EDITO

Il n'y a pas que les ouvriers qui font grève: les coureurs cyclistes également

 

Ce qui s'est passé ce vendredi à l'occasion de la 19e étape du Tour d'Italie est vraiment exceptionnel.

On a en effet assisté à ce spectacle quasiment unique dans la grande histoire du cyclisme: à savoir des coureurs professionnels qui refusent de prendre le départ d'une étape.

Cette manifestation de mauvaise humeur, de colère même, n'était absolument pas du tout prévu au programme.

Ce mouvement a été spontané et bien malin celui qui peut affirmer qu'il est parti de tel ou tel coureur, de telle ou telle équipe.

Cet acte de protestation  nous a fait penser à cette révolte des coureurs dans le Tour de France 1978.

 

Bernard Hinault avait alors décidé de manifester et on revoit cette image d'un peloton à pieds qui fait patienter les officiels et les spectateurs avant de partir.

A l'époque, Bernard Hinault et ses équipiers ou adversaires reprochaient à l'organisateur, en l'occurrence Jacques Goddet, de multiplier les demi étapes, le transfert des coureurs  et le choix des hôtels souvent très éloignés du lieu du départ de l'étape du lendemain.

A l'époque, ce mouvement des coureurs avait été bien accepté.

Ce qui s'est passé au Tour d'Italie est sensiblement différent.

Nous sommes à deux jours de l'arrivée et le Giro a été très pénible.

Cela n'a pas empêché le Picard Arnaud Demare de remporter quatre étapes et de revenir dimanche à Milan avec sur le dos le maillot du vainqueur aux points.

Arnaud Demare n'a pas fait partie des coureurs qui ont mené la fronde ce vendredi. Il l'a du reste expliqué:

"Je ne me suis pas plaint quand il y avait de la haute  montagne. Donc j'aurais aimé que mes adversaires en fassent autant."

Durant quatre heures, ce fut une vraie pagaille dans la ville départ.  L'organisateur du Giro, le Christian Prudhomme italien, n'a jamais été prévenu de la colère des coureurs. Il était remonté après les meneurs et il leur en voulait d'autant plus que cette année, le Giro s'est  déroulé dans des circonstances particulières avec le coronavirus mais aussi le froid, la pluie puisque nous sommes en octobre.

 

"Les meneurs devront rendre des comptes" a même déclaré le grand patron du Giro.

Cela  n'a pas empêché de vivre un Giro passionnant et ce samedi matin, au départ de l'avant dernière étape, il y aura trois coureurs en quinze secondes.

Du jamais vu.

Le Hollandais Wilco Kelderman qui, jusqu'à présent, possède un palmarès disons moyen, sera peut-être dimanche le vainqueur mais ce qu'on retiendra surtout c'est cette grève des coureurs qui ont non seulement fait que l'étape parte avec quatre heures de retard et que surtout elle soit ramenée de 259km à 123 km.

Ce mouvement n'a pas fait loin s'en faut l'unanimité d'autant que le cyclisme traverse financièrement une passe difficile.

Mais les coureurs ont eu raison, peut-être de façon maladroite, de montrer leur mécontentement car dans cette regrettable histoire, l'Union Cycliste Internationale est restée bien silencieuse.

Ce sont les coureurs qui souffrent sur leur vélo à l'instar des boxeurs sur le ring.

On exige beaucoup des  coureurs mais comme l'a noté le directeur sportif de l'équipe du champion du monde Julian Alaphilippe "Nous sommes dans une autre époque".  Celle des oreillettes, des étapes plus courtes  ce qui ne signifie pas que les coureurs d'aujourd'hui sont  moins courageux que leurs aînés.

 

Lionel Herbet 


EDITO

Le sport est quand même bien malade et  le Covid n'explique pas tout

 

Nous traversons une période bien difficile et évidemment, c'est la conséquence de cette pandémie que nous sommes obligés de subir car depuis six mois, si on a un peu avancé au niveau des connaissances, la situation est aussi compliquée surtout après les derniers discours de nos hommes politiques.

Du moins ceux qui sont en ce moment à la barre car rien ne dit que ceux qui critiquent feraient mieux s'ils étaient aux commandes.

Reste que le Sport subit de plein fouet le même sort que les autres activités dont certaines ne se remettront jamais comme par exemple les restaurateurs, cafetiers, spectacle etc.

Rayon sport, ce qui se passe en ce moment avec le football pro français et les droits de télé est le signe d'un certain amateurisme.

Comment se fait-il que la Ligue Professionnelle de Football ait pu accorder, sans aucune garantie, à un diffuseur inconnu jusqu'alors en France (Médiapro) et dont le principal actionnaire est ..chinois l'autorisation de retransmettre quasiment tous les matches de L1 et L2.?

Aujourd'hui, le diffuseur  espagnol et .chinois ne peut régler la première échéance, prétextant le Covid (il a bon dos)  et  veut gagner du temps.

On verra bien jusqu'où ce cinéma va nous amener..

 

La Ligue  Professionnelle de football a été trompée par le diffuseur.  Il fallait mettre au pilori Canal Plus et même Bein qui n'ont recueilli que des miettes dans la distribution des matches retransmis.

Aujourd'hui quand on voit que la Ligue attend désespérément les 172 millions promis , on imagine que du côté de Canal Plus, on doit se marrer. mais en attendant, c'est tout le football français qui tremble.

D'autant que de nombreux clubs sont privés de recettes de spectateurs et de partenaires après les rencontres.

Passons maintenant aux sports individuels avec ce constat : il n'y a plus de contrôle anti dopage et ce depuis environ six mois. D'où cette expression de l'ancien champion du  décathlon Laurent Hernu: 

"Certains ressemblent à des mobylettes".

Une phrase qui en dit long mais attention, certains risquent de se faire mal lorsque viendra le moment de revenir à la réalité..

Arrivera bien un jour où les vrais contrôles anti dopage reviendront tandis qu'on l'espère disparaitront les contrôles anti Covid. N'oublions pas aussi que l'athlétisme est secoué par deux sombres affaires qui suivent leur cours et  concernent les athlètes Ophélie Claude-Boxberger et Clémence Calvin. .

 

Deux affaires pénibles car elles se jugent désormais au plan judiciaire et pour l'une d'elle dépasse le cadre sportif.

. En attendant, nous prenons un grand plaisir à voir notre champion picard Arnaud Demare accumuler les victoires dans le Tour d'Italie qui a été touché lui aussi, par le Covid. En effet, deux équipes se sont retirées car certains coureurs étaient positifs.

Le coronavirus aura été la cause de l'annulation de Paris-Roubaix qui, depuis 120 ans, s'était toujours déroulé sauf durant les deux conflits mondiaux de 14-18 et 39-45.

Preuve que le virus est aussi néfaste et tue également.

Saluons quand même que la situation s'est améliorée entre les présidents de la Fédération française de rugby et celui  de la Ligue professionnelle:  Bernard Laporte et.Paul Goze

Ces deux hommes qui ne passeront pourtant pas leurs vacances ensemble ont trouvé un accord et c'est tant mieux. Ils ont conclu que les joueurs seront bien prêtés par leur club s'ils sont appelés par le sélectionneur de l'équipe de France. 

Terminons notre propos sur les Jeux Olympiques. C'est fou combien 2024 et Paris inspire et motive certains maires, présidents de conseils départementaux de notre région.

Chacun tient à tirer la couverture à soi comme par exemple dans la Somme où le CDOS est loin d'avoir la place qu'il mérite et ne pèse pas lourd devant par exemple Amiens-Métropole. .

Ces Jeux de Paris que nous espérons de qualité ne récoltent plus le même enthousiasme qu'il y a deux ans lorsque le CIO avait désigné Paris pour organiser un siècle après ceux de 1924, les J.O..

Depuis, le Covid a fait des ravages et il a déjà empêché que les J.O. de Tokyo cette année puissent se dérouler.

Pour ce qui concerne Paris et en dépit des efforts de Tony Estanguet, l'argent ne coule pas aussi facilement que prévu.

 

C'est ainsi qu'il faut absolument économiser une somme importante de 400 millions d'euros et ce n'est sûrement pas fini. 

Récemment, les élus du département 93 ont réagi et déploré que leur territoire  était l'objet "d'un certain détricotage". Ils  ont   même ajouté  "qu'heureusement le Stade de France n'avait pas de roulettes, sinon on se demande ce qui se passerait".  

D'ici à 2024, auront lieu les élections, dans toutes les disciplines olympiques ou non au plan national, régional et départemental. Les  nouveaux présidents auront en charge Paris 2024 en oubliant volontiers que justement, pour l'Etat, le mot Sport n'avait plus une grosse importance. D'où la disparition par exemple de la Direction Régionale et Départementale des Sports et de la Jeunesse .

Nous aurions pu encore, en ces heures de doute évoquer la lente disparition des bénévoles, des jeunes athlètes qui espèrent participer aux J.O. de Paris et qui vivent dans la précarité et enfin des scandales dans le sport comme par exemple les harcèlements sexuels qui ont été fréquents dans le patinage artistique, cyclisme etc..

Sans oublier le racisme avec cette dédicace de Claude Onesta, ancien patron du handball français au sujet de son successeur mais aussi capitaine de l'équipe de France Didier Dinart. Des propos ayant des relents d'esclavagisme.et qui sont évidemment inexcusables. 

Mais le Sport est à l'image de la vie car tous les jours, l'actualité nous offre des exemples  aussi déplorables que ceux évoqués dans cet article.

 

Lionel Herbet.


Gagner une course en cyclisme c'est comme marquer un but en football

 

Combien de fois avons nous entendu un entraîneur de football lâcher cette phrase après une victoire  de son équipe:

"Nous faisons tourner notre compteur"

Eh bien, quasiment de façon identique, Marc Madiot le grand patron de l'équipe Groupama  FDJ  a déclaré la même chose ce jeudi soir, au micro de la Chaine  l'Equipe 21, après la belle victoire de son poulain Arnaud Demare  dans la 6e étape du Tour  d'Italie.

Marc Madiot était évidemment heureux et ce Tour d'Italie lui fait un peu oublier le Tour de France qui a été aussi décevant pour son équipe en raison de la malchance de son leader Thibaut Pinot.

Pour revenir à Arnaud Demare qui, aujourd'hui, est incontestablement le sportif dont la Picardie peut être fière, il a remporté sa deuxième victoire d'étape mais celle de ce jeudi a prouvé, s'il en était besoin, qu'il était peut-être aujourd'hui le meilleur sprinter au monde. 

Plus fort en tout cas que Peter Sagan. Outre sa puissance dans les derniers mètres, Arnaud Demare sait user d'un grand sens tactique et on l'a vu ce jeudi car il a su placer son effort au moment propice.

Du grand art en quelque sorte. 

 

Pour poursuivre notre  comparaison avec le football, on indique souvent qu'un joueur a un certain temps de jeu durant sa saison et qu'il en a profité pour marquer un certain nombre de buts.

Un but en football, c'est une victoire en cyclisme même si le poids n'est pas toujours le même.

Pour Arnaud Demare, les chiffres sont très éloquents.

Cette saison, le Beauvaisien a exactement couru 36 jours et il a remporté douze victoires. Et pas n'importe lesquelles puisqu'il a aussi devancé Julian Alaphilippe à l'occasion des championnats de France.

Marc Madiot est très cocardier et c'est ainsi qu'Arnaud Demare arbore chaque jour, son maillot de champion de France .. sans aucune publicité y compris celle de la firme qui le paie au quotidien.. 

Marc Madiot y tient et il veut que son champion de France puisse durent une année porter un maillot aux trois couleurs, fier de représenter son pays à l'étranger comme cela arrive en ce moment au Giro.

Pour Marc  Madiot, il s'agit d'un vrai symbole. Le directeur sportif de Groupama incarne encore des valeurs. Des valeurs qu'il inculque à ses  coureurs et à ce titre, il mérite  notre reconnaissance à une époque où tout fout le camp.

 

Lionel Herbet


Le Tour de France s’est donc achevé dimanche dernier par le doublé slovène mais pas dans l’ordre que nous  avions longtemps cru. En effet, au terme d’un contre la montre incroyable, le jeune Tadej Pogacar a pulvérisé son compatriote Primož Roglic et endossé le maillot jaune la veille de l’arrivée.

Visiblement, Roglic a bien digéré sa défaite qui nous a rappelé celle de Laurent Fignon face à Greg Le Mond voici près de trente ans. Mais au-delà de ce duel slovène, la presse dans son ensemble a surtout retenu que le coureur colombien Quintana avait vu son hôtel envahi non pas par des représentants de l’AFLD mais des policiers.

Visiblement, des fuites se sont produites et comme d’habitude, ceux qui critiquent le cyclisme s’en  sont donnés à coeur joie.. Heureusement, la grosse majorité des Français aime toujours le Tour de France mais dans une période où les réseaux sociaux font parfois l’actualité avant même les médias, on empêchera jamais les mauvaises langues de déverser leur venin.
Puisque le Tour de France est terminé, adressons un coup de chapeau à notre ami Thierry Adam qui a annoncé en direct qu’il avait commenté son dernier Tour de France et qu’il allait quitter  France 2 avec qui  il est en désaccord.
Thierry  a eu un certain courage pour annoncer la nouvelle.

Thierry Adam a réussi une belle carrière de journaliste et commentateur en débutant à Radio Gazette Rurale à une période où les radios libres comme Radio Amiens faisaient l’actualité mais dans un registre beaucoup plus honnête que les réseaux sociaux aujourd’hui… Thierry Adam n’a jamais travaillé au Courrier Picard comme cela a été écrit un peu partout.

 

Non mais à notre sens, il a fait encore mieux que travailler. Il a joué milieu de terrain puis  entraîné l’équipe de l’ Union Sportive du Courrier Picard qu’il a même emmenée jusqu’au championnat de France de Foot Entreprise. Ayant été son président durant plusieurs années, je puis assurer qu’il a été un homme dévoué, compétent et avec qui nous avons tissé des liens indéfectibles. Maintenant, l’actualité cycliste se poursuit avec ce week-end les championnats du monde qui vont se dérouler en Italie à Imola. On le sait le sélectionneur Thomas Voecker n’a pas eu une tâche facile. Il aurait dû disposer de plusieurs leaders mais en raison des forfaits de Romain Bardet et Thibaut Pinot il devra compter essentiellement sur Julian Alaphilippe.
Néanmoins, nous posons la question : pourquoi le champion de France Arnaud Demare n’a pas été retenu ?
Certes, il n’avait pas prévu de participer au Mondial  mais les circonstances ont changé. Vous imaginez quand même qu’un championnat du monde sans la présence du champion de France, ce n’est pas normal.

Nous penserons beaucoup dimanche au Beauvaisien.


Lionel Herbet


Tour de France: mais où sont passés les coureurs français, italiens, espagnols  et belges?

 

Sans une véritable catastrophe, le Tour de France va s'achever ce dimanche avec la victoire du Slovène Primoz Roglic qui va précéder à Paris son compatriote Tadej Pogacar.

On a du mal à imaginer ici l'impact que peut avoir ce doublé sur le peuple slovène qui s'est pris de passion pour ses deux champions et découvert en même temps le Tour de France.

La plus belle épreuve cycliste au monde qui appartient au patrimoine français et qui, pour Christian Prudhomme, le directeur de l'épreuve: " le Tour de France, c'est notre pays".

Oui soyons fiers en France que cette épreuve a plus d'un siècle d'existence et qu'elle reste jeune. Mais ce Tour de France qui a été dans l'ensemble passionnant à suivre, nous amène plusieurs commentaires. 

D'abord, un doublé slovène est évidemment unique et nous comprenons parfaitement la frénésie et l'enthousiasme que cela doit avoir en Slovénie.

Nous  posons cette question: si le mur de Berlin n'avait pas été abaissé en 1989, si la Yougoslavie de Tito n'avait pas explosé, la Slovénie n'aurait jamais vu le jour et aujourd'hui, nous n'aurions pas de Roglic ni de Pogacar.

Le cyclisme mondial a énormément évolué ces dernières années.

 

Nous appartenons à  cette génération de passionnés de cyclisme et avons admiré les grands champions qui ont marqué l'histoire du Tour de  France. Ils étaient tous citoyens de  l'Europe occidentale.

Les Coppi, Anquetil, Ocana, Merckx, Bobet, Bartali, Hinault, Nencini etc étaient des coureurs français, italiens, belges, espagnols. Dans les années 80, nous avons vu apparaître des Colombiens et aujourd'hui, la Colombie est fière de ses champions.

On voit même l'Equateur apparaître avec Carapaz, vainqueur du Tour d'Italie l'an dernier.

Quant au cyclisme français, soyons clairs: nous sommes vraiment au creux de la vague.

Tous ceux que nous attendions ont été malchanceux, victimes de chutes comme Pinot, Bardet  et il n'y aura pas en principe de Français dans les dix premiers au classement général. Du jamais vu mais pour autant, la semaine prochaine, à l'occasion des championnats du monde qui auront lieu à Imola, rien ne dit qu'un Français ne sera pas champion du monde.

C'est ce que nous avait déclaré l'an dernier à Blangy sur Bresle, Laurent Brochard dernier champion du monde français en 1997. "Vous verrez, j'aurai plus rapidement un successeur que Bernard Hinault, dernier Tricolore à avoir gagné le Tour de France en 1986".

 

Lionel Herbet


Le CDOS reçoit le label Terre des Jeux mais quel avenir pour 2024?

 

 

La dernière réunion du comité directeur du CDOS (Comité Olympique Sportif Départemental), présidé par Marcel Glavieux, a été l'occasion de découvrir la plaquette envoyée de Paris et signalant qu'il bénéficiait du label officiel pour Paris 2024.

On le sait, notre département n'est pas très éloigné de la région parisienne et il a fait acte de candidature pour accueillir des délégations étrangères qui viendraient préparer ce grand événement mondial./ 

Le CDOS n'est pas seul dans ce cas :  le Département de la Somme et Amiens-Métropole ont également reçu le feu vert du CNOSF.

Que signifie ce label?

Il permet tout simplement  d'organiser des rencontres avant les Jeux car on le sait, rien n'est possible si le feu vert n'a pas été délivré par le comité d'organisation présidé, on le sait, par l'ancien champion olympique de canoë kayak Tony Estanguet.

C'est ce que nous a confié justement Marcel Glavieux:

"Ce label nous crédibilise par rapport aux associations de notre département.

Cela va nous permettre de valider nos projets et d'orienter nos actions.

Nous sommes évidemment contents de nous retrouver aux côtés du Département et d'Amiens Métropole.

 

Nous aurons donc un partenariat de qualité avec le comité d'organisation à Paris et nous souhaitons maintenant que Tony Estanguet puisse bientôt  nous rendre visite".

Mais on le sait le Covid continue à faire des ravages et le sport est touché de plein fouet.

C'est ainsi qu'entre les promesses de 2017 et la situation actuelle, il y a un vrai fossé.

La situation est beaucoup moins reluisante et le quotidien le Parisien en fait part dans son numéro de ce vendredi:

Le journal parle d'un vrai coup de rabot.

La Seine Saint Denis pourrait perdre une partie des épreuves de natation et le volley ball tandis que le village des médias au Bourget est menacé. Et ce n'est malheureusement pas terminé car l'argent va manquer et tous les projets ne pourront pas être réalisés.

Ces informations pessimistes n'augurent rien de bon pour l'avenir et il y a de grosses chances pour que nous assistions à des règlements de compte entre l'Etat et les élus de ces régions à qui on a promis, à un certain moment, la Lune.

Lionel Herbet


EDITO

 

On ne touche pas au Tour de France

Mais quelle mouche a piqué le tout nouveau maire de Lyon qui a déclaré dans un interview au quotidien régional "que le Tour de France était à la fois polluant et machiste".

Evidemment, ces propos ont été repris et décortiqués par certains  médias mais curieusement, nous n'avons pas eu de vraie réaction de la part de France 2 qui pourtant a les droits télévisés du  Tour de France.

Cette déclaration du maire de Lyon est blessante et surtout injuste.

Il  fut certes un temps où les femmes étaient interdites dans le Tour, y compris la caravane publicitaire. Mais cela fait bien longtemps.

Quand le maire de Lyon déclare qu'il  faut  un Tour de France féminin, il oublie que voici encore une vingtaine d'années, un Tour de France féminin était régulièrement organisé et que Jeannie Longo s'y est illustrée. .

 

Il faut aussi souligner que cette année, les organisateurs du Tour de France ont décidé de faire en sorte qu'il y ait un équilibre puisque sur le podium protocolaire, on note la présence d'un homme et d'une femme.

Quant au Tour polluant, là aussi le maire de Lyon  affiche un certain culot  car s'il fut effectivement un temps où les coureurs et suiveurs abandonnaient sur la route des détritus et objets inutiles, depuis quelques années, le Tour est devenu très propre et les coureurs jouent le jeu.

Le maire de Lyon n'a pas de culture sur  l'histoire du Tour de France qui appartient à notre patrimoine.national.

Le Tour  a plus d'un siècle d'existence et franchement quelle est l'épreuve aujourd'hui qui peut se targuer de rester aussi populaire après une telle carrière?.

Ce matin, un journaliste Pascal Praud n'a pas hésité à dire du maire de Lyon "qu'il n'aimait pas la France et les Français".

Nous pensons qu'il a raison. Mais surtout en cette journée qui voyait le Tour passer à Saint Leonard de Noblat, quelle insulte pour Raymond Poulidor. Maintenant, nous allons voir comment ce maire de Lyon va se comporter avec le club de foot de Jean Micheln Aulas?.

 

Lionel Herbet


CYCLISME

Hubert Louvet regrette l'époque de Francis Van Londerseele et Antoine Jean

 

 

Depuis la création  du comité régional olympique des  Hauts de France présidé par Claude Fauquet, le secrétaire général Hubert Louvet assiste à chaque réunion du CDOS dirigé par Marcel Glavieux, à Amiens.

Lors de ces réunions Hubert Louvet rend compte de l'activité du comité olympique des  Hauts de France et c'est ainsi que jeudi dernier, à l'occasion de la réunion de rentrée du CDOS, il a repris sa casquette de dirigeant influent du cyclisme, notamment ancien président du comité de Picardie où sa longévité  est exceptionnelle. .

Aujourd'hui, après la démission du président Limousin pour raisons personnelles, Hubert Louvet n'a pas souhaité prendre sa succession et c'est Pascal  Sergent qui est donc nouveau président du comité de cyclisme des  Hauts de France. Pascal Sergent est surtout connu pour les livres qu'il a écrits notamment en évoquant l'histoire de Paris-Roubaix.

 

Le cyclisme évidemment Hubert Louvet en est le représentant le plus connu dans la région picarde.

Nous avons profité de l'occasion pour interroger Hubert Louvet et le questionner sur la situation de ce sport, privé de compétitions dans l'ensemble,  nonobstant évidemment le Tour de France.

Hubert Louvet est un président-adjoint plutôt morose car la région ne compte plus de cadre technique.

La personne qui faisait office de CTR Jérôme Fromonteil a quitté son poste mais il a été remplacé par un ..salarié administratif à qui néanmoins on a attribué le rôle de CTR.. .

Alors, Hubert Louvet en vient à regretter cette époque bénie qui voyait le cyclisme picard briller de mille feux et qui avait un CTR de haut niveau, Francis Van Londerseele à qui Antoine JEAN a succédé un peu plus tard..

"  C'est vrai qu'après la démission de M. Limousin, la place me revenait logiquement mais vous le savez, en raison de toutes mes occupations par ailleurs, j'ai décliné la proposition afin d'accompagner Pascal Sergent..

 

Au niveau du CTR, nous en avions un Jérôme Fromonteil. Bien sur que je regrette l'époque où j'avais Francis Van Londerseele en tant que CTR. Je regrette aussi Antoine JEAN. Tous deux ont été les meilleurs CTR de la Picardie.. qui avait un centre national de formation et qui a remporté les plus beaux succès".

Evidemment, en tant que Picard, Hubert Louvet est heureux du troisième titre tricolore d'Arnaud Demare. Bien sûr aussi que je suis content de la victoire d'Arnaud Demare qui est devenu pour la troisième fois champion de France. Je connais bien les parents d'Arnaud et la maman a été aussi championne de Picardie.J'espère que nous verrons Arnaud au Prix Jean Renaux à Amiens le 27 aout mais nous aurons auparavant levGrand Prix de la Somme le 2 mai 2021.

 

Lionel Herbet


Arnaud Demare l'a démontré: le cyclisme est aussi un sport collectif

 

2014- 2017- 2020 Ainsi Arnaud Demare a-t-il été trois fois champion de France sur route à trois ans d'intervalle. Comme le faisait remarquer notre ami Thierry Adam sur France 3, Arnaud Demare n'est plus qu'à un titre de Jean Stablinski. Pour  avoir quatre titres tricolores dans son armoire, on souhaite ne pas attendre 2023.

Ce dimanche soir, nous avons assisté à un final époustouflant du championnat de France.

Trois hommes se sont affrontés à la force du jarret et Arnaud Demare s'est imposé au finish devant Bryan Coquard et Julian Alaphilippe.

Le Beauvaisien qui a été formé au C C Nogent et qui ensuite est toujours  reste  fidèle à Marc Madiot et à Groupama a gagné en force.

Mais après ce championnat de France, il faut retenir plusieurs évidences.

D'abord, Arnaud Demare était le grand favori et il l’a prouvé. Tous ses adversaires ont admis qu'il était le plus fort. Ensuite, le Beauvaisien formé au C C Nogent avait autour de lui une équipe redoutable, soudée et n'ayant qu'un objectif: faire en sorte que leur leader aille le plus loin dans la discrétion la plus totale avant d'exploser sur la fin.

C'est ce qui  s'est produit et tous ses rivaux l’admettaient volontiers. Ensuite, ce succès individuel de Demare  rejaillit sur toute l’équipe  ce qui prouve une fois de plus que le cyclisme est devenu un vrai sport collectif.

Cette évidence  doit faire  plaisir à  l'entraîneur d’Amiens Luka Elsner qui est parvenu à faire en sorte que jeunes et anciens joueurs soient réunis pour obtenir le meilleur résultat possible contre Nancy avec ce but signé Guirassy.

Pourquoi cette comparaison? Simplement parce qu'Elsner est amoureux du cyclisme et qu’il est du même pays que celui qui est le grand favori du Tour de France: le Slovene Roglic.

 

Lionel Herbet


EDITO

Se passer de Froome et Thomas, il faut quand même le faire et avoir des réserves!

 

Aujourd'hui, il est acquis que l'équipe INEOS ne fait plus la loi comme auparavant.

Certes, elle possède encore un effectif pléthorique mais elle est malmenée par la formation hollandaise Jumbo Visma qui aligne deux grands champions le Slovène Primoz Roglic numéro un mondial et le Hollandais Tom Dumoulin . 

Pour revenir à INEOS , il faut tenir compte de deux paramètres: cette saison est complètement différente et tout va se jouer en l'espace de deux mois et demi. C'est à dire que le programme prévoit Tour de France, Tour d'Italie et Vuelta en un laps de temps relativement court.

Ces trois courses par étapes vont donc se dérouler un un minimum de temps comme on l'a vu la semaine dernière avec les deux grandes classiques italiennes: Milan-San Remo et le Tour de Lombardie;

 

Alors, INEOS qui veut être présent partout, a procédé à des choix drastiques.

Le grand  patron a procédé un peu comme on le fait dans le football: des choix rigoureux en laissant sur la touche de grands champions Franchement, se priver pour le Tour de France de Chris Froome et Geraint Thomas qui à eux deux, totalisent cinq victoires, il faut être certain de son coup. Peut-être  que dans une saison normale, sans pandémie, INEOS aurait agi de toute autre manière mais là,on peut analyser la situation différemment. Pour le Tour de France, INEOS va s'appuyer sur le duo Bernal-Carapaz tandis que Froome et Thomas seront les leaders au Tour d'Italie et Tour d'Espagne. Imaginez qu'en fin de saison, INEOS l'emporte sur tous les fronts on pourra alors conclure que le choix de cette équipe a été judicieux.

Une chose est sûre: le suspense sera constant sur ces trois épreuves en espérant que nos Français parviendront à tirer leur épingle du jeu.

 

Lionel Herbet


EDITO

De plus en plus de  chutes graves   sur les routes

 

L'actualité s'emballe en ce mois d'août et le cyclisme prend vraiment un nouveau départ. Pas facile pour les directeurs sportifs d'aligner des équipes dans les grandes compétitions qui se déroulent simultanément.

Ainsi, juste après le Tour de Pologne, nous avons le Dauphiné et en une semaine, ont eu lieu les deux grandes classiques italiennes Milan San Remo et le Tour de Lombardie.

Tout le monde a d'ores et déjà les yeux rivés vers le Tour de France qui partira fin août de Nice. On pense généralement que le Slovène Roglic qui dispose de surcroît d’une  équipe de haut de gamme est le grand  favori mais à priori le Colombien Bernal qui a caché son jeu au Dauphiné pourrait le menacer et qui sait si Christopher Froome ne sera pas lui aussi au rendez-vous. Côté français, on compte beaucoup sur Thibaut Pinot.

Mais le sujet que nous voulons aborder est celui à la fois de la popularité du cyclisme mais aussi et surtout les chutes qui se produisent un peu partout.

 

Quitte à le répéter, les coureurs prennent de plus en plus de risques aussi bien à l'arrivée que dans les descentes des cols.

Ainsi samedi, la chute dont on a été victime le prodige belge Remco Evenepoel nous  fait froid dans le dos. C'est une chute qui nous a fait penser à celle dont avait été vcitime voici .. 60 ans Roger Rivière.

Si Roger Rivière ne s'est jamais remis physiquement de cette cabriole, le jeune Belge souffre d'une fracture du bassin. Une blessure évidemment très grave mais qui normalement et on l'espère, ne l'empêchera pas de poursuivre sa carrière.

Nous l’avons souvent souligné, le cyclisme est populaire et avec le coronavirus, jamais les Français n'ont acheté autant de vélos. Malheureusement,  cela ne va pas sans obstacle et la cohabitation entre vélos et autos devient de plus en plus difficile. C'est ainsi qu'en juillet, on a relevé 29 morts de cyclistes qui ont été renversés par des autos le plus souvent en agglomération. C’est un bilan dramatique et qui hélas va s’aggraver car il y aura de plus en plus de vélos qui rencontreront de grosses difficultés à cohabiter. 

 

Lionel Herbet 


Arnaud Demare- Fabio Jakobsen : destins croisés

 

C’est reparti dans le monde du cyclisme professionnel.

En attendant Milan-San Remo en fin de semaine, l’attention a été retenue ce mercredi à deux endroits et à des degrés différents.

D’abord et c’est une grosse satisfaction pour le cyclisme picard (oui nous disons bien picard), Arnaud Demare a frappé un grand coup en s’adjugeant la classique Milan-Turin.

Demare a devancé au sprint l’ancien champion du monde Peter Sagan et l’Australien Caleb Evans, deux des plus grands spécialistes mondiaux du moment.

Ce sprint a été royal et surtout très clair.

Ce sprint n’avait en tout cas rien à voir avec celui qui voyait la conclusion de la première étape du Tour de Pologne auquel  participent du reste quelques Picards dont Rudt Barbier.

 

Nous l’avons vu sur les images qui ont été relayées par les réseaux sociaux et franchement, cela nous a fait froid dans le dos.

C’est absolument terrifiant car elles démontrent que même à 80 à l’heure, des coureurs sont prêts à tout pour, non pas gagner coûte que coûte mais empêcher  un adversaire de vaincre.

C’est ce qui s’est passé dans les derniers mètres et on voit le Hollandais Dylan Groenewegen couper la route à son compatriote Fabio Jakobsen. Ce dernier est carrément balancé dans les balustrades et va percuter des spectateurs et les barrières.

La blessure est très grave et on a même côté médical eu les craintes les plus vives. Le pronostic vital était même engagé selon les médecins.

Ce geste nous fait penser, dans le monde du football,  au tacle assassin d’un défenseur qui empêche un attaquant de passer.

C’est plus qu’une faute : un crime et du reste le directeur sportif du malheureux Jakobsen demande à ce que Gronewegen aille en prison. Tout simplement.

Ce genre d’accident est malheureusement de plus en plus fréquent dans le cyclisme.

Il faut que les sanctions les plus sévères soient prises d’abord par les commissaires et ensuite les Fédérations.

Car nous craignons que dans les semaines qui viennent, nous devrons déplorer   la mort d’un coureur. Ce qui ne serait hélas pas, une première.

 

Lionel Herbet


Edito

Inquiétude pour la plupart de nos sportifs de haut niveau

 

Quand il était Député, l'actuel maire d'Abbeville Pascal Demarthe s'était intéressé à la situation parfois précaire de la plupart des sportifs de haut niveau.

Il souhaitait que l'Etat se penche sur le cas de ces athlètes qui défendent les couleurs de la France aux Jeux Olympiques ou autres grandes compétitions  mondiales.

Tous ces sportifs ne s'appellent pas Teddy Riener qui n'a aucun souci à se faire pour son avenir ce qui est tout à fait normal  compte tenu de son palmarès. Mais tous ceux qui ont la chance d'être sélectionnés n'ont pas le statut de l'immense champion de judo. La plupart galèrent, tentent de décrocher un sponsor car leur club qui bénéficie pourtant des retombées médiatiques de leur champion, n'ont pas toujours les moyens financiers pour les aider correctement.

Avec le coronavirus, la situation a empiré  et elle est même devenue dramatique pour certains.

 

Par décence, il arrive que ces sportifs ou les clubs cachent la vérité et souffrent en silence. Mais cette année 2020 est purement catastrophique.

D'abord, les Jeux de Tokyo n'ont pas lieu cette année et ils sont reportés à l'an prochain  s'ils ont lieu car les Japonais boudent un peu et traînent les pieds.

La pandémie du  Covid-19 a tout bouleversé en multipliant le nombre de chômeurs. Le sport n'échappe donc  pas à la règle. Les premières victimes sont les .. athlètes qui doivent s'entraîner pour gagner leur sélection. Celle ci  est remise en question puisque tel ou tel athlète aura pu être qualifié pour Tokyo 2020 mais ne le sera pas automatiquement pour Tokyo 2021.

Pendant ces longs mois de préparation, ces athlètes de toutes disciplines doivent pour reprendre une expression "faire bouillir la marmite"

Un athlète a accepté de 

 raconter ce qui ressemble presque à un chemin de croix. Au journal l'Equipe, le judoka Guillaume Chaine, le numéro un dans sa catégorie âgé de33 ans, a déclaré:

"Lorsqu'on est dans une préparation préolympique, on se doit d'être dans un bon  environnement et notamment sans avoir à se demander comment on va remplir le frigo ».

Cette situation compliquée ne concerne pas que ce judoka licencié dans un club de la région parisienne qui hélas ne peut l'aider plus financièrement.

Le problème est donc pour l'heure insoluble. Il doit concerner le Ministère de la Jeunesse et les Sports qui devra bien un jour adopter un vrai statut de sportif de haut niveau.

PS : il est évident que la triste mésaventure de ce judoka peut aussi hélas arriver à un cycliste  qui prépare Tokyo
Lionel Herbet

EDITO

Des Jeux de Tokyo à huis clos?

Le C I O ne le veut pas

 

On le sait, les Jeux Olympiques qui devaient se dérouler cette année à Tokyo ont été reportés à l'an prochain pour cause de coronavirus.

En quelque sorte, les Jeux n'ont  pas subi le même sort que le Tour de France, les grandes épreuves sportives notamment les tournois de tennis qui ont été déplacées de quelques mois.

Avec le recul, peut-être aurait-il été  possible de  programmer les J.O. en fin d'année et du moins, les athlètes de tous les pays du monde auraient pu poursuivre leur préparation qu'ils ont dû parfois brutalement interrompre.

Le président du comité international olympique l'Allemand Thomas Bach a eu l'occasion de se prononcer ces derniers temps. Et notamment de répondre à cette question: et si les Jeux avaient lieu à huis clos?

Le CIO travaille en ce moment sur certaines éventualités mais il y a une chose dont le président ne veut pas entendre parler: le huis clos. C'est banni de son vocabulaire.

 

"Nous ne voulons pas des Jeux à huis clos"a affirmé catégoriquement Thomas Bach pour Tokyo l'an prochain.

Bach ne veut pas que des épreuves aient lieu dans des stades vides.

Imaginez la finale du 100m avec aucun spectateur.

C'est franchement inimaginable.

Le CIO travaille à la fois sur la santé des athlètes qu'il faut évidemment préserver mais aussi sur ce qui fait l'idéal olympique et son esprit qu'il faut garder quoiqu'il arrive.

Avec le Premier Ministre japonais, M. Bach est d'accord sur le fait qu'il n'est pas possible de reporter les Jeux en .. 2022.

Il est évident qu'aujourd'hui personne ne sait si les Jeux de Tokyo auront bien lui en 2021. Tout le monde l'espère évidemment mais il y a ce virus qui n'a pas fini de faire des ravages.

Croisons tout  simplement les doigts.

Si les J.O étaient annulés, qui seraient les premières victimes?

Les athlètes évidemment dont les heures passées à l'entrainement deviendraient inutiles.

 

Lionel Herbet


Souvenirs

1981: Francis sous la direction de son père  Jean Van Londerseele

 

La photo que nous publions est un document au niveau du cyclisme picard.

Nous sommes à la fin de la saison 1981 et la Picardie est encore loin d'obtenir ses meilleurs résultats.

Du reste, la Picardie est privée de CTR (Conseiller Technique Régional) depuis le départ de l'ancien professionnel qui fut le premier à exercer cette missions dans la région: Jean Pierre Vanoverbeke.

A cette époque, le président du comité de Picardie est un Axonien Clovis Moinet.

Toutefois au poste de CTR, on note le travail effectué par un passionné de cyclisme qui réside à Creil et va oeuvrer à titre bénévole. Une situation qui ne pourra s'éterniser on le comprend facilement.

Au sein de la commission technique régionale, la présidence est assurée par .. Jean Van Londerseele qui n'est autre que le père de Francis.

 

Dans la commision, figure l'actuel président du comité de la Somme Jacky Crépin.

On peut affirmer que le travail de Francis Van Londerseele va être bénéfique pour le cyclisme et à la fin de cette année, déjà des résultats intéressants sont enregistrés.

C'est ainsi que le comité est représenté par trois jeunes licenciés qui vont se rendre en Guadeloupe, représenter leur région pour la phase finale du challenge National.

Parmi eux, Yannick Foirest licencié au C C Moreuil et Michel Thiebault qui court pour le club de Corbie.

Peu après, Francis Van Londerseele est officiellement nommé CTR pour la Picardie et dès lors, la région va s'illustrer notamment en 1987 avec le titre de champion de France sur route avec notamment Philippe Ermenault et Eddy Seigneur.

Le cyclisme picard devient tellement brillant que quelques années plus tard, Francis Van Londerseele est sollicité pour effectuer une mission en .. Arabie Saoudite.

Il n'ira jamais dans ce pays et intégrera une équipe professionnelle.

On connait la suite de la carrière de Francis aujourd'hui en retraite et qui est licencié à Promotion Sport Picardie tout  en continuer à faire du vélo.. pour son plaisir.

 

Lionel Herbet


Souvenirs

 

Quand Antoine Richer pratiquait le .. cyclisme

 

Voilà une photo vraiment inédite.

Nous sommes dans les années 90 et à Amiens, se déroule le prix Jean Renaux qui à l'époque est organisé par l'Amiens SC et a lieu sur un parcours tracé autour de la Maison de la Culture.

Il est de coutume qu'avant le départ des pros, a lieu une course dite de gentlemen qui se dispute en contre la montre.  Il s'agit de réunir dans un duo un coureur professionnel et un sportif ou dirigeant de la capitale picarde.

A cette époque, Antoine Richer est une véritable monument du hockey sur glace à Amiens. Il a  été un immense joueur et est devenu ensuite entraîneur des Gothiques.

Antoine Richer a  voulu participer à ce critérium et il est ici à droite aux côtés du professionnel Patrice Esnault dont la particularité est qu'outre le fait d'être pro, il vient de signer une licence à l'ASC.

On reconnait aussi derrière Richer, Max Lefebvre qui a couru dans les années 50.

 

Lionel Herbet


Souvenirs

1979: Bruno Aeck déboulonne James Herbain à Saint-Maulvis

 

Dans l'histoire du cyclisme picard, jamais un homme n'aura autant dominé sa spécialité que le sociétaire du S V Senlis James Herbain.

 Songez que depuis la création du comité de Picardie, en 1965, il a toujours remporté le championnat régional de cyclo-cross.

En 1979, le championnat de Picardie se déroule dans la Somme à Saint-Maulvis.

Cela va rester comme le championnat de la passation du pouvoir. Il est vrai que depuis plusieurs semaines, les connaisseurs s'attendent à ce que James Herbain qui flirte avec les 40 ans va devoir s'incliner face à un adversaire plus jeune (23 ans): le coureur du club d'Agnetz dans l'Oise  Bruno Aeck.

Une page se tourne donc à Saint Maulvis le dimanche 16 décembre 1979.

 Chaque coureur a été très encouragé et le cyclo-cross picard vit de belles heures.

Cette rivalité entre Herbain et Aeck plait beaucoup. Le public est même demandeur.

A l'arrivée, la suprématie de Bruno Aeck est incontestable mais Herbain qui mettra un terme à sa carrière, est heureux de sa performance.

Il n'a en effet concédé qu'une minute à Bruno Aeck le nouveau maître du cyclo-cross picard.

A l'arrivée, les deux hommes s'étreignent. Il y a du respect entre eux.

Pour mémoire, James Herbain a remporté 14 championnats régionaux d'affilée. Un record qui ne sera sûrement jamais battu.

 

Lionel Herbet


Souvenirs

1971: Daniel Jacotey (Amiens SC) dauphin de l'inamovible James Herbain

 

Avant qu'il ne vienne s'installer sur la place de l'hôtel de ville de Picquigny  en tant que marchand de cycles, avant qu'il ne donne l'idée au jeune Philippe Ermenault de devenir coureur cycliste et de se forger le palmarès qu'on connait, Daniel Jacotey a été un excellent spécialiste du cyclo-cross.

Il était licencié à l'époque, voici un demi siècle, à l'Amiens SC.

Son père était aussi sportif mais il oeuvrait surtout dans la section de tennis de table de l'ASC.

Daniel Jacotey avait un petit gabarit qui lui lui permettait d'être à l'aise dans les labours lorsqu'il fallait monter et descendre de son vélo.

Malheureusement, Daniel Jacotey était le contemporain d'un certain James Herbain, licencié au SV Senlis.

Le 24 janvier 1971, se déroule le championnat de Picardie de cyclo-cross à Mareuil Caubert. Didier Thueux l'enfant du pays et futur grand coureur des années 80-90 est encore très jeune et il ne pratique pas encore le cyclisme. 

Ces championnats de Picardie sont organisés de main de maître  par le VC Ponthieu avec l'aide des Amis du Cyclisme. 

 

Comme prévu, James Herbain domine l'épreuve et s'adjuge son sixième titre consécutif. Daniel Jacotey prend la deuxième place à 1mn27 du vainqueur. Un écart énorme qui illustre parfaitement la suprématie de Herbain dont on rappellera qu'il fut aussi champion de France.

Ce sera pour Daniel Jacotey la meilleure place dans un championnat régional. On peut affirmer qu'à plusieurs reprises, James Herbain  a barré la route à Daniel Jacotey.

En ce début 1971, le comité régional a établi le calendrier de la saison sur route. Songez que plus de 500 courses seront organisées dans les trois départements. C'est vraiment une époque dorée. Le cyclisme est populaire et par exemple, les sponsors se bousculent afin d'aider les clubs. Ainsi un exemple: Eric Lalouette et ses équipiers du club d'Abbeville sont équipés par une société de machines de café: la société Imperial.

 

Lionel Herbet 


Souvenirs

1960: une année que jamais, nous n'oublierons

 

Le temps s'écoule très vite et c'est comme si c'était hier, cette année 1960 qui a tant marqué nos esprits.

Commençons par les Jeux Olympiques de Rome qui ont sûrement été les plus décevants au niveau des résultats obtenus par les athlètes français.

Grâce au Ministère des Sports et de la Jeunesse, j'ai eu la chance de pouvoir assister avec 400 jeunes Français venus de tout le pays,  à la première semaine des J.O.

J'avais eu la chance d'être présent à la cérémonie d'ouverture à Rome et je vous assure que me retrouver perdu dans un stade de 100.000 spectateurs est franchement impressionnant.

J'ai le souvenir du lâcher de pigeons et colombes, le dernier porteur de la flamme olympique qui était un discobole italien.

Par la suite, j'ai eu la chance d'assister à du football, de l'athlétisme, boxe avec un combat de .. Cassius Clay et un match de l'équipe de France de basket. J'avais même pu bavarder avec le mythique entraîneur de cette époque Robert Busnel. Mais le plus important est que j'ai pu entrer dans le village olympique et bavarder avec Michel Jazy et Michel Bernard qui étaient les vedettes de l'athlétisme français.

Comment étais-je entré dans le village?

En utilisant un subterfuge et me recommandant du Ministre des Sports M. Herzog. Cela avait marché.  

 

Au plan français, la récolte avait été maigre et ce furent même les Jeux les plus décevants de toute l'histoire.

Peu après, je me souviens de ce dessin paru dans  le Figaro et qui représentait le Général de Gaulle en survêtement et lâcher à qui voulait l'entendre "dans ce pays, je dois tout faire".

On peut affirmer qu'il y eut un avant 1960 et un après.

Le sport prend alors plus d'importance dans le Gouvernement et dans tout le pays. On enregistre un réel désir de redresser la situation.

Le sport devient vraiment indépendant et va disposer de moyens importants. Tout le contraire de la situation actuelle qui voit le sport rattaché à l'Education Nationale. Mais c'est une autre histoire.

Le Ministère des Sports a toute  sa place et procède à la la nomination dans les régions de conseillers techniques régionaux qui, en général, sont des champions dans leur discipline. En Picardie par exemple l'exemple le plus frappant est Rolf Maïer un des meilleurs haltérophiles de l'époque et qui sera directement à l'origine de la superbe carrière  de Daniel Senet.

Un bon mois avant les Jeux, s'était déroulé le Tour de France qui avait été remporté par l'Italien Gastone Nencini. Ce Tour fut marqué par deux événements:un plutôt amusant et l'autre vraiment dramatique.

En 1960, le Tour passait par Colombey les deux Eglises où se trouvait justement le général de Gaulle qui profitait de quelques jours de vacances.

Rien n'avait été prévu au départ et c'est Henry Anglade, un des coureurs de l'équipe de France  qui prit contact avec Jacques Goddet le patron du Tour.

Tout se réglait rapidement d'autant que le Général avait prévu de regarder les coureurs.

 

Effectivement  le peloton s'arrêtait quelques instants. Le temps de saluer quelques coureurs et les coureurs  repartaient

Ce fut évidement un grand moment et qui ne s'est jamais renouvelé même si certains Présidents de la République ont eu la chance de venir suivre une étape dans la voiture du Directeur de course ou tout simplement de remettre le maillot jaune au leader de la course comme ce fut le cas avec Jacques Chirac et Martial Gayant au début des années 90.

Mais 1960 restera surtout comme ayant été la chute très grave dont fut victime Roger Rivière leader de l'équipe de France et qui, logiquement, était le grand favori. Malheureusement, Roger Rivière avait pris tous les risques dans la descente du col du Perjuret et il chuta dans un ravin. Il eut la colonne vertébrale fracturée et plus jamais il ne devait remonter sur unvélo, terminant sa vie dans un fauteuil.

L'année précédente, Roger Rivière était venu disputer à Amiens le critérium d'après Tour en compagnie du vainqueur l'Espagnol Federico Bahamontés.

Il était insouciant, prenait tous les risques aussi bien en course comme dans la vie de tous les jours.

Les spécialistes affirment qu'il avait la classe de Jacques Anquetil ..

 

Lionel HERBET 


Souvenirs

 

Jean Jacques Fussien avait frappé très fort en 1970

 

Dans l'histoire du cyclisme picard, Jean Jacques Fussien demeure à tout jamais comme ayant été un espoir puis un champion hélas foudroyé trop tôt,  victime d'un terrible accident de la circulation en 1978 alors qu'il s'entrainait.

Mais aujourd'hui, nous voulons rappeler la performance de ce garçon qui n'avait peur de rien et qui pour mémoire osa s'attaquer au grand Eddy Merckx.

En juin 1970, les championnats de Picardie sur route se disputent dans la Somme à Fressenneville.

Soit dans cette région du Vimeu qui est alors très dynamique au plan cyclisme. Chaque village organise sa course mais en ce dimanche 13 juin 1970, c'est toute l'élite picarde qui est au rendez-vous.

A cette époque, les seniors et les juniors courent en même temps mais les classements sont séparés.

 

Ainsi, en senior le titre revient à Bernard Thevet du V C Beauvais tandis que chez les juniors, la victoire revient à Jean Jacques Fussien licencié au C C Nogent  ce club cher à Alain Mathieu et qui a accueilli de grands champions  le dernier en date étant Arnaud Demare.

Bernard Thevet s'impose au sprint après 4 heures de course.

Il précède Jean Jacques Fussien puis Thierry Grandsir 7e Eric Lalouette 10e. Il y a vraiment du beau monde.

Dans le Courrier Picard, il est écrit que  Bernard Thevet aime le Vimeu car auparavant, il avait gagné à Bouvaincourt dans une épreuve qui comptait pour le célèbre maillot rente de l'UCVB.

Pour sa part, Jean Jacques Fussien s'adjugeait son troisième titre régional après celui de la poursuite et des sociétés. Il n'avait que 18 ans et son palmarès s'ornait de 28 succès.  .

Ces championnats régionaux de 1970 furent parmi les plus beaux de l'histoire.

Lionel Herbet


EDITO : Slovénie, petit pays aux grands champions cyclistes

le calendrier cyclisme pour constater que nous allons vivre trois mois exceptionnels. En effet quand on consulte le calendrier à venir de l’UCI, on constate que la reprise, ou du moins le vrai départ de cette saison 2020, est fixée au 1er août avec les Strade Bianche. Un coup d’œil sur

 

Ensuite, les courses vont se succéder à un train d’enfer puisque jusqu’au 25 octobre avec la classique Paris-Roubaix, nous aurons eu droit au Tour de France qui partira de Nice le 29 août, le Tour d’Italie du 3 au 25 octobre et le Tour d’Espagne du 20 octobre au 8 novembre.
Les équipes se préparent donc pour cette fin de saison et nul doute qu’il leur faudra disposer d’un solide effectif pour à la fois participer aux classiques mais aussi aux courses à étape. Bref, cette saison sera d’autant plus importante que le cyclisme risque de subir de plein fouet les conséquences du coronavirus car les sponsors seront plus difficiles à séduire..

Pour rester dans le milieu du cyclisme, alors qu’en France la reprise devra encore attendre, nous avons appris qu’en Slovénie avaient eu lieu les championnats nationaux sur route. La Slovénie est un petit pays qui n’est pas très riche et qui a, contrairement à la France, décidé de privilégier l’aspect économique plutôt que sanitaire. C’est un choix. La Slovénie a été le premier pays européen à décider la fin du confinement car le pays est au bord de la banqueroute.

 

Toujours est-il que par exemple, les matches de football ont repris et que surtout, les stades étaient souvent pleins. Rétrospectivement, on a eu peur que la Slovénie subisse le même sort que la Serbie avec ce tournoi de tennis réunissant les meilleurs joueurs au monde dont le numéro un mondial qui a été déclaré positif. Pour revenir au cyclisme, le pays slovène est partagé en deux un peu comme jadis en France quand nous avions la rivalité enter Poulidor et Anquetil.
En effet, Primoz Roglic et Tadej Pogacar sont les deux grandes vedettes du moment et on peut dire que le cyclisme en ce moment a dépassé le football dans ce petit pays. Ces deux champions ont fait du cyclisme le sport le plus populaire dans le pays.

Au fait, la Slovénie c’est aussi le pays de l’entraîneur de l’Amiens SC Luka Elsner avec qui nous avons souvent l’occasion d’évoquer les résultats de ces grands champions que sont Pogacar et Roglic.



Lionel Herbet