La mort rode toujours sur les routes


 

 On a oublié les vainqueurs des deux grandes épreuves cyclistes disputées ce week-end soit le Critérium International en Corse et la classique flandrienne Gand-Wevelghem. Thibault Pinot a ramené dans l'escarcelle de la FdJ une deuxième victoire après celle d'Arnaud Demare la semaine dernière dans Milan-San Remo mais qu'il nous pardonne: sa victoire est dérisoire et ne pèse pas lourd par rapport à la mort d'un coureur.

Dans Gand-Wevelghem, une chute est survenue en fin de peloton au bout de 150 km et des coureurs sont tombés alors que les premières voitures arrivaient. Le Belge Antoine DEMOITIE a été écrasé par une moto. Il a été transporté au CHU de Lille et malheureusement, il est décédé dans la nuit de samedi à dimanche. Une enquête a été ouverte comme toujours en pareil cas.

L'Association des coureurs très remontée et en colère a demandé que toute la lumière soit faite. Antoine DEMOITIE s'inscrit dans la longue liste des coureurs morts en course.

Récemment, lors d'un entrainement, un des meilleurs coureurs français Romain GUYOT avait été renversé par une voiture et quasiment tué sur le coup.

On   a beau dire et répéter que le  cyclisme est un sport dangereux. Il y a beaucoup trop d'accidents et de morts sur les routes. Et ce sont toujours les coureurs qui trinquent les premiers. Il va falloir quand même se pencher sur le cas des motos suiveuses ou d'assistance dont les pilotes prennent beaucoup de risques et gênent les coureurs.

Le deuxième accident n'a rien à voir avec une chute. Au Critérium International, le jeune Belge Daan MYNGHEER a été victime d'un infarctus.  Un accident assez rare en cyclisme.

Toujours est-il que le coureur a été transporté à l'hôpital d'Ajaccio et les médecins espèrent le sauver.

Nous espérons qu'il s'en sortira mais il semble que pour lui, le cyclisme soit désormais interdit.

Répétons-le, le cyclisme est un sport dangereux. Il est donc inutile d'ajouter des risques supplémentaires.

Ces drames sont arrivés dans des épreuves professionnelles. Nous imaginons alors, avec effroi, les conséquences dans une simple course régionale où la sécurité est moins stricte et les coureurs  en danger à chaque coin de rue.  

Les coureurs se plaignent et ils ont raison. Il faut donc diminuer le nombre de motos et de voitures suiveuses afin que la route soit rendue aux seuls coureurs. Ces derniers exigent des réformes mais  comme toujours, l'UCI reste prudente et ne semble pas trop préoccupée par la sécurité de ses licenciés.

 

Lionel HERBET – 28 mars 2016

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