Roger PINGEON allonge la liste

Encore un vainqueur du Tour de France qui vient de nous quitter.

Après  Ferdi Kubler et Roger Walkowiak, c’est au tour de Roger Pingeon de disparaitre. Sa mort a été brutale puisque le vainqueur du Tour de France 1967 a été victime d‘une brutale crise cardiaque.

Roger Pingeon a couru pour la marque Peugeot mais quand il remporte  le Tour en 1967, il figure au sein de l’équipe de France. Parmi ses équipiers, figurait alors  Raymond Poulidor.  Pingeon profitera d’une belle échappée pour prendre de précieuses minutes. L’arrivée de cette  étape  déterminante était située à Jambes, en Belgique.  Par la suite, Poulidor a joué à merveille le rôle du parfait équipier et permis à Pingeon de s’imposer.

Outre le Tour de France, Pingeon a aussi remporté le Tour d’Espagne.

Entre la fin de la carrière de Jacques Anquetil et l’arrivée au firmament d’Eddy Merckx, trois ou quatre années ont permis à Lucien Aimar, au Hollandais Jan Janssen et bien sûr Roger Pingeon, de  se mettre en évidence.

Toutefois, Roger Pingeon  restera un peu comme un mystère. Il avait de grosses qualités physiques mais il lui manquait une chose essentielle pour un sportif de haut niveau : le mental.

C’est dommage car si un Denis Troch avait existé alors, nul doute que Pingeon se serait imposé plus souvent. Plus tard, Pingeon sera complètement ignoré du milieu cycliste mais il s’en moquait.  

Le cyclisme continue et samedi dans Milan-San Remo, la chaine l’Equipe 21, a parfaitement retransmis cette première grande classique de l’année.

Milan-San Remo est une course que tout le monde peut gagner mais faut-il être bien placé dans les derniers des 300 kilomètres de cette course.

Ce qu’on retiendra avant tout ? La timidité des coureurs français, à l’exception de Julian Alaphilippe qui a fini 3e et qui, tôt ou tard, va gagner une grande classique. Arnaud Demare était très surveillé et il n’a pu que tirer son épingle du jeu avec une place d’honneur. Toutefois, le grand bonhomme a été le champion du monde Peter Sagan qui a animé l’échappée à trois et savait très bien que s’il ne roulait pas, le peloton reviendrait. Sagan a fait plus que son travail et il a été devancé de peu par le Polonais Kwiatkowski, lui aussi ancien champion du monde. Sept heures de course n’avaient vraiment pas fait la différence mais les meilleurs étaient quand même devant.

 

 Lionel Herbet – 20 mars 2017

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La clause MOLIERE dans le sport?

Franchement, la campagne présidentielle se caractérise par un véritable déferlement de bêtises de toutes sortes.

La dernière en date est ce qu’on appelle, la clause Molière. Elle signifie que  sur les chantiers français, les ouvriers devront parler... français.

Tout est parti du printemps 2016, près d’Angoulême quand un élu local, a constaté que les travaux qui avaient été confiés à une entreprise française, étaient en réalité réalisés par de nombreux ouvriers venus des pays étrangers notamment des Polonais, Roumains etc.

La machine était dès lors lancée et aujourd’hui, elle ne s’arrête pas.

Plusieurs Régions notamment la nôtre des Hauts de France, ont voté une loi qui prône la préférence nationale à l’occasion d’embauche d’ouvriers, chargés des  travaux dans les chantiers.

Ce jeudi après-midi, une radio importante comme R M C a même organisé un sondage et il s‘avère qu’une grande majorité de personnes consultées sont pour la loi et qu’elles préfèrent la préférence nationale. Dès lors, les partis politiques, les syndicats et le Medef sont montés au créneau pour ou contre.

Toujours est-il que le débat est lancé et qu’il est d’autant plus important que nous sommes à un peu plus d’un mois de l’élection présidentielle.

Alors, idiot pour idiot, nous posons cette question : cette clause Molière ne va-t-elle  pas s’appliquer au monde du sport ?

Ainsi, par exemple, on va exiger que tous les joueurs professionnels de l’Amiens SC devront parler français, sinon ils ne joueront pas. Mercredi, toujours sur RMC, le joueur italien de Nice Mario Balotelli a été interrogé par Dugarry et il s’est exprimé en... italien.

Toujours dans le sport mais en cyclisme, certaines équipes ont recruté des coureurs venus des pays de l’Est et même venus d’Asie ou d’Afrique. Au nom de la préférence française, n’exigera-t-on pas que les directeurs sportifs prennent de jeunes coureurs français qui se verraient ainsi offrir une chance chez les pros.

Nous sommes dans l’absurdité la plus totale. Et cela ne fait que commencer.

 

 Lionel Herbet – 16 mars 2017

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Les colombiens frappent fort

L’enseignement principal de la semaine écoulée est la double victoire des coureurs colombiens dans les deux plus grandes épreuves professionnelles.

Sergio Henao quasiment inconnu, a remporté, à 29 ans, la plus belle victoire de sa carrière dans Paris-Nice. D’autant plus belle qu’il a résisté à un formidable  retour d’Alberto Contador qui a, comme l’an dernier, échoué pour quelques secondes.

La victoire du Colombien n’en prend que plus de valeur et nous nous souvenons de cette phrase, prononcée jadis par Francis Pelissier qui s’adressait à un de ses coureurs venant de l’emporter : « Dis moi qui est deuxième ».

S’il s’agissait d’un champion, la victoire n’en prenait que plus de valeur.

L’autre Colombien vainqueur ce week-end est beaucoup plus connu.

Nairo Quintana qui gagnera un jour le Tour de France, a en effet triomphé dans la course entre les deux mers Tirreno-Adriatico. Pour revenir à Paris-Nice, la France cycliste attendra encore un peu avant de connaitre le successeur de Laurent Jalabert dont le succès remonte à plus de vingt ans.

On a vraiment pensé que Julian Alaphilippe pourrait succéder à Jaja. Mais Alaphilippe en dépit de ses qualités de puncheur, n’est pas un vrai grimpeur. Il a manqué au jeune Français les vraies qualités de grimpeur qui, il faut bien le reconnaître, ne sont pas l’apanage  de tous.

On se rappelle aussi qu’Arnaud Demare  avait remporté la première étape de Paris-Nice mais le beauvaisien ensuite, n’est pas allé au bout de la course. Il a préféré se retirer afin de bien préparer Milan San Remo dont il sera en effet, samedi prochain,  le tenant. L’an dernier, le beauvaisien avait créé une très belle surprise en remportant la Primareva.

Cette année, tout en ayant un œil sur Paris-Roubaix, Arnaud Demare tient à briller sur la première grande classique mondiale. Et qui sait si ?

Il faut aussi féliciter la chaîne l’Equipe 21 qui va retransmettre en direct Milan-San Remo.

Ce Paris-Nice a vu enfin la dernière présence  de notre ami Thierry Adam sur France 2. Le monde de la télévision est ingrat et ce qui arrive à Thierry Adam n’est pas exceptionnel en soi. Souhaitons maintenant à Thierry de rebondir dans d’autres disciplines et surtout qu’il y prenne beaucoup de plaisir.

Enfin, un autre Picard est sur le gril de l’information. En l’occurrence, il s‘agit d’Eddy Seigneur qui, sans équipe cette année depuis l’arrêt de la formation suisse I A M a décidé de briguer le poste de sélectionneur de l’équipe de France. Il souhaite succéder en effet à Bernard Bourreau, parti à la retraite.

 

 

Lionel Herbet – 13 mars 2017

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Frénois, Demare, Akakpo  font honneur à la Picardie

Alors  que dans l’ensemble les équipes picardes ont plutôt raté leur match puisque l’ASC football a chuté lourdement à Troyes 4-0 ; que les Gothiques ont quasiment mis un terme à leur saison après deux défaites d’affilée contre Grenoble ; que les basketteurs de Saint Quentin se sont lourdement inclinés à Evreux ; le moins qu’on puisse dire est que sur le plan individuel, il en a été autrement.

Depuis pas mal de temps, la Picardie sportive est incarnée par des individualités, brillantes le plus souvent.

Ce week-end, nos têtes d’affiche ont été exactes au rendez-vous et fait honneur à notre région.

Certes, le mot  Picardie a disparu mais tout de même quand on parle de nos champions, on ne dit pas qu’ils sont des Hauts de France mais bien de la Picardie.

Dès vendredi dernier, dans un Palais des Sports de Saint Quentin fort bien garni, Guillaume Frénois a nettement distancé son adversaire russe Gusev.

Frénois a dominé de la tête et des épaules son rival  russe et le décompte des juges a été indiscutable. Frénois a donc conservé son titre européen.

En cyclisme, Paris-Nice lance véritablement la saison. Arnaud Demare a démontré qu’il était un des meilleurs sprinters au monde et il a remporté la première étape, en résistant au bel effort de Julian Alaphilippe.

Tous ceux qui approchent Demare constatent qu’il a énormément progressé, qu’il est devenu plus puissant. D’ores et déjà, nous le considérons comme un favori pour Paris-Roubaix.

Enfin, Stella Akakpo est allée en demi-finale  du 60m  des championnats d’Europe en salle à Belgrade.

La licenciée à l’Amiens Université Club  a réussi le temps de 7"34 alors qu’il lui aurait fallu 7"26 pour aller en finale. Stella se montrait déçue car c’est une fille qui sait analyser ses courses et quand ce n’est pas bon, elle ne trouve pas de mauvaises excuses.

 

 

Lionel Herbet – 06 mars 2017

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Arnaud Demare confirme son bon début de saison

Déjà vainqueur d’étapes dans l’Etoile de Bessèges, Arnaud Demare a confirmé qu’il était parti pour réussir une bonne année.

Ce dimanche, dans la première étape de Paris-Nice, il s’est imposé à  Bois d’Arcy au sprint et devant un autre Français Julian Alaphilippe.

« Cette étape a été une course de mouvement et cette course de folie, avec des bordures, m’a plu. » devait  avouer le Beauvaisien au micro de France 3. Cette étape commentée par notre ami Thierry Adam avec un Jalabert plus barbu que jamais, a été disputée dans des conditions atmosphériques dantesques avec de la pluie et du vent, nous a une fois encore démontré que le cyclisme est un sport plus adapté aux routes européennes plutôt  qu’au Qatar etc où il y a beaucoup de soleil et peu de spectateurs.

 

Lionel Herbet.

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Marcel GLAVIEUX réélu président du C D O S

 

 On s'y attendait mais depuis qu'il se trouve dans le mouvement sportif, Marcel GLAVIEUX qui vient d'être réélu président du comité départemental olympique et sportif, savait  que tout est possible jusqu'au dernier moment.

Jeudi soir, dans la Maison des Sports d'Amiens, joyau du monde sportif, propriété du Conseil Départemental mais géré par le mouvement sportif, Marcel GLAVIEUX a fait un tabac.

"On se croirait dans une république bananière" a même déclaré en souriant Madame Sabrina HOLLEVILLE-MILHAT, vice-présidente du conseil départemental. 

Dans un premier temps, Marcel GLAVIEUX qui emmenait la seule liste en présence, a évidemment été conforté puis le doyen du nouveau comité directeur, Daniel BREVIERE, citoyen de Doullens comme Marcel GLAVIEUX du reste, a présenté la candidature de celui qui est aussi à la tête du football dans le département.

Même si le résultat ne faisait aucun doute, il fallait respecter  le règlement.

Voilà donc Marcel GLAVIEUX reparti pour un tour. Soit quatre années qui seront importantes car il ne faut pas oublier que le 13 septembre à Lima, on verra si Paris est désigné comme ville accueillant les Jeux  Olympiques de 2024, soit exactement un siècle après ceux de 1924.

Pour mémoire, rappelons que Paris aura un adversaire de taille: Los Angeles qui a déjà organisé les Jeux en 1984.

Des Jeux qui ont permis à notre amie la Marocaine Nawal El Moutawakel de remporter la première médaille d'or pour une athlète du continent africain. 

Marcel GLAVIEUX n'ignore pas que les prochaines années vont être difficiles pour le sport. Il y aura moins de subventions émanant des collectivités ce qu'a du reste rappelé Madame HOLLEVILLE-MILHAT car le Conseil départemental de la Somme va privilégier le sport de masse plutôt que l'élite. C'est un choix quasiment de société. Mais le conseil départemental maintiendra son aide aux mouvements sportifs. Donc au CDOS.

Marcel GLAVIEUX qu'on connait très prudent dans ses déclarations surtout quand il s'adresse aux politiques a quand même tenu à rappeler  que "notre assemblée générale est le lieu d'alerte envers les collectivités et leurs élus. Je le dis sans éclat de voix mais je me fais le porte-parole de ces défenseurs du tissu associatif. La rigueur s'installe. A nous d'être constructif et efficace".

En un mot, il faudra  avoir des idées.

Quant à l'argent, il faudra attendre des jours meilleurs. 

C'est un peu ce qu'avait dit, voici quelques semaines, à la même place, Dominique RENAUD le président des Médaillés Sportifs.

"Nous sommes les derniers grognards du Sport". 

Marcel GLAVIEUX a, pour sa part, déploré que le mot SPORT soit si peu utilisé en ce moment par ceux qui briguent le plus important des mandats: Président de la République.

Cette lacune a aussi été déplorée récemment  par l'ancien DTN de natation, aujourd'hui Président du Comité régional olympique et sportif Claude FAUQUET.

Le vice-président Claude HATTE a rappelé toutes les actions entreprises en 2016 par le CDOS (Journée du Timbre, Journée Olympique à Samara, Fête du Nautisme, réceptions de Jérémy STRAVIUS  etc. sans oublier les stages de formation).

La prochaine session va concerner le... stress.

Il faut aussi souligner que plusieurs nouveaux présidents comme par exemple le handball, la natation, la pétanque etc… ont assisté à leur première AG du CDOS. Enfin, Marcel GLAVIEUX a tenu à honorer Robert OLIVEIRA qui a décidé de ne plus se représenter mais il continuera à servir son sport de toujours: le Tir à l'Arc.

Au cours de cette assemblée générale, Hubert LOUVET représentait le comité régional olympique et sportif tandis que Jacky CREPIN, président du comité de la Somme de cyclisme, a été élu sur la liste de Marcel GLAVIEUX.

 

Lionel Herbet - 24 février 2017

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Pas un chat sur les routes d'Abu Dhabi

 

 

Jadis, Paris-Nice lançait véritablement la saison cycliste. On enchaînait ensuite sur Milan-San Remo.

Les temps ont bien changé.

L'argent distribué par les sponsors a fait que le cyclisme s'est déplacé vers des pays  qui n'ont plus rien à voir avec les pavés des Flandres ou ceux de Paris-Roubaix.
Ainsi, cette semaine se déroule le Tour d'Abu Dhabi dont la première étape a été remportée au sprint par le Britannique Mark CAVENDISH devant l'Allemand GREIPEL. A un kilomètre de l'arrivée, alors que le peloton était groupé et très nerveux, on a assisté à une terrible chute au cours de laquelle un autre Allemand KITTEL, s'est retrouvé au sol.

L'argent coule à flot dans ce pays mais pour autant, le cyclisme n'est pas un sport populaire.

Certes, il fait chaud et les spectateurs préfèrent rester chez eux à  regarder la course, au frais devant leur télévision. Mais tout de même! Voir des coureurs  de renommée, se donner sur des routes complètement désertes, n'est pas une bonne publicité pour le cyclisme.

Nous attendons avec impatience les classiques comme le Tour des Flandres et  Paris-Roubaix et auparavant Milan-San Remo que nous pourrons suivre sur la chaîne l'Equipe 21.

Une autre course se déroule actuellement.

Il s'agit du Tour la Provence.  Lors de l'étape Aix- Marseille, un coureur a été victime d'une chute et ce coureur est amiénois. Il s'agit de Clément CHEVRIER qui souffre d'un traumatisme crânien et de douleurs à la hanche qui vont l'immobiliser durant un mois.

Enfin en cette période de février, nous allons assister à la reprise d'une nouvelle saison. Exit le comité de Picardie qui a intégré celui du Nord.

 

Lionel Herbet - 23 février 2017

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David DOUILLET monte au créneau

La semaine dernière, nous avions évoqué l'intervention au Parlement  de l'ancien double champion olympique de judo David DOUILLET.

Après avoir été Ministre des Sports sous l'ère Sarkozy,  David DOUILLET est aujourd'hui Député. Récemment, lors d'une séance au cours de laquelle les Députés posent des questions au Gouvernement, David DOUILLET avait défendu la candidature de Paris, pour les Jeux Olympiques  de 2 024, soit exactement un siècle après ceux de 1924.

Quelques jours plus tard, nous avions signalé que Paris n'aurait plus qu'un seul adversaire sérieux: Los Angeles puisque Budapest a quasiment jeté l'éponge après d'autres villes.

La raison de ces retraits successifs est simple: les  populations ont  peur des suite car les Jeux coûtent très chers et on le voit avec Rio qui, économiquement, ne se remet pas des Jeux de  l'été dernier. David DOUILLET avait surement une idée en tête.

Dans un premier temps, il s'adressait au Gouvernement puis il annonçait qu'il serait candidat à la présidence du Comité National Olympique et sportif français. Il va s'opposer à Denis MASSEGLIA président en exercice et qui fut longtemps le président de la Fédération française d'aviron.

Soyons clair: la candidature de David DOUILLET a un caractère politique. Mais la personnalité en tant que sportif de DOUILLET est incontestable. Il a été avant d'être relayé par l'immense Teddy RINER un très grand champion et à partir du moment où ce sont les sportifs eux mêmes qui défendent et soutiennent la candidature de Paris, il était dès lors inévitable qu'elle arrive. Tony ESTANGUET ne peut le faire puisqu'il siège au CIO tout comme Guy DRUT du reste.

David DOUILLET a annoncé au journal l'Equipe qu'il était candidat. Dans sa déclaration, il parle "de sauver le sport français".  Il n'a pas tort car qui, actuellement a parlé de sport au cours de l'actuelle campagne présidentielle?

Personne absolument personne.

Alors oui David DOUILLET a raison d'être candidat. Et s'il était élu,   il serait le meilleur Ambassadeur du sport français et de la  candidature de Paris pour les J O de 2024.

Certes, nous n'ignorons pas que David DOUILLET et la Maire de Paris Madame HIDALGO n'ont pas les mêmes idées politiques mais dès qu'on parle de Sport, tout le monde doit être sur la même longueur d'onde.

 

Lionel HERBET

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Camouflet pour le C I O

Il semble donc  que, pour les Jeux Olympiques de 2 024, le CIO aura un choix très simple à effectuer le 13 septembre à Lima.

Il devrait normalement choisir entre Los Angelès et Paris.

En effet, depuis quelques mois, nous avons assisté au retrait de villes candidates qui ont fait le constat suivant : elles ne pourraient être à la hauteur de l’évènement surtout pour des raisons financières.

Après Boston, Toronto, Hambourg, Rome, la dernière ville est Budapest. La capitale de la Hongrie  devrait se retirer et ce, sous la pression de la population puisque 68% de la population de Budapest est contre le projet olympique.

Un mouvement  civique s’est manifesté et a recueilli un nombre impressionnant de signatures  à l’occasion d’une pétition qui a obtenu un grand succès.

266 000 signatures ont été recueillies et ce succès fait réfléchir les futurs organisateurs. Pourquoi ce mouvement Momentum ?

Tout simplement les exemples d’Athènes et surtout Rio qui  n’ont pas digéré l’organisation des JO de 2004 et 2016.

Evidemment, si Budapest déclarait forfait, ne resteraient que Los Angeles et Paris. Compte tenu de la politique menée actuellement par Trump, il est évident que Paris verra ses chances grandir. Un siècle après ceux de 1924, Paris serait donc le cadre du plus grand événement mondial.

Si à Budapest on n’est pas chaud pour accueillir les Jeux, en France, on veut simplement que le CNOSF parle en .. français.

Or, le slogan « Venez partager » est utilisé en anglais et cela ne plait pas, mais pas du tout,  à de nombreuses associations, en premier lieu l’Académie Française. Des procès vont être intentés et nous comprenons parfaitement cette levée de boucliers puisqu’une fois encore, il faut rappeler que les Jeux ont été réorganisés par le Baron Pierre de Coubertin.

 

Lionel Herbet   

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Une nouvelle saison  avec Arnaud Demare mais sans Bernard Bourreau et Thierry Adam

C’est fait depuis le début du mois. Les cyclistes professionnels ont repris la saison mais ils recherchent le plus souvent le soleil  et certains pays dont nous n’aurions pas imaginé, voici quelques décennies, qu’ils s’intéressaient au cyclisme.

Ferdi Kubler et Roger Walkowiak qui nous ont quittés en janvier, appartenaient à une génération pour qui, la grande reprise, se situait dans Paris-Nice, la Course au Soleil tandis que les coureurs qui visaient les classiques allaient se préparer à la dure, dans les Flandres belges.

Tout cela appartient ou presque, désormais au passé.

Au fait, quoi de neuf en nouvelle cette saison ? D’abord, qu’un homme aussi respectable que Bernard Bourreau a décidé de se retirer définitivement. Ancien coureur de bon niveau, il a longtemps été attaché aux équipes de France espoirs et nous l’avons vu, une année, diriger un certain Arnaud Demare qui venait de s’imposer dans la Côte Picarde, à Mers les Bains.

Bernard Bourreau a toutefois le sentiment de s’en aller sur un échec car en fin de saison dernière, il fut dans l’incapacité de diriger le duo Bouhanni-Demare dans le championnat du monde.

Les deux hommes ne devaient pas s’entendre et Bourreau estimait que pour lui, c’était un échec. Bernard Bourreau  s’en voulait mais qui, à sa place, aurait mieux fait ?

Récemment, Bernard Bourreau s’est laissé aller et il devait déclarer que pour la première fois de sa carrière, il n’avait aucun programme de courses.  Pour un sportif, une retraite c’est comme une petite mort.

Noter ami Thierry Adam est aussi contraint de mettre un pied par terre. Il ne commentera plus le Tour de France et cela lui fend le cœur. Il ne méritait pas d’être ainsi jeté en pâture.  Les raisons sont différentes de celles de Bernard Bourreau.  Chez France 2 comme partout à la télé, il n’y a pas de sentiment. On vous vire  comme un produit usé. Pourtant avec Laurent Jalabert, il formait un duo compétent et complémentaire. Mais que Thierry ne se fasse pas trop de mauvais sang. En Picardie, il est estimé pour  ses qualités professionnelles et nous ici, à Promotion Sports Picardie, nous l’aimons bien.

Enfin, pour Arnaud Demare, la saison débute plutôt bien.

Avant de la reprendre, il nous avait fait plaisir en venant donner le coup d’envoi d’un match à la Licorne :

Amiens-Brest, justement. Il avait porté bonheur aux joueurs amiénois qui avaient nettement gagné. Sur sa lancée,  Arnaud a remporté deux étapes de l’Etoile de Bessèges et il s‘aligne en cette fin de semaine au Tour d’Algarve au Portugal. Vous verrez que cette année, Arnaud sera au point dans ..Paris-Roubaix.

 

Lionel Herbet  

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Roger Walkowiak                                  a suivi Ferdi Kubler

Photo L'Equipe
Photo L'Equipe

En l’espace d’un mois, le Tour de France a perdu deux de ses anciens vainqueurs.

Début janvier, le Suisse Ferdi Kubler nous avait quittés à l’âge de 97 ans. Ce fut pour nous l’occasion de rappeler l’hégémonie du cyclisme suisse, au début des années 50, avec non seulement Ferdi Kubler mais aussi Hugo Koblet.

Les deux hommes qui étaient complètement différents, avaient remporté le Tour de France en 1950 et 1951.

A la fin de l’article, nous signalions que désormais le plus vieux vainqueur du Tour encore en vie, était Roger Walkowiak, lauréat en 1956.

Longtemps, ce Tour de France est resté le plus beau, le plus indécis de toute  l’histoire.

Dans ses mémoires, Jacques Goddet le patron du Tour et du journal l’Equipe, ne cessait de tresser des louanges à Roger Walkowiak, coureur plus que moyen mais qui, au début de l’épreuve, sut s’immiscer dans une échappée royale, revêtir le maillot jaune et ensuite parfaitement gérer sa course.

Roger Walkowiak avait finalement remporté l’épreuve sans gagner aucune étape à la tête d’une équipe provinciale au sein de laquelle figurait notre ami, l’Amiénois Pierre Pardoën.

Ce dernier fut éliminé rapidement de la course mais après le Tour, il eut la possibilité de disputer de nombreux critériums. Notamment celui d’Amiens sur le circuit de la Hotoie.

Nous revoyons le timide, l’effacé Roger Walkowiak, moulé dans on beau maillot jaune. Walko comme on l’appelait familièrement, n’a vraiment remporté qu’une course dans sa carrière et ce n’était pas n’importe laquelle.

Quand il arrêta sa carrière, Walko originaire de Montluçon ne roulait pas sur l’or. Il continua de mener une existence discrète et parfois, il était invité sur la Grande Boucle.

Ainsi, en 2002,  alors que nous mêmes étions sur le Tour, nous nous rappelons avoir bavardé avec ce petit bonhomme, resté d’une grande simplicité.

Longtemps, on a parlé de Tour à la Walko pour souligner le fait que la course, avait été animée et indécise jusqu’au bout.

Roger Walkowiak est parti à son tour à 89 ans et désormais, c’est l’Espagnol Federico Bahamontes, l’Aigle de Tolède qui est le plus âgé des anciens vainqueurs du Tour.

Avec Kubler et Walkowiak, c’est une partie de notre jeunesse qui s’en va. Une époque où le cyclisme était encore à visage humain et qui voyait les coureurs présenter un visage reconnaissable pour les spectateurs.

 

Lionel Herbet

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Ils étaient les n°1, ils sont désormais les dauphins

Samedi dernier, se tenaient à Arras et Bapaume, les assemblées générales constitutives des Ligues des Hauts-de-France du football et cyclisme.

Soit deux disciplines vedettes de l’actualité sportive . Première constatation, ces réunions se sont dans l’ensemble, bien déroulées. Il est vrai que tout avait été bien préparé à l’avance, au cours de multiples réunions préparatoires.

Deuxième constatation et ce n’est pas une surprise : Michel Gendre et Hubert Louvet qui présidaient les Ligues de Picardie de  football et de cyclisme, ont dû se contenter, cette fois, d’être les numéros 2 derrière Bruno Brongniart et Philippe Limousin.

Normal tant les Nordistes pèsent beaucoup plus lourd, ne serait-ce qu’au nombre des licenciés. Du coup, le siège social des deux disciplines ne sera pas en Picardie mais sur le territoire nordiste.

Néanmoins, au niveau football, Amiens devrait bénéficier d’un centre technique implanté non loin de la Licorne et une antenne administrative. Pour le cyclisme, le siège est également situé dans le Nord mais là aussi, Amiens va conserver  une antenne.

On notera  dans chaque liste la présence  de Philippe Ermenault, ancien champion olympique tandis que Charlie Leconte, Nordiste de cœur mais qui a longtemps été le directeur sportif du C C Nogent, jouera un rôle de liaison entre les deux anciennes régions.

Que retiendrons nous de ces deux assemblées générales ? Que Philippe Limousin a notamment déclaré « qu’il ne voulait pas de champion du monde à 10-12 ans. Laissons aux jeunes le temps de grandir ».

Quant au football, les craintes devraient être surtout budgétaires car avec les déplacements plus longs, les dirigeants picards s’interrogent et se demandent même s’ils ne  devront pas choisir entre les jeunes et les seniors.  Mais le mot d’ordre général est qu’il ne faut pas rater le  départ de ces deux nouvelles Ligues.

Notre photo : Hubert Louvet et Philippe Limousin à la tête de la Ligue des Hauts de France de cyclisme.

Lionel Herbet 

 

 

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André MARTIN tel un Empereur africain

Samedi dernier, se tenaient à Arras et Bapaume, les assemblées générales constitutives des Ligues des Hauts-de-France du football et cyclisme.

Soit deux disciplines vedettes de l’actualité sportive . Première constatation, ces réunions se sont dans l’ensemble, bien déroulées. Il est vrai que tout avait été bien préparé à l’avance, au cours de multiples réunions préparatoires.

Deuxième constatation et ce n’est pas une surprise : Michel Gendre et Hubert Louvet qui présidaient les Ligues de Picardie de  football et de cyclisme, ont dû se contenter, cette fois, d’être les numéros 2 derrière Bruno Brongniart et Philippe Limousin.

Normal tant les Nordistes pèsent beaucoup plus lourd, ne serait-ce qu’au nombre des licenciés. Du coup, le siège social des deux disciplines ne sera pas en Picardie mais sur le territoire nordiste.

Néanmoins, au niveau football, Amiens devrait bénéficier d’un centre technique implanté non loin de la Licorne et une antenne administrative. Pour le cyclisme, le siège est également situé dans le Nord mais là aussi, Amiens va conserver  une antenne.

On notera  dans chaque liste la présence  de Philippe Ermenault, ancien champion olympique tandis que Charlie Leconte, Nordiste de cœur mais qui a longtemps été le directeur sportif du C C Nogent, jouera un rôle de liaison entre les deux anciennes régions.

Que retiendrons nous de ces deux assemblées générales ? Que Philippe Limousin a notamment déclaré « qu’il ne voulait pas de champion du monde à 10-12 ans. Laissons aux jeunes le temps de grandir ».

Quant au football, les craintes devraient être surtout budgétaires car avec les déplacements plus longs, les dirigeants picards s’interrogent et se demandent même s’ils ne  devront pas choisir entre les jeunes et les seniors.  Mais le mot d’ordre général est qu’il ne faut pas rater le  départ de ces deux nouvelles Ligues.

Notre photo : Hubert Louvet et Philippe Limousin à la tête de la Ligue des Hauts de France de cyclisme.

 

Lionel Herbe

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Qu’est devenu Jacques Bellenger ?

 

 

 

Coup de fil l’autre jour. Il nous parvient d’Angleterre et une journaliste britannique nous parle de Jacques Bellenger qui fut un grand champion cycliste sur piste dans les années qui ont suivi la dernière guerre.

Jacques Bellenger est né le 25 décembre 1927. Il s’est surtout illustré sur la piste et par exemple, il a été champion de France de vitesse à sept reprises, deux chez les amateurs (1948-1949) et cinq chez les professionnels (50, 51, 53, 54, 55).

En 1956, il doit s’incliner face à Michel Rousseau le futur grand champion  qui deviendra même champion olympique à Melbourne.

A cette époque, la piste connait une réelle notoriété. Le Vel d’Hiv de Paris avant qu’il ne soit détruit, est le rendez-vous non seulement des grandes réunions pugilistiques mais aussi des Six Jours.

Le plus souvent, Jacques Bellenger fait équipe avec Louis Gérardin, lui aussi grand champion de cette période mais surtout très connu pour avoir eu une relation avec la chanteuse Edith Piaf.

En 1957 et 58, Jacques Bellenger doit se contenter de la 2e place devancé par un certain Roger Gaignard qui cumulait le métier de sprinter professionnel mais aussi de .. Clown.

Jacques Bellenger a été professionnel jusqu’en 1959 et cette année là, il portait le maillot de Saint Raphaël Géminiani. 1959 marque en effet les débuts de la publicité sur les maillots et c’est Raphaël Géminiani,dit Grand fusil,  qui a été le véritable précurseur.

En Picardie, cette époque coïncide avec la présence dans les rangs professionnels, mais sur route, de Pierre Pardoën et Bernard Quennehen. Ce dernier a même gagné une étape du Tour de  France en 1953.

Pour terminer sur Jacques Bellenger, signalons qu’il a disputé une de ses dernières courses en tant que professionnel lors des Six Jours de Buenos Aires en Argentine. Il avait terminé 2e.

Au fait, amis lecteurs, savez-vous  que Jacques Bellenger est né à …Amiens.

 

 

Lionel HERBET – 30 juin 2016

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Nacer Bouhanni a le sang chaud

Décidément, Nacer Bouhanni n’est pas un coureur comme les autres.

Le bonhomme a du caractère et il ne faut surtout pas lui marcher sur les pieds.

Dans la nuit de samedi à dimanche, le champion de l’équipe Cofidis n’arrivait pas à trouver le sommeil, perturbé par  le bruit provoqué par des clients au bar de l’hôtel.

Nacer est venu leur demander de se calmer et on l’imagine, la discussion s’est ensuite envenimée.

Une bagarre a été déclenchée si bien que le lendemain matin, on a vu Bouhanni porter un bandage au poignet. C’est durant la course qu’on a appris la vérité de cet incident.

Certes, nous n’étions pas présents lors de cet incident mais force est de reconnaitre que Bouhanni n’a pas provoqué les personnes au bar. Il avait besoin de dormir, c’est tout simple.

Bouhanni a participé au championnat de France remporté par Arthur Vichot mais il  a abandonné sur  la fin.

Cet abandon ne remet pas en cause les qualités de Bouhanni ni la confiance qu’a pour lui, son équipe.

Ainsi, c’est Bouhanni qui sera le leader de Cofidis. Voilà qui est clair.

Maintenant, tout le monde sait que Bouhanni pratique l’hiver la boxe et que ses champions préférés ne sont pas des cyclistes mais des boxeurs.

A Amiens, récemment à l’occasion du Grand Prix de la Somme, lorsque nous l’avions interrogé, il nous avait répondu que Mike Tyson était son champion préféré.

Depuis, nous avons appris que Nacer Bouhanni allait porter durant le Tour de France un casque à l’effigie de Mohamed Ali.

Voilà un geste qui n’est pas courant. Il est même exceptionnel. Il émane d’un garçon qui, rappelons-le, ne s’inscrit pas dans le moule. On comprend mieux aujourd’hui pourquoi Marc Madiot a préféré qu’il quitte la FdJ et aille chez le voisin Cofidis. Pour notre part, nous aimons ce coureur de tempérament qui semble être un incompris.

Pour revenir au Tour de France dont le départ sera donné au Mont Saint Michel,  nous faisons le constat que la France n’aura pas un grand nombre d’engagés. Il semble que nous aurons une trentaine de coureurs français au départ. Alors que dans le même temps, il y aura trois coureurs africains, deux de l’Erythrée et un d’Afrique du Sud. Le cyclisme est devenu  mondialisé.

Enfin, dernière question avant le départ de la Grande Boucle. Pourquoi France Télévision a diffusé le reportage sur le dopage avec interview  du fameux docteur Mabuse par Elise Lucet ? C’est comme si le vélo se tirait une balle dans le pied.

 

 

Lionel HERBET – 28 juin 2016

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Le cyclisme tributaire de l’Euro

 

 Nous sommes à environ une semaine du départ du Tour de France (le 2 juillet depuis le Mont Saint Michel) et pourtant les médias n’accordent pas au cyclisme, la place qui, normalement, lui revient à pareille époque.

C’est que l’Euro  qui  se déroule  en France est absolument tentaculaire et relègue au fond des rubriques, les autres disciplines.

Du reste, organiser une épreuve actuellement ressemble à un véritable défi.

Ainsi, dimanche prochain, les championnats de France professionnels sur route ont lieu à Vesoul. Or dimanche l’équipe de France joue un 8e de finale de l’Euro à 15 heures à Lyon.

Sagement, les  responsables de la Fédération française de cyclisme ont décidé d’avancer le départ qui sera donné à 9 heures au lieu de 10h40.

Ainsi, l’arrivée de la course et la cérémonie protocolaire ne seront pas concurrencées par le match de l’équipe de France.

C’est un exemple parmi tant d’autres.

A huit jours du départ du Tour de France, nous pouvons tirer quelques enseignements. En premier, il faudra compter avec les coureurs colombiens. Vainqueur de la Route du Sud, Nairo Quintana s’inscrit d’ores et déjà, dans la liste des grands favoris pour ramener le maillot jaune à Paris.

Justement, cette Route du Sud a vu la belle victoire dans la dernière étape, au sprint du Beauvaisien Arnaud Demare qui a ainsi renoué avec le succès.

Demare revient en forme après son abandon au Tour d’Italie. Dimanche à Vesoul, il peut redevenir champion de France mais quoiqu’il arrive, il ne participera pas au Tour de France.

Toujours parmi les Colombiens, Miguel Angelo Lopez (Astana) a remporté le Tour de Suisse dont la dernière étape a été gagnée par un compatriote Jarlino Pantano (IAM) ,l’équipe dirigée par Eddy Seigneur. Notons la belle troisième place au général du Français Warren Barguil qui pourrait être la grande révélation du Tour de France.

Les Picards Sébastien Minard et Christophe Riblon espèrent bien y participer avec leur formation AG2R la Mondiale. Pour l’heure, deux places restent à prendre et il faudra attendre dimanche après le championnat de France. Imaginez que Minard ou Riblon soit champion de France. Automatiquement, une place leur serait réservée dans l’équipe AG 2R. Même si cela n’a pas toujours été le cas dans le passé puisque nous nous souvenons que Jean Claude Leclercq alors champion de France en 1985, n’avait pas été retenu pour la Grande Boucle.

 

 

Lionel HERBET – 21 juin 2016

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Rudy Altig s’en est allé et Chris Froome plus fort que jamais

En plein Euro et ses incidents, le cyclisme éprouve  certaines difficultés à se faire reconnaitre au plan médiatique. Normal après tout mais dans trois semaines, le Tour de France qui prendra son départ depuis Avranches, fera la une de l’actualité.

Ce dernier week-end, trois évènements ont retenu notre attention.

D’abord, le Critérium du Dauphiné qui sert le plus souvent de répétition avant le Tour de France.

Le Britannique Chris Froome s’est imposé mais il a  dû s’employer pour devancer le Français  Romain Bardet qui n’a concédé que douze secondes.

A noter que dans les dix premiers, on relève Julian Alaphilippe 6e et Pierre Roland 10e. Présence également d’Alberto Contador 5e qui sera surement présent au Tour de France dont Froome sera le grand favori.

Deuxième (double) évènement : la Ronde de l’Oise. Pour la première fois, un Italien l’a emporté : Antonio Parrinello.

Mais il faut aller jusqu’à la 11e place pour trouver trace du premier coureur français. En l’occurrence,  il s‘agit de Clément Penvern de l’Armée  de Terre, dirigée par Jimmy Casper. Mais cette Ronde a vu aussi la guerre fratricide qui règne actuellement au CC Nogent. Le déballage du « linge sale »  du club a  été un élément qui ne fait pas honneur à l’image qu’on se fait de ce sport.

Loin de nous l’intention de pencher vers l’une ou l’autre partie mais force est bien de reconnaitre qu’en pleine saison, ce genre de situation est pénible à vivre. Surtout pour les coureurs qui ne doivent pas évoluer dans les meilleures dispositions surtout morales.

Cela s’est du reste constaté dans cette Ronde puisqu’un seul coureur nogentais a terminé et encore à la 56e et dernière place du général : Louis Richard. Une  autre équipe se produisait au Tour d’Eure et Loir avec une 11e et 13e place pour Romain Bacon et Jérémy Lecrocq. 66 points ont été récoltés pour cette 6e manche de la Coupe de France mais c’est insuffisant selon le directeur sportif Pascal Carlot.

Enfin et c’est la nouvelle la plus triste du week-end, le grand champion allemand Rudy Altig est décédé à l’âge de 79 ans.

Les sportifs de notre génération se souviennent de ce coureur solide comme un bœuf, redoutable dans les sprints mais évidemment incapable de se hisser au sommet des grands cols.

Altig était aussi très malin car il avait profité d’une mésentente entre Jacques Anquetil et Raymond Poulidor pour devenir champion du monde en 1966.

L’histoire retiendra néanmoins qu’Altig a été un immense champion dans les années 60-70 et qu’il fut considéré comme une légende en Allemagne.

 

 

Lionel HERBET – 13 juin 2016

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Quand Philippe MERCHER parle des arbitres dans le cyclisme

Philippe Mercher fait partie de l'univers du cyclisme régional et même national. Passionné de ce sport, il le sert en officiant en tant qu'arbitre fédéral (depuis 1999).  Il a été membre de club comme à Samara qui a cessé cette saison son activité. Il  a donc rejoint le club neutre picard.                                                                      A la veille du Grand Prix de la Somme, nous avons évoqué le rôle de l'arbitre dans le cyclisme.                                      

 Philippe Mercher par ailleurs supporter de l'Amiens SC, ne s'est pas défilé.     "D'abord, pourquoi on dit arbitre? Je pense qu'il y a  eu un souhait du Ministère des Sports pour unifier la réglementation en vigueur. Le terme commissaire qui s'appliquait à nous auparavant concerne plutôt aujourd'hui les compétitions automobiles.                 

 "Je suis arbitre fédéral ce qui me permet d'officier dans toutes les épreuves sur le territoire français et ce, à tous les niveaux.                                                       

"L'arbitre se trouve soit à moto soit dans une voiture.                                                 

"Ensuite, il  y a des rôles différents: juge à l'arrivée, le chronométreur etc. Personnellement, je fais tout sauf chronométreur.                                           

"Le rôle de l'arbitre finalement est qu'il n'ait pas à intervenir. La course idéale c'est quand les arbitres n'ont pas à intervenir. C'est un peu comme au football.  Un arbitre est bon si on ne le remarque pas. C'est pareil en cyclisme.  Si on ne voit pas l'arbitre en course, c'est qu'il a été bon.                                       

 "C'est vrai que nous intervenons quand il y a  des crevaisons, des chutes etc. Il y a un règlement et il suffit de le faire appliquer et ce, en toute intelligence. Il faut savoir apprécier rapidement la situation du moment et on ne réagit pas de la même façon  si, par exemple, nous sommes au début de l'épreuve ou à la fin  et que la victoire se joue.                           

"Je me souviens  de la première étape du Tour de la Manche dont j'étais le Directeur du Jury. Une grosse chute s'est produite et la moitié du peloton s'est retrouvée au sol. Il nous a fallu prendre une décision rapide, soit neutraliser la course.                       "Tout le monde n'était pas d'accord mais le lendemain, les directeurs sportifs ont reconnu que nous avions eu raison.  "C'est pourquoi jamais la machine ne remplacera l'homme dans notre sport. Il faut une appréciation de la course. Quand on est arbitre, on ne connait pas le coureur. On ne voit que le dossard sauf quand c'est le leader.         "Pour être arbitre, il faut être passionné.  Le jour où la passion n'est plus là, il faut arrêter."

Dans la vie, Philippe est employé à Albert pour une filiale d'Airbus à Albert. Il est pris 50 jours par an et ne sacrifie pas trop sa vie de famille. Cette année, il ne fera pas le Tour de France, la plus grande épreuve au monde mais qui "bouffe" littéralement une vie de famille durant un mois.

Philippe Mercher a fait son choix.

 

 

Lionel HERBET – 25 mai 2016

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Merci aux bénévoles

 

 Jean Paul Plez et un membre d’OTS dimanche à Albert

 

A plusieurs reprises, Henri-Paul Fin a eu l’occasion de remercier évidemment les partenaires, les institutions mais aussi les bénévoles.

Le public ne se rend pas toujours  compte qu’une course cycliste comme le Grand Prix de la Somme nécessite beaucoup de travail avant et après.

Avant par exemple, il s’agit de monter les différents barnums qui vont servir à accueillir les invités.

A l’arrivée, même opération mais cette fois, il a fallu aller très vite puisque justement les barnums qui ont servi au départ, ce sont exactement les mêmes qu’on va revoir à l’arrivée. Et nous ne parlons pas des signaleurs qui ont d’autant plus de mérite que parfois le temps  est déplorable comme ce fut le cas dimanche entre Dury et Albert.

Parmi les bénévoles, Jean-Paul Plez  et toute son équipe d’OTS, effectuent un gros travail au niveau de la restauration. Alors, sans ces 150 bénévoles, PSP ne pourrait organiser le Grand Prix de la Somme. Chapeau à eux.

 

 

Lionel HERBET – 22 mai 2016

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La première du Dr Caron

 

 

Le docteur Caron avec Nicolas le pilote de la voiture du médecin dans le GP de la Somme

 

La veille Henri-Paul Fin nous avait signalé que nous allions suivre cette 31e édition du Grand Prix de la Somme dans la voiture du médecin. Une expérience inédite car il était habituel que notre place, dans les voitures de presse, était devant le peloton. Une position guère flatteuse mais c’est à prendre ou à laisser.

Or, dans la voiture du médecin, pilotée de main de maitre par Nicolas, membre de PSP, nous nous retrouvions au cœur de l’action. Nous étions en effet juste derrière le peloton, quasiment aux côtés du directeur de course, l’Italien Céleste Granziera.

Le docteur Bertrand Caron exerce dans les milieux sportifs mais c’était la première fois qu’il se trouvait en tant que médecin responsable, au G P de la Somme. Et pour une première, il a été plutôt  servi. Ainsi, la première heure de course, courue dans des conditions atmosphériques difficiles, sur des routes parfois étroites et glissantes, a été marquée non seulement par un grand nombre de crevaisons mais surtout quelques chutes, certaines étant même sérieuses.

Ainsi, par exemple le vainqueur de l’édition 2006 Romain Feillu a été transporté à l’hôpital d’Amiens et ce sur les conseils du Dr Caron qui a ensuite repris place dans la voiture.

En cyclisme, s’arrêter ne serait-ce que cinq minutes, vous fait prendre un retard considérable.

Il a alors fallu à un motard de la police d’ouvrir la route pour ramener Nicolas derrière le peloton après une course poursuite de qualité.

Cette première chute était intervenue au bout de 8km seulement et une deuxième devait arriver un peu plus tard.

Heureusement, par la suite, aucun incident ne fut à déplorer.

Le docteur Caron  (56 ans) a donc vécu une nouvelle expérience.  Longtemps, il a travaillé dans le même cabinet que Jean Jacques Menuet et outre son activité professionnelle,  il est le médecin des Spartiates, médecin du CREPS et il se souvient qu’il a failli intégrer une formation cycliste puisque voici quelques années, il avait participé à un stage en Espagne avec l’équipe Cofidis.

Le docteur Caron est aussi pratiquant puisqu’il a été un excellent triathlète et qu’il est aussi 2e Dan de Kendo.

 

 

Lionel HERBET – 22 mai 2016

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N acer Bouhanni « Mike Tyson est mon idole »

 

 

 

Photo Jean-Marc HECQUET

 

La veille du Grand Prix de la Somme, lors de la réunion des directeurs sportifs, Alain Deloeil que nous avions contacté pour une interview, fut-elle rapide avec Nacer Bouhanni, nous avait répondu « Oui, en principe, il sera d’accord surtout si tu lui parles de boxe plutôt que de cyclisme».

C’était effectivement le sujet qui nous intéressait.

Nacer Bouhanni le bouillant sprinter de Cofidis est un garçon qui a une réputation de garçon difficile parfois incompris. Mais c’est un authentique champion, un puncheur qui ne calcule jamais ses efforts avant une ligne d’arrivée. Et surtout qui n’a peur de rien.

Nous avons insisté et dimanche matin, juste avant le départ du Grand Prix de la Somme, l’espace de  trois minutes, Nacer a bien voulu nous parler de.. boxe.

Un sport qu’il aime peut-être autant que le cyclisme et par exemple, il n’hésite pas le soir dans sa chambre d’hôtel,  à regarder un combat important à la télé. Comme par exemple vendredi dernier, sur Canal-Plus,  celui qui a vu le Français d’origine congolaise Youri Kalenga battu par arrêt de l’arbitre au 10e round contre le Cubain Dorticos dans le championnat du monde des lourds-légers W BA. Mais aussi  Tony Yoka, le poids lourd amateur français qualifié pour les Jeux de Rio.

« La boxe, c’est d’abord une passion que j’ai depuis ma plus tendre jeunesse, dit-il juste avant d’aller signer la feuille de départ. Mon père était boxeur et c’est lui qui m’a donné le virus.

« Oui, je sais qu’ici en Picardie, il y a de grands boxeurs. Je les connais.

« Mais je n’ai qu’une idole : Mike Tyson. Il reste mon idole pour toujours.

« Aujourd’hui, aucun boxeur ne me fait rêver et c’est pareil en cyclisme.

« La boxe est pour moi un autre univers que le cyclisme et cela me permet de faire autre chose que  le vélo afin de garder ma condition physique l’hiver. « Pour moi, la boxe reste une passion et il n’y a donc aucun sacrifice de ma part. Quant à mon esprit combativité, je l’avais déjà tout petit.

« Pour le moment, je me concentre sur ma carrière de cycliste mais quand j’arrêterais pourquoi pas faire de la boxe ? »

Après tout, Nacer n’a que 25 ans et rien ne dit que dans cinq ou six ans, nous le verrons sur un ring, non plus pour s’entrainer mais pour disputer de vrais combats ?

 

Lionel HERBET – 22 mai 2016

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Un Anglais vainqueur du GP de la Somme du Souvenir: un symbole

 

Photo Jean Marc HECQUET

 Victorieux à deux reprises la semaine dernière dans le Tour de Picardie dont il avait remporté, par ailleurs, le classement général, Nacer Bouhanni n'a pu réussir ce dimanche la passe de trois dans le Grand Prix de la Somme.

Cette 31e édition du Grand Prix de la Somme, organisée par Promotion Sport Picardie avec le concours précieux du Conseil départemental et  dont l'arrivée se situait à Albert, n'a donc pas souri au coureur de l'équipe Cofidis. Bouhanni a dû se contenter de la deuxième place. Bouhanni a été devancé par un coureur anglais de l'équipe Fortuneo Daniel McLay. Ce dernier a réussi un petit exploit car battre dans un sprint Bouhanni n'est quand même pas à la portée du premier venu.                               A la décharge toutefois de Bouhanni, le fait qu'il ait crevé deux fois. Certes, à chaque fois, il a été attendu par ses équipiers mais il a dû ensuite produire des efforts pour revenir dans le peloton et il a laissé un peu de jus au moment de l'emballage final.

Cette saison, le Britannique McLay avait déjà remporté le Grand Prix de Denain et ce succès à Albert doit lui donner la confiance nécessaire avant le Tour de Belgique qui débute en ce milieu de semaine. La victoire de McLay a en tout cas ravi le Député-Maire d'Albert Stéphane Demilly qui a souligné "que cette victoire était un vrai symbole. Nous fêtons en effet cette année le 100e anniversaire de la bataille de la Somme. Le monde entier nous regarde et nous sommes ravis qu'un Anglais se soit imposé à Albert".                                          Cette course  a été marquée dans la première heure par de nombreuses crevaisons et quelques chutes dont une a concerné Romain Feillu, vainqueur de l'édition 2006 et qui a été transporté à l'hôpital d'Amiens.  Ensuite, une échappée de sept coureurs a été notée. Daniel (AG2R), Pineau (FdJ), Thevenot (Direct Energie), Lebreton (Armée de Terre), Leveau (Roubaix Métropole), Habeaux (Wallonie) et Dassonville (Auber)  eurent jusqu'à deux minutes d'avance sur le peloton.                               A un moment, seule l'équipe Cofidis roulait en tête du peloton mais peu à peu, elle reçut le renfort d'autres. Si bien que les sept échappés virent leur avance fondre progressivement. Un regroupement massif était inévitable et on pensait que Bouhanni allait s'imposer. Il n'en  fut rien et c'est donc un Anglais qui inscrit son nom au palmarès. Une première car jamais auparavant, cela n'était arrivé. D'où un vrai symbole comme le rappelait Stéphane Demilly, le premier magistrat d'Albert.

 

Lionel HERBET – 22 mai 2016

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Un grand favori: Nacer Bouhanni entre Dury et Albert

 

 

Beaucoup d'émotion sur cette 31e édition du Grand Prix de la Somme, organisé ce dimanche 22 mai par Promotion Sport Picardie avec l'aide très appréciable du Conseil départemental. Emotion parce que le parcours emprunté par les coureurs sera sur les terres qui, voici un siècle, ont été marquées à tout jamais.

La première guerre mondiale a connu une sorte de pic en cette année 1916 et notre département de la Somme a beaucoup souffert. Notamment du côté d'Albert.

Bref, l'idée consistant à faire que ce Grand Prix de la Somme rende un hommage particulier à tous nos soldats morts pour la France voici un siècle est plus que généreuse.

"Les coureurs sont très jeunes mais ils sauront rendre hommage aux anciens " a souligné Laurent Somon l'autre jour à l'occasion de la présentation officielle de l'épreuve.  Nous l'espérons aussi et ceux qui ne sont pas forcément au courant, seront bien obligés de le constater quand ils vont emprunter le parcours du Coquelicot et qu'ils passeront devant des Monuments ou par exemple le Mémorial de Villers Bretonneux.

Au plan purement sportif, Hubert Louvet et ses amis de PSP se frottent les mains en ce sens que le plateau est de qualité. Au départ ce dimanche midi depuis Dury, nous aurons quelques-uns des meilleurs coureurs français du moment à commencer par le sprinter de l'équipe Cofidis Nacer Bouhanni.

Alain Deloeil son directeur sportif a engagé une belle équipe avec le frère de Nacer, Rayane mais aussi Jerome Cousin, Cyril Lemoine et le Belge Van Staeyen. Si le peloton se présente pour l'emballage à Albert, nul doute que Nacer Bouhanni saura placer sa pointe de vitesse.

Qui peut alors empêcher Bouhanni de s'imposer? 

Un rapide coup d'œil sur les engagés nous incite à penser qu'AG 2 R La Mondiale avec le vainqueur de l'an dernier Quentin Jauregui mais aussi Christophe Riblon, dont c'est la rentrée, Sébastien Turgot et Samuel Dumoulin peuvent être des adversaires dangereux. 

Poursuivions notre inspection avec la FdJ composée de Sébastien Chavanel, Pierre-Henri Lecuisinier, Yoaann Offredo, Cedric Pinbeau et Kevin Reza; l'Armée de Terre dirigée par Jimmy Casper et comprenant notamment Bryan Alaphilippe, le frère de l'autre; Auber 93 avec Romain Feillu, Flavien Dassonville, Guillaume Levarlet; Roubaix Metropole avec le Marseillais Julien Antomarchi surement le plus ancien vainqueur  d'étape de ce Tour de la Somme (c'était voici plus de quinze  ans); Delko Marseille avec Rémy Di Gregorio; Direct Energie avec Yohann Gene.

Enfin, l'équipe Fortuneo comprendra deux coureurs intéressants: Yauhani Hutarovitch qui peut se targuer d'avoir remporté deux fois le Tour de la Somme en 2009 et 2014 et Steven Tronet qui est le champion de France en titre et dont peut dire qu'il arborera son beau maillot avec plaisir car il n'a plus qu'un mois pour le faire.

Voilà donc comment se présente ce Grand Prix de la Somme dont le départ sera donné dimanche depuis Dury à midi et l'arrivée située à Albert après cinq passages sur la ligne d'arrivée et près de 200km.

 

Lionel HERBET – 21 mai 2016

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Le 31ème Grand Prix de la Somme officiellement lancé

C'est dans la salle des Feuillants à la préfecture d'Amiens qu'a été officiellement présentée la 31e édition du Grand Prix de la Somme, organisé par Promotion Sport Picardie avec l'aide appréciable du Conseil départemental de la Somme.

Le président Laurent Somon avait tenu personnellement à être présent ainsi que Madame Anne Pinon vice-présidente de la Région Hauts de France mais surtout maire de Dury, lieu où sera donné dimanche prochain le départ de la course. C'est que Dury n'a pas été choisi au à respecter l'Histoire puisque cela fait exactement cent ans qu'a eu lieu la tristement célèbre bataille de la Somme. C'est en effet à Dury que le Général Foch qui n'était pas encore devenu Maréchal, avait installé durant une année son quartier général. "J'y vois tout un symbole a souligné Anne Pinon qui a ajouté: Merci aux organisateurs d'avoir choisi Dury et merci aux bénévoles. Nous avons immédiatement répondu présent. Notre région est aussi une terre de cyclisme, sport populaire et gratuit par excellence".

Le président Laurent Somon a "tenu à témoigner son soutien à PSP et à ce Grand Prix de la Somme. Les sportifs sont en général jeunes mais ils honorent les anciens." Allusion évidemment au passage cette année sur des lieux historiques marqués par les combats de la première guerre mondiale. Le président a aussi souligné qu'actuellement, la situation est très difficile et qu'il convient d'être solidaire tant au niveau social que territorial. Il faut redonner de l'oxygène mais le conseil départemental tient à poursuivre son accompagnement envers le Grand Prix de la Somme". Il ne faut en effet pas se voiler la face: le sport souffre et n'a plus les mêmes moyens qu'auparavant. Il faut donc aller dénicher de nouveaux partenaires privés. Le président Somon a tenu à réaffirmer son attachement au monde sportif avec une préférence toutefois pour les sports nature. Il est vrai que notre département s'y prête à merveille.

Hubert Louvet le président de PSP a rappelé l'histoire du Grand Prix de la Somme et les bonnes relations entretenues avec les différents présidents du Conseil général depuis Max Lejeune jusqu'à Laurent Somon. "Notre terrain de jeu c'est la voie publique. Notre épreuve est devenue un évènement international mais elle souffre parfois d'une concurrence déloyale". Néanmoins, cette année le plateau sera de qualité avec 14 équipes et 112 coureurs dimanche au départ à Dury.

Avec des noms très connus tels Nacer Bouhanni, récent vainqueur du Tour de Picardie, Steven Tronet porteur du maillot tricolore, Jauregui le lauréat de l'an dernier et les Picards Christophe Riblon, Rudy Barbier, Levarlet etc..

Terminons en donnant le nom du speaker. Ce sera Mangeas. Pas Daniel mais son frère Hervé. Il parait qu'on ne voit pas trop la différence.

Départ de Dury dimanche à 12 heures. Arrivée à Albert après 195km de course et surtout cinq passages sur la ligne d'arrivée.

Lionel HERBET – 18 mai 2016

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Corentin ERMENAULT stoppé provisoirement

Quand il donna son accord à Antoine Barège pour participer à l’émission la Tribune, lundi dernier sur France Bleu Picardie, Corentin Ermenault n’avait pas participé au prix Criquiélon, disputé dimanche dernier en Belgique.

Or, cette  course s’est mal passée pour le fils du champion olympique puisqu’il est tombé alors que la route s’était rétrécie. « C’est une chute bête » s’est contenté de lâcher Corentin.  

Résultat, en arrivant dans les studios de France Bleu Picardie, Corentin avait un bras en écharpe. Le premier diagnostic était net : fracture du coude et une indisponibilité de quelques semaines. Corentin prenait son mal avec une sorte de résignation. Il sait que la chute fait partie intégrante du cyclisme.

Lors de cette émission, Corentin a eu l’occasion de rappeler la trajectoire de sa (courte) carrière. Il avait seulement quelques mois lorsque son père est devenu champion olympique à Atlanta.  Il n’a donc aucun souvenir de cette période. Très jeune, Corentin a pratiqué le.. football au sein des clubs de Pont de Metz et Salouel. Il avait certaines qualités mais dans sa tête, c’était juré : il voulait faire du vélo. Les résultats n’ont pas tardé et aujourd’hui, Corentin est un des meilleurs coureurs français de sa génération. Licencié au CC Nogent, comme son père jadis, Corentin ambitionne de passer professionnel mais ce ne sera pas pour 2017. Il ne tient pas à brûler les étapes.

En attendant de reprendre la compétition, Corentin qui a suivi en compagnie de Jérémy Stravius une étape du Tour de Picardie, est l’invité de PSP ce dimanche pour le Grand Prix de la Somme dont le grand favori sera, on le rappelle, Nacer Bouhanni.

 

 

Lionel HERBET – 18 mai 2016

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En marge du Grand Prix de la Somme

A moins d’une semaine du départ du 31e Grand Prix de la Somme qui va se dérouler ce prochain dimanche entre Dury et Albert, Henri-Paul Fin était invité de  l’émission La Tribune, animée sur France Bleu Picardie par Antoine Barège. Au programme de l’émission, l’épreuve proprement dite qui devrait recueillir un joli succès sportif avec surtout la présence de Nacer Bouhanni, le récent vainqueur du Tour de Picardie et qui viendra à la tête de l’équipe Cofidis. Sans oublier le champion de France Steven Tronet qui milite au sein de l’équipe Fortuneo ; le vainqueur de l’an dernier Quentin Jauregui et bien d’autres dont le Beauvaisien Christophe Riblon.

Henri-Paul Fin a aussi rappelé que cette année la course aurait une référence historique puisque cela fait cent ans qu’a eu lieu la bataille de la Somme.

« Nous avons voulu faire une course souvenir avec un sprint devant le Mémorial de Villers Bretonneux et le passage du fameux circuit du Coquelicot.

Durant cette émission, a été remis le vélo BT Win au vainqueur d’un concours organisé conjointement par PSP et France Bleu Picardie. Le vélo a été acheté par PSP et remis lundi à Madame Françoise Viozelange qui réside à Pont de Metz.

France Bleu Picardie avait acheté des sets de table distribués ensuite dans les restaurants d’Amiens-Métropole. Via facebook, ce concours a donc  permis à Françoise de s’imposer. 

 Coïncidence ou pas, Françoise  est quasiment la voisine de la famille Ermenault à Pont de Metz.  Corentin était du reste présent à l’émission avec un bras en écharpe puisque la veille, dans une course en Belgique, il était tombé et s’était fracturé le coude.

Rappelons que la présentation officielle de ce Grand Prix de la Somme aura lieu ce mercredi 18 mai à 16 heures à l’Hôtel des Feuillants à Amiens.

 

Lionel HERBET – 17 mai 2016

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Nacer BOUHANNI au départ du Grand Prix de la Somme

france3-regions.francetvinfo.fr
france3-regions.francetvinfo.fr

Hubert Louvet, Henri-Paul Fin et tous les membres de Promotion Sport Picardie qui organise  ce prochain dimanche 22 mai le 31e Grand Prix de la Somme, ne pouvaient rêver meilleur engagement.

En effet, l'quipe Cofidis a décidé d'aligner Nacer Bouhanni, redoutable sprinter s'il en est mais surtout vainqueur ce week-end du Tour de Picardie. Il a même remporté deux étapes consécutives dont une à Flixecourt. C'est dire que l'air de notre région plait à ce garçon, véritable puncheur, au sens strict du terme puisqu'on sait que l'hiver venu, il a pris l'habitude de fréquenter les salles de boxe. Il croise même régulièrement les gants  avec de vrais boxeurs. Cela lui permet peut-être d'avoir ces qualités de finisseur qui en font à l'heure actuelle, un des plus grands sprinters mondiaux.

Nacer Bouhanni sera donc le leader de son équipe mais aussi de la course qui sera rappelons le disputée entre Dury et Albert avec pour référence la terrible bataille de la Somme en 1916.

On sait aussi qu'au départ, nous aurons le Picard Christophe Riblon en phase de reprise puisqu'il n'a pas couru le Tour de Picardie. Sans oublier le vainqueur de l'an dernier Quentin Jauregui d'AG2R La Mondiale.  Nous aurons l'occasion évidemment de revenir sur l'épreuve et tous ses engagés.

Bonne nouvelle, la course sera officiellement présentée ce mercredi 18 mai à l'Hotel des Feuillants à Amiens avec surement la présence du président du Conseil Départemental Laurent Somon.

Lionel HERBET – 16 mai 2016

 

 

De même que la présence de Nacer BOUHANNI, Steven TRONET Champion de France 2015 sera au départ à Dury

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Le Grand Prix de la Somme fera référence au passé.

de gauche à droite Henri Paul Fin, Hubert Louvet et Jean Claude Pieri réunis pour la dernière fois avant le dimanche 22 mai jour de la course
de gauche à droite Henri Paul Fin, Hubert Louvet et Jean Claude Pieri réunis pour la dernière fois avant le dimanche 22 mai jour de la course

Une semaine après le Tour de Picardie qui se déroulera durant les trois jours de la Pentecôte,  avec une étape dans chaque département de la Picardie, va se disputer la 31e édition du Grand Prix de la Somme.

 L’organisation est du ressort de PSP et ce, depuis la première édition. Le Conseil départemental est le principal partenaire de l’épreuve. En cette année 2016, Hubert Louvet et ses collègues de PSP mais aussi les élus du Conseil départemental ont souhaité que pour cette édition, la course fasse référence à la terrible bataille de la Somme de 1916. C’est la raison pour laquelle  la course partira de Dury et arrivera à Albert après avoir emprunté le célèbre circuit du Coquelicot. Les coureurs porteront du reste un dossard qui fera référence à la guerre 14-18 tandis que des cérémonies de dépôt de gerbes avec les Anciens Combattants  se dérouleront.

Au plan sportif, on sait que de plus en plus, il est demandé de la rigueur aux organisateurs et notamment au plan de la sécurité.

 Le début de l’année a été marqué par de graves accidents avec mort de coureurs.

Une dernière réunion de préparation a permis de  peaufiner justement l’organisation avec un rappel de toutes les tâches que doivent remplir les bénévoles, signaleurs, conducteurs de voitures etc. Il est vrai aussi que depuis maintenant trois décennies PSP est rodé.

 Ce Grand Prix de la Somme se situe à une période charnière de la saison puisque les classiques flandriennes appartiennent au passé et que nous sommes  entrés  dans les épreuves dites de préparation au Tour de France.

On sait qu’aujourd’hui, 14 équipes sont engagées et nous profitons de l’occasion pour donner quelques noms en sachant très bien que des modifications peuvent se produire d’ici le dimanche 22 mai.

AG2R La Mondiale devrait aligner Quentin Jauregui,  Samuel Demoulin, Sébastien Turgot et le Beauvaisien Christophe Riblon qui reste une attraction et un des rares dans le peloton à avoir triomphé dans deux étapes du Tour de France.

La FdJ est déjà représentée au Giro mais alignera  Sébastien Chavanel, Yoann Offredo, Kevin Reza. Présentes également les équipes Cofidis, Direct Energie, Fortuneo   avec un ancien lauréat justement de ce G P de la Somme Yauheni Hutarovitch ; l’Armée de Terre dirigée par Jimmy Casper avec pour leader Bryan Alaphilippe ;  le Team 3M, Le team Differdange,  Roubaix Métropole avec le Marseillais Julian Antomarchi, un  des plus anciens vainqueurs d’étape du Tour de la Somme toujours en activité, Auber 93 avec Romain Feillu, Flavien Dassonville et Guillaume Levarlet. Le peloton devrait donc être composé d’une centaine de coureurs ce dimanche  22 mai à Dury.

D’autre part, on connait la date de l’édition 2017 : ce sera le dimanche 14 mai.

Départ réel à 12 heures mairie de Dury

Arrivée à Albert vers 16h30 après 195km.

 

Lionel HERBERT 05 mai 2016

 

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Jean-François PESCHEUX « Il y a trop de coureurs dans les pelotons »

Jean François PESCHEUX et Hubert LOUVET
Jean François PESCHEUX et Hubert LOUVET

 

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n retraite depuis son départ d’ASO, Jean-François Pescheux n’a pas tout à fait coupé les liens avec le cyclisme. Un sport qu’il connait par cœur puisqu’il fut voici une quarantaine  d’années, un honnête coureur professionnel.

Les différents orateurs qui sont intervenus l’autre jour à Amiens, à l’occasion de la présentation officielle du prochain Tour de Picardie qui va se dérouler le week-end de la Pentecôte, ont la mémoire courte.

C’est que Jean-François Pescheux a remporté une étape d’un Tour de l’Oise mais aussi le critérium Jean Renaux dont l’arrivée à l’époque était jugée devant la mairie d’Amiens.

Aujourd’hui, Jean-François Pescheux qui aurait pu jouer dans certains  films de Michel Audiard en raison de sa gouaille, participe aux travaux de commissions à l’UCI, notamment au niveau de la sécurité.  En ce qui concerne le Tour de Picardie qui va se dérouler le week-end de la Pentecôte, on sait que c’est désormais le V C Cote Picarde présidé par Jean Bernard Devos qui est aux commandes.

Jean-François Pescheux a accepté de rester encore un an ou deux à la tête de cette épreuve et il aura à ses côtés Bernard Hinault qui lui aussi, a décidé de ne plus être sur le Tour de France afin de s’occuper de son petit-fils..

Est-ce que le Tour de Picardie 2016 a été plus difficile à préparer que celui de l’an dernier ?

Non, cela n’a pas été plus difficile en n’oubliant jamais les aléas d’une compétition qui se déroule sur la voie publique. Tout s’est bien passé au niveau de la passation du pouvoir  politique. Pour l’instant, nous fonctionnons toujours sur le système ancien Picardie et c’est au fur et à mesure que cela va évoluer.

La participation à ce Tour de Picardie est très correcte ?

Il faut savoir qu’au moment où je vous parle, il y a le Tour de Romandie, le Tour de Turquie, le Grand Prix de Francfort. N’oubliez qu’avant, se sont déroulées les classiques. Les coureurs  recherchent surtout en cette période la récupération. Avec le Tour de Picardie, ils vont partir de chez eux le jeudi  soir et le dimanche soir, ils seront chez eux. Nous ne sommes pas loin de la Belgique et de la Hollande. Nous avons un calendrier chargé et les coureurs aiment le Tour de Picardie.

Chaque jour, nous allons changer de département. Peut-on dire qu’il va s’agir de trois classiques et non d’une course à étapes ?

Non car les classiques se courent différemment, soit un jour, une course. Là au contraire, l’équipe qui va prendre le maillot le premier soir devra ensuite supporter le poids de la course. Mais cela va quand même se courir comme des classiques car il y aura du vent, des bordures et la course devrait sourire aux baroudeurs et aux sprinters.

Quant au favori,  je pense bien sur à Nacer Bouhanni. Il va venir pour gagner à la fois le général mais aussi des étapes.

 

 

Maintenant, au-delà des résultats il faut malheureusement reconnaitre que ce sont les morts sur la route qui ont fait l’actualité ? Que faire pour éviter de tels drames ?

L’U C I est en train d’étudier le problème. Il ne faut surtout pas faire dans la précipitation. Il n’est pas question de supprimer toutes les motos et toutes les voitures.

Je l’ai toujours répété, il y a trop de coureurs dans les pelotons.

 Il y a 40 ans, dans un peloton, il y avait entre 120 et 160 coureurs sur des routes nationales.

Aujourd’hui, les routes sont départementales, avec des  obstacles dans tous les villages (ralentisseurs, passage pour piétons etc. Maintenant, il y a 200 coureurs.  

« Notre terrain de sport, c’est toujours la voie publique et tout ce petit monde avance ensemble. Si on enlève des coureurs, il y aura moins d’équipes et donc moins de voitures.

Maintenant est-ce que les vélos ne sont pas trop légers ? C’est possible.

Enfin, Jean-François Pescheux, vous partez en retraite en même temps que Bernard Hinault ? C’est un hasard ?

Non, ce n’est pas tout à fait exact. C’est lui Bernard qui part en même temps que moi.

Il faut savoir dire : On arrête.

Dans un an, je vais tout arrêter et vous ne me verrez plus. Comme Jean Marie Leblanc.

 

 

Lionel HERBET  04 mai 2016

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