Camouflet pour le C I O

Il semble donc  que, pour les Jeux Olympiques de 2 024, le CIO aura un choix très simple à effectuer le 13 septembre à Lima.

Il devrait normalement choisir entre Los Angelès et Paris.

En effet, depuis quelques mois, nous avons assisté au retrait de villes candidates qui ont fait le constat suivant : elles ne pourraient être à la hauteur de l’évènement surtout pour des raisons financières.

Après Boston, Toronto, Hambourg, Rome, la dernière ville est Budapest. La capitale de la Hongrie  devrait se retirer et ce, sous la pression de la population puisque 68% de la population de Budapest est contre le projet olympique.

Un mouvement  civique s’est manifesté et a recueilli un nombre impressionnant de signatures  à l’occasion d’une pétition qui a obtenu un grand succès.

266 000 signatures ont été recueillies et ce succès fait réfléchir les futurs organisateurs. Pourquoi ce mouvement Momentum ?

Tout simplement les exemples d’Athènes et surtout Rio qui  n’ont pas digéré l’organisation des JO de 2004 et 2016.

Evidemment, si Budapest déclarait forfait, ne resteraient que Los Angeles et Paris. Compte tenu de la politique menée actuellement par Trump, il est évident que Paris verra ses chances grandir. Un siècle après ceux de 1924, Paris serait donc le cadre du plus grand événement mondial.

Si à Budapest on n’est pas chaud pour accueillir les Jeux, en France, on veut simplement que le CNOSF parle en .. français.

Or, le slogan « Venez partager » est utilisé en anglais et cela ne plait pas, mais pas du tout,  à de nombreuses associations, en premier lieu l’Académie Française. Des procès vont être intentés et nous comprenons parfaitement cette levée de boucliers puisqu’une fois encore, il faut rappeler que les Jeux ont été réorganisés par le Baron Pierre de Coubertin.

 

Lionel Herbet   

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Une nouvelle saison  avec Arnaud Demare mais sans Bernard Bourreau et Thierry Adam

C’est fait depuis le début du mois. Les cyclistes professionnels ont repris la saison mais ils recherchent le plus souvent le soleil  et certains pays dont nous n’aurions pas imaginé, voici quelques décennies, qu’ils s’intéressaient au cyclisme.

Ferdi Kubler et Roger Walkowiak qui nous ont quittés en janvier, appartenaient à une génération pour qui, la grande reprise, se situait dans Paris-Nice, la Course au Soleil tandis que les coureurs qui visaient les classiques allaient se préparer à la dure, dans les Flandres belges.

Tout cela appartient ou presque, désormais au passé.

Au fait, quoi de neuf en nouvelle cette saison ? D’abord, qu’un homme aussi respectable que Bernard Bourreau a décidé de se retirer définitivement. Ancien coureur de bon niveau, il a longtemps été attaché aux équipes de France espoirs et nous l’avons vu, une année, diriger un certain Arnaud Demare qui venait de s’imposer dans la Côte Picarde, à Mers les Bains.

Bernard Bourreau a toutefois le sentiment de s’en aller sur un échec car en fin de saison dernière, il fut dans l’incapacité de diriger le duo Bouhanni-Demare dans le championnat du monde.

Les deux hommes ne devaient pas s’entendre et Bourreau estimait que pour lui, c’était un échec. Bernard Bourreau  s’en voulait mais qui, à sa place, aurait mieux fait ?

Récemment, Bernard Bourreau s’est laissé aller et il devait déclarer que pour la première fois de sa carrière, il n’avait aucun programme de courses.  Pour un sportif, une retraite c’est comme une petite mort.

Noter ami Thierry Adam est aussi contraint de mettre un pied par terre. Il ne commentera plus le Tour de France et cela lui fend le cœur. Il ne méritait pas d’être ainsi jeté en pâture.  Les raisons sont différentes de celles de Bernard Bourreau.  Chez France 2 comme partout à la télé, il n’y a pas de sentiment. On vous vire  comme un produit usé. Pourtant avec Laurent Jalabert, il formait un duo compétent et complémentaire. Mais que Thierry ne se fasse pas trop de mauvais sang. En Picardie, il est estimé pour  ses qualités professionnelles et nous ici, à Promotion Sports Picardie, nous l’aimons bien.

Enfin, pour Arnaud Demare, la saison débute plutôt bien.

Avant de la reprendre, il nous avait fait plaisir en venant donner le coup d’envoi d’un match à la Licorne :

Amiens-Brest, justement. Il avait porté bonheur aux joueurs amiénois qui avaient nettement gagné. Sur sa lancée,  Arnaud a remporté deux étapes de l’Etoile de Bessèges et il s‘aligne en cette fin de semaine au Tour d’Algarve au Portugal. Vous verrez que cette année, Arnaud sera au point dans ..Paris-Roubaix.

 

Lionel Herbet  

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Roger Walkowiak                                  a suivi Ferdi Kubler

Photo L'Equipe
Photo L'Equipe

En l’espace d’un mois, le Tour de France a perdu deux de ses anciens vainqueurs.

Début janvier, le Suisse Ferdi Kubler nous avait quittés à l’âge de 97 ans. Ce fut pour nous l’occasion de rappeler l’hégémonie du cyclisme suisse, au début des années 50, avec non seulement Ferdi Kubler mais aussi Hugo Koblet.

Les deux hommes qui étaient complètement différents, avaient remporté le Tour de France en 1950 et 1951.

A la fin de l’article, nous signalions que désormais le plus vieux vainqueur du Tour encore en vie, était Roger Walkowiak, lauréat en 1956.

Longtemps, ce Tour de France est resté le plus beau, le plus indécis de toute  l’histoire.

Dans ses mémoires, Jacques Goddet le patron du Tour et du journal l’Equipe, ne cessait de tresser des louanges à Roger Walkowiak, coureur plus que moyen mais qui, au début de l’épreuve, sut s’immiscer dans une échappée royale, revêtir le maillot jaune et ensuite parfaitement gérer sa course.

Roger Walkowiak avait finalement remporté l’épreuve sans gagner aucune étape à la tête d’une équipe provinciale au sein de laquelle figurait notre ami, l’Amiénois Pierre Pardoën.

Ce dernier fut éliminé rapidement de la course mais après le Tour, il eut la possibilité de disputer de nombreux critériums. Notamment celui d’Amiens sur le circuit de la Hotoie.

Nous revoyons le timide, l’effacé Roger Walkowiak, moulé dans on beau maillot jaune. Walko comme on l’appelait familièrement, n’a vraiment remporté qu’une course dans sa carrière et ce n’était pas n’importe laquelle.

Quand il arrêta sa carrière, Walko originaire de Montluçon ne roulait pas sur l’or. Il continua de mener une existence discrète et parfois, il était invité sur la Grande Boucle.

Ainsi, en 2002,  alors que nous mêmes étions sur le Tour, nous nous rappelons avoir bavardé avec ce petit bonhomme, resté d’une grande simplicité.

Longtemps, on a parlé de Tour à la Walko pour souligner le fait que la course, avait été animée et indécise jusqu’au bout.

Roger Walkowiak est parti à son tour à 89 ans et désormais, c’est l’Espagnol Federico Bahamontes, l’Aigle de Tolède qui est le plus âgé des anciens vainqueurs du Tour.

Avec Kubler et Walkowiak, c’est une partie de notre jeunesse qui s’en va. Une époque où le cyclisme était encore à visage humain et qui voyait les coureurs présenter un visage reconnaissable pour les spectateurs.

 

Lionel Herbet

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Ils étaient les n°1, ils sont désormais les dauphins

Samedi dernier, se tenaient à Arras et Bapaume, les assemblées générales constitutives des Ligues des Hauts-de-France du football et cyclisme.

Soit deux disciplines vedettes de l’actualité sportive . Première constatation, ces réunions se sont dans l’ensemble, bien déroulées. Il est vrai que tout avait été bien préparé à l’avance, au cours de multiples réunions préparatoires.

Deuxième constatation et ce n’est pas une surprise : Michel Gendre et Hubert Louvet qui présidaient les Ligues de Picardie de  football et de cyclisme, ont dû se contenter, cette fois, d’être les numéros 2 derrière Bruno Brongniart et Philippe Limousin.

Normal tant les Nordistes pèsent beaucoup plus lourd, ne serait-ce qu’au nombre des licenciés. Du coup, le siège social des deux disciplines ne sera pas en Picardie mais sur le territoire nordiste.

Néanmoins, au niveau football, Amiens devrait bénéficier d’un centre technique implanté non loin de la Licorne et une antenne administrative. Pour le cyclisme, le siège est également situé dans le Nord mais là aussi, Amiens va conserver  une antenne.

On notera  dans chaque liste la présence  de Philippe Ermenault, ancien champion olympique tandis que Charlie Leconte, Nordiste de cœur mais qui a longtemps été le directeur sportif du C C Nogent, jouera un rôle de liaison entre les deux anciennes régions.

Que retiendrons nous de ces deux assemblées générales ? Que Philippe Limousin a notamment déclaré « qu’il ne voulait pas de champion du monde à 10-12 ans. Laissons aux jeunes le temps de grandir ».

Quant au football, les craintes devraient être surtout budgétaires car avec les déplacements plus longs, les dirigeants picards s’interrogent et se demandent même s’ils ne  devront pas choisir entre les jeunes et les seniors.  Mais le mot d’ordre général est qu’il ne faut pas rater le  départ de ces deux nouvelles Ligues.

Notre photo : Hubert Louvet et Philippe Limousin à la tête de la Ligue des Hauts de France de cyclisme.

Lionel Herbet 

 

 

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André MARTIN tel un Empereur africain

Samedi dernier, se tenaient à Arras et Bapaume, les assemblées générales constitutives des Ligues des Hauts-de-France du football et cyclisme.

Soit deux disciplines vedettes de l’actualité sportive . Première constatation, ces réunions se sont dans l’ensemble, bien déroulées. Il est vrai que tout avait été bien préparé à l’avance, au cours de multiples réunions préparatoires.

Deuxième constatation et ce n’est pas une surprise : Michel Gendre et Hubert Louvet qui présidaient les Ligues de Picardie de  football et de cyclisme, ont dû se contenter, cette fois, d’être les numéros 2 derrière Bruno Brongniart et Philippe Limousin.

Normal tant les Nordistes pèsent beaucoup plus lourd, ne serait-ce qu’au nombre des licenciés. Du coup, le siège social des deux disciplines ne sera pas en Picardie mais sur le territoire nordiste.

Néanmoins, au niveau football, Amiens devrait bénéficier d’un centre technique implanté non loin de la Licorne et une antenne administrative. Pour le cyclisme, le siège est également situé dans le Nord mais là aussi, Amiens va conserver  une antenne.

On notera  dans chaque liste la présence  de Philippe Ermenault, ancien champion olympique tandis que Charlie Leconte, Nordiste de cœur mais qui a longtemps été le directeur sportif du C C Nogent, jouera un rôle de liaison entre les deux anciennes régions.

Que retiendrons nous de ces deux assemblées générales ? Que Philippe Limousin a notamment déclaré « qu’il ne voulait pas de champion du monde à 10-12 ans. Laissons aux jeunes le temps de grandir ».

Quant au football, les craintes devraient être surtout budgétaires car avec les déplacements plus longs, les dirigeants picards s’interrogent et se demandent même s’ils ne  devront pas choisir entre les jeunes et les seniors.  Mais le mot d’ordre général est qu’il ne faut pas rater le  départ de ces deux nouvelles Ligues.

Notre photo : Hubert Louvet et Philippe Limousin à la tête de la Ligue des Hauts de France de cyclisme.

 

Lionel Herbe

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Qu’est devenu Jacques Bellenger ?

 

 

 

Coup de fil l’autre jour. Il nous parvient d’Angleterre et une journaliste britannique nous parle de Jacques Bellenger qui fut un grand champion cycliste sur piste dans les années qui ont suivi la dernière guerre.

Jacques Bellenger est né le 25 décembre 1927. Il s’est surtout illustré sur la piste et par exemple, il a été champion de France de vitesse à sept reprises, deux chez les amateurs (1948-1949) et cinq chez les professionnels (50, 51, 53, 54, 55).

En 1956, il doit s’incliner face à Michel Rousseau le futur grand champion  qui deviendra même champion olympique à Melbourne.

A cette époque, la piste connait une réelle notoriété. Le Vel d’Hiv de Paris avant qu’il ne soit détruit, est le rendez-vous non seulement des grandes réunions pugilistiques mais aussi des Six Jours.

Le plus souvent, Jacques Bellenger fait équipe avec Louis Gérardin, lui aussi grand champion de cette période mais surtout très connu pour avoir eu une relation avec la chanteuse Edith Piaf.

En 1957 et 58, Jacques Bellenger doit se contenter de la 2e place devancé par un certain Roger Gaignard qui cumulait le métier de sprinter professionnel mais aussi de .. Clown.

Jacques Bellenger a été professionnel jusqu’en 1959 et cette année là, il portait le maillot de Saint Raphaël Géminiani. 1959 marque en effet les débuts de la publicité sur les maillots et c’est Raphaël Géminiani,dit Grand fusil,  qui a été le véritable précurseur.

En Picardie, cette époque coïncide avec la présence dans les rangs professionnels, mais sur route, de Pierre Pardoën et Bernard Quennehen. Ce dernier a même gagné une étape du Tour de  France en 1953.

Pour terminer sur Jacques Bellenger, signalons qu’il a disputé une de ses dernières courses en tant que professionnel lors des Six Jours de Buenos Aires en Argentine. Il avait terminé 2e.

Au fait, amis lecteurs, savez-vous  que Jacques Bellenger est né à …Amiens.

 

 

Lionel HERBET – 30 juin 2016

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Nacer Bouhanni a le sang chaud

Décidément, Nacer Bouhanni n’est pas un coureur comme les autres.

Le bonhomme a du caractère et il ne faut surtout pas lui marcher sur les pieds.

Dans la nuit de samedi à dimanche, le champion de l’équipe Cofidis n’arrivait pas à trouver le sommeil, perturbé par  le bruit provoqué par des clients au bar de l’hôtel.

Nacer est venu leur demander de se calmer et on l’imagine, la discussion s’est ensuite envenimée.

Une bagarre a été déclenchée si bien que le lendemain matin, on a vu Bouhanni porter un bandage au poignet. C’est durant la course qu’on a appris la vérité de cet incident.

Certes, nous n’étions pas présents lors de cet incident mais force est de reconnaitre que Bouhanni n’a pas provoqué les personnes au bar. Il avait besoin de dormir, c’est tout simple.

Bouhanni a participé au championnat de France remporté par Arthur Vichot mais il  a abandonné sur  la fin.

Cet abandon ne remet pas en cause les qualités de Bouhanni ni la confiance qu’a pour lui, son équipe.

Ainsi, c’est Bouhanni qui sera le leader de Cofidis. Voilà qui est clair.

Maintenant, tout le monde sait que Bouhanni pratique l’hiver la boxe et que ses champions préférés ne sont pas des cyclistes mais des boxeurs.

A Amiens, récemment à l’occasion du Grand Prix de la Somme, lorsque nous l’avions interrogé, il nous avait répondu que Mike Tyson était son champion préféré.

Depuis, nous avons appris que Nacer Bouhanni allait porter durant le Tour de France un casque à l’effigie de Mohamed Ali.

Voilà un geste qui n’est pas courant. Il est même exceptionnel. Il émane d’un garçon qui, rappelons-le, ne s’inscrit pas dans le moule. On comprend mieux aujourd’hui pourquoi Marc Madiot a préféré qu’il quitte la FdJ et aille chez le voisin Cofidis. Pour notre part, nous aimons ce coureur de tempérament qui semble être un incompris.

Pour revenir au Tour de France dont le départ sera donné au Mont Saint Michel,  nous faisons le constat que la France n’aura pas un grand nombre d’engagés. Il semble que nous aurons une trentaine de coureurs français au départ. Alors que dans le même temps, il y aura trois coureurs africains, deux de l’Erythrée et un d’Afrique du Sud. Le cyclisme est devenu  mondialisé.

Enfin, dernière question avant le départ de la Grande Boucle. Pourquoi France Télévision a diffusé le reportage sur le dopage avec interview  du fameux docteur Mabuse par Elise Lucet ? C’est comme si le vélo se tirait une balle dans le pied.

 

 

Lionel HERBET – 28 juin 2016

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Le cyclisme tributaire de l’Euro

 

 Nous sommes à environ une semaine du départ du Tour de France (le 2 juillet depuis le Mont Saint Michel) et pourtant les médias n’accordent pas au cyclisme, la place qui, normalement, lui revient à pareille époque.

C’est que l’Euro  qui  se déroule  en France est absolument tentaculaire et relègue au fond des rubriques, les autres disciplines.

Du reste, organiser une épreuve actuellement ressemble à un véritable défi.

Ainsi, dimanche prochain, les championnats de France professionnels sur route ont lieu à Vesoul. Or dimanche l’équipe de France joue un 8e de finale de l’Euro à 15 heures à Lyon.

Sagement, les  responsables de la Fédération française de cyclisme ont décidé d’avancer le départ qui sera donné à 9 heures au lieu de 10h40.

Ainsi, l’arrivée de la course et la cérémonie protocolaire ne seront pas concurrencées par le match de l’équipe de France.

C’est un exemple parmi tant d’autres.

A huit jours du départ du Tour de France, nous pouvons tirer quelques enseignements. En premier, il faudra compter avec les coureurs colombiens. Vainqueur de la Route du Sud, Nairo Quintana s’inscrit d’ores et déjà, dans la liste des grands favoris pour ramener le maillot jaune à Paris.

Justement, cette Route du Sud a vu la belle victoire dans la dernière étape, au sprint du Beauvaisien Arnaud Demare qui a ainsi renoué avec le succès.

Demare revient en forme après son abandon au Tour d’Italie. Dimanche à Vesoul, il peut redevenir champion de France mais quoiqu’il arrive, il ne participera pas au Tour de France.

Toujours parmi les Colombiens, Miguel Angelo Lopez (Astana) a remporté le Tour de Suisse dont la dernière étape a été gagnée par un compatriote Jarlino Pantano (IAM) ,l’équipe dirigée par Eddy Seigneur. Notons la belle troisième place au général du Français Warren Barguil qui pourrait être la grande révélation du Tour de France.

Les Picards Sébastien Minard et Christophe Riblon espèrent bien y participer avec leur formation AG2R la Mondiale. Pour l’heure, deux places restent à prendre et il faudra attendre dimanche après le championnat de France. Imaginez que Minard ou Riblon soit champion de France. Automatiquement, une place leur serait réservée dans l’équipe AG 2R. Même si cela n’a pas toujours été le cas dans le passé puisque nous nous souvenons que Jean Claude Leclercq alors champion de France en 1985, n’avait pas été retenu pour la Grande Boucle.

 

 

Lionel HERBET – 21 juin 2016

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Rudy Altig s’en est allé et Chris Froome plus fort que jamais

En plein Euro et ses incidents, le cyclisme éprouve  certaines difficultés à se faire reconnaitre au plan médiatique. Normal après tout mais dans trois semaines, le Tour de France qui prendra son départ depuis Avranches, fera la une de l’actualité.

Ce dernier week-end, trois évènements ont retenu notre attention.

D’abord, le Critérium du Dauphiné qui sert le plus souvent de répétition avant le Tour de France.

Le Britannique Chris Froome s’est imposé mais il a  dû s’employer pour devancer le Français  Romain Bardet qui n’a concédé que douze secondes.

A noter que dans les dix premiers, on relève Julian Alaphilippe 6e et Pierre Roland 10e. Présence également d’Alberto Contador 5e qui sera surement présent au Tour de France dont Froome sera le grand favori.

Deuxième (double) évènement : la Ronde de l’Oise. Pour la première fois, un Italien l’a emporté : Antonio Parrinello.

Mais il faut aller jusqu’à la 11e place pour trouver trace du premier coureur français. En l’occurrence,  il s‘agit de Clément Penvern de l’Armée  de Terre, dirigée par Jimmy Casper. Mais cette Ronde a vu aussi la guerre fratricide qui règne actuellement au CC Nogent. Le déballage du « linge sale »  du club a  été un élément qui ne fait pas honneur à l’image qu’on se fait de ce sport.

Loin de nous l’intention de pencher vers l’une ou l’autre partie mais force est bien de reconnaitre qu’en pleine saison, ce genre de situation est pénible à vivre. Surtout pour les coureurs qui ne doivent pas évoluer dans les meilleures dispositions surtout morales.

Cela s’est du reste constaté dans cette Ronde puisqu’un seul coureur nogentais a terminé et encore à la 56e et dernière place du général : Louis Richard. Une  autre équipe se produisait au Tour d’Eure et Loir avec une 11e et 13e place pour Romain Bacon et Jérémy Lecrocq. 66 points ont été récoltés pour cette 6e manche de la Coupe de France mais c’est insuffisant selon le directeur sportif Pascal Carlot.

Enfin et c’est la nouvelle la plus triste du week-end, le grand champion allemand Rudy Altig est décédé à l’âge de 79 ans.

Les sportifs de notre génération se souviennent de ce coureur solide comme un bœuf, redoutable dans les sprints mais évidemment incapable de se hisser au sommet des grands cols.

Altig était aussi très malin car il avait profité d’une mésentente entre Jacques Anquetil et Raymond Poulidor pour devenir champion du monde en 1966.

L’histoire retiendra néanmoins qu’Altig a été un immense champion dans les années 60-70 et qu’il fut considéré comme une légende en Allemagne.

 

 

Lionel HERBET – 13 juin 2016

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Quand Philippe MERCHER parle des arbitres dans le cyclisme

Philippe Mercher fait partie de l'univers du cyclisme régional et même national. Passionné de ce sport, il le sert en officiant en tant qu'arbitre fédéral (depuis 1999).  Il a été membre de club comme à Samara qui a cessé cette saison son activité. Il  a donc rejoint le club neutre picard.                                                                      A la veille du Grand Prix de la Somme, nous avons évoqué le rôle de l'arbitre dans le cyclisme.                                      

 Philippe Mercher par ailleurs supporter de l'Amiens SC, ne s'est pas défilé.     "D'abord, pourquoi on dit arbitre? Je pense qu'il y a  eu un souhait du Ministère des Sports pour unifier la réglementation en vigueur. Le terme commissaire qui s'appliquait à nous auparavant concerne plutôt aujourd'hui les compétitions automobiles.                 

 "Je suis arbitre fédéral ce qui me permet d'officier dans toutes les épreuves sur le territoire français et ce, à tous les niveaux.                                                       

"L'arbitre se trouve soit à moto soit dans une voiture.                                                 

"Ensuite, il  y a des rôles différents: juge à l'arrivée, le chronométreur etc. Personnellement, je fais tout sauf chronométreur.                                           

"Le rôle de l'arbitre finalement est qu'il n'ait pas à intervenir. La course idéale c'est quand les arbitres n'ont pas à intervenir. C'est un peu comme au football.  Un arbitre est bon si on ne le remarque pas. C'est pareil en cyclisme.  Si on ne voit pas l'arbitre en course, c'est qu'il a été bon.                                       

 "C'est vrai que nous intervenons quand il y a  des crevaisons, des chutes etc. Il y a un règlement et il suffit de le faire appliquer et ce, en toute intelligence. Il faut savoir apprécier rapidement la situation du moment et on ne réagit pas de la même façon  si, par exemple, nous sommes au début de l'épreuve ou à la fin  et que la victoire se joue.                           

"Je me souviens  de la première étape du Tour de la Manche dont j'étais le Directeur du Jury. Une grosse chute s'est produite et la moitié du peloton s'est retrouvée au sol. Il nous a fallu prendre une décision rapide, soit neutraliser la course.                       "Tout le monde n'était pas d'accord mais le lendemain, les directeurs sportifs ont reconnu que nous avions eu raison.  "C'est pourquoi jamais la machine ne remplacera l'homme dans notre sport. Il faut une appréciation de la course. Quand on est arbitre, on ne connait pas le coureur. On ne voit que le dossard sauf quand c'est le leader.         "Pour être arbitre, il faut être passionné.  Le jour où la passion n'est plus là, il faut arrêter."

Dans la vie, Philippe est employé à Albert pour une filiale d'Airbus à Albert. Il est pris 50 jours par an et ne sacrifie pas trop sa vie de famille. Cette année, il ne fera pas le Tour de France, la plus grande épreuve au monde mais qui "bouffe" littéralement une vie de famille durant un mois.

Philippe Mercher a fait son choix.

 

 

Lionel HERBET – 25 mai 2016

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Merci aux bénévoles

 

 Jean Paul Plez et un membre d’OTS dimanche à Albert

 

A plusieurs reprises, Henri-Paul Fin a eu l’occasion de remercier évidemment les partenaires, les institutions mais aussi les bénévoles.

Le public ne se rend pas toujours  compte qu’une course cycliste comme le Grand Prix de la Somme nécessite beaucoup de travail avant et après.

Avant par exemple, il s’agit de monter les différents barnums qui vont servir à accueillir les invités.

A l’arrivée, même opération mais cette fois, il a fallu aller très vite puisque justement les barnums qui ont servi au départ, ce sont exactement les mêmes qu’on va revoir à l’arrivée. Et nous ne parlons pas des signaleurs qui ont d’autant plus de mérite que parfois le temps  est déplorable comme ce fut le cas dimanche entre Dury et Albert.

Parmi les bénévoles, Jean-Paul Plez  et toute son équipe d’OTS, effectuent un gros travail au niveau de la restauration. Alors, sans ces 150 bénévoles, PSP ne pourrait organiser le Grand Prix de la Somme. Chapeau à eux.

 

 

Lionel HERBET – 22 mai 2016

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La première du Dr Caron

 

 

Le docteur Caron avec Nicolas le pilote de la voiture du médecin dans le GP de la Somme

 

La veille Henri-Paul Fin nous avait signalé que nous allions suivre cette 31e édition du Grand Prix de la Somme dans la voiture du médecin. Une expérience inédite car il était habituel que notre place, dans les voitures de presse, était devant le peloton. Une position guère flatteuse mais c’est à prendre ou à laisser.

Or, dans la voiture du médecin, pilotée de main de maitre par Nicolas, membre de PSP, nous nous retrouvions au cœur de l’action. Nous étions en effet juste derrière le peloton, quasiment aux côtés du directeur de course, l’Italien Céleste Granziera.

Le docteur Bertrand Caron exerce dans les milieux sportifs mais c’était la première fois qu’il se trouvait en tant que médecin responsable, au G P de la Somme. Et pour une première, il a été plutôt  servi. Ainsi, la première heure de course, courue dans des conditions atmosphériques difficiles, sur des routes parfois étroites et glissantes, a été marquée non seulement par un grand nombre de crevaisons mais surtout quelques chutes, certaines étant même sérieuses.

Ainsi, par exemple le vainqueur de l’édition 2006 Romain Feillu a été transporté à l’hôpital d’Amiens et ce sur les conseils du Dr Caron qui a ensuite repris place dans la voiture.

En cyclisme, s’arrêter ne serait-ce que cinq minutes, vous fait prendre un retard considérable.

Il a alors fallu à un motard de la police d’ouvrir la route pour ramener Nicolas derrière le peloton après une course poursuite de qualité.

Cette première chute était intervenue au bout de 8km seulement et une deuxième devait arriver un peu plus tard.

Heureusement, par la suite, aucun incident ne fut à déplorer.

Le docteur Caron  (56 ans) a donc vécu une nouvelle expérience.  Longtemps, il a travaillé dans le même cabinet que Jean Jacques Menuet et outre son activité professionnelle,  il est le médecin des Spartiates, médecin du CREPS et il se souvient qu’il a failli intégrer une formation cycliste puisque voici quelques années, il avait participé à un stage en Espagne avec l’équipe Cofidis.

Le docteur Caron est aussi pratiquant puisqu’il a été un excellent triathlète et qu’il est aussi 2e Dan de Kendo.

 

 

Lionel HERBET – 22 mai 2016

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N acer Bouhanni « Mike Tyson est mon idole »

 

 

 

Photo Jean-Marc HECQUET

 

La veille du Grand Prix de la Somme, lors de la réunion des directeurs sportifs, Alain Deloeil que nous avions contacté pour une interview, fut-elle rapide avec Nacer Bouhanni, nous avait répondu « Oui, en principe, il sera d’accord surtout si tu lui parles de boxe plutôt que de cyclisme».

C’était effectivement le sujet qui nous intéressait.

Nacer Bouhanni le bouillant sprinter de Cofidis est un garçon qui a une réputation de garçon difficile parfois incompris. Mais c’est un authentique champion, un puncheur qui ne calcule jamais ses efforts avant une ligne d’arrivée. Et surtout qui n’a peur de rien.

Nous avons insisté et dimanche matin, juste avant le départ du Grand Prix de la Somme, l’espace de  trois minutes, Nacer a bien voulu nous parler de.. boxe.

Un sport qu’il aime peut-être autant que le cyclisme et par exemple, il n’hésite pas le soir dans sa chambre d’hôtel,  à regarder un combat important à la télé. Comme par exemple vendredi dernier, sur Canal-Plus,  celui qui a vu le Français d’origine congolaise Youri Kalenga battu par arrêt de l’arbitre au 10e round contre le Cubain Dorticos dans le championnat du monde des lourds-légers W BA. Mais aussi  Tony Yoka, le poids lourd amateur français qualifié pour les Jeux de Rio.

« La boxe, c’est d’abord une passion que j’ai depuis ma plus tendre jeunesse, dit-il juste avant d’aller signer la feuille de départ. Mon père était boxeur et c’est lui qui m’a donné le virus.

« Oui, je sais qu’ici en Picardie, il y a de grands boxeurs. Je les connais.

« Mais je n’ai qu’une idole : Mike Tyson. Il reste mon idole pour toujours.

« Aujourd’hui, aucun boxeur ne me fait rêver et c’est pareil en cyclisme.

« La boxe est pour moi un autre univers que le cyclisme et cela me permet de faire autre chose que  le vélo afin de garder ma condition physique l’hiver. « Pour moi, la boxe reste une passion et il n’y a donc aucun sacrifice de ma part. Quant à mon esprit combativité, je l’avais déjà tout petit.

« Pour le moment, je me concentre sur ma carrière de cycliste mais quand j’arrêterais pourquoi pas faire de la boxe ? »

Après tout, Nacer n’a que 25 ans et rien ne dit que dans cinq ou six ans, nous le verrons sur un ring, non plus pour s’entrainer mais pour disputer de vrais combats ?

 

Lionel HERBET – 22 mai 2016

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Un Anglais vainqueur du GP de la Somme du Souvenir: un symbole

 

Photo Jean Marc HECQUET

 Victorieux à deux reprises la semaine dernière dans le Tour de Picardie dont il avait remporté, par ailleurs, le classement général, Nacer Bouhanni n'a pu réussir ce dimanche la passe de trois dans le Grand Prix de la Somme.

Cette 31e édition du Grand Prix de la Somme, organisée par Promotion Sport Picardie avec le concours précieux du Conseil départemental et  dont l'arrivée se situait à Albert, n'a donc pas souri au coureur de l'équipe Cofidis. Bouhanni a dû se contenter de la deuxième place. Bouhanni a été devancé par un coureur anglais de l'équipe Fortuneo Daniel McLay. Ce dernier a réussi un petit exploit car battre dans un sprint Bouhanni n'est quand même pas à la portée du premier venu.                               A la décharge toutefois de Bouhanni, le fait qu'il ait crevé deux fois. Certes, à chaque fois, il a été attendu par ses équipiers mais il a dû ensuite produire des efforts pour revenir dans le peloton et il a laissé un peu de jus au moment de l'emballage final.

Cette saison, le Britannique McLay avait déjà remporté le Grand Prix de Denain et ce succès à Albert doit lui donner la confiance nécessaire avant le Tour de Belgique qui débute en ce milieu de semaine. La victoire de McLay a en tout cas ravi le Député-Maire d'Albert Stéphane Demilly qui a souligné "que cette victoire était un vrai symbole. Nous fêtons en effet cette année le 100e anniversaire de la bataille de la Somme. Le monde entier nous regarde et nous sommes ravis qu'un Anglais se soit imposé à Albert".                                          Cette course  a été marquée dans la première heure par de nombreuses crevaisons et quelques chutes dont une a concerné Romain Feillu, vainqueur de l'édition 2006 et qui a été transporté à l'hôpital d'Amiens.  Ensuite, une échappée de sept coureurs a été notée. Daniel (AG2R), Pineau (FdJ), Thevenot (Direct Energie), Lebreton (Armée de Terre), Leveau (Roubaix Métropole), Habeaux (Wallonie) et Dassonville (Auber)  eurent jusqu'à deux minutes d'avance sur le peloton.                               A un moment, seule l'équipe Cofidis roulait en tête du peloton mais peu à peu, elle reçut le renfort d'autres. Si bien que les sept échappés virent leur avance fondre progressivement. Un regroupement massif était inévitable et on pensait que Bouhanni allait s'imposer. Il n'en  fut rien et c'est donc un Anglais qui inscrit son nom au palmarès. Une première car jamais auparavant, cela n'était arrivé. D'où un vrai symbole comme le rappelait Stéphane Demilly, le premier magistrat d'Albert.

 

Lionel HERBET – 22 mai 2016

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Un grand favori: Nacer Bouhanni entre Dury et Albert

 

 

Beaucoup d'émotion sur cette 31e édition du Grand Prix de la Somme, organisé ce dimanche 22 mai par Promotion Sport Picardie avec l'aide très appréciable du Conseil départemental. Emotion parce que le parcours emprunté par les coureurs sera sur les terres qui, voici un siècle, ont été marquées à tout jamais.

La première guerre mondiale a connu une sorte de pic en cette année 1916 et notre département de la Somme a beaucoup souffert. Notamment du côté d'Albert.

Bref, l'idée consistant à faire que ce Grand Prix de la Somme rende un hommage particulier à tous nos soldats morts pour la France voici un siècle est plus que généreuse.

"Les coureurs sont très jeunes mais ils sauront rendre hommage aux anciens " a souligné Laurent Somon l'autre jour à l'occasion de la présentation officielle de l'épreuve.  Nous l'espérons aussi et ceux qui ne sont pas forcément au courant, seront bien obligés de le constater quand ils vont emprunter le parcours du Coquelicot et qu'ils passeront devant des Monuments ou par exemple le Mémorial de Villers Bretonneux.

Au plan purement sportif, Hubert Louvet et ses amis de PSP se frottent les mains en ce sens que le plateau est de qualité. Au départ ce dimanche midi depuis Dury, nous aurons quelques-uns des meilleurs coureurs français du moment à commencer par le sprinter de l'équipe Cofidis Nacer Bouhanni.

Alain Deloeil son directeur sportif a engagé une belle équipe avec le frère de Nacer, Rayane mais aussi Jerome Cousin, Cyril Lemoine et le Belge Van Staeyen. Si le peloton se présente pour l'emballage à Albert, nul doute que Nacer Bouhanni saura placer sa pointe de vitesse.

Qui peut alors empêcher Bouhanni de s'imposer? 

Un rapide coup d'œil sur les engagés nous incite à penser qu'AG 2 R La Mondiale avec le vainqueur de l'an dernier Quentin Jauregui mais aussi Christophe Riblon, dont c'est la rentrée, Sébastien Turgot et Samuel Dumoulin peuvent être des adversaires dangereux. 

Poursuivions notre inspection avec la FdJ composée de Sébastien Chavanel, Pierre-Henri Lecuisinier, Yoaann Offredo, Cedric Pinbeau et Kevin Reza; l'Armée de Terre dirigée par Jimmy Casper et comprenant notamment Bryan Alaphilippe, le frère de l'autre; Auber 93 avec Romain Feillu, Flavien Dassonville, Guillaume Levarlet; Roubaix Metropole avec le Marseillais Julien Antomarchi surement le plus ancien vainqueur  d'étape de ce Tour de la Somme (c'était voici plus de quinze  ans); Delko Marseille avec Rémy Di Gregorio; Direct Energie avec Yohann Gene.

Enfin, l'équipe Fortuneo comprendra deux coureurs intéressants: Yauhani Hutarovitch qui peut se targuer d'avoir remporté deux fois le Tour de la Somme en 2009 et 2014 et Steven Tronet qui est le champion de France en titre et dont peut dire qu'il arborera son beau maillot avec plaisir car il n'a plus qu'un mois pour le faire.

Voilà donc comment se présente ce Grand Prix de la Somme dont le départ sera donné dimanche depuis Dury à midi et l'arrivée située à Albert après cinq passages sur la ligne d'arrivée et près de 200km.

 

Lionel HERBET – 21 mai 2016

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Le 31ème Grand Prix de la Somme officiellement lancé

C'est dans la salle des Feuillants à la préfecture d'Amiens qu'a été officiellement présentée la 31e édition du Grand Prix de la Somme, organisé par Promotion Sport Picardie avec l'aide appréciable du Conseil départemental de la Somme.

Le président Laurent Somon avait tenu personnellement à être présent ainsi que Madame Anne Pinon vice-présidente de la Région Hauts de France mais surtout maire de Dury, lieu où sera donné dimanche prochain le départ de la course. C'est que Dury n'a pas été choisi au à respecter l'Histoire puisque cela fait exactement cent ans qu'a eu lieu la tristement célèbre bataille de la Somme. C'est en effet à Dury que le Général Foch qui n'était pas encore devenu Maréchal, avait installé durant une année son quartier général. "J'y vois tout un symbole a souligné Anne Pinon qui a ajouté: Merci aux organisateurs d'avoir choisi Dury et merci aux bénévoles. Nous avons immédiatement répondu présent. Notre région est aussi une terre de cyclisme, sport populaire et gratuit par excellence".

Le président Laurent Somon a "tenu à témoigner son soutien à PSP et à ce Grand Prix de la Somme. Les sportifs sont en général jeunes mais ils honorent les anciens." Allusion évidemment au passage cette année sur des lieux historiques marqués par les combats de la première guerre mondiale. Le président a aussi souligné qu'actuellement, la situation est très difficile et qu'il convient d'être solidaire tant au niveau social que territorial. Il faut redonner de l'oxygène mais le conseil départemental tient à poursuivre son accompagnement envers le Grand Prix de la Somme". Il ne faut en effet pas se voiler la face: le sport souffre et n'a plus les mêmes moyens qu'auparavant. Il faut donc aller dénicher de nouveaux partenaires privés. Le président Somon a tenu à réaffirmer son attachement au monde sportif avec une préférence toutefois pour les sports nature. Il est vrai que notre département s'y prête à merveille.

Hubert Louvet le président de PSP a rappelé l'histoire du Grand Prix de la Somme et les bonnes relations entretenues avec les différents présidents du Conseil général depuis Max Lejeune jusqu'à Laurent Somon. "Notre terrain de jeu c'est la voie publique. Notre épreuve est devenue un évènement international mais elle souffre parfois d'une concurrence déloyale". Néanmoins, cette année le plateau sera de qualité avec 14 équipes et 112 coureurs dimanche au départ à Dury.

Avec des noms très connus tels Nacer Bouhanni, récent vainqueur du Tour de Picardie, Steven Tronet porteur du maillot tricolore, Jauregui le lauréat de l'an dernier et les Picards Christophe Riblon, Rudy Barbier, Levarlet etc..

Terminons en donnant le nom du speaker. Ce sera Mangeas. Pas Daniel mais son frère Hervé. Il parait qu'on ne voit pas trop la différence.

Départ de Dury dimanche à 12 heures. Arrivée à Albert après 195km de course et surtout cinq passages sur la ligne d'arrivée.

Lionel HERBET – 18 mai 2016

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Corentin ERMENAULT stoppé provisoirement

Quand il donna son accord à Antoine Barège pour participer à l’émission la Tribune, lundi dernier sur France Bleu Picardie, Corentin Ermenault n’avait pas participé au prix Criquiélon, disputé dimanche dernier en Belgique.

Or, cette  course s’est mal passée pour le fils du champion olympique puisqu’il est tombé alors que la route s’était rétrécie. « C’est une chute bête » s’est contenté de lâcher Corentin.  

Résultat, en arrivant dans les studios de France Bleu Picardie, Corentin avait un bras en écharpe. Le premier diagnostic était net : fracture du coude et une indisponibilité de quelques semaines. Corentin prenait son mal avec une sorte de résignation. Il sait que la chute fait partie intégrante du cyclisme.

Lors de cette émission, Corentin a eu l’occasion de rappeler la trajectoire de sa (courte) carrière. Il avait seulement quelques mois lorsque son père est devenu champion olympique à Atlanta.  Il n’a donc aucun souvenir de cette période. Très jeune, Corentin a pratiqué le.. football au sein des clubs de Pont de Metz et Salouel. Il avait certaines qualités mais dans sa tête, c’était juré : il voulait faire du vélo. Les résultats n’ont pas tardé et aujourd’hui, Corentin est un des meilleurs coureurs français de sa génération. Licencié au CC Nogent, comme son père jadis, Corentin ambitionne de passer professionnel mais ce ne sera pas pour 2017. Il ne tient pas à brûler les étapes.

En attendant de reprendre la compétition, Corentin qui a suivi en compagnie de Jérémy Stravius une étape du Tour de Picardie, est l’invité de PSP ce dimanche pour le Grand Prix de la Somme dont le grand favori sera, on le rappelle, Nacer Bouhanni.

 

 

Lionel HERBET – 18 mai 2016

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En marge du Grand Prix de la Somme

A moins d’une semaine du départ du 31e Grand Prix de la Somme qui va se dérouler ce prochain dimanche entre Dury et Albert, Henri-Paul Fin était invité de  l’émission La Tribune, animée sur France Bleu Picardie par Antoine Barège. Au programme de l’émission, l’épreuve proprement dite qui devrait recueillir un joli succès sportif avec surtout la présence de Nacer Bouhanni, le récent vainqueur du Tour de Picardie et qui viendra à la tête de l’équipe Cofidis. Sans oublier le champion de France Steven Tronet qui milite au sein de l’équipe Fortuneo ; le vainqueur de l’an dernier Quentin Jauregui et bien d’autres dont le Beauvaisien Christophe Riblon.

Henri-Paul Fin a aussi rappelé que cette année la course aurait une référence historique puisque cela fait cent ans qu’a eu lieu la bataille de la Somme.

« Nous avons voulu faire une course souvenir avec un sprint devant le Mémorial de Villers Bretonneux et le passage du fameux circuit du Coquelicot.

Durant cette émission, a été remis le vélo BT Win au vainqueur d’un concours organisé conjointement par PSP et France Bleu Picardie. Le vélo a été acheté par PSP et remis lundi à Madame Françoise Viozelange qui réside à Pont de Metz.

France Bleu Picardie avait acheté des sets de table distribués ensuite dans les restaurants d’Amiens-Métropole. Via facebook, ce concours a donc  permis à Françoise de s’imposer. 

 Coïncidence ou pas, Françoise  est quasiment la voisine de la famille Ermenault à Pont de Metz.  Corentin était du reste présent à l’émission avec un bras en écharpe puisque la veille, dans une course en Belgique, il était tombé et s’était fracturé le coude.

Rappelons que la présentation officielle de ce Grand Prix de la Somme aura lieu ce mercredi 18 mai à 16 heures à l’Hôtel des Feuillants à Amiens.

 

Lionel HERBET – 17 mai 2016

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Nacer BOUHANNI au départ du Grand Prix de la Somme

france3-regions.francetvinfo.fr
france3-regions.francetvinfo.fr

Hubert Louvet, Henri-Paul Fin et tous les membres de Promotion Sport Picardie qui organise  ce prochain dimanche 22 mai le 31e Grand Prix de la Somme, ne pouvaient rêver meilleur engagement.

En effet, l'quipe Cofidis a décidé d'aligner Nacer Bouhanni, redoutable sprinter s'il en est mais surtout vainqueur ce week-end du Tour de Picardie. Il a même remporté deux étapes consécutives dont une à Flixecourt. C'est dire que l'air de notre région plait à ce garçon, véritable puncheur, au sens strict du terme puisqu'on sait que l'hiver venu, il a pris l'habitude de fréquenter les salles de boxe. Il croise même régulièrement les gants  avec de vrais boxeurs. Cela lui permet peut-être d'avoir ces qualités de finisseur qui en font à l'heure actuelle, un des plus grands sprinters mondiaux.

Nacer Bouhanni sera donc le leader de son équipe mais aussi de la course qui sera rappelons le disputée entre Dury et Albert avec pour référence la terrible bataille de la Somme en 1916.

On sait aussi qu'au départ, nous aurons le Picard Christophe Riblon en phase de reprise puisqu'il n'a pas couru le Tour de Picardie. Sans oublier le vainqueur de l'an dernier Quentin Jauregui d'AG2R La Mondiale.  Nous aurons l'occasion évidemment de revenir sur l'épreuve et tous ses engagés.

Bonne nouvelle, la course sera officiellement présentée ce mercredi 18 mai à l'Hotel des Feuillants à Amiens avec surement la présence du président du Conseil Départemental Laurent Somon.

Lionel HERBET – 16 mai 2016

 

 

De même que la présence de Nacer BOUHANNI, Steven TRONET Champion de France 2015 sera au départ à Dury

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Le Grand Prix de la Somme fera référence au passé.

de gauche à droite Henri Paul Fin, Hubert Louvet et Jean Claude Pieri réunis pour la dernière fois avant le dimanche 22 mai jour de la course
de gauche à droite Henri Paul Fin, Hubert Louvet et Jean Claude Pieri réunis pour la dernière fois avant le dimanche 22 mai jour de la course

Une semaine après le Tour de Picardie qui se déroulera durant les trois jours de la Pentecôte,  avec une étape dans chaque département de la Picardie, va se disputer la 31e édition du Grand Prix de la Somme.

 L’organisation est du ressort de PSP et ce, depuis la première édition. Le Conseil départemental est le principal partenaire de l’épreuve. En cette année 2016, Hubert Louvet et ses collègues de PSP mais aussi les élus du Conseil départemental ont souhaité que pour cette édition, la course fasse référence à la terrible bataille de la Somme de 1916. C’est la raison pour laquelle  la course partira de Dury et arrivera à Albert après avoir emprunté le célèbre circuit du Coquelicot. Les coureurs porteront du reste un dossard qui fera référence à la guerre 14-18 tandis que des cérémonies de dépôt de gerbes avec les Anciens Combattants  se dérouleront.

Au plan sportif, on sait que de plus en plus, il est demandé de la rigueur aux organisateurs et notamment au plan de la sécurité.

 Le début de l’année a été marqué par de graves accidents avec mort de coureurs.

Une dernière réunion de préparation a permis de  peaufiner justement l’organisation avec un rappel de toutes les tâches que doivent remplir les bénévoles, signaleurs, conducteurs de voitures etc. Il est vrai aussi que depuis maintenant trois décennies PSP est rodé.

 Ce Grand Prix de la Somme se situe à une période charnière de la saison puisque les classiques flandriennes appartiennent au passé et que nous sommes  entrés  dans les épreuves dites de préparation au Tour de France.

On sait qu’aujourd’hui, 14 équipes sont engagées et nous profitons de l’occasion pour donner quelques noms en sachant très bien que des modifications peuvent se produire d’ici le dimanche 22 mai.

AG2R La Mondiale devrait aligner Quentin Jauregui,  Samuel Demoulin, Sébastien Turgot et le Beauvaisien Christophe Riblon qui reste une attraction et un des rares dans le peloton à avoir triomphé dans deux étapes du Tour de France.

La FdJ est déjà représentée au Giro mais alignera  Sébastien Chavanel, Yoann Offredo, Kevin Reza. Présentes également les équipes Cofidis, Direct Energie, Fortuneo   avec un ancien lauréat justement de ce G P de la Somme Yauheni Hutarovitch ; l’Armée de Terre dirigée par Jimmy Casper avec pour leader Bryan Alaphilippe ;  le Team 3M, Le team Differdange,  Roubaix Métropole avec le Marseillais Julian Antomarchi, un  des plus anciens vainqueurs d’étape du Tour de la Somme toujours en activité, Auber 93 avec Romain Feillu, Flavien Dassonville et Guillaume Levarlet. Le peloton devrait donc être composé d’une centaine de coureurs ce dimanche  22 mai à Dury.

D’autre part, on connait la date de l’édition 2017 : ce sera le dimanche 14 mai.

Départ réel à 12 heures mairie de Dury

Arrivée à Albert vers 16h30 après 195km.

 

Lionel HERBERT 05 mai 2016

 

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Jean-François PESCHEUX « Il y a trop de coureurs dans les pelotons »

Jean François PESCHEUX et Hubert LOUVET
Jean François PESCHEUX et Hubert LOUVET

 

E

n retraite depuis son départ d’ASO, Jean-François Pescheux n’a pas tout à fait coupé les liens avec le cyclisme. Un sport qu’il connait par cœur puisqu’il fut voici une quarantaine  d’années, un honnête coureur professionnel.

Les différents orateurs qui sont intervenus l’autre jour à Amiens, à l’occasion de la présentation officielle du prochain Tour de Picardie qui va se dérouler le week-end de la Pentecôte, ont la mémoire courte.

C’est que Jean-François Pescheux a remporté une étape d’un Tour de l’Oise mais aussi le critérium Jean Renaux dont l’arrivée à l’époque était jugée devant la mairie d’Amiens.

Aujourd’hui, Jean-François Pescheux qui aurait pu jouer dans certains  films de Michel Audiard en raison de sa gouaille, participe aux travaux de commissions à l’UCI, notamment au niveau de la sécurité.  En ce qui concerne le Tour de Picardie qui va se dérouler le week-end de la Pentecôte, on sait que c’est désormais le V C Cote Picarde présidé par Jean Bernard Devos qui est aux commandes.

Jean-François Pescheux a accepté de rester encore un an ou deux à la tête de cette épreuve et il aura à ses côtés Bernard Hinault qui lui aussi, a décidé de ne plus être sur le Tour de France afin de s’occuper de son petit-fils..

Est-ce que le Tour de Picardie 2016 a été plus difficile à préparer que celui de l’an dernier ?

Non, cela n’a pas été plus difficile en n’oubliant jamais les aléas d’une compétition qui se déroule sur la voie publique. Tout s’est bien passé au niveau de la passation du pouvoir  politique. Pour l’instant, nous fonctionnons toujours sur le système ancien Picardie et c’est au fur et à mesure que cela va évoluer.

La participation à ce Tour de Picardie est très correcte ?

Il faut savoir qu’au moment où je vous parle, il y a le Tour de Romandie, le Tour de Turquie, le Grand Prix de Francfort. N’oubliez qu’avant, se sont déroulées les classiques. Les coureurs  recherchent surtout en cette période la récupération. Avec le Tour de Picardie, ils vont partir de chez eux le jeudi  soir et le dimanche soir, ils seront chez eux. Nous ne sommes pas loin de la Belgique et de la Hollande. Nous avons un calendrier chargé et les coureurs aiment le Tour de Picardie.

Chaque jour, nous allons changer de département. Peut-on dire qu’il va s’agir de trois classiques et non d’une course à étapes ?

Non car les classiques se courent différemment, soit un jour, une course. Là au contraire, l’équipe qui va prendre le maillot le premier soir devra ensuite supporter le poids de la course. Mais cela va quand même se courir comme des classiques car il y aura du vent, des bordures et la course devrait sourire aux baroudeurs et aux sprinters.

Quant au favori,  je pense bien sur à Nacer Bouhanni. Il va venir pour gagner à la fois le général mais aussi des étapes.

 

 

Maintenant, au-delà des résultats il faut malheureusement reconnaitre que ce sont les morts sur la route qui ont fait l’actualité ? Que faire pour éviter de tels drames ?

L’U C I est en train d’étudier le problème. Il ne faut surtout pas faire dans la précipitation. Il n’est pas question de supprimer toutes les motos et toutes les voitures.

Je l’ai toujours répété, il y a trop de coureurs dans les pelotons.

 Il y a 40 ans, dans un peloton, il y avait entre 120 et 160 coureurs sur des routes nationales.

Aujourd’hui, les routes sont départementales, avec des  obstacles dans tous les villages (ralentisseurs, passage pour piétons etc. Maintenant, il y a 200 coureurs.  

« Notre terrain de sport, c’est toujours la voie publique et tout ce petit monde avance ensemble. Si on enlève des coureurs, il y aura moins d’équipes et donc moins de voitures.

Maintenant est-ce que les vélos ne sont pas trop légers ? C’est possible.

Enfin, Jean-François Pescheux, vous partez en retraite en même temps que Bernard Hinault ? C’est un hasard ?

Non, ce n’est pas tout à fait exact. C’est lui Bernard qui part en même temps que moi.

Il faut savoir dire : On arrête.

Dans un an, je vais tout arrêter et vous ne me verrez plus. Comme Jean Marie Leblanc.

 

 

Lionel HERBET  04 mai 2016

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La mort rode toujours sur les routes


 

 On a oublié les vainqueurs des deux grandes épreuves cyclistes disputées ce week-end soit le Critérium International en Corse et la classique flandrienne Gand-Wevelghem. Thibault Pinot a ramené dans l'escarcelle de la FdJ une deuxième victoire après celle d'Arnaud Demare la semaine dernière dans Milan-San Remo mais qu'il nous pardonne: sa victoire est dérisoire et ne pèse pas lourd par rapport à la mort d'un coureur.

Dans Gand-Wevelghem, une chute est survenue en fin de peloton au bout de 150 km et des coureurs sont tombés alors que les premières voitures arrivaient. Le Belge Antoine DEMOITIE a été écrasé par une moto. Il a été transporté au CHU de Lille et malheureusement, il est décédé dans la nuit de samedi à dimanche. Une enquête a été ouverte comme toujours en pareil cas.

L'Association des coureurs très remontée et en colère a demandé que toute la lumière soit faite. Antoine DEMOITIE s'inscrit dans la longue liste des coureurs morts en course.

Récemment, lors d'un entrainement, un des meilleurs coureurs français Romain GUYOT avait été renversé par une voiture et quasiment tué sur le coup.

On   a beau dire et répéter que le  cyclisme est un sport dangereux. Il y a beaucoup trop d'accidents et de morts sur les routes. Et ce sont toujours les coureurs qui trinquent les premiers. Il va falloir quand même se pencher sur le cas des motos suiveuses ou d'assistance dont les pilotes prennent beaucoup de risques et gênent les coureurs.

Le deuxième accident n'a rien à voir avec une chute. Au Critérium International, le jeune Belge Daan MYNGHEER a été victime d'un infarctus.  Un accident assez rare en cyclisme.

Toujours est-il que le coureur a été transporté à l'hôpital d'Ajaccio et les médecins espèrent le sauver.

Nous espérons qu'il s'en sortira mais il semble que pour lui, le cyclisme soit désormais interdit.

Répétons-le, le cyclisme est un sport dangereux. Il est donc inutile d'ajouter des risques supplémentaires.

Ces drames sont arrivés dans des épreuves professionnelles. Nous imaginons alors, avec effroi, les conséquences dans une simple course régionale où la sécurité est moins stricte et les coureurs  en danger à chaque coin de rue.  

Les coureurs se plaignent et ils ont raison. Il faut donc diminuer le nombre de motos et de voitures suiveuses afin que la route soit rendue aux seuls coureurs. Ces derniers exigent des réformes mais  comme toujours, l'UCI reste prudente et ne semble pas trop préoccupée par la sécurité de ses licenciés.

 

Lionel HERBET – 28 mars 2016

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Hubert LOUVET  "Je suis d'un naturel optimiste"

C

ela fait plus de trente ans qu’il se dépense sans compter pour servir son sport de toujours : le cyclisme.

Hubert Louvet est solide à la tête du comité de Picardie qui, ces prochains jours, va se dissoudre afin que soit créé le futur grand comité de la Région Hauts de France.

Hubert Louvet est aussi le président de Promotion Sport  Picardie qui organise le Grand Prix de la Somme et le Prix Jean Renaux.

Le Gand Prix de la Somme se déroulera le dimanche 22 mai entre Dury et une arrivée à Albert en faisant référence au centenaire de la bataille de la Somme.

Récemment, Hubert Louvet et son bras droit Henri-Paul Fin ont réuni à Saint Fuscien une partie des bénévoles qui le dimanche 22 mai, vont être de service pour que l’épreuve se déroule sans aucun problème.

Hubert Louvet est par ailleurs secrétaire général du CROS et prochainement, il devrait avoir une fonction au sein de la Ligue Professionnelle. Il parvient à cumuler toutes ces obligations grâce à un calendrier parfaitement maîtrisé.

Pour ce qui est de cette saison cycliste, il s‘avère que seul, le Grand Prix de la Somme, financé en grande partie par le Conseil Départemental et les sponsors, ne subira aucune alerte. C’est la preuve du sérieux de PSP depuis maintenant trente ans.

N

ous avons questionné Hubert Louvet sur sa vision actuelle du cyclisme :

« Je suis d’un naturel optimiste et  ce en dépit des difficultés qui sont celles de la société d’aujourd’hui. Le bénévolat est de plus en plus difficile et nous avons de plus en plus de mal à trouver des personnes disponibles. 

« En ce qui nous concerne à PSP où nous avons toujours envie de réaliser de belles choses, cela ne se passe pas trop mal. La société évolue sans cesse et ce que nous avions vécu voici une dizaine d’années, n’a plus cours aujourd’hui. Tout comme les sportifs ne réagissent plus du tout de la même façon.  

« Aujourd’hui, nous nous posons la question suivante : est-ce que le cyclisme est en train de mourir ou bien a-t-il besoin d’un nouveau souffle et d’une nouvelle dynamique pour pouvoir se relancer ?

 « Je suis confiant car je rappelle que c’est en France que nous avons le plus d’épreuves organisées par la Fédération et les clubs. Ce sont des épreuves organisées par des gens comme nous à PSP, soit des bénévoles. Vous savez qu’en France, à l’exception d’ASO, tous les organisateurs sont des bénévoles.

« Il ne faut pas se laisser aller et nous à PSP, nous avons toujours envie de bien faire les choses.

« La terre de Picardie a toujours fourni de grands coureurs. On s’aperçoit que dans le Nord, cinq épreuves de niveau national viennent de disparaître.

« J’espère que la Côte Picarde repartira et que la Grande Région ne va pas laisser tomber le Tour de Picardie. Ne soyons pas d’un naturel pessimiste. En ce qui concerne le futur grand comité, sachez que mon collègue du Nord-Pas de Calais  et moi-même, sommes assez intelligents pour que les sportifs ne souffrent pas de la fusion. Cela va peut-être permettre un nouvel élan. En tout cas, de mon côté, je ne serai pas le générateur d’un conflit et je n’ai aucun égo du côté de ma personne même si je serai toujours présent dans le futur comité ».

Notre photo : A PSP, il n’y a pas un Louvet mais deux puisque Hubert a un frère qui est bénévole dans l’organisation des courses.

 

Lionel HERBET – 24 mars 2016

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Alain GEST sportif accompli

Rendez-vous avait été fixé dans une loge de la Licorne après le match ASC- Les Herbiers. Nous voulions connaitre le sentiment d'Alain Gest, Président d'Amiens-Métropole sur le nom de la nouvelle grande région et évoquer la situation du sport à Amiens.

Alain Gest a eu plusieurs vies mais celle consacrée pleinement au sport a été peut-être la plus enrichissante au plan des souvenirs.

Alain Gest se targue aussi d'être l'ami de l'ancien champion olympique du 110m haies Guy Drut qui a occupé le poste de Ministre des Sports et avec qui, il continue d’entretenir les meilleures relations. Les deux hommes, amis de lycée,  se sont ensuite retrouvés à l’Assemblée Nationale et récemment, pour ses 30 ans de mandat, Guy Drut a répondu à l’invitation de son ami Alain Gest.

"J'ai baigné dans le sport tout petit, souligne Alain Gest. J'ai été président de la Ligue de Picardie de tennis de table et membre du comité régional olympique. Cela reste un milieu que j'aime bien",  avoue Alain Gest dont le père a été chef des sports au Courrier Picard et avec qui, l'auteur de ces lignes a eu l'occasion de travailler.

On ne pouvait pas ne pas débuter l'entretien sans évoquer le sujet brûlant du moment: la disparition du mot Picardie de la nouvelle Grande Région appelée désormais Hauts de France.

 

Alain Gest, en 1996, M. Samaranch le président du CIO dit que la Picardie qui a glané de nombreuses médailles aux Jeux d'Atlanta, est la première Région sportive au monde. Aujourd'hui, tout est balayé?

« On ne balaie rien du tout. Ce qui a d'abord balayé la Picardie, c'est la création d'une Grande Région. La Loi a été votée et a fait qu'ont été créées de grandes régions en France.  Il s'est alors agi de trouver un nom technocratique mais évidemment que cela n'empêchera jamais personne de dire que nous sommes Picards, que nous sommes fiers d'être Picards et que la Picardie historique existera toujours.                           J'aurais parfaitement compris que les gens se plaignent parce qu'il y aurait eu une préférence du Nord Pas de Calais par rapport à la Picardie dont on ne parlerait plus. J'aurais aussi compris les protestations si en face, on m'avait mis une proposition. Or, il n'y a pas eu de proposition.A partir de là, c'est un combat d'arrière-garde.                    La chose est décidée. Hauts de France, cela permet d'avoir une vision qui n'est pas tournée vers le passé mais je le répète, cela n'empêchera jamais personne d'être fier d'être Picard et d'être né dans cette région. Si cette grande région s'était appelée Nord de France, je vous assure que j'aurais toussé. »

 

 Votre père a créé le Tour de Picardie cycliste bien avant du reste sa création officielle par le Général de Gaulle. Il doit se retourner dans sa tombe?

« Si mon père se retourne dans sa tombe, ce n'est pas à cause du nom de la région mais à cause de la Loi qui a créé justement cette Région  et qui, pour moi, n'a pas de sens. Aujourd'hui, il est trop tard. Il fallait que ceux qui se plaignent aujourd'hui se mobilisent quand il était encore temps. Personne ne s'est mobilisé comme souvent malheureusement. Quand il s'agissait de défendre AMIENS capitale, nous nous sommes souvent retrouvés seuls. Maintenant, les pleureurs d'après décision, cela franchement me dépasse et c'est un combat qui n'a pas de raison d'exister.  C'est un débat que je ne comprends pas. Revenons en arrière. Quand la Picardie a été créée en 1964, il y avait  plein de gens qui ne se sentaient pas du tout Picards. Aujourd'hui, les gens de Senlis et de Château Thierry ne se sont jamais sentis Picards. La Picardie historique, c'est une partie de la Somme, une partie de l'Aisne, une de l'Oise  et aussi une partie du Pas de Calais. Cela ne recouvre donc pas l'ensemble de la région.                                                             Moi, je suis fier d'être Picard. »

 

 A Amiens, il y a  de nombreux anciens champions qui disparaissent et dont on ne perpétue pas la mémoire. Ainsi, Bernard Quennehen et Jacques Bataille?

Personnellement, je n'ai aucune hostilité à ce qu'on fasse quelque chose mais encore faut-il trouver une façon de rendre hommage à ces champions disparus. Peut-être leur nom devrait-il être donné dans des Maisons de Sport, des salles comme celles au  CDOS et qui porteraient le nom d'anciens sportifs picards. Je trouverai cela très bien. C'est vrai que pour des cyclistes ce n'est pas très pratique car on ne peut pas donner le nom d'une route à un ancien champion. La question est donc de savoir comment on peut formaliser une sorte d'hommage. C'est plus facile pour Jacques Bataille qui a été champion d’Europe amateurs. Il y a aussi les tribunes de la Licorne.

 

Et la natation à Amiens ? Et ce plan de ski nautique à Dreuil ?

« Il va y avoir deux piscines au lieu d'une et un grand bassin nordique .On réfléchit au sujet.J'ai beaucoup œuvré pour qu'au sein de la Métropole, nous ayons un parcours de ski nautique. Nous avons trouvé un terrain d'entente avec Michel Thiefaine, le maire de Dreuil les Amiens.  Cela va faire un beau parcours. Nous sommes dans une région nature avec beaucoup d'espaces d'eau et c'est un atout supplémentaire. »

 

 Quel est votre rêve aujourd’hui?

« J'aimerais bien qu'il y ait une équipe d'Amiens en football et qui atteigne le haut niveau. Je pense qu'il faut être raisonnable.  Les capacités financières  ne nous permettent pas d'être tous azimuts. Aujourd'hui, c'est très difficile d'avoir deux équipes à des niveaux très proches. J'ai dit qu'il fallait que ces clubs travaillent ensemble et j'attends le premier match amical entre les deux équipes. Mais je sais aussi qu’il y a par exemple un très bon entraineur à l'Amiens AC. »

 

Un mot sur le tennis de table qui retrouve son standing d’antan ?

« Le tennis de table à Amiens s'est redressé grâce à une nouvelle équipe de dirigeants très dynamiques  avec M.Chatelain qui représente une vraie famille de pongistes et dont le frère Nicolas a participé aux Jeux Olympiques. Il faut se souvenir qu'Amiens a été champion de France et a joué en Coupe d'Europe. C'était Jean Renaux le président. Je suis ravi car la salle de la rue Gaulthier  de Rumilly est une des plus belles de toute la France. Compte tenu de son passé, de la tradition pongiste à Amiens, il était indispensable que le club se restructure. »

 

Allez-vous aider encore plus Jérémy Stravius avant Rio?                                                     « Il y a d’abord les aides allouées en tant que sportif de haut niveau. J'ai rencontré Jérémy Stravius au lendemain de ses déconvenues de l’été dernier et lui ai dit que nous sommes derrière lui et que s’il avait besoin d’une aide supplémentaire, nous étions prêts à le faire. Il sait qu'il peut compter sur notre soutien. Il a fait un choix sportif.  C'est dangereux mais très courageux de sa part. Et je suis persuadé que si à Rio, il a des résultats, il n’arrêtera pas sa carrière et la poursuivra encore deux ans. »

 

 

Lionel HERBET – 23 mars 2016

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Arnaud Demare fait honneur à la... Picardie

Arnaud Demare avait la semaine dernière fait preuve d'humour lorsqu'il avait déclaré que le vainqueur d'une étape de Paris-Nice, arrêtée par les organisateurs en raison de la neige, pourrait voir comme vainqueur, le champion de ski nordique Martin FOURCADE.

Nous avions alors apprécié cette remarque d'Arnaud. Toutefois, il était évident que cette forme d'humour n'enlevait rien à la stature du Beauvaisien, un des grands champions français du moment.

Légèrement blessé, il avait abandonné Paris-Nice, ne souhaitant pas hypothéquer la suite de sa saison. Dans sa tête, il avait dès lors, décidé de bien préparer Milan-San Remo.

Une course mythique qui a vu les plus grands champions s'imposer de Fausto COPPI à Raymond POULIDOR.  Le dernier lauréat français était Laurent JALABERT   voici près de vingt ans.

Le matin de la course, Laurent JALABERT avait donné son avis sur RTL et il penchait plus facilement pour un succès de Nacer BOUHANNI.

Depuis plusieurs années, depuis qu'ils étaient réunis sous le même maillot de la FdJ, DEMARE et BOUHANNI cohabitaient certes mais sans jamais vraiment se comprendre. Au grand dam de Marc MADIOT le grand patron de l'équipe et qui se demandait comment il allait gérer la cohabitation entre ces deux jeunes champions. A la longue, Marc Madiot  a fini par laisser partir BOUHANNI chez Cofidis.

DEMARE et BOUHANNI sont aujourd'hui, les meilleurs sprinters français. BOUHANNI est plus irréfléchi dans l'emballage final que DEMARE plus calculateur.

Pourtant, dans ce Milan- San Remo véritablement exceptionnel par son final, Arnaud DEMARE qui a chuté à trente kilomètres de l'arrivée,  a ensuite effectué une descente exceptionnelle pour revenir avec les hommes de tête.
A l'arrivée  de ce Milan- San Remo, la Primareva, la course d'un jour la plus longue de la saison (près de 300 km), , Arnaud DEMARE a fait preuve d'un réel sens tactique et les évènements lui ont donné raison.

Une chute a retardé un concurrent dangereux et les circonstances de course dans le dernier kilomètre ont fait que DEMARE s'est retrouvé avec le champ libre.

Et Arnaud était le premier surpris de sa victoire.  Pour partager sa joie, son incrédulité, il fallait aller sur une chaine étrangère car France 2 qui se fait fort de prétendre qu'elle est la chaine du cyclisme, n'avait pas les droits de Milan-San Remo. La victoire d'Arnaud Demare n'a pas eu, dans les minutes qui ont suivi l'arrivée,  les retombées médiatiques qu'elle méritait et c'est dommage.

En tout cas, huit jours après nos boxeurs de l'Oise et donc de Picards Cédric VITU et Yvan MENDY, Arnaud Demare fait honneur à notre région.

Elle a beau avoir été débaptisée, la Picardie est plus que jamais présente dans le cœur des sportifs. 

Chapeau Arnaud Demare qui pourrait maintenant prétendre à une sélection pour les Jeux Olympiques de Rio.

Enfin, jamais à notre connaissance, un coureur picard n'a gagné une des cinq grandes courses d'un jour dans le calendrier UCI. D'ores et déjà, Arnaud Demare figure dans la lignée des grands champions de la Picardie. Pardon des Hauts de France dixit M. Bertrand.

 

Lionel HERBET – 19 mars 2016

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Arnaud DEMARE ne manque pas d'humour

Voilà une information qui donne le sourire et dénote que dans le milieu du cyclisme, pourvu qu'on soit réactif et intelligent, l'humour ne fait pas défaut.

Prenons ainsi l'exemple du Picard, pardon du Beauvaisien Arnaud DEMARE. Vainqueur de la deuxième  étape dans Paris Nice, l'ancien champion de France a été contraint à l'abandon deux jours plus tard, étant légèrement blessé.                                                     Le lendemain, une étape de ce même Paris-Nice était stoppée dans les Monts du Beaujolais en raison de la neige qui rendait les routes glissantes et dangereuses.    Alors, Arnaud DEMARE a balancé un tweet que nous avons apprécié: "Pour gagner au Mont Brouilly, je ne vois qu'un vainqueur Martin FOURCADE".

Sauf bien sûr que sur la neige et le gel, il est plus facile de pratiquer le ski de fond que le cyclisme. FOURCADE a apprécié et nous aussi.                                                Maintenant, on doit quand même s'interroger sur ces annulations d'épreuves cyclistes pour cause d'intempéries. Il n'y a pas que Paris-Nice qui a été touché mais aussi, au grand dam du reste de l'ancien vainqueur du Tour de France, l'italien Vicenzo NIBALI. En effet,  une étape de  ce Tirreno-Adriatico a été purement et simplement annulée par l'organisateur.

Qu'on se souvienne.

En 1956, le Luxembourgeois Charly GAUL avait gagné une étape restée célèbre dans la mémoire de ce sport, du Tour d'Italie et aujourd'hui encore, nous  revoyons ces images des coureurs qui se réfugiaient chez l'habitant pour se réchauffer.                                 Tout comme  au début des années 80, Bernard HINAULT qui se moquait des conditions atmosphériques, avait remporté un Liège-Bastogne-Liège tout à fait dantesque. Il avait gagné et n'était pas tombé.

Autres temps, autres mœurs me direz-vous.

Nous nous souvenons  aussi dans les années 80, chez nous dans la Somme, d'une épreuve qui allait d'Amiens à Ault, en mars. Ce dimanche-là, il faisait un temps exécrable et il neigeait mais cette fois,  la course s'était disputée presque normalement. Notre ami l'ancien professionnel et équipier de Laurent FIGNON, Didier THUEUX doit encore s'en souvenir.

 Mais au nom du fameux principe de protection, les organisateurs ont la trouille et décident de tout arrêter.  Quitte à mécontenter une partie du peloton.

Au fait, nous préférons nettement la remarque savoureuse d'Arnaud DEMARE à celle de l'ancienne Ministre Madame BACHELOT. Celle-ci a mis en cause (sans preuve) le champion espagnol de tennis NADAL qui selon elle, était dopée durant son absence.

Conclusion: autant nous  aimons l'humour d'Arnaud DEMARE qui fera une grande saison, autant Madame BACHELOT aurait mieux fait de se taire.

 

 

Lionel HERBET – 15 mars 2016

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Le Grand Prix de la Somme aura lieu le 22 mai entre Dury et Albert

Promotion Sport Picardie (PSP) aura bientôt 30 ans.

Cette association  chargée surtout de gérer le sport cycliste a vu le jour en 1986 à l'initiative d'Hubert LOUVET et lors de l'inauguration officielle, le champion du monde de boxe Christophe TIOZZO avait accepté d'être le parrain de cette société qui, très tôt, a décidé d'organiser le Tour de la Somme.                                             Une épreuve qui, au début, était réservée aux amateurs puis aux professionnels. L'épreuve se déroulait parfois sur quatre jours mais ces dernières années, elle a lieu sur une journée.                                    Le partenaire le plus fidèle de PSP est incontestablement le Conseil Départemental de la Somme et son président Laurent SOMON est dans la lignée de ses prédécesseurs les Fernand DEMILLY, Alain GEST, Christian MANABLE notamment.

Cette année, le Grand Prix de la Somme fera surtout référence au centenaire de la bataille de la Somme.                                                                                                                    La course se disputera le dimanche  22 mai et empruntera l'itinéraire entre Dury et Albert avec des passages sur des lieux historiques Villers Bretonneux, les sites de Beaumont, Thiepval, La Boisselle et Fricourt. Il est bon de noter que le Grand Prix de la Somme continue grâce au Conseil Départemental à l'heure où la Côte Picarde disparait et que le Tour de Picardie est fortement menacé.

Quant au Prix Jean Renaux disputé dans les rues d'Amiens, il a vu sa date déplacée et ce critérium  aura lieu le mardi 30 août. Une date plus propice qu'en mai car à cette période, les coureurs sont souvent retenus sur plusieurs fronts.

Promotion Sport Picardie a tenu son assemblée générale ces derniers jours. En trente ans, le comité a quelque peu évolué mais sont toujours solides au poste les Hubert Louvet, Henri Paul Fin, Jean Claude Piéri,  Thierry Adam, Lionel Herbet, Bernard Rambure tandis que d'autres sont venus rejoindre le groupe tel Francis Van Londersele, Jean Paul Plez et Gérard Frey.                                                                               Ce dernier a accompli un très gros travail en tant que secrétaire. Ces derniers temps, il a souhaité passer le flambeau.

A noter que PSP organise également la Polymultipliée de Saint Fuscien (fief d'Henri Paul Fin) le 13 juillet; mais aussi et surtout les 100Km et Marathon de la Somme.  Les 100Km compteront même pour le championnat de France et ce sera le samedi 8 octobre.

 

 

Lionel HERBET – 11 mars 2016

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PARIS-NICE: mais où est le soleil?

Depuis des lustres, on avait pris l’habitude de souligner que Paris-Nice, la première course de la saison, c’était la Course du Soleil. Force est de déplorer que cette année, c’est tout le contraire qui se produit avec le froid, la pluie et la neige. Au point que ce mercredi, Thierry Gouvenou qui a remplacé Jean-François Pescheux à Amaury Sport Organisation, a décidé d’arrêter les coureurs au cours de la troisième étape. Il y avait danger de laisser sur des routes glissantes des coureurs surtout en ce début de saison.

Il nous fait peur l’ancien champion de France Nacer Bouhanni dès lors qu’il se présente pour un emballage final.

Ainsi, lors de l’arrivée de la deuxième étape de Paris-Nice, il a certes franchi la ligne en vainqueur mais rapidement, le jury l’a déclassé pour attribuer la victoire à l’Australien Michaël Matthews.

Rien que de plus logique à notre sens même si le leader de l’équipe Cofidis était particulièrement remonté en déclarant  que la décision dont il était victime, « c’était du n’importe quoi ».

Il faut quand même se mettre dans la tête qu’un sprint comme celui de mardi, c’est à 60-70 km/h qu’il se déroule. Le moindre écart et le coureur va au sol avec toutes les conséquences qu’on peut imaginer. Franchement, on a craint que l’Australien Matthews fasse une belle cabriole et se blesse sérieusement. Dans ce genre de sprint, certains se montrent plus prudents tel Arnaud Demare qui avait gagné la veille.  Nous comprenons l’attitude du Picard qui à l’inverse de Bouhanni « réfléchit » avant d’amorcer un sprint. Rappelons aussi que Bouhanni, garçon oh combien respectable, n’a pas froid aux yeux et que l’hiver, il pratique la … boxe. Un sport dans lequel, il n’est pas question de reculer.

Dans ce Paris-Nice, guère favorisé par les conditions climatiques et qui restera dans les annales, ils sont déjà quelques-uns qui, malades, ont abandonné comme  Pierrick Fedrigo, Arthur Vichot et l’ancien champion du monde belge Philippe Gilbert.

Enfin, saluons la décision de Bernard Hinault qui a décidé de ne plus être dans l’organisation du Tour de France. On ne le verra plus sur le podium remettre le maillot jaune au leader de l’épreuve. Il aurait pu continuer Bernard à se trouver  durant le protocole sur le podium. Ce n’était pas du tout  fatiguant mais il a estimé qu’il était temps de s’arrêter et de voir grandir ses petits-enfants. Chapeau Bernard.

 

 

Lionel HERBET – 09 mars 2016

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Quand la Chine s’éveillera : c’est fait en cyclisme sur piste

Rappelons nous cette époque où la Chine était un grand pays totalement inconnu du monde occidental.

Un Ministre du Général De Gaulle Alain Peyreffite avait du reste écrit en 1973  un bouquin avec ce titre évocateur : « Quand la Chine s’éveillera.. le monde tremblera ».

C’est ce qui vient de se produire dans le sport cycliste.

Aujourd’hui dans bien des domaines, non seulement la Chine s’est éveillée mais elle a refait son retard.

 Parlons donc de cyclisme.

Un jour,  Bernard Hinault nous avait déclaré « que le Tour de France serait remporté par un coureur chinois ».

Idée saugrenue  ou pas ?

Toujours est-il que l’an dernier, pour la première fois, un coureur chinois a participé au Tour de France au sein d‘une formation qui n’était pas chinoise.

Les Chinois sont demandeurs. Ils font venir chez eux des techniciens pour entraîner et surtout former les jeunes. Tel est le cas par exemple de Benoit Vetu qui a été l’entraîneur du Pôle de Hyères puis de la sélection russe  et qui a été appelé à remplacer à la tête de l’équipe chinoise, un autre Français, Daniel Morelon.

Ce Benoit Vetu qui est de chez nous puisqu’originaire de Liévin, est-il un sorcier ? Toujours est-il qu’il vient de réussir une sacrée performance à l’occasion des championnats du monde sur piste qui se déroulent actuellement. En effet, pour la première fois, une Chinoise Zhong Tianshi est devenue championne du monde de vitesse  en battant sa compatriote Junhong Lin. Un véritable coup de tonnerre dans le monde du cyclisme sur piste habitué à voir les Européens rivaliser avec les Australiens.

La question maintenant est de savoir pourquoi Benoit Vêtu a choisi d’aller travailler  en Chine ? Avait-il la confiance de la Fédération française ?   Nous l’ignorons mais force est de remarquer que cette réussite chinoise arrive au moment où la piste française est au creux de la vague.

 

Philippe Ermenault, Christophe Capelle et Francis Moreau revenez vite..

 

Lionel HERBET

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