Les billets de Lionel HERBET 2026

Avec passion, Lionel HERBET, ancien journaliste sportif au Courrier Picard et adhérent à Promotion Sport Picardie nous livre quelques lignes sur le cyclisme d'hier et d'aujourd'hui.

Lucien Aimar plus ancien vainqueur du Tour de France est venu à Picquigny 

 En 1966, Lucien Aimar était l'équipier de Jacques Anquetil qui achevait sa carrière. Il remportait un peu à la surprise générale le Tour de France Anquetil ayant préféré que ce soit Aimar qui l'emporte plutôt que son grand rival de l'époque Raymond Poulidor.

Nous avons beaucoup plus tard eu la chance de rencontrer Lucien Aimar qui était d'Hyères dans le Var. Cette ville possédait un vélodrome dans lequel  se déroulaient les championnats de France sur piste.

Lucien Aimar avait été invité par le conseiller général René Régnier et le président du club Samara UC de Picquigny  Jean Claude Bulant.

Nous étions au printemps 1989 et Lucien Aimar était le directeur de course des Boucles du Canton de Picquigny.

Il avait été très disponible et nous avait accordé un entretien axé sur les jeunes. Des propos toujours d'actualité même si le cas Seixas  aurait tendance à lui donner tort. 

"Je donnerai d'abord des conseils de base avec une bonne hygiène de vie et un équilibre pour la santé.

Il y a aussi la volonté de bien faire son sport et rentrer dans un club bien structuré avec un encadrement adéquat.

Un jeune débute à 13-14ans et en aucun cas, il ne doit faire de compétition.

 Il ne fera que des concours et des jeux.

Il  ne deviendra compétiteur qu'à l'âge de18 ans.

Jusqu'à cet âge, on apprend à devenir coureur cycliste

Il faut éviter que les jeunes ne soient lassés et découragés trop rapidement.

On voit trop souvent des jeunes qui veulent obtenir très tôt des résultats.

Et quand ils deviennent pros, ils n'ont plus la mentalité ni la  volonté de faire une carrière.

Mais  avant tout il faut du courage, de la volonté et du sérieux".  

60 ans après, Lucien Aimar est le  plus  ancien vainqueur  du Tour de France toujours de ce monde. 

 

Lionel Herbet

Procéder à un contrôle anti dopage en pleine nuit, c'est injuste 

 Avec la chute du Danois Jonas Vingegaard ce dimanche dans le Tour de France qui hélas, a entrainé son abandon, est mis en lumière une fois de plus le vieil adage:  Tant que la ligne d'arrivée n'est pas franchie, le Tour de France, n'est pas gagné.

La chute de Vingegaard est arrivée dans un rond point normal tel qu'il en existe des centaines lors des courses cyclistes.

Une chute évitable bien sûr mais qui a entrainé des conséquences dramatiques

Le malheureux Vingegaard qui aurait pu inquiéter Tadej Pogacar dans la dernière semaine de la Grande Boucle, a été contraint à l'abandon.

Cette vision de Vingegaard qui entre dans le fourgon médical avant d'être dirigé vers un hôpital, est d'une grande tristesse.

Les coureurs à commencer par Pogacar ont accusé le coup mais la course a  repris très vite même si tactiquement, elle a pris une toute autre allure.

Mais Jonas Vingegaard n'a pas été traité comme un sportif qui mérite le respect.

Ainsi, dans la nuit de samedi à dimanche sur le coup de 2 heures du matin, on a frappé à la porte de sa chambre.

Il s'agissait d'effectuer mais oui un contrôle anti-dopage qui certes, est normal mais pas à une telle heure de la nuit.

Il parait que l' UCI ferme les yeux sur ce genre de pratique et nous trouvons que c'est indigne de la part d'une grande Fédération.

Nous ne pouvons l'affirmer mais Vingegaard, réveillé en pleine nuit, n'a pu ensuite dormir normalement et terminer ainsi sa nuit, avant cette étape de dimanche.

Ces contrôles inopinés en pleine nuit ne concernent, semble- t-il que le cyclisme. 

Oui nous sommes pour les contrôles anti-dopage mais dans la journée ou au terme d'une compétition. Et non  en pleine nuit comme c'est arrivé pour le malheureux Vingegaard.

Cette méthode  est injuste et inhumaine.

 

 Lionel Herbet

Philippe  Ermenault : en 1996 il est champion olympique et reçoit la Légion d'Honneur 

 Qui mieux que Philippe Ermenault pouvait donner lundi dernier le départ de la course du Château Fort de Picquigny?  Départ donné depuis la place de la gare SNCF avec plus de deux cents concurrents licenciés ou non.

Le  champion olympique de la poursuite par équipes à Atlanta en 1996 faisait coup double: répondre dans un premier temps à l'invitation des organisateurs mais aussi encourager sa conjointe Cindy qui  est par ailleurs très proche de la nouvelle présidente du Running Club de Picquigny Delphine Calais et a pris une belle 8e place.

On le sait, Philippe Ermenault sera l'invité d'honneur de la municipalité de Picquigny qui va célébrer avec faste le 30e anniversaire de la médaille d'or de l'enfant du pays.

Cette cérémonie aura lieu le dimanche 26 juillet dès 10heures dans la grande salle de la Base Nautique de Picquigny.

 Nous aurons l'occasion de poser les questions sur Atlanta à Philippe et dans la salle les interventions pourront se faire. De même que la famille et notamment la maman de Philippe sera à l'honneur tant il est vrai que le parcours de ce champion est tout à fait singulier car autour de lui il n'y avait aucun sportif.

Au fait, Philippe, 30 ans après que gardez vous en mémoire? 

C'est vrai que 30 ans après, je pense  toujours à Atlanta et c'est dans ma mémoire même si le temps ne fait rien à l'affaire.

J'ai toujours en tête les émotions que nous avons eues après la médaille d'argent mais surtout la médaille d'or.

C'est vrai qu'après ma médaille d'argent après la poursuite individuelle, je n'ai pas eu le temps de trop penser car débutait le tournoi par équipes.

Quant au matériel de l'Italien Collinelli, je savais que j'étais défavorisé mais je pense que j'ai surtout été victime du règlement qui m'a été défavorable.

Philippe, il y a bien sur cette médaille d'or mais dans la foulée vous recevez aussi la Légion d'Honneur.  

Une médaille olympique c'est vraiment le summum pour un sportif mais je n'oublie pas aussi la Légion d'Honneur que j'ai reçue avec mes équipiers à l'Elysée des mains de M. Chirac.

Avoir la Légion d'Honneur c'est un souvenir qui est gravé dans un coin de ma tête.

Dans les années qui ont suivi, vous avez vécu à Dreuil, Pont de Metz et tout le monde revendiquait alors un peu votre notoriété.

C'est vrai que tout le monde se battait pour qu'il un peu de Philippe Ermenault mais je suis né à Flixecourt et j'ai grandi à Picquigny.

 Picquigny sera toujours dans mon cœur.

Depuis 1996, le visage de Picquigny s'est modifié et vous trouverez beaucoup de changements.

Entre 1996 et aujourd'hui, beaucoup d'eau est passée sous les ponts mais ce sera un plaisir de revoir les gens qui étaient présents lors de cette réception mais aussi les personnes qui n'habitaient pas Picquigny à cette époque.

Ce sera un plaisir de partager et de faire de belles rencontres.

Enfin, Philippe  vous avez eu ce mérite de ne jamais oublier votre vie professionnelle ce qui explique que vous n'avez jamais voulu franchir le Rubicon en tant que cycliste? 

J'ai eu cette chance d'avoir pu cumuler ma vie sportive et la vie professionnelle. Et ce grâce à l' EGF EDF devenu INEDIS car cette société m'a permis d'avoir un contrat alors que j'étais en pleine activité sportive.

Aujourd'hui je suis toujours salarié et cela me permettra d'avoir une retraite correcte.

 

Lionel Herbet

Bernard  Hinault convaincu de la victoire de Pogacar dans le  Tour de France

 Voici quelques jours et cette affirmation est toujours valable aujourd'hui, nous avions écrit: Le Tour de France est-il déjà terminé?

Ce vendredi soir, à Bordeaux, la ville de notre grand champion André Darrigade qui dans les années 60 s'était imposé sur le circuit de la Hotoie à Amiens,  la question reste la même: Pogacar a t-il déjà gagné le Tour?

Invité de France 2, Bernard Hinault quintuple vainqueur du Tour et surtout dernier Français inscrit au palmarès a émis la même réponse.

Pour lui, Pogacar a gagné le Tour.

Et Hinault de comparer Pogacar à Merckx qui était surnommé le cannibale. Le Belge partait toujours pour gagner y compris dans les critériums.

C'était dans sa nature et Pogacar lui ressemble.

Les deux hommes étaient sur le plan du physique totalement différents des autres.

En quelques sorte ce  sont des sportifs exceptionnels tels qu'on en rencontre peu dans un siècle et ce, dans toutes les disciplines. 

Bernard Hinault a poursuivi la comparaison avec à son époque lorsque son patron de l'équipe était Bernard Tapie et qu'il avait pour équipier Greg Le Mond.

Certes, les deux hommes n'étaient pas les meilleurs amis du monde mais ils parvenaient quand même à s'entendre et à terminer le Tour  aux deux premières places et ce après avoir écrasé la concurrence.

La situation est quasiment la même cette année dans l'équipe UAE car Pogacar peut compter sur le Mexicain Del Toro, son fidèle équipier.

On l'a du reste constaté l'autre jour lorsque Pogacar a freiné dans les derniers mètres pour laisser passer son équipier Del Toro.

La question ce soir n'est plus celle-ci;

  • Pogacar a-t-il déjà gagné le Tour mais bien celle-ci;
  • Del Toro va -t-il  terminer deuxième?

 

Lionel Herbet

Trois Picards champions olympiques de poursuite par équipes en 1996 et qui entrent dans la légende

 De mémoire et en consultant nos souvenirs, nous n'avons pas d'exemple aussi prestigieux pour  le sport picard  que la médaille d'or de la France lors des Jeux Olympiques d'Atlanta en 1996.

C'était exactement voici trente ans et en  finale de la poursuite par équipes, la France  s'imposait face à l'URSS en battant le record olympique en 4mn 5s 930.

Dans le quatuor de l'équipe française, nous avions trois Picards  Philippe Ermenault, Francis Moreau et Christophe Capelle, le quatrième étant Jean Michel Monin.

A cette époque, la Picardie était composée de l'Aisne, l'Oise et la Somme. Jamais le Sport picard ne s'était montré aussi brillant et ces Jeux d'Atlanta furent un triomphe pour notre région. 

Après la finale de la poursuite individuelle qu'il avait perdue face à l' Italien Andrea  Colinelli, Philippe Ermenault avait bien récupéré surtout moralement. Il avait été battu dans des conditions douteuses car à cette époque, Colinelli avait un vélo qui, aujourd'hui ne serait pas réglementaire.

L' UCI ne prit la décision d'interdire le genre de vélo utilisé par Colinelli qu'après Atlanta.

On peut donc imaginer que Philippe aurait pu ramener deux médailles d'or d'Atlanta.

Philippe Ermenault véritable spécialiste de  la poursuite  était un peu le leader de ce quatuor qui, au départ, comprenait un cinquième élément, le Normand Cyril Bos

Au dernier moment, l'entraineur national Jacky Mourioux avait éliminé Bos qui dut se contenter de suivre les épreuves depuis les tribunes.

Ces quatre coureurs n'avaient eu qu'un temps minimum pour se préparer car Moreau et Capelle étaient d'abord des routiers.

 Même si à un certain moment, Francis Moreau avait eu l'idée de s'attaquer au record du monde de l'Heure sur la piste mythique de Mexico. 

Trois médailles d'or en une seule soirée, le Sport picard n'avait jamais été à pareille fête.

Cela devait amener le commentaire suivant de M. Samaranch le président du CIO

"La Picardie est la première région sportive au monde".

Trente ans après, Philippe Ermenault  sera donc fêté comme il se doit par la municipalité de Picquigny et cette cérémonie aura lieu le dimanche 26 juillet à 10 heures à la base nautique de Picquigny;

Entrée gratuite

 

Lionel Herbet

Le Tour de France est-il déjà terminé?

 Au soir de cette troisième étape qui a vu les coureurs quitter la Catalogne et entrer en France et notamment les Pyrénées, la question est inévitable: est-ce que le Tour de France est-il déjà terminé?

Est-ce que Tadej Pogacar qui a revêtu le maillot jaune au détriment de Jonas Vingegaard, peut-il être inquiété d'ici à Paris? 

Fait vraiment rarissime le Slovène a détrôné le Danois pour une question de places alors que tous les deux totalisent exactement le même temps au général.

Il est normal que nous nous posions la même question mais faut-il être de mauvaise foi pour oser affirmer que la suprématie de Pogacar est un peu insupportable. 

Le débat qui a animé après l'arrivée les journalistes de France 2 nous a un peu déçu en ce sens que certains ne cachaient pas une sorte d'irritation de voir d'entrée une telle supériorité de Pogacar qui bénéficie il est vrai d'une super équipe financée par un grand groupe.

Pour eux, Pogacar devrait de temps en temps laisser  des miettes à ses adversaires comme si le cyclisme  était une œuvre de charité. 

Tadej Pogacar est un immense champion comme le furent notamment avant lui les Merckx, Anquetil, Contador. 

Mais à notre connaissance, jamais leur supériorité ne fut remise en cause.

 

Alors si Pogacar garde son maillot jaune jusqu'à Paris, non seulement il rejoindra ceux qui, avant lui, ont remporté 5 Tours de France mais il aura passionné et non irrité le grand public.

Tadej Pogacar un champion mais aussi et surtout un seigneur

 Poursuivons notre série de comparaisons entre la Coupe du Monde de football et le Tour de France.

La deuxième étape a vu à Barcelone, à quelques pas du stade de football du F C Barcelone, la victoire d'un coureur mexicain Del Toro, équipier du quadruple vainqueur du  Tour Tadej Pogacar.

Les derniers  instants ont été empreints d'émotion car on a vu une attaque de Del Toro mais son leader Pogacar est revenu sur lui et il était en mesure de  l'emporter car il était assurément le plus fort.

Mais  on a alors assisté à un spectacle incroyable: Pogacar a quasiment ralenti et rester derrière Del Toro afin de lui permettre de l'emporter et surtout empêcher un retour de Jonas Vingegaard.

L'image qui a suivi était magnifique.

Pogacar et Del Toro se sont étreints comme si, justement, par comparaison avec le  football, un des deux avait marqué un but grâce à une passe en or du premier.

Alors, nous pensons immédiatement à l'international français, celui qui permet aux autres de marquer des buts.

Soit Michael Olise considéré comme l'un des meilleurs joueurs de cette Coupe  du Monde et qui permet à ses équipiers comme Dembelé ou M'Bappé de  trouver la faille dans les défenses adverses.

Mais ce qu'a fait ce dimanche à Barcelone Pogacar est quasiment unique car en général, les leaders n'aiment pas trop partager les honneurs.

 

Lionel Herbet

La jeunesse n'est pas éternelle surtout en sport

 Ce samedi, sera donné le départ du Tour de France et une fois encore ce sera dans un pays étranger l'Espagne.

Elle n'est pas loin l'année où nous aurons un départ depuis  ..Pékin et c'est justement ce que nous avait déclaré un jour avant le départ de feu la Côte Picarde Bernard Hinault.

Le Breton évoquait alors la mondialisation d'une discipline qui, voici un demi siècle, ne concernait que les coureurs européens et encore.

La présentation fut parfaite sauf que bien sur, les téléspectateurs français ont dû se coltiner les discours en espagnol ou en anglais.

L'occasion était belle pour voir les deux grands favoris Vingegaard et Pogacar mais aussi le prodige français Paul Seixas.

Les historiens se sont penchés sur le cas de Seixas qui sera le plus jeune partant du Tour ce qui n'était plus arrivé depuis les années 1930 (il est né le 24 septembre 2006) .

Cela fait 40 ans que la France attend un successeur à Bernard Hinault.

C'est long et à chaque fois qu'un jeune sort de l'ordinaire, alors la France profonde s'enflamme et s'extasie.

Paul Seixas  incarne cette jeunesse insouciante et  oui, il  va gagner le Tour de France.

De plus  il va avoir dans le dos  le dossard 51 , dossard mythique que jadis Bernard Thevenet et Eddy Meckx. ont également porté.

C'est juré Paul Seixas va  gagner le Tour de France car il est jeune, doué et il plait beaucoup.

Mais voilà, en sport ou ailleurs,  les années n'attendent pas et défilent très vite.

Chez nous, on a tendance à vouloir bruler les étapes, à aller très vite, trop vite parfois.

Cyrille Guimard qui s'y connait, tempère l'enthousiasme des Français.

"N'allons pas trop vite", dit-il. Il a raison.

. Pourtant en sport quelle que soit la spécialité, être jeune quand on  a les qualités nécessaires, est un véritable atout.

Durant ces années de jeunesse, le but est de se constituer un beau palmarès et ce, le plus rapidement.

Paul Seixas sera donc un redoutable  adversaire pour le duo Pogacar-Vingegaard.

La jeunesse éclate aussi dans la  Coupe du Monde de football et notamment avec  l'attaquant espagnol  Lamine Yamal (il est né le 13 juillet 2007) , vedette justement du F C Barcelone.

Lamine Yamal c'est juré, va tout  casser jusqu'à la fin de cette Coupe du Monde .

Répétons le ,  la  jeunesse est un formidable atout. et puisque nous en sommes aux comparaisons et que nous sommes Samariens, pourquoi ne pas croire à l'éclosion d'Enzo Somon  (il est né le 15 avril 2008) qui a souvent  éclaboussé de son talent, les rencontres disputées par l'Amiens SC au niveau des jeunes.

Enzo Somon a aussi la classe pure comme l'ont Lamine Yamal et Paul Seixas.

Ces trois champions sont certes doués mais surtout très jeunes et on le sait depuis toujours, la jeunesse n'est pas éternelle et que l'important est d'en profiter.

Pour nos trois exemples, profiter signifie se  constituer un palmarès digne justement de leur classe..

 

Lionel Herbet

Picquigny va fêter son champion olympique Philippe Ermenault

 Quasiment jour pour jour, 30 ans après, Picquigny va fêter celui qui a porté bien haut les couleurs de notre village: Philippe Ermenault.

En effet, le dimanche  26 juillet à partir de10 heures,  dans la grande salle de la Catiche, lieu béni des amoureux du canoë kayak, Philippe Ermenault sera fêté comme il se doit par la municipalité mais aussi la population. 

En effet, fin juillet 1996 à Atlanta,, Philippe Ermenault qui, quelques jours auparavant avait décroché la médaille d'argent de la poursuite individuelle, avait emmené ses trois équipiers  Francis Moreau, Christophe Capelle et Jean Michel Monin  sur la plus haute marche du podium. 

Sur les quatre champions, trois étaient Picards et ce fut un grand moment pour le sport de notre région car à l'époque, la Somme n'avait pas été encore absorbée par les Hauts de France.

A son retour, Philippe était reçu comme un roi par la Ville de Picquigny à l'époque dirigée par Romain Zurek.

L'accueil fut extraordinaire et nous nous souvenons  de ce grand moment.

Nous n'avons pas  oublié  l'arrivée de Philippe debout dans une voiture décapotable conduite par l'ancien professionnel Pierre Pardoën qui était alors maire de Belloy sur Somme.

La carrière de Philippe était loin d'être terminée puisqu'en 1997 et 1998 il devenait champion du monde de poursuite individuelle.

Nous  lui avions alors consacré un livre ¨Philippe Ermenault de Picquigny à Atlanta." C'était la première fois en France qu'un livre était écrit sur un pistard.

Philippe Ermenault a ensuite été honoré avec cette rue dans laquelle ont vécu ses parents et qui porte son nom tandis qu'en 2026, Picquigny  avait célébré son 20e anniversaire de sa médaille d'or d'Atlanta.

C'est donc le dimanche 26 juillet, le même jour de  l'arrivée du Tour de France, que Philippe Ermenault reviendra dans le village où il a longtemps vécu.

A Picquigny, à l'initiative du maire José Herbet, un groupe de travail a été constitué pour  la recherche d'articles de presse, de vidéos, photos et un livre d'or sera à la disposition des supporters qui viendront dans la salle de la Catiche.

Des questions seront évidemment posées à Philippe et nul doute que les supporters de Philippe seront nombreux à venir lui rendre hommage et se rappeler les bons souvenirs d'une très belle carrière.

Amis de Promotion Sport Picardie, venez nombreux rendre l'hommage qu'il mérite à Philippe Ermenault;

Pour mémoire, lors d'un Tour de la Somme organisé par PSP, un départ d'étape avait été donné à Picquigny, juste en face de la maison dans laquelle ont vécu les parents de Philippe sur la place de l'hôtel de ville.

Dimanche 26 juillet

Salle de la Catiche à Picquigny à 10 heures

Entrée gratuite

 

Lionel Herbet

Sans les oreillettes, le cyclisme redevient un sport .. d'équipe

 Au terme de ces championnats de France de cyclisme sur route qui se sont déroulés ce week end dans l'Isère, outre la chaleur caniculaire qui a régné et bien sur perturbé le comportement des coureurs, il convient de souligner deux faits marquants.

Le premier est que les titres des femmes et des hommes est revenu à des porteurs du maillot, Française des Jeux United-Suez.

Samedi,  Gélia Géry  l'a emporté et dimanche Romain Grégoire qui avait terminé deuxième l'an dernier, a cette fois triomphé. 

Supériorité donc de cette équipe Française des Jeux qui, au départ, était représentée samedi et dimanche par le plus grand nombre de concurrents.

Les deux jours, les lauréats ont certes affiché une grande satisfaction de revêtir le maillot tricolore mais surtout rendu hommage à leurs équipiers  qui avaient participé à ce qu'on appelle dans un sport collectif, le jeu d'équipe.

Il fallait voir ce dimanche quelques minutes après l'arrivée de Romain Grégoire ses équipiers  s'enlacer comme s'ils avaient marqué un but.

Image évidemment réconfortante et qui, plus que jamais, nous rappelle qu'un coureur fut il le plus fort a besoin à un moment ou un autre, de ses équipiers.

Ce travail d'équipe a donc été parfait que ce soit samedi et  surtout dimanche dans une épreuve impitoyable puisque sur  131 coureurs au départ seulement 39 ont franchi la ligne d'arrivée.

Et puis pour  confirmer notre propos soulignant que le cyclisme est certes un sport individuel mais aussi un sport d'équipe.

Une notion qui prend encore plus d'importance quand on sait que dans un championnat l'utilisation des  oreillettes est interdite.

Et c'est une bonne chose car dans un championnat, ce sont d'abord et surtout les coureurs qui font la course alors qu'avec l'oreillette, ils sont contraints d'écouter les consignes venues de leur directeur sportif.

Des consignes qui peuvent avoir des conséquences sur la sécurité proprement dite car les oreillettes ont tendance à changer le comportement des coureurs qui sont dans l'obligation d'être attentifs aux consignes reçues mais aussi moins attentifs en course.

D'où certaines chutes qui auraient pu être évitées.

Les oreillettes reviennent évidemment au Tour de France qui démarre de Barcelone  dans une  semaine .. par une première étape .. par équipes.

 

Lionel Herbet 

Officiel: le Grand Prix de la Somme reporté à 2027

 Depuis un moment, la rumeur circulait dans les milieux cyclistes.

A savoir que le Grand Prix de la Somme 2026 n'aurait pas lieu et que c'en était terminé de cette épreuve cycliste qui aurait dû célébrer son 40e anniversaire.

C'est la raison pour laquelle Hubert Louvet président de Promotion Sport Picardie  avait provoqué une réunion et il tenait à ce que les membres de cette association soient les premiers informés officiellement.

Hubert Louvet qui avait à ses côtés Henri Paul Fin, Gérard Frey et Jean Louis Hely (notre photo) a été clair:

"Le Grand Prix de la Somme n'aura pas lieu cette année mais tout sera fait pour qu'il se déroule  en 2027".

Il semble bien que les élections municipales de mars dernier aient provoqué pas mal de remous et que par exemple, Amiens et Abbeville ont changé de maire et fait en sorte que ce Grand Prix de la Somme soit plus que compromis.

Mais selon Hubert Louvet c'est plutôt la Police Nationale qui a été la cause première de ce report.

 En effet, il y aurait eu l'absence de policiers durant l'épreuve car retenus par d'autres manifestations.

Alors évidemment,  la déception  régnait dans cette salle de la mairie de Saint Fuscien mais Hubert Louvet a lancé cet appel aux membres présents

" Pour préparer le Tour 2026, des réunions de travail ont eu lieu 

Et nous avions la certitude que l'arrivée aurait bien lieu à Amiens. Mais entre temps les élections sont passées.

 Jusqu'au moment  ou la Police Nationale nous a mis un veto."

Pour sa part, Gérard Frey a été plus net:

"Les élus nous demandaient aussi d'attendre.

Cette décision nous l'avons prise en pleine figure et cette décision de reporter l'épreuve, me reste en travers de la gorge."

Quant à Hubert Louvet, il a lancé cet appel à ses amis de PSP:

"Ne nous laissez pas tomber".

Qu'il soit rassuré  car les dirigeants de PSP sont prêts à relever le défi pour 2027 et un 40e anniversaire d'une épreuve qui a connu de belles heures dans les années 90..

Maintenant, il va falloir préparer la prochaine édition. Sur le plan sportif, Gérard Frey chargé de tracer les parcours, souhaite qu'on adopte le système des boucles car le public a l'occasion de voir en action plus souvent les coureurs.

Quant aux villes départ et arrivée, rien n'est acté pour le moment.

L'heure des  contacts  avec les services préfectoraux, les municipalités intéressées par une ville départ ou arrivée,  va bientôt  débuter et certaines villes de taille moyenne comme Gamaches, Cayeux sur Mer voir Flixecourt semblent intéressées. 

Le problème du sponsoring va également se poser car André Fatou qui avait rempli cette tâche en 2025 a annoncé qu'il démissionnait de PSP.

 

Lionel Herbet

Dimanche 26 juillet 

Picquigny va fêter les 30 ans de la médaille d'or à Atlanta de Philippe Ermenault

 Comme le temps passe vite!

 Fin juillet 1996 lors des Jeux Olympiques à Atlanta, l'équipe de France de poursuite olympique décroche la médaille d'or.

Cette victoire constitue à n'en pas douter  un des plus grands exploits sportifs réalisés par des Picards. En effet dans ce quatuor, nous avions la présence de trois régionaux avec Christophe Capelle licencié au VCSV et à l'époque professionnel, le Saint Quentinois Francis Moreau et Philippe Ermenault licencié alors à l' U C Liancourt mais surtout enfant de Picquigny  où il a vécu ses premières années et a vraiment effectué ses débuts dans le cyclisme au club de Samara UC.

Quelques jours plus tard, Philippe Ermenault était l'objet d'une réception extraordinaire et tout un village était venu fêter son champion.

Nous avons le souvenir de Philippe arrivant sur la place de l'hôtel de ville de Picquigny dans une voiture décapotable conduite par Pierre Pardoen l'ancien professionnel des années 50 et qui était ensuite devenu le maire de Belloy sur Somme.

Depuis 30 ans se sont écoulés et Philippe Ermenault  qui est ensuite devenu deux fois champion du monde individuel a depuis cessé sa carrière. 

Trente ans après, à Picquigny, nous avons voulu que celui qui a fait connaitre notre village un peu partout dans le monde soit honoré comme il se doit.

C'est ainsi que le dimanche matin 26 juillet, une conférence aura lieu dans la salle de la Base nautique de Picquigny. Philippe sera présent et il répondra aux questions  qui lui seront posées.

La municipalité de Picquigny ne sera pas seule à honorer Philippe puisque celle de la Chaussée Tirancourt sera aussi de la fête. C'est en effet à la Chaussée que le maire de l'époque André Sehet lui avait offert un emploi.

Un an après son titre olympique, nous avions écrit un livre sur Philippe Ermenault et la municipalité de Picquigny va essayer de  rééditer une nouvelle série car tout avait été vendu à l'époque. Et puis cela permettra à une nouvelle génération qui n'a pas connu Philippe de mieux connaitre cet immense champion qui est resté d'une grande simplicité.

Rendez-vous dimanche 26 juillet 10 heures Base nautique de Picquigny.

 

Lionel Hrebet

Francis Van Londersele et Franck Morelle n'avaient pas voulu manquer le départ de Glisy

 Il n'est pas trop tard pour revenir sur cette matinée de jeudi dernier à Glisy où se déroulait le départ de la deuxième étape des Quatre Jours de Dunkerque.

Il n'est pas fréquent en effet que la plus grande épreuve professionnelle depuis plusieurs décennies fasse étape dans notre département de la Somme;

Il convient une fois encore de  rendre hommage à la municipalité de Glisy qui n'atteint pas mille habitants.

Si le spectacle était évidemment sur les routes, il est quand même intéressant de revenir sur les deux heures qui ont précédé le départ donné par le duo composé de Philippe Ermenault et de la ravissante Emma Miss Picardie 2025.

C'est ainsi que l'ancien directeur de l'équipe Cofidis mais aussi ancien CTR de la Picardie Francis Van Londersele était venu à Glisy à .. vélo évidemment.

En retraite celui qui a été à la base des carrières des plus grands champions picards notamment Ermenault, Gaumont, Seigneur, Casper notamment n'avait pas voulu manquer ce rendez-vous et revoir notamment son ancien collègue de Cofidis Alain Deloeil qui est devenu le directeur de course des Quatre Jours.

Aussi paradoxal que cela puisse paraitre, Francis Van Londersele n'a jamais dirigé une équipe de Cofidis dans les Quatre Jours pour la bonne raison qu'Alain Deloeil était le directeur de l'équipe et qui plus est, un vrai nordiste.

Du coup, Van Londersele était au Tour d'Italie  

"Je n'étais pas aux Quatre Jours car c'était le terrain d'Alain Deloeil et à cette époque les Quatre Jours ne venaient pas en Picardie

C'était feu le Tour de Picardie.

J'étais dans le même temps sur le Giro. 

J'ai regardé la première étape de ces Quatre Jours et j'ai trouvé que c'était bien retransmis à la télé et bien commenté.

Il y a eu des  chutes et cela s'explique car les coureurs prennent plus de risques. Il  y a surtout  le matériel et s'ils peuvent passer dans un trou de souris ils vont le faire.

A mon époque c'était quand même plus académique.

Je suis heureux que les Quatre Jours viennent chez nous en Picardie".

Quant à Franck Morelle qui fut rappelons le champion de France amateur et troisième de la même épreuve chez les pros (en 1997), il était présent à Glisy mais avec une anecdote qu'il nous a révélée.

"Cela se passait en 1992 et j'étais dans la petite équipe Eurotel.

Le départ de la première étape était le 5 mai et nous étions à Boulogne.

Mais au même moment arrive au monde mon premier enfant.

Je me alors suis barré et je n'ai donc pas participé à l'épreuve.

Quand j'ai arrêté ma carrière en 200,0 on est venu me chercher pour m'occuper de la ville et j'ai été élu en mars dernier à Aumale dans  la nouvelle équipe municipale.

Je  suis chargé du sport et du monde associatif".

Franck Morelle n'est évidemment pas le seul sportif qui se soit lancé dans la quête d'un poste d'élu et il estime que le fait d'avoir été un sportif de haut niveau peut être très bénéfique.

Dans les moments difficiles  d'une carrière sportive, la notion qui est celle de ne rien lâcher est un avantage dans le monde de la vie politique.

 

Lionel Herbet

Nouvel homme fort du Sport à Amiens et sa Métropole

Bernard Bocquillon est surtout un passionné de cyclisme 

Cela fait à peine une semaine que Bernard Bocquillon,, maire de Rivery et figurant sur la liste du nouveau maire d'Amiens M.Fauvet, a pris ses fonctions de responsable du sport à Amiens et sa métropole.

Il n'a pas attendu pour afficher sa présence et c'est ainsi qu'après avoir été présent sur les installations du R C Amiénois pour la réception du président de la Fédération française de rugby, le lendemain il répondait à l'invitation de Pascal Tranquille, président du district de la Somme de football et ce,  à l'occasion de la 4e édition de la soirée des Bénévoles.

Bernard Bocquillon a bien voulu nous accorder un entretien à la Bodega, lieu de cette Soirée des Bénévoles.

Il  est acquis  que M. Bocquillon par ailleurs maire de Rivery ne débarque pas dans un univers inconnu.

 Le sport il connait.

"Cela fait tout  juste une semaine que j'ai été élu responsable des sports à Amiens et sa Métropole.

Je suis aujourd'hui maire de Rivery après avoir occupé les fonctions d'adjoint chargé des sports de 2008 à 2014

J'ai été directement à l'origine de la création de clubs d'escalade, de cyclisme  er de gym musculation à Rivery.

J'ai été régisseur sportif pour Amiens Métropole pendant 38 ans durant mon activité professionnelle. 

Je connais bien le sport car après avoir créé les clubs, j'ai également entrainé et j'ai obtenu des diplômes en escalade et en activité cycliste.

Je ne suis donc pas un débutant et je le répète, je connais bien le  sport.

Je  suis aussi un passionné de cyclisme et quand M.Fauvet m'a proposé d'être le responsable des  sports, j'ai accepté cette mission.

Depuis une semaine, je prends connaissance des  dossiers et du mieux possible, je ferais tout pour aider les associations.

On sait que les contraintes sont toujours budgétaires et nous ferons au mieux avec les budgets que nous aurons.

Je connais la situation de l"ASC Football.

Il faut aider ce club et ce quelle que soit la catégorie  dans laquelle il se trouve;

Quand on aime sa ville et le sport, on se doit tout le temps de supporter au maximum les joueurs et son club.

 Evidemment je regrette ce qui s'est passé la semaine dernière à la Licorne. 

J'étais présent au stade

J'ai trouvé cela lamentable et je me suis dit : non ce ne sont pas des supporters qui ont agi comme cela.

Certes, je suis plus axé vers le cyclisme mais quand j'étais gamin, j'ai joué au football à l'ASPTT Amiens  et j'ai bien connu M. Maurice Rémy qui était l'éducateur du club.

Dans l'immédiat il n'y a pas de chantier. Il faut en effet attendre le plan pluriannuel d'investissement d'Amiens Métropole

Nous allons recenser les demandes des maires des 39 communes , le recensement des  travaux qu'ils souhaitent et par rapport au budget,, nous prendrons des  décisions.

Je sais que sur Amiens, manquent des terrains synthétiques et pas seulement en football.

Je sais aussi que Hubert Louvet m'a contacté pour le Tour de la Somme cycliste  mais cela ne peut se faire cette année car nous avons à Amiens à la même période Agora et les Médiévales. Ce sera plutôt en 2027".

Bernard Bocquillon conclut ainsi cet entretien:

"Je suis enthousiaste pour tout  mais il faut savoir aussi partager et trancher à un certain moment

Je n'ai pas eu l'occasion de rencontrer mon prédécesseur Guillaume Duflot  mais je vais le faire prochainement"

 

Lionel Herbet  

Paul Seixas provoque un véritable emballement médiatique

 Ce matin, l'annonce officielle de la participation de Paul Seixas au prochain Tour de France,  a littéralement déclenché un véritable déchainement  médiatique. 

Dans la même seconde, sur les réseaux sociaux, l'information a été répandue et le midi dans le journal de France 2, on a annoncé la présence de Paul Seixas au départ de la Grande Boucle.

Ce même journal qui parfois oublie de rappeler certaines rencontres comptant pour la Coupe d'Europe de football.

Mais passons.

Toujours est-il que Paul Seixas qui, rappelons le, n'aura pas encore 20 ans à la fin du Tour  a choisi le bon moment pour annoncer qu'il serait bien le 4 juillet à Barcelone au départ du Tour avec son équipe Décathlon-CMA-CGM.

Et ce Tour 2026, c'est exactement 40 ans après la dernière victoire d'un Français au Tour: Bernard Hinault.

Mais tout oppose Seixas 2026 à Hinault 1986.

Le premier est à l'orée d'une carrière que tout le monde espère la plus brillante possible et le deuxième disputait son dernier Tour et mettait fin peu  après à sa carrière.

Combien de fois avons nous lu ou entendu la comparaison entre ces deux hommes.

Le Breton n'avait pas son pareil pour prouver qu'il était capable de tous les exploits.

Et notamment surmonter les difficultés, les chutes, les blessures.

Rarement le Blaireau  n'a baissé les bras ce qui est une façon de s'exprimer pour un cycliste.

Bernard Hinault a été un immense champion avec le talent certes mais surtout un immense courage.

Quant à Paul Seixas, il est possible qu'il ait plus de talent qu'Hinault.

Mais ce dont nous ne sommes pas certain, c'est que le jeune prodige français jusqu'à présent n'a pas connu, et c'est tant mieux, des moments difficiles qui demandent le dépassement de soi même, c'est à dire tout simplement le courage.

N'empêche que nous attendons tous  avec impatience  le duel Seixas- Pogacar sur les routes du Tour de France en espérant que les spectateurs  restent sur le bord de la route car ces derniers temps, les accidents n'ont pas manqué.

 

Lionel Herbet

Souvenirs

Deux mois avant sa mort, j'ai rencontré Jacques Anquetil

 Le 18 novembre 1987, alors qu'il n'avait  que 53 ans, Jacques Anquetil surement un des plus grands champions cyclistes que la France ait connus, décédait d'un cancer.

Le champion normand avait hélas joué avec le feu et n'avait jamais pris soin de sa santé.

Il payait surement au prix fort cette négligence. 

Le jour même où Jacques Anquetil nous quittait, je me trouvais à la Chaussée Tirancourt  reçu par un passionné de cyclisme M.Jean Claude Richard; 

A la même table, se trouvait surement l'équipier le plus fidèle de Jacques Anquetil, Jean Stablinski qui fut champion du monde en 1962 mais aussi le dernier vainqueur du Tour de Picardie en 1965.

Quand Jacques Anquetil est décédé, nous est revenue en mémoire la visite du quintuple vainqueur du Tour de France

Il était en effet l'invité d'honneur des Boucles du Canton de Picquigny, une épreuve organisée par le club Samara U C présidé par Jean Claude Bulant.

Chaque année, était invité un ancien vainqueur de la Grande Boucle

Avant le départ  les formalités administratives  avaient lieu dans le village de Crouy Saint Pierre mais c'est à la Chaussée Tirancourt que j'ai eu la chance d'interviewer Jacques Anquetil grâce au maire André Sehet et ma première impression est qu'l était visiblement fatigué.

Il semble bien que ces Boucles du Canton de Picquigny à l'automne 87 aient été la dernière fois où Anquetil par ailleurs  directeur des équipes de France, s'était déplacé pour la dernière fois car il souffrait beaucoup ainsi qu'il devait nous le déclarer.

"J'aurais du garder la chambre durant trois jours mais j'avais promis à M. Richard de venir. J'ai mal à ma jambe et j'ai de l'arthrose et je souffre.

Le cancer est une maladie qui se soigne comme une autre.

Il faut la démystifier 

C'est avant tout le moral qui compte

C'est vrai que devant vous je fais semblant et je souris mais j'ai mal

Mais je ne vais pas pleurer devant les gens

Jacques Anquetil nous avait aussi résumé en une phrase  sa rivalité avec Raymond Poulidor:

"Avant  la France était partagée entre nous deux  mais aujourd'hui ils sont tous derrière moi". 

 

Lionel Herbet

Souvenirs

Le jour où je me suis retrouvé en face de Louison Bobet

 Ce fut une des rencontres les plus brèves de ma vie avec un sportif de haut niveau.

Un champion même qui encore aujourd'hui demeure parmi les plus grands.

Nous sommes en avril 1959 et à cette époque, j'en termine avec les études à la cité scolaire d'Amiens;.

J'y ai  passé cinq années qui m'auront permis de décrocher un diplôme certes modeste mais auquel je tiens toujours (BEPC).

C'est l'époque durant laquelle le Courrier Picard a l'habitude d'organiser des épreuves sportives comme par exemple la traversée d'Amiens à la nage, les 24 heures d'Amiens à la marche et le Tour de Picardie cycliste sans oublier les pesées des boxeurs avant les grandes soirées pugilistiques au cirque d'Amiens.

En ce printemps 1959, le Tour de Picardie se prépare et la cérémonie des dossards a lieu au siège du journal 14 rue Alphonse Paillat à Amiens.

Les coureurs défilent et passionné de cyclisme, je me retrouve devant le journal attendant fébrilement de voir et approcher les coureurs.

Et subitement j'aperçois Louison Bobet, le grand champion qui termine certes sa carrière mais a remporté trois fois le Tour de France en 1953-54 et 55 et est devenu champion du monde.

Faut il le rappeler, à cette époque, il n'y avait pas de téléphone portable ni d'appareils photos mais toujours est-il que je me retrouve dans un petit groupe de supporters. 

Nous nous faisons photographier avec Louison Bobet qui va participer à ce Tour de Picardie avant de mettre un terme à sa carrière en fin d'année 1959.
Je n'ai jamais  revu par la suite cet immense champion qui a d'autre part réussi sa reconversion et qui est mort au début des années 80.
Mais jamais je n'ai oublié cet instant bref et magique d'autant que deux mois plus tard, j'étais engagé au Courrier Picard où je suis resté plus de 42 ans.

 

Lionel Herbet 

Les passages à niveau qui se ferment, le grand danger des coureurs

 Dimanche dernier, le Tour des Flandres a été exceptionnel quant à son déroulement avec la victoire du Slovène Tadej Pogacar qui a remporté son duel avec le petit fils de Raymond Poulidor, Mathieu Van Der Poel. 

Quel match entre ces deux super champions et cela nous faisait penser à un combat de ..boxe avec deux hommes se rendant coup pour coup.

Et ce devant un public record et déchainé prouvant une fois de plus que la Belgique produit non seulement de grands champions mais aussi qu'elle se passionne toujours pour ce sport qui est pourtant décrié par ceux qui ne sont jamais montés sur un vélo.

Au delà de ce superbe moment, il nous faut revenir quelques heures plus tôt  dans ce Tour des Flandres avec un passage à niveau qui se présente devant les coureurs mais qui, surtout, voit ses barrières s'abaisser car un train va bientôt  passer.

Dans une course de ce niveau, il est évident que les organisateurs ont noté sur leur parcours ce passage à niveau et le moment probable où un train va passer. Ils informent alors les directeurs sportifs qui répercutent l'information à leurs coureurs.

Le problème est que si du côté de la SNCF, l'horaire ne change pas, pour ce qui concerne un peloton, il peut être soit en avance soit en retard.

Et ce détail est important car très vite, les organisateurs doivent prévoir rapidement cet instant où les barrières vont se fermer alors qu'arrivent à vive allure, les coureurs.

Depuis toujours ce phénomène existe dans le cyclisme professionnel ou amateur et à notre  connaissance, jamais il n'y eut d'accident grave.

Les coureurs qu'ils soient isolés ou en peloton descendent alors de vélo qu'ils mettent sur l'épaule et traversent rapidement la voie.

Il faut faire très vite et le plus généralement, les organisateurs sont dépassés ou impuissants par la rapidité d'exécution des coureurs.

Les plus rapides ou les plus malins se retrouvent alors de l'autre côté de la voie mais pas tous et dès lors, pour les moins débrouillards ou les moins chanceux, il faut attendre que le train soit entièrement passé.

Les organisateurs doivent-ils dès lors arrêter momentanément la course?

Ou tout simplement la laisser se poursuivre tant il est vrai que les conséquences ne sont pas les mêmes selon que le passage à niveau se trouve plus ou moins loin de l'arrivée. 

Tel était le cas dimanche dans le Tour des Flandres.

Certains coureurs ont bravé les conseils de prudence et ont quand même franchi la barrière baissée.

Sur un plan sportif, difficile de se prononcer et c'est là qu'intervient .. la Justice C'est ce qui est arrivé au Tour des Flandres et il est donc possible que des concurrents notamment Pogacar n'aient pas respecté le...code la route.

Alors ils risquent une amende, un retrait de permis au plan judiciaire.

Mais au niveau sportif, nous ne voyons vraiment pas pourquoi l'UCI qui régit le cyclisme mondial, disqualifierait Tadej  Pogacar.

Toutefois, le sujet est tout de même important car si dimanche, tout s'est bien déroulé  rien ne dit que dans le futur, nous n'aurons pas à déplorer un grave accident sur une voie de chemin de fer.

 

Lionel Herbet 

Paris-Nice, la course au soleil, vous rigolez

 Alors que dans le même temps se déroulait une des dernières épreuves des Jeux Paralympiques, la course cycliste Paris-Nice dont c'était l'avant dernière étape, a été caractérisée par l'arrivée de conditions atmosphériques déplorables.

A savoir la neige qui est tombée ce samedi matin aux environs de Nice. Une neige qui a contraint les organisateurs à prendre une décision drastique : diminuer le kilométrage et faire en sorte que cette étape ne comporte que ..47 kilomètres.

 Surement une grande première dans l'histoire du  cyclisme professionnel.

Et pourtant ce sport a toujours été confronté au mauvais temps et notre mémoire se souvient  par exemple que Bernard Hinault avait remporté Liège-Bastogne-Liège sous des  bourrasques de pluie glacée et de neige et que plus loin dans le temps,  Charly Gaul avait remporté une étape de montagne dans le  Tour d'Italie au terme d'une échappée en solitaire et marquée par de conditions atmosphériques dantesques et  qui voyait de nombreux coureurs frigorifiés se réfugier dans des étables afin d'avoir un peu de chaleur auprès des animaux..

Ce samedi matin, on a vu la plupart des coureurs se diriger vers le podium pour la signature avec un ..parapluie. Du rarement vu dans ce sport.

Même réduite à 47 km, l'étape demeurait dangereuse pour les  coureurs dont la grosse majorité aurait voulu rester à l'hôtel et ne pas prendre des risques inutiles.

.On imagine dès lors qu'une chute pourrait avoir de graves conséquences pour la suite de la saison.

Raison pour laquelle nous ne comprenons pas les déclarations de Laurent Jalabert qui en direct sur France 3, a critiqué l'attitude des coureurs à qui il a même reproché le pacte de non agression qui voulait que justement les coureurs ne se montrent pas trop combatifs.

Le cyclisme a toujours été un sport de plein air et il doit tenir compte des conditions atmosphériques..

Paris-Nice a toujours été appelé la Course au Soleil.

Ce n'est plus vrai et il faudra bien que les organisateurs quels qu'ils soient, tiennent comptent du changement du temps et que les saisons ne sont plus les mêmes que voici quelques dizaines d'années.,

 

Lionel Herbet

La guerre fratricide dans le monde du cyclisme français

 La saison cycliste dans notre département a repris ce dimanche à Montdidier.

C'est le moment de dresser le constat suivant: ce sport si merveilleux qui a donné tellement de champions à la France et chez nous à la Picardie, ne se porte pas très bien. Certes sur le terrain, la première victoire chez les pros du jeune (18 ans) Paul Seixas laisse espérer de beaux lendemains et d'aucuns se prennent à rêver et à se dire qu'enfin, nous allons connaître le successeur de Bernard Hinault.

Depuis plusieurs années,  ce sport est géré par deux Fédérations: la Fédération française qui gère tout le côté amateur et la ligue Nationale qui comprend mais oui quatre divisions:  World Tour, Pro Teams, Continentales-Pro et Continental Fédérales. 

Cherchons bien: ces quatre divisions ne comportent aucune équipe picarde. Ont disparu de la circulation le C C Nogent, le V C Saint Quentin notamment. 

L'explication est bien évidemment d'ordre financier.

Cela coûte cher que d'avoir une équipe pro ou semi-pro car aux coureurs s'ajoutent les mécanos, kinés, médecins, soigneurs et l'administration.

Dans le contexte économique que nous connaissons, ce n'est donc pas surprenant que la Picardie soit à la traine.  

Au delà de ces difficultés, vient s'ajouter une guerre sournoise qui oppose la Fédération française dont le président est Michel Callot et le président de la Ligue Xavier Jan.

Le litige qui oppose ces deux entités concerne le nombre d'équipes amateurs surtout Continentales Fédérales, invitées à participer à des courses professionnelles.

Sans entrer dans les détails, il semble que les deux présidents soient vraiment opposés et l'affaire est même allée jusqu'au Conseil d'Etat.

Une sorte de déclaration de guerre qui dans cette période, a un sens vraiment dérisoire.

Toujours est-il que le cyclisme n'avait pas besoin de cette guerre entre la FFC et la Ligue. Il  semble bien que dans cette affaire, on ne connait pas encore qui sortira vainqueur mais à l'inverse, nous savons qui sera le perdant: le cyclisme et les coureurs.

 

Lionel Herbet

Ces cyclistes qui s'engagent dans la bataille des municipales

 Nous sommes maintenant à moins d'un mois  des élections municipales qui sont surement celles qui intéressent le plus la population française.

Un peu partout, nous assistons à cette prise de conscience et aussi, c'est surement une première, à cette volonté pour certains sportifs ou plutôt anciens sportifs de prendre leurs responsabilités et de s'engager.

Ainsi ces jours derniers, deux anciens coureurs cyclistes de renom ont décidé de s'engager dans leur commune respective.

 A Aumale, c'est Franck Morelle qui fut champion de France amateur et plus tard un excellent professionnel qui rejoint une liste et à Mers les Bains, Jean Bernard Devos, autre représentant de ce sport cycliste et qui a été le créateur de la Côte Picarde, une des grandes courses cyclistes aujourd'hui hélas disparue.

Avant eux, un ancien coureur ayant participé aux Jeux Olympiques de 1972 Henri-Paul Fin a exercé  avec réussite le poste de maire de Saint Fuscien. Sur le plan national, un champion de l'après guerre Jacques Marinelli avait été le maire d'une grande ville de la région parisienne Melun.

Et cette liste de sportifs voulant s'engager dans la vie municipale vient de s'agrandir avec la championne d'aviron Erika Sauzeau qui, elle s'attaque directement à la mairie de Bernaville et ce, en tête de liste. Elle vise ni plus ni moins que le poste de maire

A Amiens, ce n'est pas un ancien champion qui se présente devant les électeurs mais un journaliste de  qualité, fier d'être Amiénois et qui a accepté de rejoindre la liste du maire sortant : Thierry Adam.

Maintenant cette liste n'est peut être  pas close mais il est certain que le sport prend de plus en plus de place dans nos communes et que le regard des électeurs ne sera  plus tout à fait le même.

Désormais, nos anciens sportifs seront jugés d'abord et surtout sur les résultats qu'ils obtiendront dans dans leur commune respective et non plus au plan sportif.

Dans un monde de plus en plus exigeant et qui ne pardonne rien, il est évident que nos sportifs n'auront pas le droit à l'erreur.

Bon courage néanmoins à Thierry, Franck, Jean Bernard et Erika

Lionel Herbet

Où sont passés les cyclistes d'antan?

 La saison cycliste chez les professionnels a repris voici une semaine avec le G P de la Marseillaise qui   a vu du reste la victoire de Bryan Coquard.

 Les pros préparent le plus souvent leur saison soit sur la Côte d'Azur soit en Espagne. Des  régions où il est censé faire plus beau que dans notre Picardie.

Chez nous et plus particulièrement chez les amateurs, il faudra patienter quelques semaines avant que ne soit officiellement lancée la saison sur route.

Nous  avons la nostalgie de ces années au cours desquelles le Prix de Montdidier était la première course du calendrier  en Picardie.

Le plus souvent, les organisateurs faisaient le plein au niveau des engagés et il leur arrivait même de refuser le départ à des coureurs retardataires. 

C'est qu'à cette époque pas si éloignée du reste, le cyclisme se portait très bien dans le comité de Picardie qui, sous la houlette de son président Hubert Louvet, était propriétaire de son siège social à Amiens et qui avait un nombre important de licenciés.

Les coureurs préparaient à cette époque leur saison chez nous ou du moins chez eux.  A l'inverse des pros, ils restaient dans leur environnement naturel.  

Nous nous souvenons le week end de ces groupes de coureurs que nous croisions, quel que soit le temps  et il arrivait que certains nous reconnaissaient et nous saluaient.

Oui c'était la belle époque du cyclisme picard avec ses  pros qui ont marqué la belle histoire de ce sport mais aussi avec ses amateurs de qualité.

Le cyclisme picard était alors en plein essor avec les Gaumont, Seigneur, Capelle, Ermenault, Moreau, Gayant etc..

Et puis peu à peu, en début de chaque année, les coureurs s'entrainant en vue de préparer leur saison, sont devenus de plus en plus rares.

Au point qu'aujourd'hui, lorsque nous allons sur les routes afin d'effectuer notre marche, il est fort rare que nous rencontrions des coureurs qui préparent leur saison. 

Aujourd'hui, ces cyclistes roulent le plus souvent en solitaire et ils sont moins nombreux que les coureurs .. à pieds qu'on voit de plus en plus nombreux .

Mais où sont donc passés les cyclistes d'antan?

Soit ils ont mis un terme à leur activité ou tout simplement ils se sont dirigés vers d'autres disciplines tel le Trail.

 

Lionel Herbet  

Henri-Paul FIN, ce champion devenu parfait bénévole

 Voici quelques jours, Henri-Paul Fin, le maire de Saint Fuscien a annoncé à ses concitoyens qu'il ne solliciterait pas le renouvellement de son mandat et qu'i passait la main.

Il n'est pas le seul dans ce cas mais Henri-Paul Fin représente tout de même un cas à part.

En effet, il est fort rare aujourd'hui que d'anciens sportifs abordent une nouvelle carrière en se lançant soit dans la vie politique soit qu'ils deviennent le maire de leur localité.

Un des plus célèbres sportifs qui ont ensuite été maire  a été Jacques Marinelli coureur cycliste professionnel dans les années 50, adversaire de Fausto Coppi dans la montagne  et qui fut premier magistrat à Melun durant de longues années.

Henri-Paul Fin a été lui aussi un cycliste réputé dans la région nordiste.

En 1972 il a même participé aux Jeux Olympiques de Munich avec l'équipe de France ( quatre coureurs) sur la distance des 100km.

C'est après l'arrêt de sa carrière qu'il s'est fixé à Saint Fuscien,  une ville déjà sportive puisque nous nous souvenons d'une course .. cycliste avec au départ un authentique champion Régis Ovion qui fut champion du monde amateur en 1971 et champion de France professionnel en 1975.

Henri-Paul Fin n'était alors  plus sportif de haut niveau mais très vite il est devenu un dirigeant dont on se souvient qu'avec Hubert Louvet, à l'époque président du comité de Picardie,  il a été à l'origine de la création de Promotion Sport Picardie qui organise le Tour de la Somme devenu depuis Grand Prix de la Somme.

Henri-Paul Fin s'est pleinement investi dans cette fonction de président-délégué de PSP et un peu plus  tard, il est devenu le maire de Saint Fuscien. Un poste qu'il a pleinement honoré avec un enthousiasme de ..bénévole.

Des bénévoles qui à Saint Fuscien se sont investis pour que leur commune soit connue et reconnue.

Henri-Paul Fin que nous avions photographié un jour à la Maison des  Sports à Amiens devant le drapeau olympique, méritait bien ce petit honneur et nous lui souhaitons de bien profiter de la vie. Sans jamais toutefois oublier le cyclisme et ses amis de P S P.

 

Lionel Herbet

 

Souvenir

Fausto Coppi 66 ans déjà mais le souvenir reste vivace

 

Jamais je n'ai oublié ce 1er janvier 1960.

En me dirigeant à la cérémonie des vœux du Courrier Picard dont j'étais un jeune employé, la mort de Fausto Coppi m'avait  bouleversé.

Oui Fausto Coppi comptait beaucoup pour moi qui, à cette époque, avait l'habitude d'écrire directement aux champions afin d'obtenir une photo dédicacée.

Trois ans avant sa mort, Fausto Coppi en personne, nous avait répondu par lettre dédicacée et avec une photo.

C'était la période qui voyait  les champions prendre  la plume pour répondre à leurs supporters mais dans le cas de Fausto Coppi c'était quand même quelque chose car il résidait à Novi Ligure et nous à Picquigny.

Cette lettre nous l'avons évidemment conservée précieusement.

Ce  matin en parcourant sur les réseaux sociaux les communiqués de supporters italiens qui ont gardé leur ferveur pour leur champion, nous avons rajeuni de .. 66 ans.

Rarement la disparition d'un champion n'aura provoqué un tel déchainement de tristesse.

Coppi n'avait que 40 ans et il avait été victime d'une maladie alors qu'il était en Afrique. Il avait été rapatrié en Italie mais les médecins n'avaient pas les médicaments nécessaires pour le guérir.

Fausto Coppi était un homme qui aimait la chasse et la pêche et il est venu assouvir sa passion dans notre département plus particulièrement Longpré les Corps Saints. 

Mais c'est évidemment le champion que nous n'oublions pas et nous sommes persuadés que sans la guerre, il aurait remporté plus de Tours de France et Tours d'Italie.

Fausto Coppi nous a quittés voici 66 ans mais il est toujours présent dans notre mémoire.

Lionel Herbet