental.

C’est dommage car si un Denis Troch avait existé alors, nul doute que Pingeon se serait imposé plus souvent. Plus tard, Pingeon sera complètement ignoré du milieu cycliste mais il s’en moquait.  

Le cyclisme continue et samedi dans Milan-San Remo, la chaine l’Equipe 21, a parfaitement retransmis cette première grande classique de l’année.

Milan-San Remo est une course que tout le monde peut gagner mais faut-il être bien placé dans les derniers des 300 kilomètres de cette course.

Ce qu’on retiendra avant tout ? La timidité des coureurs français, à l’exception de Julian Alaphilippe qui a fini 3e et qui, tôt ou tard, va gagner une grande classique. Arnaud Demare était très surveillé et il n’a pu que tirer son épingle du jeu avec une place d’honneur. Toutefois, le grand bonhomme a été le champion du monde Peter Sagan qui a animé l’échappée à trois et savait très bien que s’il ne roulait pas, le peloton reviendrait. Sagan a fait plus que son travail et il a été devancé de peu par le Polonais Kwiatkowski, lui aussi ancien champion du monde. Sept heures de course n’avaient vraiment pas fait la différence mais les meilleurs étaient quand même devant.

 

 Lionel Herbet – 20 mars 2017

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