La clause MOLIERE dans le sport?

Franchement, la campagne présidentielle se caractérise par un véritable déferlement de bêtises de toutes sortes.

La dernière en date est ce qu’on appelle, la clause Molière. Elle signifie que  sur les chantiers français, les ouvriers devront parler... français.

Tout est parti du printemps 2016, près d’Angoulême quand un élu local, a constaté que les travaux qui avaient été confiés à une entreprise française, étaient en réalité réalisés par de nombreux ouvriers venus des pays étrangers notamment des Polonais, Roumains etc.

La machine était dès lors lancée et aujourd’hui, elle ne s’arrête pas.

Plusieurs Régions notamment la nôtre des Hauts de France, ont voté une loi qui prône la préférence nationale à l’occasion d’embauche d’ouvriers, chargés des  travaux dans les chantiers.

Ce jeudi après-midi, une radio importante comme R M C a même organisé un sondage et il s‘avère qu’une grande majorité de personnes consultées sont pour la loi et qu’elles préfèrent la préférence nationale. Dès lors, les partis politiques, les syndicats et le Medef sont montés au créneau pour ou contre.

Toujours est-il que le débat est lancé et qu’il est d’autant plus important que nous sommes à un peu plus d’un mois de l’élection présidentielle.

Alors, idiot pour idiot, nous posons cette question : cette clause Molière ne va-t-elle  pas s’appliquer au monde du sport ?

Ainsi, par exemple, on va exiger que tous les joueurs professionnels de l’Amiens SC devront parler français, sinon ils ne joueront pas. Mercredi, toujours sur RMC, le joueur italien de Nice Mario Balotelli a été interrogé par Dugarry et il s’est exprimé en... italien.

Toujours dans le sport mais en cyclisme, certaines équipes ont recruté des coureurs venus des pays de l’Est et même venus d’Asie ou d’Afrique. Au nom de la préférence française, n’exigera-t-on pas que les directeurs sportifs prennent de jeunes coureurs français qui se verraient ainsi offrir une chance chez les pros.

Nous sommes dans l’absurdité la plus totale. Et cela ne fait que commencer.

 

 Lionel Herbet – 16 mars 2017

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