Retour sur un riche passé  cycliste 

 

1998: Jean-Michel Thilloy battu d'un rien à la Côte Picarde

 

La Côte Picarde, classique d'un jour  qui était organisée depuis 1986, avait acquis ses lettre de noblesse grâce à un formidable organisateur Jean Bernard Bernard Devos, ancien coureur et président du V C Fort-Mahon.

L'épreuve était organisée au printemps et avait donc l'habitude de lancer la saison touristique.

 

Nous sommes en 1998 et à l'arrivée à Mers les Bains, deux hommes jettent leur vélo sur la ligne d'arrivée.

L'Italien Mauro Zinetti est à gauche.

Il est professionnel et à droite, c'est le Picard Jean-Michel Thilloy qui est encore amateur.

Les juges  donnent la victoire à Zinetti mais un ex aequo aurait été plus logique.

Cette défaite méritoire devait valoir à Jean-Michel Thilloy l'occasion de passer professionnel.

Cette photo a été prise par Jacky Alméda passionné de cyclisme et

qui est décédé depuis quelques  années.

Quand le cyclo-cross était très courtisé

 

Cette photo est un document car voici un quart de siècle, les épreuves de cyclo-cross obtenaient un grand succès à la fois sportif et populaire.

 

Nous sommes ici à la fin du .. siècle dernier et on mesure le succès de cette épreuve étant donné le nombre de participants.

C'est à la fois proche et lointain. 

C'est qui?

 

Il a bien changé notre ami de Promotion Sports Picardie Michel Boquillon.

Les jeunes qui le fréquentent ne savent que ce grand garçon a été professionnel au coeur des années 60.

Une époque très dense car pour passer chez les professionnels, il fallait d'abord faire ses preuves dans la catégorie des  indépendants.

Michel Boquillon ne nous en voudra pas car comme nous tous, il a pris de la bouteille.

Quand Jacques Anquetil et Jean Stablinski venaient à Amiens

 

Dans les années 90, un passionné de cyclisme Jean-Claude Richard avait organisé une classique Amiens-Beaurains avant de s'investir dans les Boucles du canton de Picquigny. Jean-Claude Richard était un supporter de Roger Rivière et il avait confectionné, à l'époque, des maillots à l'effigie de ce grand champion trop tôt  disparu après son accident en 1960 dans le Tour de France.

Un jour, avant le départ d'Amiens-Beaurains, Jean-Claude Richard ( à gauche) était parvenu à inviter d'anciens grands champions : Jacques Anquetil, Jean Stablinski qui ont été photographiés dans un café de la capitale picarde avant le départ de la course.

 

Lionel Herbet


EDITO

Cette fois, il faut vraiment craindre l'annulation des Jeux Olympiques

 

De Tokyo, nous est parvenue une information qui interpelle et qui surtout, nous fait craindre le pire. Nous sommes à 99 jours de l'ouverture des J.O. (23 juillet- 8 août)

et les principaux dirigeants japonais sont inquiets car la pandémie fait rage dans le pays.

Et c'est tout à fait normal qu'au pays du Soleil Levant, on s'interroge.

Déjà que les Jeux devaient se dérouler à huis clos, sans la présence de supporters étrangers.

Outre les problèmes liés directement au COVID les Japonais sont conscients que ces Jeux seront  déficitaires.

Mais le danger vient aussi de l'inquiétude des athlètes et nous pensons bien sûr aux Français.

A l'heure actuelle, la délégation définitive n'est pas connue même si on espère une présence de 350-400 athlètes mais à l'heure actuelle, beaucoup n'ont pas encore gagné leur sélection pour Tokyo à commencer par le sprinter Christophe Lemaître.

On peut penser que certaines fédérations qui n'ont pu organiser de tournois qualificatifs  comme par exemple la boxe, désigneront d'office certains athlètes.

Mais au-delà, il faut savoir qu'à l'heure actuelle, ils sont très nombreux à ne pas avoir été vaccinés.

On espère en tout cas que d'ici à leur départ pour Tokyo, nos athlètes mais aussi leurs entraîneurs auront été vaccinés.

Mais déjà certains d'entre eux se sont exprimés et ont fait part de leurs craintes ce que nous comprenons parfaitement.

 

Michel Macquet seul Picard à avoir été porte-drapeau

 

Par la voix du président du C N O S F M. Masseglia il a été aussi question du choix du porte-drapeau pour emmener la délégation française lors de la cérémonie d'ouverture.

A Rio, il y avait deux porteurs: le judoka Teddy Riner mais aussi un représentant des paralympiques, soit Michaël Jeremiasz.

Cette année, on va multiplier par deux.

Tout va changer puisque la parité sera respectée des deux côtés.

Il y aura un homme et une femme chez les valides et paralympiques.

On est loin des époques passées où il n'y avait qu'un seul porteur du drapeau et cela nous donne l'occasion de rappeler que la Picardie et plus particulièrement la ville d'Amiens a été à l'honneur en 1964 aux Jeux Olympiques de Tokyo.

 

Cet athlète était le lanceur de javelot Michel Macquet ( notre photo) qui était né à Amiens, avait débuté au handball et s'était ensuite spécialisé dans le lancement du javelot.

Dans les années 60, le javelot était la spécialité des Finlandais mais en 1956, Michel Macquet lançait son javelot à 79m01 et il avait frappé les esprits.

Il était tout simplement l'un des meilleurs au monde.

Aux Jeux de Tokyo, Michel Macquet portait le drapeau et c'était un grand honneur. Mais il s'occupait tellement des Tricolores et pas seulement ceux de l'athlétisme qu'il perdait de son influx et ne réussissait pas les performances attendues.

Michel Macquet est décédé en 2002 et il repose au cimetière du Crotoy. Longtemps, il avait  été employé par la municipalité d'Hyères et il gérait le vélodrome où Philippe Ermenault et bien d'autres pistards picards  ont  remporté de nombreux titres nationaux. 

 

Lionel Herbet


Images d'un passé récent

 

Quand Michel Platini et Yannick Noah portaient le même maillot 

 

C'est une belle image que celle que nous présentons aujourd'hui.

Elle réunit deux des plus grands champions du sport français. 

En l'occurrence, Michel Platini et le vainqueur de Roland Garros Yannick Noah.

On sait que Noah a toujours aimé le football puisque son père avait été professionnel et qu'avec Sedan, il avait remporté la Coupe de France.

C'est du reste dans les Ardennes qu'est né Yannick en 1960. Sur cette photo, Noah s'amuse comme un gamin et on le voit derrière le gardien Moutier qui était le grand copain de Platini. On reconnait aussi Jean- François Domergue.

 plusieurs reprises, Noah et Platini ont porté le maillot des Variétés et ce match s'est déroulé sur un terrain d'Amiens puisque le sponsor  de cette rencontre  n'était autre que celui de l'Amiens SC à  cette époque.

Il faut aussi rappeler que Platini et Noah appartenaient à ce fameux quatuor des champions français qui, dans les années 80, ont porté très haut les couleurs de notre pays.

Il faut aussi rappeler que les Variétés avaient à leur tête, Jacques Vendroux et Thierry Roland.

Le football français était alors quasiment dirigé par les Variétés.

 

Lionel Herbet 

Gilbert Duclos Lassalle aimait venir à Amiens

 

Le critérium professionnel disputé chaque année à Amiens s'appelle Prix Jean Renaux et il est dédié à la mémoire d'un journalistes des années 60 qui a marqué la ville d'Amiens. Jean Renaux était non seulement journaliste mais aussi et surtout organisateur de spectacles au cirque d'Amiens et notamment le catch. 

Le Prix Jean Renaux est désormais organisé par Promotion Sport Picardie présidé par Hubert Louvet. Mais c'est Jimmy Binet qui dans les années 70 l'a vraiment tenu à bout de bras avec l'aide il est vrai de la municipalité d'Amiens.

On se souvient qu'en 1989, alors qu'il venait tout fraîchement d'être élu maire d'Amiens, Gilles de Robien avait assisté à la victoire de l'Américain Greg Le Mond qui effectuait sa rentrée après un grave accident mais qui était le dernier lauréat du Tour de France.

Le prix Jean Renaux  était l'occasion pour tous les passionnés de cyclisme d'approcher de près les champions. Il était stipulé que les coureurs devaient arriver à Amiens le midi pour le repas pris au Novotel.

Occasion idéale pour nous d'aller dialoguer avec ces champions.

 

Il arrivait même que l'après-midi ces champions aillent rendre visite à des sponsors qui avaient financé leur  venue.

Louis Mulazzi qui est aujourd'hui un des principaux dirigeants de l'Amiens SC avait été heureux que Greg Le Mond vienne spécialement pour lui et le magasin qu'il dirigeait    à l'époque. 

Parmi les champions qui aimaient venir à Amiens, comment ne pas citer Gilbert Duclos Lassalle. Non seulement, c'était un immense champion mais aussi un type abordable que nous avons plus tard revu du côté de Ville le Marclet quand, avec son ami Bernard Thévenet, il rendait visite au maire René Régnier dans le cadre des Boucles du Canton de Picquigny. Gilbert Duclos-Lassalle avait un jour du Prix Jean-Renaux, accepté de nous suivre au journal et il avait visité tous les services administratifs et techniques.

Il est clair qu'aujourd'hui, cela ne serait plus possible.

Le soir, Gilbert Duclos Lassalle s'imposait dans le Prix Jean Renaux  devant un public enthousiaste.

 

Lionel Herbet

Quand Fabien Barthez croisait Raymond Lokuli et  l'ASC

 

Au moment où cette photo a été prise, la France n'est pas encore devenue championne du monde. et Marseille, un des plus grands clubs français, se retrouve en Division 2 du championnat de France. 

Marseille va même rencontrer l'Amiens SC. La Licorne n'existe pas encore et c'est au stade Moulonguet que va se dérouler ce match entre Amiens et Marseille; Qu'importe le résultat et sur noter photo, on remarque le gardien de l'O M Fabien Barthez qui a encore des cheveux. 

Fabien Barthez regagner le vestiaire tandis que derrière lui, on voit l'attaquant amiénois Raymond Lokuli qui serre la main du Marseillais Casoni.

C'est l'occasion pour nous de rendre hommage à Raymond Lokuli qui a été un attaquant de classe  et qui aurait dû réussir une meilleure carrière. 

Raymond Lokuli vit toujours à  Amiens et il travaille désormais en tant que chauffeur d'ambulance.

 

Lionel Herbet


Images du passé

 

Chantal Langlacé aimait le .. vélo

 

Aujourd'hui encore et pour de nombreuses années, Chantal Langlacé demeure comme ayant été une des championnes picardes les plus représentatives voir tout simplement prestigieuses.

On connait son histoire. Très tôt, Chantal  a disputé des courses de longues distances et a écrit les plus belles heures dans les 100Km du Val de Somme. Elle reste comme ayant été la première femme à disputer des courses sur route puisque par exemple, à Nivelles en Belgique, elle était la seule femme au départ d'une épreuve qui était, à priori, interdite aux femmes.

Outre les nombreux articles que nous lui avons consacrés, il faut retenir celui qui était paru dans le quotidien l'Equipe.

Nous sommes en juin 1974 et Christian Montaignac qui était alors une des grandes signatures  du journal, était venu spécialement à Amiens.

Dans le journal qui alors était sur grand format, une page complète est consacrée à Chantal. Le titre du papier est évocateur: LA CENDRILLON DU MACADAM".

Passons maintenant à l'année 1978. Chantal Langlacé s'est gravement blessée en prenant le départ d'un cross. Elle est victime d'une rupture du tendon d'Achille. Nous lui avions rendu visite à l'hôpital et elle s'était montrée d'une rare détermination dans l'opération de son rétablissement physique puis de sa remise en forme.

Cela n'a pas été simple mais Chantal a un courage extraordinaire. Elle va revenir dans le coup en pratiquant entre 15-20km chaque jour mais les médecins lui conseillent aussi de s'adonner au sport cycliste. Et Chantal se lance dans cette nouvelle aventure.  Elle achète un vélo et prend une licence au club V C Amiens-Longueau. Elle participe ainsi à plusieurs courses et participe au championnat de Picardie qui se déroule au fin fond de l'Aisne, à Château Thierry.

 

"Tout d'abord, je fais du vélo pour m'amuser, nous dit-elle. Je fais du vélo pour accélérer la guérison et ne tiens pas à me reconvertir. Car je prépare mes rentrées dans les courses pédestres, le René-Choquet et Noyon-Amiens".

 

A cette époque, Chantal Langlacé est entraîné à l'Amiens UC par Philippe Barbier qui lui aussi, aime le vélo.

 

Ainsi durant cet été 1978, Chantal ira passer ses vacances dans les Alpes et voir passer les coureurs du Tour de France.

 

Chantal Langlacé reviendra plus forte  que jamais dans les  courses pédestres mais son passage dans le cyclisme est toujours  présent dans notre esprit.

 

Lionel Herbet  


EDITO

Bidons et racisme dans le  cyclisme

 

Quand on a vu ce dimanche les images du Tour des Flandres avec un public massé sur le bord de la route, on s'est vraiment demandé si nos instances ne marchaient pas sur la tête. Figurez-vous que ces mêmes images, eh bien, dans une quinzaine de jours, à l'occasion de Paris-Roubaix, ce serait complètement interdit. Parce que nous sommes en France et que le Préfet de la Région des Hauts de France a carrément interdit le déroulement de la plus belle des classiques.

Et pourtant,  entre le Tour des Flandres et Paris-Roubaix, c'est exactement le même paysage avec des  routes pavées, des sentiers, des difficultés de parcours propres aux deux courses qui sont séparées de quelques dizaines de kilomètres seulement.

Mais d'un côté, on laisse la course se dérouler et de l'autre, on l'interdit. 

Il faudra donc attendre début octobre pour aller regarder Paris-Roubaix.   

Ce week-end, au delà de la pandémie, de ce qu'elle autorise ou pas, nous avons retenu deux faits certes différents mais qui sont à prendre au sérieux.

Le problème  des  bidons fait partie de ce qu'on appelle généralement l'écologie qui veut qu'aujourd'hui, un coureur ne jette plus son bidon n'importe quand et n'importe où.

 

L'UCI a pondu un règlement qui  stipule que désormais, des zones sont définies dans chaque course.

Les coureurs doivent donc, le matin avant le départ, étudier évidemment le parcours mais  aussi savoir l'endroit exact où ils devront se débarrasser de leur bidon.

Dans le cas contraire, le coureur pris en défaut  sera mis hors course.

C'est sévère mais c'est ainsi.

Dans le Tour des Flandres et pour la première fois, un coureur a été prié de descendre de son vélo et en l'occurrence il s'agit du Suisse Michaël Schär (AG2R-Citroen).

Dans le cyclisme, à l'instar du football, la vidéo est omniprésente et malheur à celui qui se fait pincer. Repéré par les commissaires, Schär est descendu de son vélo à 115 km de l'arrivée. La sanction est grave et à notre avis disproportionnée mais de nos jours, l'écologie est un combat et viendra le moment où un coureur ne pourra même plus uriner même discrètement, en course.

Le deuxième fait est beaucoup plus grave et il nous inquiète beaucoup.

Jusqu'à présent, nous pensions que le racisme ne concernait pas le cyclisme.

Erreur car voilà que l'ancien champion de France Nacer Bouhanni est touché de plein fouet poar ce fléau.

Certes, ces insultes ne viennent pas de ses adversaires mais des réseaux sociaux qui sont de nos jours, un véritable fléau. Nacer Bouhanni a reçu des centaines d'insultes et il est visiblement marqué.

Le pire est  que l' UCI ne peut pas faire grand chose. 

Bouhanni veut porter plainte et il a raison mais le mal est fait.

 

Lionel Herbet   


Images d'un passé très riche

 

David Pagnier a régné sur le cyclo-cross picard

 

Nous avons eu la chance dans notre parcours de journaliste sportif carrière de suivre la carrière de plusieurs champions picards.

Au plan du cyclo-cross, comment ne pas évoquer les performances de l'Axonais David Pagnier qui a régné sur cette discipline en Picardie durant une quinzaine d'années. La Picardie cherchait depuis des années un successeur à James Herbain qui avait dominé le cyclo-cross picard dans les années 60 en s'adjugeant même un titre tricolore.

David Pagnier a remporté deux fois le titre de champion de France et lorsqu'il revêt son premier maillot en 1992 (en 91 il avait terminé deuxième derrière Bruno Lebras), David Pagnier qui a encore le statut amateur dame le pion aux professionnels qui étaient Dominique Arnould, futur champion du monde et Emmanuel Magnien.

Le directeur sportif de l'équipe d'Arnould n'est autre que Cyrille Guimard et nous pouvonns certifier qu'il n'était pas du tout  content.

David Pagnier participera à plusieurs championnats du monde et nous l'avons suivi une fosi, avec noter ami de l'Aisne Nouvelle Jacky Lamborion. Cela se passait en Angleterre du côté de Manchester.

David Pagnier deviendra une deuxième fois champion de France de cyclo-cross en 2001 et lorsqu'il va arrêter sa carrière,

il deviendra directeur sportif chez lui dans l'Aisne, au CC Villeneuve.

 

Lionel Herbet


1986: Le Tour de la Somme se termine dans la bonne humeur

 

C'est en 1986 qu'a été organisé le premier Tour de la Somme qui plus tard, deviendra Grand Prix de la Somme. Cette période est riche en évènements sportifs puisqu'existe déjà l'épreuve pédestre des 100Km du Val de Somme.

Autour d'Hubert Louvet qui a pris en main les rênes du comité de Picardie et d'une nouvelle structure Promotion Sport Picardie, un petit groupe dé bénévoles décide  de faire renaître le Tour de la Somme qui s'appelait auparavant Tour de

 

Picardie avec une ultime course en 1965 et le succès de Jean Stablinski.

Autour de Hubert Louvet, étaient de la partie des dirigeants encore présents aujourd'hui  tels Henri-Paul Fin, Jean Claude Piéri, Bernard Rambure, Michel Boquillon votre serviteur etc.

Ce premier Tour de la Somme a lieu en 1986 avec départ et arrivée à Amiens rue de la République à deux pas de la Préfecture.

La victoire revient au Danois Peter Gylling,

 

A cette époque, le cyclisme  est à son zénith tant il est populaire dans le public.

La cérémonie protocolaire  est synonyme à de fête  et les spectateurs sont nombreux car ils veulent approcher les coureurs dont certains deviendront professionnels comme par exemple Didier Thueux   qu'on reconnait à la gauche de notre photo.

Visiblement, c'est le sourire aux lèvres pour les coureurs qui sont mis à l'honneur mais aussi les personnalités de cette année comme le maire René Lamps, le député M. Dessein et les coureurs de l'équipe BIC autour de Gérard Aviègne qui fut incontestablement un des meilleurs nationaux durant cette période.

 

Lionel Herbet


Qu'ils étaient merveilleux, les pistards picards

 

On ne répètera jamais assez combien la piste a offert de titres mondiaux, olympiques à la Picardie. 

Au point qu'en 1996, le président du C I O, l'Espagnol Samaranch  a déclaré "que la Picardie  était la première région sportive au monde".

On a beau dire ou penser ce que l'on veut, ce genre de compliment fait plaisir à entendre. D'autant qu'aujourd'hui, la Picardie a été engloutie  par la région nordiste et que nos grands coureurs sont rares (à l'exception d'Arnaud Demare). 

 

En 1996 à Atlanta, l'équipe de France championne olympique de poursuite par équipes comprenait trois Picards: Philippe Ermenault, Francis Moreau et Christophe Capelle.

Sur la photo que nous publions ce jour, Philippe Ermenault qui est en tête, Francis Moreau sont toujours présents mais le jeune Franck Perque a remplacé Christophe Capelle qui est reparti sur la route. Ce dernier sera en effet champion de France professionnel sur route l'année suivante. Que de beaux souvenirs toujours bien vivants dans notre mémoire.

 

Lionel Herbet


Retour sur le passé 

 

C'est au cyclisme que nous consacrons ce jour notre rubrique  sur le passé en publiant des photos inédites et jamais parues jusqu'à présent.

Ces deux photos remontent à la fin des années 90.

Paris-Roubaix obtient  comme d'habitude un succès sportif et populaire considérables.

paris-Roubaix c'est la plus belle course au monde et qui est connue  sur tous les continents. On sait que malheureusement, l'Enfer du Nord  sera disputé en octobre et on croise les doigts pour que cette épreuve ait bien lieu.

Nous avons eu la chance de suivre à plusieurs reprises cette épreuve et avec notre photographe, nous nous arrêtions à un endroit particulièrement névralgique: un  secteur pavé.

La route ressemble plus à un chemin de terre et quand il fait soleil, la poussière est l'adversaire numéro du coureur. Cette fois, il n'a pas fait beau temps  mais il a plu et la rouet était devenue glissante. 

Notre photo nous montre le Picard Christophe Capelle à l'aise sur les pavés mais sur la piste car on se souvient qu'il a été champion olympique en 1996 de la poursuite olympique par équipes.

Noter deuxième photo a été prise au départ  du Prix Jean Renaux à Amiens à deux pas de la Maison de la Culture.

Il faut se rappeler qu'à l'époque, avant le critérium professionnel proprement dit, était organisée une course dite de gentlemen qui associait un pro et un partenaire. 

Ainsi, le grand champion belge Franck Vandenbroucke avait pour équipier Pascal Fradcourt qui était conseiller municipal. Les deux hommes ont le sourire sous le regard de l'ancien catcheur Léo Scombart, Philippe Mercher et Marie Christine Delimauges qui étaient présents en tant qu'officiels.

Depuis, Franck Vandenbroucke et Léo Scombart nous ont quittés.

 

Lionel Herbet


Edito

"Le sport cycliste  est moribond"

 

En cette période  de pandémie qui freine et même ralentit au maximum toutes les activités sportives, cette phrase adaptée au cyclisme est rigoureusement exacte et d'actualité.

Les courses s'annulent au fur et à mesure au plan professionnel et le dernier report est la grande classique Paris-Roubaix qui aura lieu début octobre.

Mais cette phrase a été prononcée par celui qui a été de nombreuses années président du comité de Picardie et aujourd'hui secrétaire général du comité régional olympique et sportif de la Ligue des Hauts de France. On peut beaucoup  reprocher à Hubert Louvet mais sûrement pas ses compétences, son dévouement à la cause de son sport préféré. Il est au service total au cyclisme.

 

Tout cela pour rappeler  que Hubert Louvet a tiré cette sonnette d'alarme  voici deux décennies puisque a été publié fin 2001 dans le journal officiel du Comité de Picardie CYCLISME EN PICARDIE un édito intitulé "Savoir être clair et réaliste".

Pourtant notre région picarde vient de connaître une période faste avec des  médailles d'or aux Jeux Olympiques, Championnats du Monde et de France avec des champions d'exception que furent Philippe Ermenault, Francis Moreau, Christophe Capelle, Eddy Seigneur, Philippe Gaumont tandis que pointe le bout du nez Jimmy Casper.

Mais Hubert Louvet se montre à la fois réaliste et aussi visionnaire.

Certes, il ignore qu'un jour la COVID va provoquer de gros ravages dans la société mais aussi et surtout chez les dirigeants et pas seulement ceux du cyclisme.

Hubert Louvet déplore que le cyclisme s'est coupé de ses régions et que l'époque des "toutes catégories " disputées en semaine recueillaient un gros succès populaire. 

 

Et il poursuit son discours:

" Notre  sport ne se porte pas au mieux et nous avons besoin de nous ressourcer.

J'entends très souvent dire qu'il faut faire quelque chose.

J'ai cru à tort qu'il y aurait une réelle entreprise fédérale pour satisfaire les coureurs et organisateurs.

Peine perdue.

C'est à croire  que nos dirigeants fédéraux ne vont  jamais aller  sur les courses nationales ou régionales. Notre  sport est moribond et il est grand temps de se ressaisir. A force de voir le cyclisme autrement que par l'élite, nous courrons à notre  propre disparition".

Franchement, vingt ans après, ce discours et ces propos lucides et alarmistes d'Hubert Louvet sont toujours d'actualité.

 

Lionel Herbet 


Le comité olympique de la Somme prépare .. 2024

 

En février dernier, le comité olympique départemental et sportif a élu pour quatre ans, son comité directeur.

Un comité qui n'a guère bougé puisqu'on retrouve le même président Marcel Glavieux et dse têtes bien connues comme Claude Hatté, François Joliveau, Jean Michel Baudelet etc..

La première réunion de ce comité a eu lieu dans la grande salle de la Maison des Sports. Un endroit encore méconnu et c'est vraiment dommage. Il serait judicieux qu'en ville, dès la gare Saint Roch, le visiteur puisse voir des pancartes indiquant l'emplacement de cette Maison des Sports qui fut inaugurée voici quelques années. Cette première réunion a permis de faire le point sur la situation actuelle du mouvement sportif.

Au plan national, c'est en juin qu'on connaîtra le nom du futur président du C N O S F. Quater candidats ( dont la représentante de la FS G T) sont en lice pour la succession de M. Masseglia.

 

Au niveau régional, l'élection du prochain président  aura lieu ce prochain samedi. Une seule liste est en présence et normalement, François Coquillat (Pas de Calais) devrait succéder à Claude Fauquet qui a été le premier en poste de cette Ligue des Hauts de France.

Claude Fauquet ne devrait pas assister à cette assemblée générale qui aura lieu selon le  système distanciel. C'est que Claude Fauquet  vient de traverser une période difficile  au niveau de sa santé. Il semble qu'il aille mieux et ses amis de la Somme lui souhaitent un prompt rétablissement. Marcel Glavieux lui a du reste rendu un hommage appuyé. 

A noter que dans le prochain comite directeur  des Hauts de France, la Somme soit un peu en retrait. Mais Hubert Louvet sera toujours le secrétaire général. Hubert Louvet incarne à merveille le visage du dirigeant compétent, dévoué et éternel. 

Au niveau du CDOS, Marcel Glavieux a indiqué à ses collègues qui étaient venus à la Maison des Sports:

"Le sport traverse une période difficile mais il nous faut respecter les obligations en vigueur.

Nous allons devoir relever un défi passionnant: celui des Jeux de Paris en 2024. Toutes nos forces vives  serons indispensables pour assurer la réussite des J O de Paris". 

Justement avant ces J O de Paris, le président a rappelé que dans la Somme, cinq sites  avaient obtenu le Label TERRE DE JEUX: Amiens Métropole, Péronne, Ailly sur Noye, la Baie de Somme et le Conseil Départemental. Mais on est quand même loin de certains départements du Nord de la France.

 

Parmi les manifestations prévues, il faut relever la Journée Olympique qui aura lieu en juin dans le site de Samara alors qu'une vingtaine de classes maternelles dans le département ont également reçu le label J.O. On le voit, Paris 2024 est dans toutes les têtes mais auparavant, il y aura Tokyo. La capitale japonaise a déjà accueilli les Jeux en .. 1964. Des Jeux auxquels avaient participé l'haltérophile Rolf Maier, le cycliste Bernard Guyot et le tireur Michel Prévost. Il est possible que le CDOS rende hommage aux deux premiers puisqu'hélas, Bernard Guyot vient de nous quitter.

Dernier objet de la réunion: les quatre commissions dont aura en charge le CDOS et si on connait à ce jour les présidents, reste à désigner les membres.

Enfin, Marcel Glavieux a tenu à souligner les rapports cordiaux avec le conseil départemental et récemment la visite à la Maison des Sports du président M. Haussoulier qui s'est placé sur le même rang que ses prédécesseurs. MM. Manable, Gest, Somon, Demilly  étaient aussi des fervents défenseurs du sport. Du reste, le conseil départemental devrait encore organiser les Talents du Sport. 

 

Lionel Herbet


Nacer Bouhanni s'est mis dans de sales draps

 

On pensait qu'avec le temps,  Nacer Bouhanni s'était calmé et qu'il était devenu moins agressif.

Malheureusement, les vieux démons ont fait leur réapparition et pas plus tard que dimanche dernier, à l'arrivée de la course comptant pour la Coupe de France: Cholet- Pays de Loire.

Dans les derniers mètres, Bouhanni a bloqué un adversaire en l'occurrence  Jake Stewart qui s'est retrouvé quasiment bloqué contre les balustrades.

Heureusement, Stewart n'est pas tombé et le sprint s'est déroulé sans accident grave.

La course est revenue à Viviani et dans un premier temps, Bouhanni qui avait terminé 3e a été déclassés. Une décision tout à fait logique de la part des commissaires car les images sont accablantes pour Bouhanni. Ce dernier  est dans le collimateur de l' U C I qui a demandé à sa commission de discipline de prendre une sanction.

Bouhanni pourrait donc être absent durant une longue période.

Dans la vie, Bouhanni est un type attachant et d'un commerce agréable.

Mais quand il est sur son vélo, à l'approche de l'arrivée et qu'il est en mesure de gagner, il se produit chez lui une sorte de métamorphose.

 

Le coureur agréable et gentil se transforme en tueur. mais oui, ce mot qu'a employé récemment Cyrille Guimard et qui colle parfaitement à Bouhanni.

Voici  quelques années, Bouhanni qui défendait les couleurs de Cofidis avait  participé au Grand Prix de la Somme. Nous l'avions interrogé avant le départ en lui parlant, non pas de cyclisme mais de .. boxe. En effet, Bouhanni est un adepte du noble art et l'hiver, il fréquente les salles d'entrainement.

Ce jour là, Bouhanni nous avait parlé de son admiration pour Mike Tyson dont la photo se trouvait du reste sur son casque. Alors, on comprend mieux le caractère bien trempé de ce coureur qui incarne à merveille ce qu'est aujourd'hui le sprinter prêt à tour, y compris à provoquer la chute d'un adversaire. C'est une denrée très rare aujourd'hui et c'est peut-être  ce qui fait que depuis le début de saison, Arnaud Demare n'a pas encore gagné, battu régulièrement dans les sprints. A notre avis, le Beauvaisien demeure évidemment un grand sprinter  mais il n'est pas du genre à dépasser certaines limites pour s'imposer. Ce pas, Bouhanni l'a franchi mais le danger est immense à la fois pour lui mais pour ses adversaires.

 

Lionel Herbet    


Images du passé (3)

 

Quand le  jeune Amiénois Franck Patte avait pour entraîneur Dominique Nato 

 

Cette photo est unique.

Elle met face à face deux hommes qui ont marqué ou marquent toujours la boxe française. A gauche, nous avons Dominique Nato qui est depuis quelques jours le président de la Fédération française de  boxe. A droite, c'est Franck Patte qui est alors licencié au club d'Amiens.

Il s'agit d'un combat international car en cette période, au coeur des années 90, Dominique Nato occupe les fonctions d'entraîneur de l'équipe de France et Franck Patte vient tout juste d'être champion de France junior en 1996 et il a intégré l'équipe de France amateur.

L'équipe de France vient souvent s'entrainer à Berck qui est un fief de la boxe.

Dominique Nato a déjà une belle carrière. Il a été quatre fois champion de France amateur dse poids lourds puis chez les professionnels.

Malheureusement, il doit stopper sa carrière en raison d'un grave accident (décollement de la rétine). Il parvient à convaincre le président de l'époque M. Restout et il intègre ainsi la DTN. Il aura plus tard de remarquables résultats en amenant vers le titre mondial ou olympique notamment Brahim Asloum et Jérôme Thomas.

Quant à Franck Patte, il est né à Amiens le 22 mars 1978 et sa carrière sera plus que correcte.

 

Amateur, il est champion de France junior sous les couleurs d'Amiens mais ensuite, il se fixe à Berck où il va retrouver l'ancien pro Gino Lelong ainsi que le professeur bien connu Marcel Lefebvre.

Chez les pros, Franck Patte boxe le plus souvent à Berck mais deux fois, il se produit à Abbeville où débute un certain Johann Duhaupas.

Le 30 novembre 2004, chez lui à Berck où il s'est fixé, Franck Patte devient champion de France professionnel des poids légers mais quelques minutes avant le combat, son manager Marcel Lefebvre s'écroule, victime d'un malaise cardiaque.

Il sera heureusement sauvé mais transporté à l'hôpital, il ne pourra assister à la victoire de son poulain.

A partir de cette photo unique, ce sont deux hommes à qui nous rendons hommage: Dominique Nato et Franck Patte.

 

Lionel Herbet 

 


Images du passé (4)

 

Antoine Richer s'était aventuré sur un ..vélo

 

Au coeur des années 90, Antoine Richer est sûrement un des sportifs d'Amiens les plus populaires.

Il est le capitaine des Gothiques et international à part entière.

Chaque année, les organisateurs du Prix Jean Renaux, incluent dans le programme de la soirée, uen course réservée aux gentlemen.

En un mot, un sportif ou un dirigeant n'ayant aucun rapport avec le cyclisme est invité à participer à la course qui a lieu en lever de rideau sur un circuit qui est situé autour de la Maison de la Culture. Le système est clair: un "amateur" est associé à un professionnel. 

Antoine Richer relève le défi et il va participer à cette épreuve. Il est associé à Patrice Esnault qui est licencié à .. l'Amiens SC.

Le but est que le professionnel se mette au service de son partenaire car on l'a deviné, Antoine Richer est beaucoup moins à l'aise sur un vélo qu'avec une crosse à la main. 

Mais l'essentiel est pour une  fois, non pas de gagner mais bien de participer et ce à la grande satisfaction des spectateurs qui à l'époque étaient très nombreux.

 

Lionel Herbet