Albert Bouvet avait été un bon poursuiteur

La mort d’Albert Bouvet, décédé à l’âge de 87 ans,  nous attriste car c’est un grand personnage du cyclisme  qui disparait après Roger Pingeon et Roger Walkowiak sans oublier Ferdi Kubler.

Certes, Albert Bouvet n’avait pas gagné le Tour de France mais il avait été un honnête professionnel, s’adjugeant même Paris-Tours en 1956. Il  faudra attendre 42 ans pour que Jacky Durand soit son successeur au palmarès de cette dernière classique de la saison.

Ce dont nous retenons aujourd’hui, c’est qu’au-delà de sa reconversion parfaitement réussie dans l’organisation du Tour de France et des classiques gérées par ASO, aux côtés surtout de Jean Marie Leblanc dont il était proche, qu’il était un amoureux éperdu de son sport.

Nous  retenons aussi  qu’en 1957 et 1959,  Albert Bouvet se retrouva en finale du championnat du monde de poursuite. Son adversaire Roger Rivière, véritable phénomène de la piste et même de la route, s’imposa face à Bouvet qui n’avait surtout pas à rougir car Rivière était largement au-dessus.

Deux Français dans une finale d’un championnat du monde  de poursuite, il faudra attendre près de 40 ans puisqu’en 1998, sur la piste du Vélodrome de Bordeaux, nous avions Philippe Ermenault et Francis Moreau. Non seulement, ces deux coureurs étaient Français mais surtout Picards.

Les deux hommes avaient été champions olympiques de la poursuite par équipes deux ans plus tôt à Atlanta.

Albert Bouvet aimait les coureurs qui le lui rendaient bien. Il avait donné le virus  du vélo à son fils PhiLlipe, journaliste à l’Equipe et à qui, nous pensons beaucoup.     

 

Lionel Herbet 21 mai 2017