La 11e journée olympique du 22 juin à Samara se prépare activement

 

Le CDOS ne chôme pas ces derniers temps et il répond présent à chaque fois qu'il est sollicité ou organise un évènement.

C'est ainsi que récemment à Moreuil, la jeune nageuse Lucine Allart a reçu le challenge Robert Brandicourt et ensuite la médaillée de bronze d'aviron aux J O paralympiques de  Tokyo Erika Sauzeau a réussi une grande performance dans le cadre même de la Maison des Sports à Amiens.

Elle a en effet battu le record du monde des 10km en ergométrie.

L'autre soir, plusieurs membres du CDOS emmenés par le vice président Claude Hatté s'étaient déplacés à Samara où Patricia Marchand la directrice de ce site historique, les a reçus.

Avec les élus  du CDOS étaient présents quelques représentants de comités départementaux tels le judo, le hockey sur gazon, la boxe. Il s'agissait en effet de préparer la Journée olympique à Samara qui a été créée en .. 1948 par le C I O et qui devait célébrer l'anniversaire des Jeux Olympiques modernes nés le 23 juin 1894 à la Sorbonne à l'initiative du Baron Pierre de Coubertin.

L'USEP qui sera très sollicitée le mercredi 22 juin était représenté par Frédéric  Dordain. C'est en effet une fois de plus dans ce cadre majestueux de Samara que va se dérouler la 11e édition  de la Journée Olympique.

C'est un évènement qui prend chaque année plus de relief et d'importance d'autant que nous ne sommes qu'à deux ans des  Jeux de Paris et  que le Département de la Somme déléguera quelques athlètes, membres des 24 Ambassadeurs du  Club SOMME 24.

 

Plus de 800 participants avec 41 ateliers

On se souvient que l'an dernier le grand espoir de l'athlétisme français Konate avait beaucoup aimé sa visite à Samara. Car le but de cette journée est de permettre à de jeunes élèves de s'initier à certaines disciplines et de faire connaissance avec ces futurs champions.

En préambule à cette réunion menée par Clément Grumetz du CDOS,  Frédéric Dordain de l'USEP a planté le décor:

"Ces deux dernières années avec le COVID, nous n'avions qu'environ 500 élèves présents. 

Or cette année, nous enregistrons plus d'engagements et nous aurons en principe 832 élèves venus de tout le département.

Nous n'avons pas hésité et surtout nous ne refusons personne.  Nous voulions accueillir le maximum d'enfants et augmenter le nombre d'ateliers qui seront au total  41."

L'USEP a donc la mission d'accueillir et de diriger ensuite les élèves vers différents ateliers. Un atelier dure en principe 45 minutes et chaque classe ne pourra participer qu'à cinq ateliers dans la journée. 

Quasiment toutes les disciplines seront à Samara et certaines comme le football auront même trois ateliers.

Certaines disciplines apparaissent pour la première fois comme la boxe qui était représentée à la réunion par M. Dupont, le président du comité de la Somme. On note aussi l'athlétisme qui effectuera son apparition mais aussi  un atelier appelé Caravalud et qui en fait, représente les sports traditionnels picards, le chanbara, le sport en milieu rural, le sport pour tous, le tir laser etc..

Bref une belle occasion pour ces jeunes de découvrir un sport méconnu jusqu'à présent.

Un moment fort de cette Journée sera la cérémonie d'ouverture entre 9h15 et 9h45. Toutes les écoles défileront 

avec leur porte drapeau faisant référence à des Jeux Olympiques passés.

Ainsi, l'école de Nouvion en Ponthieu aura le drapeau des Jeux d'Athènes 1896;  le Petit Saint Jean à Amiens les Jeux de Paris en 1924 et pour clôturer le défilé, la classe les cardamines d'Abbeville  les Jeux de Paris 2024.

Nul doute que tous ces gamins apprécieront comme il se doit ce moment fort de la Journée Olympique.

Les membres présents à la réunion de préparation ont pu visiter les lieux où seront installés les ateliers. Il y aura de la place pour tout le monde car Samara est très vaste et une fois encore, mérite qu'on s'y arrête.

Notre photo: les participants à la réunion de préparation de la Journée Olympique à Samara le 22 juin.

Lionel Herbet


Un siècle après, les Jeux Olympiques à Paris (18)

 

Que reste-t-il des Jeux de 1924?

 

D'abord, il faut rappeler que ces Jeux de Paris en 1924 survenaient quasiment un quart de siècle après  ceux de 1900 dont nous avons oublié l'existence.

Dans les précédents articles, nous avons évoqué les résultats sportifs, discipline par discipline.

Mais quel héritage nous ont laissé ces Jeux de 1924? 

D'abord, il faut rappeler qu'ils ont été menacés jusqu'au bout par une sorte de léthargie de nos autorités qui trainaient les pieds à la fois pour construire de nouvelles installations mais aussi permettre à nos athlètes de bien se préparer. C'est le mal français, hélas.

Il faut savoir que deux ans auparavant, en 1922, le comité olympique français envisageait de renoncer à organiser les Jeux. Car il faut le répéter, contrairement à 2024, c'est la capitale française qui avait la charge d'organiser les Jeux de 1924.

Heureusement, le gouvernement français vint à la rescousse à la demande de Pierre de Coubertin, citoyen français répétons le et qui s'apprêtait alors à confier l'organisation à Los Angeles.

Il fallait faire vite et le beau projet qui consistait à construire un superbe stade au Champ de Mars ou au Bois de Vincennes fut abandonné.

C'est dommage car aujourd'hui, Paris disposerait  de superbes installations.

Il a alors fallu construire un stade  à Colombes d'une contenance de 60 000 spectateurs avec une piste d'athlétisme. Mais un stade qui ne servira que six fois par an et malheureusement sans confort, loin du centre ville.

Dans son livre Le Phénomène Olympique, Gaston Meyer grand journaliste à l'Equipe, a affirmé que ce stade de Colombes, construit à la hâte a éloigné le public parisien des grandes manifestations sportives.

C'est l'échec numéro un de ces Jeux de 1924.

Même si la natation devait bénéficier de la piscine des Tourelles, longue de 50m et le Vélodrome d'Hiver qui accueillait les sports de salle, un bassin d'aviron à Argenteuil.

Toutefois, le  deuxième revers fut  d'ordre financier alors qu'au plan sportif, ces Jeux avaient été remarquables au niveau des résultats.

Nous avons évoqué précédemment les résultats du Finlandais Paavo Nurmi et du nageur américain Johnny Weismuller plus tard Tarzan au cinéma.

Ces Jeux avaient battu les records de participation: 44 nations, 3092 athlètes dont 136 femmes groupés dans ce qui fut le premier village olympique de l'histoire. Un village composé de baraquements sommaires mais qui avaient l'avantage d'être proches des lieux de compétition. 

Financièrement, ces Jeux se sont soldés par un échec puisque seulement 5 millions de l'époque avaient été récupérés mais la France bénéficiait de réelles retombées car les champions avaient été à la hauteur de l'évènement.

Lors de la cérémonie de clôture, pour la première fois, on vit trois drapeaux monter au mât: le drapeau grec, le drapeau français et le drapeau hollandais car les Jeux de 1928 allaient avoir lieu à Amsterdam.

Ainsi, on rendait hommage à la Grèce, berceau des  Jeux et au pays qui allait organiser les Jeux suivants. 

Ces Jeux de Paris étaient également les derniers du Baron Pierre de Coubertin qui laissait sa place en 1925 au Belge Henri de Baillet-Latour.

Dans le monde d'aujourd'hui, on a tendance souvent à se moquer de cette phrase restée célèbre du Baron Pierre de Coubertin: 

"En sport, l'essentiel est de participer".

Il aurait pu certes dire dire l'essentiel est de gagner mais pas à n'importe quel prix.

En 1924, le mot dopage ne faisait pas partie du vocabulaire sportif. C'était encore le sport pur.

Un siècle après, le baron est toujours dans nos mémoires et un peu partout en France, nous avons des stades, des gymnases qui portent son nom.

Il aura fallu attendre un siècle pour qu'enfin  la France et Paris soient choisis par le CIO après les échecs de 20008 et 2012.

Lionel Herbet


Arnaud Demare et le désert du cyclisme picard 

 

Cela fait maintenant une bonne dizaine d'années que le Beauvaisien Arnaud Demare effectue une belle carrière de cycliste professionnel.

Voici dix ans, il avait été sélectionné aux Jeux Olympiques de Londres et cela doit lui rester comme un bon souvenir.

Professionnel, il est resté fidèle à son premier employeur, la Groupama FdJ entraîné par Marc Madiot et Martial Gayant.

Chaque année, le palmarès d'Arnaud Demare s'est étoffé.

Il a été champion de France,  a remporté des étapes dans le Tour de France et depuis l'an dernier, il participe avec bonheur au Tour d'Italie.

Et surtout il y brille.

C'est ainsi que cette année il a déjà remporté deux étapes au sprint mais dans des arrivées différentes.

La première victoire fut un modèle du genre car il avait été parfaitement emmené par un équipier.

Le train d'Arnaud est désormais au point et cela demande beaucoup de travail et surtout une parfaite entente entre Arnaud et ses partenaires.

Quant à la victoire de ce jeudi, elle a été obtenue au terme d'une longue étape sans difficulté avec un sprint massif.

Là aussi, Arnaud a gagné mais en force car il lui en fallait pour devancer l'Australien Caleb Ewan. La photo finish a en effet été nécessaire pour départager les deux champions.

Arnaud Demare est Picard et fier de le prouver. Ainsi, à l'occasion du seul critérium disputé dans la région, le Prix Jean Renaux à Amiens, il vient quasiment au rabais. Henri Paul Fin qui a aussi participé aux Jeux Olympiques mais 40 ans auparavant, lui est très reconnaissant.

Aujourd'hui, Arnaud Demare, pur Picard répétons le, porte haut les couleurs de notre région. Car il faut hélas le reconnaitre, en Picardie, le cyclisme se porte plutôt  mal.

Nous  n'avons plus les champions des  années 90 (oui je suis nostalgique) mais aussi le cyclisme est devenu très dangereux et il manque de dirigeants et de signaleurs.

Ainsi, des courses sont annulées faute de main d'oeuvre et ce phénomène est général. Le COVID n'a pas arrangé la situation, hélas.

Fasse que la situation s'arrange dans un avenir proche. On peut toujours rêver..

Lionel Herbet. 


Lucine Allart (Moreuil) a reçu le Challenge Robert Brandicourt

 

Lucine Allart fait incontestablement  partie de ces jeunes espoirs sur qui, notre département compte beaucoup pour les Jeux Olympiques. 

La nageuse du club de Moreuil Natation a rapidement progressé et sa notoriété a dépassé les limites de la Somme.

Lucine Allart est à son âge ( elle n'a pas 15 ans), une des meilleures représentantes de cette discipline oh combien difficile car elle exige beaucoup d'entrainement, d'investissement et une vie quasiment de spartiate.

Nous avons fait la connaissance de Lucine Allart ce mercredi  11 mai à Moreuil dans son cadre habituel à savoir le centre aquatique Almeo   de cette petite ville de la Somme qui, à deux reprises dans le passé, a été représentée par des représentants aux Jeux Olympiques.

Philippe Gaumont fut médaille de bronze en cyclisme en 1992 à Barcelone et le cavalier Pascal Morvillers sélectionné en 1984 à Los Angelès.

Lucine Allart espère donc être la troisième représentante de cette ville. Ce ne sera peut-être pas aux Jeux de Paris mais plutôt  ceux de 2028.

Dans ce magnifique plan d'eau de Moreuil, Lucine Allart n'était pas seule pour recevoir ce challenge Robert Brandicourt qui est organisé par le CDOS et qui honore la mémoire d'un homme qui, durant toute sa vie, a été au service des jeunes  au sein de la direction départementale de la jeunesse et les sports.

Née le13 juillet 2 007, Lucien Allart a attiré l'oeil du jury après les deux médailles de bronze décrochées au COMEN à Belgrade du 15 au 17 décembre 2021. Elle a en effet terminé 3e au 100m dos et a pris la même place dans 4x100m 4 nages.

Marcel Glavieux le président du CDOS s'était déplacé avec quelques collègues et il a donc remis le challenge à Lucine:  "Nous sommes réunis pour marquer comme il se doit les résultats d'une athlète qui s'est illustrée dans une épreuve internationale et je lui adresse mes sincères félicitations pour cet exploit . Elle donne par son exemple un courage aux autres membres de son club. Ses performances ne sont pas dues au hasard et elle a surtout persévéré. Ce challenge rejaillit surtout sur elle mais aussi sa famille, son club, son entraîneur  Aurélien Lefebvre  et sa ville de Moreuil".

Marcel Glavieux s'exprimait devant les parents de Lucine,  sa présidente de club Aurélie Brianchon, la vice-présidente du comité de la Somme de natation Maryline Cheron, M. Demouy directeur de ce magnifique établissement mais aussi adjoint au maire de Moreuil, une ville très sportive.

Dernier petit clin d'oeil  sur cette ville de Moreuil et sa reconnaissance pour les sportifs: ce centre aquatique est situé rue Maurice Garin qui fut en 1903, le premier vainqueur du Tour de France. 

Nos félicitations à Lucine qui ne néglige pas ses études et s'apprête même à passer un examen  ces prochains jours.

Lionel Herbet. 


Un siècle après, les Jeux Olympiques à Paris 

 

Athlétisme: le 100 m échappe aux Américains (17)

 

Précédemment, en évoquant les épreuves d'athlétisme, nous avons abondamment parlé du Finlandais Paavo Nurmi qui s'était adjugé la bagatelle de cinq médailles d'or.

Il fut évidemment le héros de ces Jeux de 1924 et plus tard, lors des Jeux organisés dans son pays la Finlande en 1952, il eut l'immense honneur d'être le dernier porteur de la flamme olympique sur la piste du stade d'Helsinki.

L'athlétisme ne s'est pas seulement résumée avec neuf médailles d'or pour la Finlande car les Etats Unis ont eux aussi frappé fort.

Ils ont en effet remporté douze médailles d'or

Malheureusement, la course la plus convoitée le 100m, leur échappait.

Pourtant, le jour de la finale,  tout était réuni pour que la victoire revienne à un athlète des USA.

Il y avait en effet dans cette finale quatre Américains  mais trop crispés, ils se sont fait battre par un Anglais Harold Abrahams qui l'emportait à la surprise générale.

Plus tard, cet athlète britannique a été le héros d'un film qui reste encore aujourd'hui très connu: Les Chariots de Feu.

Abrahams était le premier athlète non Américain à s'imposer.

Un autre athlète anglais  se manifestait en s'imposant, record du monde à la clé, dans le 400m: le pasteur Eric Liddell qui ensuite va devenir missionnaire en Chine. 

Toutefois, l'athlète outre bien sûr Paavo Nurmi qui est resté dans la légende olympique est l'Américain Harold Osborn dont les performances devaient passer hélas, inaperçues du public.

Il gagnait en effet le décathlon et une épreuve individuelle, le saut en hauteur.

Un exploit quasiment unique mais quasiment passé inaperçu.

Lors de ces Jeux, la France obtenait deux médailles de bronze.

 Paul Bontemps dans l'épreuve du 3 000m steeple et  Pierre Lewden dans le saut en hauteur.

Justement dans ce saut en hauteur, il faut noter que  Pierre Lewden  franchissait 1m92 alors qu'il ne mesurait que 1m68m.

Il fut l'inventeur de la technique du ciseau avec retournement intérieur. Une technique qui restera longtemps en vigueur jusqu'à ces Jeux de 1968 avec l'arrivée du fosbury-flop du nom de l'athlète qui a révolutionné la discipline..

Pierre Lewden sera désigné pour prêter le serment olympique aux Jeux d'Amsterdam en 1928.

Mais un serment d'un genre particulier car prononcé le lendemain de l'ouverture des  Jeux après un incident n'ayant rien à voir avec le sport. 

Pierre Lewden démontrait amplement qu'on pouvait sauter plus haut que sa taille et plus tard, l'Amiénoise Marie Collonvillé devait s'en inspirer.

Nos photos: les deux Français ayant gagné une médaille de bonze à ces Jeux de Paris: Paul Bontemps et Pierre Lewden.

Lionel HERBET



 

100Km d'Amiens: Jean Claude Piéri et Jean François Delassalle passent la main:

la succession est assurée avec Dominique Lazure 

 

Nous avons souvent eu l'occasion de le signaler ici-même en évoquant la carrière de dirigeant de Jean Claude Piéri, un des membres historiques de Promotion Sport Picardie et qui était présent lors de la création de PSP en 1986.

Jean Claude Piéri vient en effet du monde du cyclisme et pour mémoire son fils Laurent a été professionnel.

Et puis voici une dizaine d'années, PSP a repris l'organisation de l'épreuve mythique des 100Km du Val de Somme et qui sont devenus les 100km d'Amiens.

PSP a repris à son compte cette organisation avec l'Amicale du Val de Somme dont le président était Jean-François Delassalle qui était déjà très actif dans les premières  éditions de ces 100Km avec l'Amiens Université Club.

Voilà sur le plan de l'histoire d'une épreuve sportive qui dure depuis une quarantaine d'années.

Mentionnons cette confidence de Jean Claude Piéri faisant remarquer que dans ce milieu des coureurs de grand fond, il existait encore cette sorte de fraternité entre coureurs et dirigeants et surtout  qu'un mot n'avait pas disparu: MERCI.

Jean Claude Piéri s'est acquitté de sa tâche avec sérieux, passion et respect du sportif.

Sous sa coupe avec Jean François Delassalle, il a mené de main de maitre ces 100Km d'Amiens et il a même organisé quelques championnats de France.

Du reste, il nous rappelait ces derniers jours que la Fédération française d'athlétisme souhaitait qu'Amiens soit candidat pour organiser les prochains championnats de France car à Paris, on a pris conscience du sérieux de Jean Claude Piéri et son équipe.

Hélas, le temps passe trop vite et que ce soit Jean Claude Piéri ou Jean-François Delassalle, ces deux valeureux :dirigeants, ont décidé d'arrêter mais pas n'importe comment.

Tous deux se retirent en douceur, sans fracas et ils seront sûrement présents lors des prochains 100Km en octobre mais le patron sera désormais Dominique Lazure.

Cette passation de témoin s'est déroulée l'autre soir dans la salle des fêtes de Saint Fuscien dont le maire est Henri Paul Fin, membre de PSP, ancien coureur professionnel et sélectionné aux Jeux Olympiques de Munich en 1972.

 

Hommage aux bénévoles

Jean Claude Piéri a voulu honorer tous ceux qui apportent leur concours à ces 100Km, que ce soit dans les stands de ravitaillement, les signaleurs ou tous ceux prêts à secourir un athlète.

C'est un véritable travail de l'ombre et il est rare que ces bénévoles soient reconnus à leur juste  valeur.

Jean Claude Piéri a donc souhaité que le maximum de ces bénévoles (une bonne centaine) puisse se retrouver autour d'un couscous préparé par Jean Paul Plez, président  d'OTS et lui aussi membre de PSP.

"J'ai en effet voulu ce soir réunir exclusivement les bénévoles des  100Km, confie Jean Claude Piéri.

J'ai voulu les remercier de leur présence.

Pour les 100km, il nous faut environ 200 bénévoles et ce soir, ils sont une bonne centaine. Je ne cherche pas à donner de leçon mais j'estime que les bénévoles sont rares et qu'il faut donc en prendre soin. 

Il y a une amitié, une solidarité et un bien être chez les coursiers que nous ne retrouvons pas dans le vélo. Le meilleur exemple est celui des concurrents en tête sur le chemin du retour et qui croisent des coureurs très en retard et seulement à l'aller. C'est souvent sur le chemin du Halage.

Eh bien, il y a un signe amical ou un petit mot entre les coureurs.    

En dix ans, j'ai assuré neuf 100km et cette année le 14 octobre, je ne serai plus le patron.

A partir d'aujourd'hui le patron c'est Dominique Lazure qui remplace aussi Jean François Delassalle en tant que président du Val de Somme."

Dans la vie, Dominique Lazure est maître de conférence à l'Université de Picardie et n'arrive pas en terre inconnue.

" J'ai été modeste coureur et j'ai vraiment commencé à l'approche de la quarantaine.

Je me suis pris au jeu et j'ai participé à plusieurs  Transbaie.et des marathons. J'en ai courus sept ou huit et plus tard des  100 bornes. 

Je vais donc reprendre le flambeau et je dois dire que Jean Claude et Jean François ont fait un travail impeccable.

Ces 100Km sont devenus une épreuve bien rodée et qui marche bien (sic).

Tout est en place avec  beaucoup de succès.

Avoir organisé trois championnats de France en neuf ans, c'est la reconnaissance d'un excellent travail.

C'est reconnu aussi par les coureurs. Au niveau de l'organisation, cette année, ce sera exactement la même chose."

Enfin, pour Jean François Delassalle, c'est une page qui se tourne car il était déjà présent en .. 1979 quand eut lieu la première édition des  100Km chers à nos champions Chantal Langlacé et Claude Ansard.

Notre photo: Jean Claude Piéri aux côtés de Jean François Delassalle et Dominique Lazure.

Lionel Herbet



Un siècle après, les Jeux Olympiques à Paris (16)

Paavo Nurmi, à tout jamais dans la légende olympique

 

Evidemment, l'athlétisme, le sport roi aux Jeux Olympiques, va clôturer cette série d'articles consacrés aux Jeux de Paris de 1924.

Des Jeux que la France souhaitait meilleurs que ceux de 1900 qui n'avaient pas été une réussite.

Ces Jeux de 1924 resteront comme ayant été les plus longs puisqu'ils se sont étalés du 3 mai au  27  juillet.

Le 5 juillet, le Président de la République Gaston Doumergue inaugurait officiellement ces Jeux marqués par la chaleur. 

Pour mémoire, quelques mois auparavant, la France avait organisé avec succès les Jeux d'hiver à Chamonix.

Nous avons évoqué précédemment la natation et les exploits de l'Américain Johnny Weismuller qui raflait trois médailles d'or.

Plus tard, ce nageur s'est dirigé vers le cinéma et il est devenu le célèbre Tarzan.

En athlétisme, un athlète a fait mieux puisqu'il a remporté la bagatelle de cinq médailles d'or.

Il nous semble bien que ce record détenu par le Finlandais Paavo Nurmi n'ait pas été battu par la suite.

Paavo Nurmi est resté et reste toujours dans la légende des Jeux Olympiques.

La Finlande lui a été reconnaissante puisqu'aux Jeux d'Helsinki en 1952, il avait été désigné comme le dernier porteur de la flamme olympique.

Paavo Nurmi, au contraire de ses adversaires, n'a pas souffert de la chaleur. Il a commencé par s'imposer dans l'épreuve du cross-country d'une distance de 10 km.

Il faisait tellement chaud que seulement quinze concurrents terminaient l'épreuve.

La veille, Nurmi avait préféré s'abstenir de participer au 10km car il faisait mauvais temps.

C'est un autre Finlandais qui l'emportait: Ville Ritola.

Nurmi a sûrement commis une erreur car il était largement supérieur à son compatriote qui s'entrainait aux Etats Unis.

Mais son grand record fut ce  jour où il s'adjugea deux médailles d'or, sur 1500m (3'53"6) dans un premier temps et ensuite le 5 000m (14'31"2) et dut cravacher pour battre Ritola. 

 Entre les deux courses, Nurmi n'eut qu'une heure et demie seulement de repos.

Là aussi, ce record n'a pas dû être  battu plus tard.

Paavo Nurmi n'avait pas terminé sa moisson car il remportait deux nouvelles médailles d'or: le 3 000m par équipes (avec Ritola pour équipier) et enfin le cross-country en 32'54"8.devant le même Ritola 34'19"4.

Cette épreuve qui disparaitra du programme olympique s'était déroulée en pleine chaleur et avec un passage près d'une ..porcherie ce qui provoquait une odeur insupportable.

Ainsi, à ces Jeux de Paris, la Finlande avait remporté six médailles d'or (le maximum) grâce à Paavo Nurmi 5 et Ritola 1.

Sans oublier un peu plus tard, la victoire d'un autre Finlandais Albin Steenroos qui s'adjugeait le marathon. L'épreuve s'était déroulée le 13 juillet entre Paris et Pontoise. 

Le vainqueur l'emportait avec six minutes d'avance sur son poursuivant le plus proche.

Il avait plus de 40 ans et déjà à cette époque, être âgé pour un sportif n'était pas forcément un handicap.

La moisson finlandaise n'était pas terminée puisque par exemple Lehtonen enlevait le pentathlon  et Myyrra enlevait le titre au javelot.

Soit au total neuf médailles d'or.

Longtemps, la Finlande fut la terre des grands lanceurs du javelot et plus tard, en 1956, le Français Michel Macquet, né à Amiens, prit place parmi les meilleurs lanceurs au monde avec un jet de 79m01.

Pourtant en dépit de ces neuf médailles d'or, un pays a fait mieux: les Etats Unis et évidemment dans les épreuves de sprint.  (à suivre).

Notre photo : Paavo Nurmi héros des Jeux de Paris avec cinq médailles d'or.

Lionel Herbet



Plus que jamais, le cyclisme demeure un sport dangereux

 

Deux exemples viennent nous rappeler que le cyclisme qui a toujours été un sport dangereux, l'était encore.

Ainsi, dimanche dernier, dans Paris-Roubaix, en direct, nous avons assisté à ce contact entre d'une part un spectateur qui était trop près des coureurs  et le Belge Yves Lampaert.

Ce dernier qui se trouvait en bonne position pour la victoire, a effectué une cabriole spectaculaire et il semble que les conséquences ne seront pas heureusement, trop graves.

Autrement plus grave a été la chute du Français Nacer Bouhanni percuté violemment par un spectateur dans une étape du Tour de Turquie. 

Transporté à l'hôpital, Bouhanni est resté de longues heures dans un couloir, à attendre qu'on s'occupe de lui. Heureusement son directeur sportif l'a veillé toute la nuit.

Victime d'une fracture d'une vertèbre cervicale, Nacer Bouhanni l'a raconté: il est resté de longues heures sur un brancard  en ayant toujours sa tenue de coureur. Personne ne s'occupait de lui et il a dû uriner dans une bouteille plastique.

C'est franchement inconcevable et aujourd'hui, Bouhanni qui est passé par une belle porte et qui a failli rester infirme, n'est pas en mesure de savoir quand il pourra remonter sur un vélo.

Et d'avouer à Manuel Martinez de l'Equipe "que le vélo et 70 victoires dans sa carrière, c'était une chose mais que la Vie c'était autre chose".

Nacer Bouhanni est surtout en colère car son accident s'est produit dans une épreuve U C I et non dans une modeste course  amateur.

Le problème est que certains organisateurs sont plutôt laxistes et ne sont pas assez rigoureux.

De plus, un cahier des charges beaucoup plus strict devrait être établi car nous avons la conviction que dans certains pays, une épreuve classée U C I ne représente pas la même chose qu'un Paris-Roubaix par exemple même si des accidents peuvent toujours arriver dans l'Enfer du Nord. 

C'est comme si par exemple, on faisait jouer un match de football de Ligue 1 sur un terrain qui ressemblerait à une pâture? 

Toujours est-il que nous pensons beaucoup à Nacer Bouhanni dont on se souvient qu'avec Cofidis, voici quelques années, il était venu participer au Grand Prix de la Somme organisé par PSP. Courage Nacer.

Lionel HERBET 


La Légion d'Honneur à Charles Coste, champion olympique en 1948: réparer un oubli

 

Voilà une information qui nous ravit et nous ne sommes surement pas les seuls.

Tony Estanguet le patron des Jeux de Paris en 2024 va remettre ces prochaines heures la Légion d'Honneur à Charles Coste.

Ce dernier approche les 98 ans et il aura cent ans au moment des Jeux Olympiques de Paris en 2024.

Charles Coste est aujourd'hui le plus âgé de nos champions olympiques.

Cette médaille d'or, il l'a obtenue au cours des Jeux Olympiques de Londres en 1948.

Ils étaient quatre Français qui devinrent champions olympiques en poursuite par équipes et aujourd'hui, Charles Coste est le seul survivant

Ces Jeux  de 1948 suivaient la deuxième guerre mondiale et douze ans s'étaient écoulés depuis ceux de Berlin en 1936..

Charles Coste a évidemment apprécié le geste de Tony Estanguet qui viendra lui même lui remettre la Légion d'Honneur.

 Charles Coste a d'ores et déjà dédié cette récompense à ses trois équipiers disparus.

Cette Légion d'Honneur remise avec certes beaucoup de  retard est appréciée comme il se doit par Charles Coste et sa famille. 

Pour mémoire, il faut se souvenir que le premier Président de la République à avoir honoré les plus grands champions de cette époque (ils n'étaient pas tous champions olympiques) fut le Général de Gaulle qui, en 1966, a reçu à l'Elysée de grands champions tels Jacques Anquetil, Michel Jazy, Michel Crauste etc

Le Général n'était pas à proprement parler un sportif mais il s'intéressait au sport en général et par exemple, il assistait régulièrement à la finale de la Coupe de France de football.

Il  était présent sur le bord de la route quand le Tour de France en 1960 est passé par sa ville Colombey les Deux Eglises.

On devait même assister à cet extraordinaire évènement: l'ensemble du peloton s'arrêtait et salua  le Général.

Aujourd'hui un peu partout en France, des stades, des gymnases et des rues portent le nom d'anciens champions.

Il est même réconfortant qu'on n'attende pas le décès de ces champions pour les honorer.

Comme par exemple le boxeur Jacques  Bataille dont la salle de boxe à Amiens porte le nom, l'international de football Urbain Wallet qui a un stade à son effigie.

Il arrive aussi et c'est une belle surprise qu'une rue à Amiens porte le nom de Micheline Ostermeyer qui fut double championne olympique à Londres en 1948 au disque et au poids et dont les racines avec Amiens nous semblent un peu floues.

Micheline Ostermeyer a attendu moins longtemps que Charles Coste puisqu'en 1992, le président du CNOSF Nelson Paillou  avait insisté auprès des autorités pour que cette grande championne mais aussi violoniste de talent, reçoive la Légion d'Honneur.

Le médaillé d'argent aux Jeux de Montréal l'haltérophilie Daniel Senet a un gymnase qui porte son nom à l'Université de Picardie.

Nous apprécions comme il se doit l'initiative  de la ville de Clermont Ferrand  dont la patinoire portera bientôt le nom de Papadakis et Cizeron, champions olympiques  et du monde en patinage artistique.

Saluons donc cette Légion d'Honneur certes remise sur le tard à Charles Coste et formulons le voeu que désormais, l'oubli dont il a été victime,  ne se reproduise plus jamais.

Lionel Herbet   


EDITO

Quand Marc Madiot fait référence aux soldats américains du 6  juin 1944

 

La saison cycliste vient de reprendre avec le Grand Prix de la Marseillaise.

Le  journal l'Equipe a interrogé les principaux  directeurs sportifs qui dirigent leur formation depuis pas mal d'années tel par exemple Marc Madiot, le grand patron de Groupama FDJ.

Marc Madiot, c'est une référence  dans le milieu et un homme toujours très écouté.

Coureur, il a remporté à deux reprises Paris-Roubaix et il s'est illustré également dans les épreuves de cyclo-cross. Nous avons eu le bonheur de l'approcher à Amiens et de bavarder avec lui quand il venait participer au Prix Jean Renaux voir à la Licorne avant le départ du Grand Prix de la Somme.

Marc Madiot ne parle pas à la légère. Certes, il n'est plus directement sur les courses en tant que pilote de la voiture de directeur sportif mais rien ne lui échappe. Marc Madiot c'est l'équivalent d'un Cyrille Guimard et c'est une belle comparaison.

Avant le début de cette saison, Marc Madiot s'est livré et il estime qu'un Français peut terminer sur le podium du Tour de France. Il n'affirme pas qu'un Français gagnera le Tour de France mais qu'une place sur le podium est possible puisque par exemple; aujourd'hui Roglic et Pogacar sont au-dessus du lot alors que le Colombien Bernal  se trouve pour de longs mois sur son lit d'hôpital.

 

Marc Madiot a conscience  que la saison 2021 n'a guère été brillante pour son équipe et qu'il convient de faire mieux cette année. Alors, il lui a fallu trouver des mots justes et nouveaux pour motiver ses coureurs et leur redonner à la fois l'ambition et l'enthousiasme.

Eh bien et  c'est une vrais surprise, Marc Madiot a fouillé dans sa mémoire et il a remonté le fil du temps jusqu'au  6 juin 1944 lorsque les soldats américains ont débarqué sur les côtes normandes et sont venus sauver la France de l'invasion  nazie.

"Une comparaison un peu casse-gueule" a convenu Madiot.

Dans sa tête, il a osé cette comparaison tout de même culottée:

"Et si mes coureurs à l'aube de cette saison avaient la même foi que les soldats américains avant de débarquer en France. Ils vont eux aussi monter sur des  barges et se mesurer non pas à des soldats ennemis mais à des bordures, des trottoirs, des pavés, l'Alpe d'Huez, des sprints. Alors, vous n'allez pas me casser les couilles et vous devez y aller".

Pour Marc Madiot, ses coureurs ont bel et bien leur destin dans leurs pédales et si les coureurs de Groupama FDJ n'arrivent pas à se surpasser, franchement ce sera à désespérer.

 

Lionel Herbet 


Décès de René Quesnel et Bernard Quilfen 

 

Alors que le cyclisme professionnel vient de reprendre son activité avec le G P la Marseillaise, que sur son lit d'hôpital en Colombie Egon Bernal se remet de sa terrible  chute survenue à l'entrainement et qui a failli le rendre infirme à tout jamais, voilà que nous sont parvenues deux tristes nouvelles.

A savoir la disparition de deux anciens coureurs à la destinée différente mais qui ont marqué le cyclisme de leur époque:  René Quesnel et Bernard Quilfen.

Voici  quelques jours, c'est chez lui à Frévent que René Quesnel s'est éteint à l'âge de 75 ans.

Les amoureux du cyclisme des années 60 ne peuvent oublier  René Quesnel qui brillait de mille feux dans les courses auxquelles il participait.

Nous étions de sa génération et  dans les années 60,  personnellement nous avons pratiqué une saison, le cyclisme au sein de l'Amiens OA. .

 

Le temps d'approcher seulement sur la ligne de départ car ensuite le bonhomme s'envolait vers la victoire, 

René Quesnel n'est jamais devenu professionnel car à cette époque, existait la catégorie des indépendants et les meilleurs gagnaient bien leur vie.

René Quesnel a eu une belle carrière et son palmarès s'orne de 300 victoires.

Il a couru durant 60 ans et nous nous rappelons qu'en septembre 2018, nous lui avions consacré sur le site du CDOS, un article sur le jubilé qu'il organisait chez lui à Frévent.

Il avait tenu à réunir ses amis et pas seulement ceux du monde cycliste puisque par exemple l'athlète et compagnon de Michel Jazy, Jean Wadoux avait tenu à être présent.

Ce dimanche, nous apprenions une autre mauvaise nouvelle avec la mort de l'ancien professionnel et directeur sportif Bernard Quilfen qu'on appelait familièrement Kiki.

Il fut un équipier de Bernard Hinault et remporta en solitaire une étape du Tour de France.

Il était ensuite devenu directeur sportif et nos deux Picards Eddy Seigneur et Francis Van Londerseele qui l'ont approché de près ont manifesté leur tristesse. Bernard Quesnel faisait l'unanimité autour de lui car c'était un homme sincère et surtout fidèle en amitié.

 

Lionel HERBET 


EDITO

Bernard Hinault a toujours son franc parler

 

Intéressante l'interview de Bernard Hinault dans un quotidien régional. Ceux qui ont la chance de l'approcher ne seront pas surpris de ses déclarations qui concernent évidemment le cyclisme d'aujourd'hui et qui traduisent une sorte de morosité.

Les deux principales questions ont évidemment porté sur la date d'une victoire d'un Français dans le Tour de France et son opinion sur Julian Alaphilippe. Bernard Hinault est le dernier Français à s'être imposé dans le Tour de France et franchement, ce n'est pas demain que le Breton connaîtra  son successeur.

Dès lors, si tel était le cas, le Blaireau entrerait directement dans les ordres et deviendrait curé ainsi qu'il l'a déclaré.

Non tout simplement il ne faut pas rêver: les professionnels français ne sont pas en mesure de gagner pour un bon moment encore le Tour de France.

Y compris Thibault Pinot qui fera peut-être un grand Tour mais pas pour le gagner.

 

Y compris aussi Julian Alaphilippe qui est un peu le sosie de Hinault et qui sera en mesure  de remporter des étapes et de porter le maillot jaune mais pas au point de le ramener à Paris.

Selon Bernard Hinault, nos Français sont trop vite gâtés et en oublient la rigueur, la volonté. Hinault a noté que nos meilleurs Français couraient pour une formation étrangère où règne la discipline et une meilleure préparation.

Ce que dit aujourd'hui Bernard Hinault, rappelons que l'ancien champion du monde Laurent Brochard champion du monde 1997 et que nous avions rencontré avant une épreuve à Blangy sur Bresle, nous avait déclaré exactement la même chose.

En ce sens qu'il aurait un successeur plus rapidement que Bernard Hinault. Il avait vu juste puisque Julian Alaphilipppe lui a succédé.

Toujours dans cet entretien, Bernard Hinault se montre d'autant très  pessimiste au sujet de l'avenir du cyclisme professionnel français. Il avait vu juste quand il nous avait déclaré avant le départ d'une édition de la Côte Picarde, voici quelques années,  que l'Afrique allait bientôt s'éveiller (Gabon, Rwanda etc)  et qu'un jour, nous verrions débarquer les Chinois..

 

Lionel Herbet 


Un  siècle après, les Jeux Olympiques à Paris (8)

Le cyclisme à l'honneur avec Lucien Michard et Armand Blanchonnet

 

 

On imaginait mal des Jeux Olympiques ayant lieu en France et plus particulièrement à Paris sans que le cyclisme tricolore ne soit à l'honneur.

Dans ces années d'entre les deux guerres, le sport cycliste se porte très bien en France.

Sur le Vélodrome municipal de Vincennes, les 26 et 27 juillet 1924 les épreuves sur piste allaient  permettre à un pistard de se mettre particulièrement en évidence.

Il s'agit notamment de Lucien Michard qui devenait  champion olympique 1 000 m sur piste. Né en 1903 à Epinay sur Seine, Michard n'avait que 21 ans quand il décrocha la médaille d'or. Il avait couvert les 200 derniers mètres en 12".

C'était un pur sprinter car outre  son titre olympique, il fut  double champion du monde amateur en 1923 et 1924 et quatre fois chez les professionnels 1927, 1928,1929 et 1930.

Il est décédé en 1985.

 

Autre coureur tricolore à s'être illustré aux Jeux de Paris: Armand Blanchonnet.

C'est surtout sur route  qu'il s'est illustré puisqu'il a décroché deux médailles d'or : champion individuel et champion par équipes avec la France.

Il était surnommé le Phénomène et à Paris, il avait 21 ans en raison de sa puissance physique. Il faut se rappeler qu'à cette époque, la course en ligne disputée avec départ et arrivée au stade de Colombes était en fait une course contre la montre comptant exactement ..188km.

Avec un passage à Gournay en Bray.

Rappelons les équipiers d'Armand Blanchonnet: René Hamel 2e, Georges Wambst 8e et André Leducq 9e  ce dernier étant à l'aube d'une carrière prestigieuse.  

Armand Blanchonnet  était licencié au club peut-être le plus prestigieux de l'époque : le Vélo Club de Levallois. Un club que d'aucuns ont plus tard comparé au Réal de Madrid en football. 

La moisson n'était pas terminée puisque était au programme une épreuve inédite: le tandem. Course qui a vu le succès de Jean Cugnot et Lucien Choury. Jean Cugnot devait un peu plus tard trouver la mort lors d'un accident de course à proximité de l'endroit où il était devenu champion olympique. C'était en1933 et il avait tout juste 33 ans.

 

Nos photos:

Lucien Michard champion olympique de vitesse et l'équipe de France championne olympique sur route.

 

Lionel HERBET


POPULARITE

Et si Tony Yoka était un peu comme Jacques Anquetil?

 

C'est une question qui a été posée ces derniers temps sur les réseaux sociaux. Il s'avère en effet que Tony Yoka, le plus grand champion que la France pugilistique possède depuis plusieurs années, n'a pas la place qu'il mérite dans le coeur des aficionados de la boxe.

Il semble en effet évident que le champion olympique de Rio en 2016 ne jouit pas dans le  grand public  de cette reconnaissance et de cette popularité qu'il mérite amplement.

Tony Yoka est peut-être à l'heure actuelle le vrai successeur d'un certain Georges Carpentier qui, voici exactement un siècle, défiait aux Etats Unis le grand Jack Dempsey pour le titre mondial des poids lourds.

Les moyens d'information  n'étaient pas les mêmes qu'aujourd'hui mais en ce mois de juillet 1921, tous les médias français s'étaient battus pour être les premiers à donner le résultat.

Ce fut une énorme déception car Carpentier avait échoué mais en cette période, il jouissait d'une popularité exceptionnelle.

 

Popularité qui baissa régulièrement dans le pays lorsque Carpentier perdait un peu plus tard sa couronne mondiale des mi-lourds au profit d'un autre Français Siki.

Pour un champion français qu'il soit boxeur, cycliste ou footballeur, la popularité n'est donc pas éternelle.

Seul peut-être le grand Marcel Cerdan a été constamment populaire mais hélas, on sait qu'il a trouvé une mort tragique dans un accident d'avion.

Pour revenir à Tony Yoka, il semble qu'il soit quelque peu négligé par une partie de l'opinion française.

Pourquoi?

Le fait que tout lui a réussi jusqu'à présent, qu'il peut se préparer aux Etats-Unis sans aucun souci financier.

En France, Tony Yoka est respecté mais pas forcément aimé et c'est dommage.

 

Voici un peu plus d'un an, quand il a battu Johann Duhaupas, beaucoup auraient aimé un résultat inverse. Car le boxeur abbevillois donne l'image du gars à qui la vie n'a pas fait de cadeaux  et qu'il s'est construit tout seul ou presque.

A l'indice de la popularité, Yoka n'est pas forcément supérieur à Duhaupas. Car en France et cela ne concerne pas que la boxe, on préfère le numéro deux au numéro un.

 

Revenons un demi siècle en arrière avec le cyclisme.

 

D'un côté, nous avions Jacques Anquetil cinq fois vainqueur du Tour de France et de l'autre Raymond Poulidor, abonné aux places de 2e mais qui était beaucoup plus aimé dans le public que Jacques Anquetil.

C'était injuste mais hélas rigoureusement exact.

La France sportive a longtemps préféré les dauphins aux champions.

C'est comme çà.

Ce qui peut arriver en ce moment à Tony Yoka est un peu identique à ce qu'a connu  Brahim Asloum, champion olympique à Sydney en 2000. Chez les pros, Asloum était souvent confronté à une certaine hostilité de la part du public mais aussi des certains médias.

Alors, pour Tony Yoka il lui reste bien des occasions de conquérir le coeur de ceux qui le boudent en ce moment.

Prochainement, il va rencontrer Filip Hrgovic et s'il l'emporte, il aura l'occasion de défier l'actuel champion I B F des poids lourds Oleksandr Usyk.

Et si tel est le cas, Tony Yoka sera bel et bien le premier boxeur français champion du monde dans la catégorie reine de la boxe: les lourds. A ce moment, on sera à la fois admiratif, respectueux et surtout  Tony Yoka connaîtra la popularité, la gloire et surtout le respect..

 

Lionel HERBET


Un siècle après, les Jeux Olympiques à Paris en 2024 (6)

Les Jeux de 1924 furent les plus longs de l'histoire olympique

 

 

Nous avons jusqu'à présent rappelé comment les Jeux Olympiques de 1924 ont été attribués à la Ville de Paris.

Ce furent les premiers Jeux qui virent la création du village olympique, lieu réservé exclusivement aux athlètes de toutes les nations.

Le 5 juillet 1924, est proclamée l'ouverture de  ces 8e Jeux Olympiques.

 

L'athlète Géo André  proclame le serment olympique en levant le bras droit:

"Nous jurons que nous nous présentons aux Jeux Olympiques en concurrents loyaux, respectueux des règlements qui les régissent et désireux d'y participer dans un esprit chevaleresque pour l'honneur de nos pays et la gloire du sport".

Ce message sera repris à chaque ouverture des  Jeux.

 

Présent à cette cérémonie, le Président de la République Gaston Doumergue déclare plus sobrement:

"Je proclame l'ouverture des Jeux Olympiques de Paris célébrant la huitième olympiade de l'ère moderne".

Nous l'avons déjà souligné, la France présente 473 participants dans 17 sports différents.

A l'arrivée, la France va récolter 14 médailles d'or, 14 d'argent et 13 de bronze. Un bilan très correct pour l'époque.

Pourtant ces Jeux sont surtout marqués par les performances de deux immenses champions, le Finlandais Paavo Nurmi en athlétisme et le nageur Johnny Weismuller futur Tarzan au cinéma et surtout premier nageur au monde à descendre sous la minute au 100m crawl.

 

 A  eux deux, ils obtinrent 8 médailles d'or.

Ces Jeux Olympiques dont on rappelle qu'ils venaient quasiment après la première guerre mondiale virent la cohabitation du sport et  artistique.

En effet, de nombreuses vedettes de l'époque vinrent assister aux épreuves et notamment Giraudoux- Montherlant- Valery- Claudel-etc

Mais ce qu'a surtout retenu le grand champion français dans ses mémoires Michel Jazy, c'est la durée de ces Jeux de 1924.

En effet, ils furent les plus longs de toute l'histoire puisqu'ils ont duré près de trois mois du 3 mai au 27 juillet. Aujourd'hui, ces Jeux ne doivent pas dépasser quinze jours sans compter bien sûr les Jeux Paralympiques qui n'existaient pas à cette époque.

 

Lionel Herbet


Un siècle après, les Jeux Olympiques à Paris 

318 athlètes défendent les couleurs de la France

 

Nous avons évoqué brièvement  la cérémonie d'ouverture de ces Jeux Olympiques de 1924, organisés pour la deuxième fois à Paris après ceux de 1900.

1924 coïncide avec l'installation du  premier village olympique.

C'est un lieu réservé exclusivement aux athlètes venus de tous les continents.

 

Certes, en cette année 1924, le nombre de nations présentes est largement supérieur à ceux enregistrés quatre ans auparavant à Anvers.

Il est vrai qu'en 1920, le monde se remet tout juste  de la guerre mondiale 14-18 et qui a fait tellement de dégâts humains.

Ainsi, 28 nations seulement étaient présentes à Anvers et quatre ans plus tard, elles seront 44 pour un total de 3 000 athlètes.

 

Pour sa part, l'équipe de France compte pas moins de 318 athlètes soit 299 hommes et seulement 19 femmes. On est loin de la parité actuelle.

Le 5 juillet 1924 dans le stade de Colombes, plein à ras bord,  les athlètes du monde entier défilent pour la cérémonie d'ouverture. Il faudra attendre un siècle pour que la cérémonie d'ouverture n'ait pas lieu dans un stade mais en plein air et d'ores et déjà, on salive à l'idée de voir les sélectionnés du monde entier, défiler sur la Seine.

En cette année 1924, le défilé des nations dans le stade olympique n'est pas à vrai dire, une première.

En 1908 aux J.O. de Londres, une cérémonie d'ouverture avait eu lieu mais elle manquait de faste.

Le public n'est pas seulement parisien mais issu de nombreuses régions et nombreux parmi les spectateurs ceux qui sont venus par le train.

 

Dans la tribune d'honneur, le Président de la République Gaston Doumergue est évidemment aux premières loges aux côtés du prince de Galles et évidemment du Baron  Pierre de Coubertin.

 

En ce 5 juillet 1924, il fait très chaud sur le stade de Colombes et les délégations en tiennent compte mais ce sont les Suisses qui recueillent le plus vif succès populaire. Ils ont en effet adopté une tenue légère.

Toutes les délégations viennent se ranger par ordre alphabétique au centre de la pelouse de Colombes.

Les athlètes écoutent sagement le serment de Géo André  et ils regagnent alors le village olympique à deux pas du stade. Ils y séjourneront durant toute la durée des Jeux. Ils bénéficient d'un réel confort avec douche et chaque chambre comporte trois lits. Les repas sont pris dans un restaurant proche.

Sur place, dans le village olympique, les athlètes peuvent aller au restaurant, au bureau de PTT, au bureau de changes et salon de coiffure.

A l'issue des Jeux, le village olympique sera vendu à l'acquéreur le plus offrant.

 

Lionel Herbet 


Un siècle après, les Jeux Olympiques à Paris en 2024

Le village olympique est inauguré en 1924

 

C'est à Paris, lors des Jeux Olympiques de 1924, que pour la première fois, les athlètes venus de tous les pays du monde vont pouvoir accéder au village olympique. Un lieu où les athlètes hommes et femmes, champions ou participants anonymes, vont loger durant la durée des Jeux.

C'est évidemment une grande avancée.

Ce village olympique ferait évidemment sourire aujourd'hui car à l'époque, il était constitué de petites baraques.

Ce village permet donc  à tous les athlètes d'être regroupés durant la durée des Jeux. Il est installé non loin du stade de Colombes.

C'est un lieu de fraternité et les exemples ne manquent pas de voir des athlètes aussi différents que les Américains et les Russes s'installer à la même table. Pour nous qui avons eu l'immense bonheur d'entrer dans le village olympique à Rome en 1960, nous pouvons certifier que nous y avons passé quelques moments extraordinaires.  Nous ne résistons pas à publier cette photo, prise à l'intérieur du village, avec Michel Jazy qui allait quelques jours plus tard, obtenir la médaille d'argent du 1500m.

 

Pour revenir à Paris en 1924, ce village incarne à merveille l'esprit olympique tel que le concevait le baron Pierre de Coubertin.

On a aujourd'hui tendance à juger le rénovateur des Jeux modernes avec notre regard actuel mais à cette époque, voici un siècle, le Baron Pierre de Coubertin était un immense dirigeant sportif.

Celui-ci voulait à partir de la construction de ce village, réunir toutes les jeunesse du monde entier, de toutes les races, de toutes les religions.

Dans le village où l'athlète dormait et prenait ses  repas, toutes les barrières s'abaissaient.  C'était et c'est toujours un lieu de convivialité et dans lequel naissait de belles histoires d'amour comme ce mariage qui fut célébré en 1968 à Mexico entre Vera Caslavska et Josef Odlozil, deux champions tchèques.

Comment serait  perçu aujourd'hui le Baron Pierre de Coubertin ? Nous l'ignorons mais son souvenir restera éternellement.

Le Baron Pierre de Coubertin estimait, à juste raison, que l'athlète était chez lui dans le village olympique.

Il était dans son monde. 

A partir de ces Jeux de Paris voici un siècle, on devait  conclure que les Jeux Olympiques n'étaient pas que du sport mais qu'ils représentaient bien autre chose.

 

Lionel Herbet


Un siècle après: les Jeux Olympiques à Paris en 2024

 

C'est un club qui organise et non la France en l'occurrence le Racing Club de France

 

Il faut bien le reconnaître: si dans l'ensemble ces Jeux de 1924 se sont soldés par un grand succès à la fois sportif et populaire, les mois qui avaient précédé cet évènement avaient été catastrophiques. 

 

C'est qu'à cette époque, disons des années folles, des années d'insouciance et au cours desquelles Mistinguett et Maurice Chevalier font chanter le pays, la France ni la Ville de Paris ne souhaitaient vraiment travailler afin d'organiser ces Jeux.

Fait unique dans l'histoire des Jeux. C'est un club, le Racing Club de France qui va secouer le monde politique et organiser lui-même sur des terrains datant de l'avant guerre, à Colombes.

 

Il avait été un moment question  du stade Pershing et celui du Parc des Princes.

Le club décidait  d'agrandir le stade de Colombes et de le porter à une contenance de 60 000 spectateurs.  A la condition que la moitié des recettes lui revienne.

L'architecte  Louis-Faure Dujarric fut le concepteur du nouveau stade.

Cet homme s'était passionné pour mener à terme son projet et il était membre du R C France, ancien coureur à pieds et capitaine de l'équipe de rugby.

Ce stade devait plus tard en 1928 porter le nom de stade Yves du Manoir en souvenir d'un international de rugby décédé tragiquement début janvier de cette année 1928.

Longtemps, le stade Yves du Manoir demeura le stade le plus moderne  de France jusqu'à la rénovation du Parc des Princes dans les années 70.

Le Comité Olympique français qui était à court d'argent décidait de lancer une vaste opératon collecte auprès de tous ls maires de France.

LesJeux de Paris étaient  ainsi sauvés et au début de cette année 1924, Chamonix accueillait  les premiers Jeux Olympiques d'hiver.

Cela faisait de la France une des nations les plus olympiques de la planète.

 

Lionel Herbet 


Nécrologie

Marc Grenon, un ancien de P S P nous a quittés

 

C'est avec beaucoup de tristesse que nous venons d'apprendre le décès de Marc Grenon. Toute la famille de Promotion Sport Picardie pleure un homme qui, durant des années a été à son service.

Marc Grenon aura été dans les années 80-90 un animateur éclectique dans le monde du sport amiénois.

Au plan de Promotion Sport Picardie qui  commençait à organiser le Tour de la Somme, Marc Grenon fut le secrétaire de cette structure sportive qui venait de se créer sosu la houlette de Hubert Louvet.

Marc Grenon venait surtout du billard dont il fut un animateur hors pair que ce soit dans son club ou sein du comité de la Somme. En ce début des années 80, le comité départemental olympique de la Somme venait d'être installé et Marc Grenon y participa en tant que représentant du billard. 

 

Marc Grenon était intéressé par tous les sports et en 1981 quand Radio Amiens fit ses premiers pas, il devait rejoindre la petite équipe sportive dans laquelle nous avions une bande de copains comme Edouard Duhamel, Alain Saguez, Christophe Verkest et votre serviteur.

Marc Grenon fut aussi correspondant sportif du Courrier Picard. Bref, Marc fut un  compagnon dévoué, serviable et surtout doté d'un sens qui se perd: l'amitié. Son épouse n'était jamais très loin.

Auparavant, Marc Grenon avait servi en Algérie durant son service militaire et au plan professionnel, il était employé à l'UAP Amiens.

Voici une  vingtaine  d'années, Marc décidait de quitter notre région et ensuite, il nous est revenu.

Aujourd'hui nous pleurons  cet homme.

Ses obsèques civiles auront lieu lundi 22 novembre à 14 heures au crématorium  de  Beaurains (62).

 

Lionel Herbet  


Un siècle après, les Jeux Olympiques à Paris en 2024 

 

5 juillet 1924: Géo André prête le serment olympique

 

Dans notre précédent article, nous avons évoqué les difficultés de la capitale Paris mais aussi de la France pour se voir confier par le C IO l'organisation des  Jeux Olympiques   de Paris 1924.

C'est le Baron Pierre de Coubertin qui avait écrit, de sa main, au Préfet de Paris pour lui annoncer la bonne nouvelle et ce, trois ans avant.

Contrairement aux Jeux de 2024, il faut bien se souvenir qu'à cette époque, Paris ne disposait pas de stade digne de ce nom.

 

Il a donc fallu construire le stade de Colombes d'une contenance de 60 000 places  sur les terrains du Racing Club de France. Il a été reproché et c'est toujours d'actualité que ce stade de Colombes n'était pas très accueillant, construit au coeur d'une banlieue anarchique et qui depuis, n'a guère servi d'autant que plus tard le Parc des Princes et aujourd'hui le Stade de France sont plus dignes d'accueillir un  grand public.

Il faut aussi savoir qu'à un  certain moment, le Baron de Coubertin ( avril 1922) a bien failli retirer l'organisation des Jeux à Paris et les confier à Los Angelès.

Heureusement, cela ne se fit pas grâce notamment au Gouvernement français qui prit les choses en main. 

Outre le stade de Colombes, était construite la piscine des Tourelles avec un bassin de 50m,  le Vélodrome d'hiver devant accueillir les sports de salle et un bassin d'aviron sans oublier une piste pour le cyclisme.

 

Pour la première fois, un village olympique était construit afin d'y loger les athlètes. Il était fait de baraquements primaire.

Le 5 juillet 1924, c'est le Président de la République M. Gaston Doumergue qui proclamait l'ouverture des Jeux. A ses côtés, figuraient le Ras Tafari futur Haïlé Sélassé et le Prince de Galles qui deviendra plus tard le futur Edouard VIII.

On notait la participation de 3 092 athlètes dont 136 femmes représentant 44 nations; le record absolu.

Le serment était lu par Géo André spécialiste du 110m haies. 

Ces Jeux devaient être marqués par un grand succès dépassant les Jeux d'Anvers en 1920 et même Stockholm en 1912.

A ces Jeux de Paris, avait été reconduit le programme d'Anvers mais on y avait ajouté la pelote basque, le canot automobile et ce à titre de démonstration.

Notre photo: Géo André prononce le serment avant l'ouverture des Jeux de Paris le 5 juillet 1924.

 

Lionel Herbet