Les chroniques de Lionel HERBET 2024


En cyclisme, le dopage mécanique donne des idées à certains tricheurs

A l'heure où Tadej Pogacar survole le Tour d'Italie (ce mardi il a remporté sa 5e victoire d'étape et se trouve largement leader), alors que les coureurs français tirent leur épingle du jeu avec deux étapes remportées et un Romain Bardet qui se trouve dans les dix premiers au général, voilà que de l'Oise, nous apprenons une bien mauvaise nouvelle et qui nous révolte.

Une nouvelle qui porte un mauvais coup au sport cycliste.

Il est question une fois encore de dopage mais attention pas celui que nous connaissons depuis des lustres mais celui qui se répand à grande vitesse dans le milieu : le dopage mécanique.

D'abord, une précision: ce dimanche il s'agissait d'une épreuve UFOLEP,  les Routes de l'Oise et qui n'ont  rien à voir avec la Ronde de l'Oise qui elle est réservée aux licenciés FFC.

On connait la philosophie du sport UFOLEP qui est basée sur le plaisir de participer, de ne pas courir systématiquement vers la victoire et enfin, les primes ne sont pas basées sur l'argent mais "en paquets de pâtes" pour reprendre l'expression d'un organisateur.

Ce dimanche au départ de l'ultime étape  à Crévecoeur le Grand, il s'est passé quelque chose d'incroyable.

Non seulement un coureur s'est fait pincer car son matériel n'était pas conforme et il était trafiqué ou truqué et ce vous l'avez deviné dans le but de remporter l'épreuve puisqu'il était alors 3e au général..

Le directeur de l'épreuve est allé le voir mais le coureur, voyant que sa supercherie allait être découverte,  un Italien âgé de 53 ans et qui dans la vie gère des restaurants de luxe, s'est sauvé comme un lapin ou plutôt un voleur n'hésitant pas à culbuter le directeur de course.

 Lamentable.

D'un seul coup, ce coureur avait quitté son statut de sportif et il  était devenu un gangster car il aurait pu tuer le directeur de course. 

Le quotidien régional qui n'aurait accordé que quelques lignes dans la rubrique sportive si l'épreuve s'était déroulée normalement, s'est alors déchainé, a ouvert sa "une" sur cette course.

Celle-ci  était devenue un vrai fait divers.

Les sanctions devront être impitoyables tant il est vrai que le dopage mécanique est devenu un véritable fléau dans le sport cycliste et l'UFOLEP n'a pas le monopole.

Aujourd'hui, quand un coureur gagne nettement, il est tout de suite soupçonné et c'est vraiment regrettable.

 

Lionel Herbet' 


La conférence d'Hubert Dessaint Les grandes heures du Vélodrome Chateaudun à Amiens

 

 Inauguré le 12 mai 1895, le Vélodrome Châteaudun à Amiens a coïncidé avec les grands moments du sport cycliste ( et pas que) durant un quart de siècle.

Hubert Dessaint nous a fait revivre dans une salle de la Bibliothèque Aragon à Amiens, ces moments forts qui ont  vu une popularité sans égale du sport cycliste à Amiens  qui, à cette époque, pouvait s'énorgueillir d'être un des premiers vélodromes de France.

 L'orateur nous a aussi rappelé que voici plus d'un siècle, le cyclisme et .. l'aviation ont souvent fait bon ménage.

Revenons d'abord à l'année 1874 qui voit apparaitre dans Amiens les premières affiches annonçant le déroulement d'épreuves de vélocipèdes.

Le 3 août 1879 est même organisée une course qui va relier Amiens à .. Picquigny et le vainqueur sera un certain Hippolyte Robart. Le club organisateur au début n'est autre que le Sport Nautique d'Amiens dont on sait qu'il est le premier club sportif à Amiens.

A cette époque, chaque coureur avait  son propre équipement puisque les clubs n'étaient pas encore  créés. Hubert Dessaint en profite pour rappeler que le Vélo est une invention française et que l'actuel existait déjà à cette époque (1865). C'est l'époque aussi des tricycles afin de permettre aux femmes de participer également aux épreuves. 

Dans les années 1890, le cyclisme se pratiquait souvent à la Hotoie mais étaient aussi organisées des  courses de brouettes, de cerceaux, d'enfants de dix ans au plus.  En 1893, il est décidé qu'un terrain sera acheté pour construire un Vélodrome qui est implanté. Le propriétaire était M. Boëttcher.

Ce Vélodrome est officiellement inauguré le 12 mai 1895 et il se situait rue Frédéric Petit et de l'avis de tous,  avec sa piste en béton de 333m il était le plus beau de ..France. Mais oui..

A noter que l'année précédente, un vélodrome avait été inauguré à .. Ault. 

Dès lors, les manifestations devaient  se multiplier et devaient dépasser le cadre du sport cycliste. On y organisait des  bals populaires, feux d'artifice, retraites aux flambeaux etc. L'hiver, il était possible de pratiquer  le patinage .

En cette année 1895, il y avait en France 60 Vélodromes dont un à Amiens avec six associations vélocipédiques 

Le président-propriétaire n'avait qu'un objectif: faire de l'argent et c'est ainsi que le Vélodrome allait servir de cadre en 1903 pour les entrainements des joueurs de football de l'Amiens AC qui venait de se créer. On y voyait même des combats de boxe, des courses .d'autruches. Il fallait que l'argent rentre dans les caisses. 

Cette période coïncidait avec le passage des coureurs de Paris-Roubaix qui venait d'être créé en 1896.

Les coureurs s'arrêtaient place Saint Roch pour un contrôle.

Le propriétaire toujours aussi intéressé par les bénéfiques eut alors le tort de s'attaquer aux coureurs qui n'étaient pas professionnels mais étaient intéressés financièrement.

A un certain moment, ils ne vinrent plus courir à Amiens et le Vélodrome Châteaudun était dès lors mis en vente.

Il était  racheté par M. Leroy. A partir de 1904, le Vélodrome servait de cadre à des compétitions d'athlétisme, en 1905 c'était la Fête du Sport à Amiens mais en 1913 avant la première guerre mondiale c'était la fin de ce Vélodrome qui avait attiré des milliers de spectateurs. Le 29 septembre 1912 eut lieu la dernière compétition sportive.

Hubert Dessaint voulait surtout parler de ce Vélodrome d'Amiens et brièvement il rappela celui de Saint Acheul ( 1926- 1938) et les efforts de certains élus comme Michel Devaux et Jean Letellier qui crurent à un certain qu'il était possible qu'à Amiens il y ait un nouveau Vélodrome.

Des efforts qui hélas n'ont jamais abouti.

Hubert Dessaint a aussi évoqué les relations entre le monde du cyclisme et celui de l'aviation et il a donné des noms de ces illustres personnages qui avant de devenir pilotes d'avion avaient été coureurs cyclistes:  les frères Farman, Adolphe Clément, Jules Vedrines, Edouard Deniéport, Louis Breguet, Max Lebaudy, Roland Garos, Alexander Anzani, Clément Ader, Charles Strock, Jacques Offenbach, les frères Caudron  etc.

Aux côtés de Hubert Dessaint, était présent Philippe Ermenault champion  olympique à Atlanta en 1896. Il était venu avec ses médailles qui ont bien sûr intéressé l'auditoire.

Merci encore à Hubert Dessaint qui reviendra en juin pour poursuivre son exposé sur le cyclisme du temps jadis et regrettons que le monde du cyclisme, notamment  les élus, aient été absents ce qui hélas n'est pas une première.

Notre photo: Hubert Dessaint et Philippe Ermenault.

 

Lionel Herbet


Grand Prix de la Somme - Saint Valery-Cayeux sur Mer Bastien Pichon revient avec un nouveau maillot mais les Chinois seront la curiosité du jour

 

 Gérard Frey qui gère avec une petite équipe de bénévoles l'organisation technique du Grand Prix de la Somme est aussi à Promotion Sport Picardie celui qui reçoit les engagés et 48 heures avant le départ, il nous a donné la liste des 139 coureurs qui s'élanceront  dimanche midi depuis Saint Valery.

En espérant que d'ici dimanche et qu'au dernier moment, il n'y aura pas de forfaits.

Chaque équipe présente comprend six ou sept coureurs.

Toutefois, l'attraction incontestablement sera la présence d'une équipe chinoise qui vient  préparer les Jeux Olympiques.

C'est le Team Hong Kong China dont le directeur sportif sera un Français: Hervé Dagorne.

C'est un évènement car on le sait la Chine ne fait que s'ouvrir au cyclisme et il est évident que dimanche du côté de Saint Valery, on va se bousculer pour approcher ces coureurs venus de l'autre bout du monde.

L'an dernier, un amateur s'était imposé: Bastien Pichon qui à cette époque défendait les couleurs du club de Douai.

 Depuis, Pichon a rejoint le C C Nogent et  il portera évidemment le dossard 1.

Ses équipiers seront Mathis Pichon, William Daumin, Nicolas Ambert, Axel Larenaudie et Hugo Grard et dans la voiture du club, c'est l'ancien champion de France Eddy Seigneur qui sera le directeur sportif.

A ce sujet de plus en plus et à l'instar  d'autres sports, un ancien professionnel se destine après sa carrière au poste de directeur  sportif.

Ainsi dimanche reverrons nous outre Eddy Seigneur ( CC Nogent), , Laurent Pillon ( Douai), David Pagnier ( VC Saint Quentin), John Gadret ( VC Schweinheim), Pascal Carlot (VC Rouen) et Lebreton (Dijon).

Nous aurons aussi une équipe de France militaire mais oui..,.

Sans grand favori, cette 37e édition du Grand Prix de la Somme devrait être passionnante à souhait tant il reste vrai que les  amateurs auront à cœur de damer le pion aux pros.

A noter que ce Grand Prix de la Somme organisé par PSP avec  l'aide financière du Département verra la poursuite du Challenge Raymond Poulidor.

Ce dimanche 28 avril

Saint-Valery- Cayeux sur Mer

179km-

Départ 12h10  Panneau Direction Pinchefalise

 

Lionel Herbet


Dimanche 28 avril Grand Prix de la Somme: Gérard Frey l'homme qui déniche les parcours

 Qu'elle est loin cette époque où Promotion Sport Picardie organisait les premiers Tours de la Somme qui attirait souvent des stars du cyclisme.

Avec le temps, avec la raréfaction des professionnels en Picardie, le nombre de plus en plus réduit de courses cyclistes, la baisse d'enthousiasme chez de nombreux dirigeants, aujourd'hui le Grand Prix de la Somme toujours aidé par le Département a bien du mal à survivre.

Heureusement au sein de Promotion Sport Picardie, il existe encore des passionnés et Gérard Frey en fait partie.

Ancien coureur de bon niveau, Gérard Frey a une grosse responsabilité: il est chargé de repérer le parcours qui sera emprunté le jour de la course et on  le devine facilement, ce n'est pas simple du tout car beaucoup d'éléments peuvent changer entre ces deux moments..

 " Cette année le Grand Prix de la Somme aura donc lieu le 28 avril au lieu du 8 septembre,  date au départ prévue et homologuée par l' UCI.

Mais en raison du manque de forces  de l'ordre qui n'étaient pas disponibles à cette date, nous sommes contraints de faire disputer la course le 28 avril.

Tout n'a pas été facile pour organiser cette édition et ce en raison  du contexte  politique ce qui ne nous a pas facilités la tâche.

Le départ aura lieu de Saint Valery. pour  rejoindre Cayeux.

 Nous passerons quand même à Abbeville car nous avons une convention avec l'agglomération  de la Baie de Somme

En octobre dernier, nous avions eu une réunion à la Préfecture d'Amiens et on nous avait reprochés d'avoir utilisé des routes qui n'étaient pas adaptées à une course cycliste car il y avait beaucoup de circulation.

Mais à l'inverse, l'UCI nous a adressé un rapport favorable et même élogieux"..

Pour une course comme le GP de la Somme, il faut de nombreux signaleurs qui doivent être titulaires du permis de conduire et être sur place au moins une demi heure avant le passage des coureurs.

Et Gérard Frey de poursuivre:

"Nous avons déjà fait plusieurs reconnaissances du parcours et il faut savoir que les conditions peuvent être  totalement différentes entre le moment où s'effectue la reconnaissance et celui où les coureurs arriveront.

Des repères qui sont évidents lors de la reconnaissance ont disparu le jour de la course tout comme l'état des routes qui peuvent aussi être inondées".

Gérard Frey ne ménage pas ses efforts et le travail qu'il effectue est souvent mésestimé. 

Le regret de Gérard Frey est qu'au départ ce dimanche, il n'y  aura pas de vedette du cyclisme et comme l'an dernier un amateur peut très bien l'emporter. comme l'an dernier l'avait réussi Bastien Pichon alors au club de Douai et qui, dimanche, sera au CC Nogent.

Ce dimanche 28 avril

Saint Valery- Cayeux sur mer 178 km

Départ 12h10 sortie Pinchefalise .

 

Lionel Herbet

PS: C'est tout un groupe de passionnés qui permet d'organiser un événement. Il y a tellement de choses à mettre en place alors ce sera seulement dimanche que nous saurons si nous avons réussi. Gérard FREY


Dopage dans le sport de haut niveau: quant l'AMA ne vas pas au fond des choses

A mesure que nous nous rapprochons des Jeux Olympiques de Paris, revient régulièrement sur le tapis le problème du dopage.

Bien évidemment et pour ceux qui n'y connaissent pas grand chose mais donnent quand même leur avis, un sport est cité en premier en ce qui concerne les sportifs dopés: le cyclisme.

Il est vrai que depuis toujours cyclisme et dopage ont été associés (sic) mais  il faut admettre que cela n'est plus vrai et qu'aujourd'hui, ne serait-ce qu'en France, le cyclisme est le sport le plus contrôlé..

Depuis le début de saison, le petit fils de Raymond Poulidor Mathieu Van der Poel n'en finit  pas de remporter les plus belles épreuves comme Paris-Roubaix qu'il a survolé ou le Danois Jonas Vingegaard lauréat du dernier Tour de France.

Il est de bon ton de mettre en doute les qualités de ces super champions qui pour nous, sont de véritables phénomènes comme l'est aussi le perchiste suédois Armand Duplantis qui, une fois de plus vient de battre le record du monde en Chine ( 6m24).

Justement c'est de Chine que nous est venue une information qui devrait faire du bruit dans le monde sportif avant Paris.

L'Agence mondiale antidopage AMA est on le sait, chargée de procéder aux contrôles et surtout de communiquer ensuite les résultats aux Fédérations;

Or il semble bien qu'à partir de révélations de médias américains et allemands , l'AMA n'a pas joué son  rôle de gendarme de la lutte anti-dopage.

La raison est simple: l'AMA a fermé les yeux sur le cas de 23 nageurs chinois  avant les Jeux de Tokyo en 2021.

23 nageurs et pas n'importe qui, contrôlés positifs mais non déclarés officiellement ce qui leur a permis de participer à ces Jeux de Tokyo.

C'est évidemment un gros scandale en vue qui va laisser des traces et des conséquences pour les Jeux de Paris.

D'abord, il faut remercier ces médias américains et allemands qui ont mis cette affaire sur la place publique. L'AMA n'est pas claire dans cette affaire et l'agence américaine contre le dopage est montée en première ligne.

Il est logique que ces athlètes  qui ont participé aux Jeux de Tokyo en étant normalement suspendus devraient être privés des Jeux de Paris.

On imagine l'effet dévastateur que cela va produire d'autant que certains Chinois comme Wang Shun, champion olympique du 200x4 nages seront des adversaires potentiels du Français Léon Marchand grand favori.

Pour terminer sur une note amusante, citons cette réflexion du Français Camille Lacourt qui, au sujet du Chinois Sun Yang avait déclaré "qu'il pissait violet".

Un autre observateur a conclu "que la lutte anti-dopage n'en sortait pas grandie".

Cette affaire n'est pas terminée et bien des péripéties vont se produire  d'ici  aux Jeux et soyons objectifs: la lutte anti-dopage n'épargne personne et c'est la raison pour laquelle, il ne faut pas donner de leçon.

 

Lionel Herbet


Souvenirs olympiques: Franck Perque, une histoire inachevée avec les Jeux Olympiques

Photo courrier-picard.fr
Photo courrier-picard.fr

Franck Perque est aujourd'hui un membre influent au sein d'ASO qui organise le Tour de France. Il est donc resté dans ce milieu cycliste qui a fait sa réputation. 

Franck Perque aura 50 ans l'an prochain à l'occasion des Jeux Olympiques de Paris. 

S'il a chez les amateurs porté le maillot du club cher à son mentor Jean Bernard Devos à Fort Mahon, Franck Perque a ensuite résidé à Amiens, ville qui l'a complètement ignoré.

Franck Perque était un cycliste doué aussi bien sur route que sur piste.

Il a côtoyé cette brillante génération de champions que la Picardie a possédés notamment les Philippe Gaumont, Philippe Ermenault, Francis Moreau, Eddy Seigneur..

Toutefois, Franck Perque tenait à pratiquer les deux disciplines: la route et la piste.

Sur route, on se souvient qu'il remporta dans notre région les Boucles du Canton de Picquigny mais il pouvait briller dans des épreuves comme Paris-Roubaix.

Il a été recruté chez les professionnels par Marc Madiot le directeur sportif de la Française des Jeux.

Mais c'est sur piste qu'il a obtenu ses meilleurs résultats en devenant par exemple à deux reprises champion du monde à l'américaine avec Jérôme Neuville et champion du monde de la course aux points en 2004 à Copenhague.

Tout naturellement, le coureur amiénois fut sélectionné pour les J O d'Athènes et il faut le souligner, ce furent de bien tristes J O pour Franck Perque.

Pourquoi?

D'abord moralement Perque avait été un peu secoué car son contrat à la Française ne fut pas renouvelé et qu'ensuite, il entrait en conflit avec l'entraineur national Jacky Mourioux.

Le même qui, huit ans auparavant, avait dirigé l'équipe de France championne olympique de poursuite par équipes et qui comprenait trois Picards.

A Athènes, le torchon a donc brulé entre Mourioux et Franck Perque.  Ce dernier ne voulait pas participer aux Jeux dans l'équipe de la poursuite.

 Du coup, ce bras de fer déboucha sur une participation minimum de Perque à Athènes avec une seule épreuve à son programme:  la course aux points.

Il  ne prenait que la 10e place.

Ainsi s'achevait la carrière de Franck Perque qui aurait mérité une toute autre sortie.

Même s'il est resté dans le milieu du cyclisme notamment féminin car il est partie prenante dans le Tour de France.  

 

Lionel Herbet


1924: les Jeux Olympiques de Paris plus passionnants que le Tour de France ?

Nous sommes à moins de cent jours de l'ouverture des Jeux Olympiques et en ce qui concerne le passage de la Flamme dans notre département, ce sera le 4 juillet.

De nombreux sportifs et même dirigeants auront cet honneur de brandir la Flamme mais d'ores et déjà, nous avons aussi une pensée pour ces athlètes qui auraient mérité cet honneur. Notamment des athlètes qui ont participé aux Jeux Olympiques et qu'on ignore totalement.

Mais revenons cent ans en arrière et ces Jeux de Paris qui, dans l'ensemble,   ont connu un grand succès à la fois sportif et populaire.

Nous avons déjà relaté les grands moments de ces Jeux de Paris  qui devaient connaitre une période "avant" pour le moins difficile.

Le Baron Pierre de Coubertin  est jugé à tort comme un homme ne voulant pas des femmes dans une enceinte sportive. Mais qu'on le veuille ou non, il  fut le véritable rénovateur des Jeux Olympiques. 

C'est en 1894 que la décision était prise: par le Comité International Olympique: à savoir réorganiser les Jeux avec les premiers à Athènes en 1896.

Paris en 1924, cela tombait trente ans après la décision du CIO.

La capitale française avait laissé sa place à Anvers en 1920 et Amsterdam en 1928 et revendiquait le droit d'organiser les J.O. de 1924.

Paris fut donc choisi mais nous l'avons déjà indiqué, devaient surgir de gros problèmes financiers chaque entité ne voulant pas prendre trop de risques financiers.

. Finalement, le comité olympique français trouvait un terrain d'entente avec le stade Pershing et celui de Colombes mais à cette époque, il y avait une sorte de guerre larvée entre d'une part l'Etat et d'autre part la ville de Paris.

Un siècle plus tard, on constate que les problèmes restent sensiblement les mêmes puisqu'on le sait entre l'Etat de M.Macron et la ville de Paris avec Mme Hidalgo  ce n'est pas toujours l'entente  parfaite.

Pourtant le jour de l'ouverture des Jeux le 5 juillet 1924 inaugurés par le Président de la République M. François Doumergue avec le serment du sauteur en hauteur Géo André, le défilé des 4000 athlètes représentant 29 nations  s'est  déroulée en pleine chaleur. Tous ces athlètes étaient  stoïques sous la chaleur et ils étaient  rangés  dans un cortège long de deux kilomètres.

Ces Jeux  avaient  commencé bien avant, exactement le 4 mai et durant cette longue  période, le Tour de France cycliste n'avait pas, contrairement à cette année, modifié ses dates.

En cette année 1924, le Tour de France qui comportait une arrivée à Amiens se disputait du 22 juin au 20 juillet.

Etre journaliste  sportif à cette époque demandait un réel don d'ubiquité et ceux qui eurent la chance de pouvoir "couvrir" ces deux évènements étaient  quand même rares.

Même si en cette année 1924, il y avait à Paris la bagatelle de 31 quotidiens mais la presse souffrait néanmoins.

Dans cette famille de grands journalistes sportifs, figurait  le grand reporter de cette époque Gaston Benac de France Soir.

Ce dernier dressait  une comparaison, entre  les deux grandes manifestations sportives et quand il interrogeait  le grand champion finlandais Paavo Nurmi il lui avoua qu'il avait  mieux aimé les Jeux que le Tour de France.

Cette remarque était logique compte tenu de la personnalité de cet immense champion qu'était Paavo Nurmi la grande vedette de ces Jeux avec le nageur Johnny Weismuller. En  1952 Paavo Nurmi eut la chance de porter la flamme dans le stade d'Helsinki.

Gaston Benac avait-il raison?

Surement pas car en cette année 1924, pour la première fois un Italien Ottavio Bottechia s'imposait après avoir porté le maillot jaune de la première à la dernière étape. 

Ce Tour de France avait vu la présence du plus grand journaliste de cette génération.

 Il s'agissait d'Albert Londres qui avait été envoyé spécialement par son journal le Petit Parisien sur le Tour afin de faire du "sensationnel".

Il devait y parvenir servi il est vrai par les déclarations ronflantes faites par les frères Pelissier qui avaient abandonné en étant en guerre contre l'organisateur.

"Ce que nous faisons sur les routes, nous ne le ferions pas faire à nos mulets. Nous ne sommes pas des fainéants".

D'où cette phrase toujours présente dans le langage des coureurs: "Les forçats de la Route".

 

Lionel Herbet

 


Bastien Pichon vainqueur en 2023 au départ

Organisé par Promotion Sport Picardie et le Département de la Somme, le Grand Prix cycliste de la Somme se déroulera cette année le dimanche 28 avril.

L'épreuve était en principe programmée en septembre mais on le sait les Jeux Olympiques ont un peu contrarié les organisations sportives qui requièrent la présence de la Gendarmerie notamment.

PSP s'est donc plié au souhait des autorités et ce Grand Prix de la Somme aura lieu le dernier dimanche d'avril.  Pour la deuxième fois consécutive,  l'arrivée aura lieu à Cayeux  alors que le départ est fixé à Saint Valery.

L'épreuve est certes organisée sous couvert de l' Union Cycliste Internationale mais force est de constater que le peloton qui partira de Cayeux est loin de recéler les grandes  vedettes du cyclisme mondial. Ce qui en aucun cas ne signifie que nous aurons une épreuve de médiocre qualité car les coureurs qui sillonneront l'ouest de notre département de la Somme seront de jeunes espoirs à l'aube pour certains d'une belle carrière.

Nous aurons des  formations françaises  comme le VC Saint Quentin, Rouen, Dijon mais aussi une  équipe composée essentiellement de coureurs venus d'Israël.  Eh oui, on pratique aussi le vélo dans ce pays.

Au départ nous aurons le lauréat de l'édition 2023 Bastien Pichon.

L'an dernier il avait remporté l'épreuve avec le maillot de Douai sur les épaules et cette saison, il est venu renforcer le CC Nogent cher à notre ami Alain Mathieu toujours bon pied et bon-œil.

Mais Bastien Pichon est de notre région puisqu'il a effectué ses débuts à l' Etoile cycliste Abbevilloise.

L'an dernier, il avait mis fin à une longue disette puisqu'il fallait remonter quinze ans en arrière pour trouver la trace du dernier vainqueur picard,  en l'occurrence William  Bonnet.

Promotion Sport Picardie est l'organisateur de ce Grand Prix de la Somme et il nous plait de noter que depuis sa création, Hubert Louvet ancien président du comité de Picardie est toujours à la tête de cette association qui, au départ, avait pour objectif de dynamiser le sport régional et d'aider les organisations dont certaines hélas ont disparu.

Il est bon de rappeler également que depuis sa création, le Grand Prix de la Somme a toujours reçu le label du Département et c'est ainsi qu'en 1986 le départ du premier Tour de la Somme s'était déroulé devant la Préfecture, rue de la République à Amiens.

Tous  les présidents du Conseil Départemental n'ont jamais dérogé à la tradition  et ils ont toujours aidé à fond l'organisation  de cette course la seule désormais inscrite au calendrier professionnel depuis hélas la disparition de la côte Picarde. 

Dimanche 28 avril

37e Grand Prix de la Somme 

Saint Valery- Cayeux sur Mer 179 km

Départ 12h10 Panneau sortie Pinchefalise

 

Lionel Herbet


Le Syndicat des coureurs professionnels porte plainte

Nous avions dans notre dernier édito, manifesté une certaine crainte quant à la régularité de la course dans Paris-Roubaix.

Heureusement les conditions atmosphériques ont été satisfaisantes et les chutes peu nombreuses et surtout moins dangereuses que prévu.

Tant mieux. D'autant qu'un très grand champion a survolé la course et ce dimanche soir nous avons pensé à Eddy Merckx qui n'avait pas connu un vainqueur de son niveau  depuis les années 70 mais aussi à Raymond Poulidor le grand père de Mathieu van der Poel et qui là haut a  dû éprouver une grande satisfaction.

Le public s'était déplacé fort nombreux surtout dans de tels endroits stratégiques de la course,  notamment les secteurs pavés.

A 99% les spectateurs étaient venus pour encourager les coureurs mais il reste ce 1% d'irresponsables qui étaient  animés de mauvaises intentions.

Certes il arrive que des spectateurs prennent des risques en empiétant sur le bord des routes et en gênant les coureurs mais certains ou certaines viennent pour semer le désordre.

Telle cette spectatrice qui n'a pas trouvé mieux que de lancer une casquette  sur la roue arrière du Hollandais qui aurait pu chuter et tout perdre alors qu'une semaine auparavant dans la course A Travers les Flandres, le coureur de tête avait reçu de la bière sur le visage.

Ce  sont des gestes intolérables que nous  ne voulons plus voir et c'est pourquoi, nous  approuvons totalement la réaction des coureurs eux mêmes qui ont décidé de porter plainte contre cette spectatrice.

Ces coureurs représentent toutes les équipes françaises ou non et ce syndicat s'appelle l' UNCP:  Union Nationale des Coureurs Professionnels. 

Le cyclisme est déjà suffisamment dangereux pour que des spectateurs inconscients en rajoutent de manière la plus stupide qui soit.

 Lionel Herbet.


Le cyclisme est de plus en plus dangereux

Photo lavoixdunord.fr
Photo lavoixdunord.fr

 

Fasse que Paris-Roubaix se déroule sans danger

 

Ce n'est  malheureusement pas la première fois que nous abordons ce sujet qui est le danger dans les courses cyclistes qu'elles soient  professionnels ou non.

Il règne un danger permanent qui fait surtout des coureurs, les premières victimes.

Dimanche  se déroule Paris-Roubaix, la plus grande et la plus belle course  d'un jour au monde.

Nous avons eu le bonheur de la suivre durant plusieurs éditions et au niveau des chutes, nous avons toujours en mémoire celle dont fut victime le Moreuillois Philippe Gaumont.

Remontons quelques dizaines d'années en retard et on avait tendance à cette époque à penser que Paris-Roubaix n'intéressait plus grand  monde, que cette course était devenue une épreuve disons ordinaire.

Le "local" Jean Stablinski, ancien champion du monde et parfait connaisseur de ce secteur avec l'appui d'Albert Bouvet qui était le patron de la course ont alors  déniché une belle difficulté: la trouée d'Arenberg.

Un passage à la fois glissant, parsemé de pavés, d'herbes  ce qui rendait le parcours encore plus exigeant.

Ce passage de la trouée d'Arenberg situé en fin de parcours était tellement dangereux qu'll est  interdit aux voitures des directeurs sportifs mais cela n'empêchait pas que les chutes se multipliaient.

Des chutes heureusement plus spectaculaires que dangereuses.

Dimanche,  le petit fils de Raymond Poulidor Mathieu Van Der Poel sera le grand favori en espérant que la course sera la plus régulière qui soit et dénuée de tout accident.

Mais voilà que ce jeudi après midi, Marc Madiot le patron de l'équipe Groupama en repérage sur Paris-Roubaix a lancé cette petite phrase qui interpelle au sujet de la trouée d'Arenberg : "Cela ne peut  passer sans tomber".

S'il fait beau temps, les chutes seront moins nombreuses mais cela ne nous empêche pas de penser que le cyclisme est de plus en plus  dangereux.

La faute aux parcours, aux organisateurs, aux spectateurs qui veulent approcher au plus près les coureurs, à ces fameuses oreillettes qui font que les coureurs sont moins attentifs sur leur vélo  et prennent de plus en plus de risques et pas seulement dans les arrivées.

Ainsi ce jeudi, la 4e étape du  Tour du Pays Basque a été neutralisée et ce, en raison de graves chutes dont ont été victimes les cadors du peloton tels le Danois Vingegaard transporté  à l'hôpital avec  une minerve, le Belge Remco Evenpoel et le Slovène Primo Roglic.

Ils sont tombés avec bien d'autres coureurs dans un virage à droite dans une descente. Un endroit très dangereux et qui a fait beaucoup de dégâts..

Oui le cyclisme est aujourd'hui devenu un sport plus que dangereux.

Il faudra que l' UCI qui est sourde jusqu'à présent prenne des décisions  mais le cyclisme est un sport aujourd'hui qui ressemble au football avec l'argent qui prime tout et la course aux points U C I.

 

Lionel Herbet


Hubert DESSAINT nous fait revivre la naissance des vélodromes à Amiens

En fin d'assemblée générale du CDOS jeudi dernier dans la salle de la Maison des Sports à Amiens, Hubert Dessaint membre influent du CDOS a eu l'occasion de captiver son auditoire en revenant plus  d'un siècle et demi en arrière et les débuts non seulement des épreuves cyclistes mais aussi la naissance des vélodromes de la ville à commencer par le Vélodrome Châteaudun.

Cette intervention qui aurait pu durer  plus longtemps a  été captivante et on a été surpris par la connaissance du sujet d'autant qu'Hubert Dessaint n'appartient pas vraiment au monde cycliste mais plutôt  aérien. Même si entre ces deux moyens de circulation, il peut exister des points communs.

Hubert Dessaint aura l'occasion de développer ce sujet lors d'une conférence qui aura lieu le samedi 18 mai à partir de 16 heures à la bibliothèque Louis Aragon rue de la République à Amiens.

Outre l'histoire des vélodromes c'est aussi l'histoire du cyclisme qu'Hubert Dessaint a évoqué en signalant qu'avant le vélo, on se déplaçait à cheval et que la première course cycliste eut lieu en 1866, la même année de la naissance du Sport Nautique d'Amiens considéré comme le premier club sportif à Amiens. Les rendez-vous avaient lieu place Longueville ( le cirque Jules Verne n'était pas construit) et la place de la Hotoie.

On considère que le premier Vélodrome à Amiens a vu le jour en1893 près de l'avenue Louis Blanc et en 1895 le vélodrome Châteaudun inauguré exactement le 12 mai 1895 et on affirmait que c'était le plus beau vélodrome de France. Car il n'y avait pas que le cyclisme qui occupait les lieux mais parfois des bals populaires. .

A cette époque, les vélodromes comportaient des pistes en bois de 333m se développaient en France et en 1895 on en recensait une soixantaine.

Nous en apprendrons plus lors de la conférence du 18 mai prochain et sera présent le champion olympique Philippe Ermenault qui a promis à Hubert Dessaint sa présence effective.

 

Lionel Herbet 


Paris- Nice  Où sont vraiment  les Français?

Photo francetvinfo
Photo francetvinfo

 Les jours qui viennent de s'écouler dans Paris- Nice, la Course au Soleil (?) ont fait la démonstration que le cyclisme français a bien du mal à exister en ce début de saison. 

Ce mercredi, au terme d'une étape de montagne avec l'arrivée au Mont Brouilly, il faut aller jusqu'à la 15e place pour relever le nom du premier coureur français: Paret Peintre.

Le Beauvaisien Arnaud Demare est encore plus loin 129e à une demi-heure.

Le vainqueur de l'étape est un Colombien Santiago Buitrago qui a fait plaisir car il a attaqué et n'a pas ménagé ses efforts tandis que le maillot de leader est l'apanage d'un Australien Luka Plapp.

Nous pensons souvent à Bernard Hinault qui répète et il a raison qu'il faudra encore attendre longtemps avant qu'un Français ne remporte le Tour de France.

Alors, posons la question: pourquoi?

Nous imaginons l'attitude des journalistes et consultants de France 3 qui relatent la course: est-ce qu'un Français va gagner  une étape de Paris-Nice?

Nous doutons beaucoup.

 

Lionel Herbet


Paris- Nice De nouveaux noms apparaissent: Kooij et Pithie s'affirment

Photo ASO
Photo ASO

 

Ce lundi, les téléspectateurs dont nous faisons partie ont trouvé le temps un peu trop long à l'occasion de cette deuxième étape de Paris-Nice  qui menait les coureurs à Montargis. Pourtant, le cyclisme nous passionne toujours autant.

Mais force est de constater que durant les trois quarts de la course, cela a ressemblé à une sorte de promenade puisque la moyenne était très basse.

C'est toujours la même chose dans ces étapes dites de plaine.

Tout le monde s'attend à une course bloquée et les échappées sont quasiment inexistantes. C'est ce qui est arrivé ce lundi.

La fin de la course, disons les  cinq derniers kilomètres  a été cette fois plus palpitante avec un peloton très nerveux.

Cette deuxième étape a vu la victoire d'un Hollandais qui défend les couleurs de l'équipe Tudor mais oui et managée par l'ancien champion suisse Cancellara.

Alors que les grands favoris sont restés au chaud notamment le champion du monde Remco Evenepoel, le Slovène Primo Roglic et le Colombien Bernal, nous enregistrons l'émergence de jeunes jusqu'ici quasiment inconnus du grand public

Ainsi, dimanche le Hollandais Olav Kooij s'était imposé et ce lundi, le Néo Zélandais Laurence Pithie a revêtu le maillot de leader. 

Pithie porte le maillot de Groupama cher à Marc Madiot  qui a trouvé le remplaçant idéal d' Arnaud Demare qui semble quelque peu inférieur et surtout moins percutant que l'an dernier. Le Beauvaisien n'a pas non plus  le concours des lanceurs qu'il avait l'an dernier chez Groupama justement.

Il semble bien que les coureurs français vont devoir vite relever la tête s'ils veulent s'imposer. Mais soyons clair: cela ne sera pas facile du tout.

 

Lionel Herbet


Christophe Capelle brillait à la fois sur route et  sur piste

A Atlanta, la France qui allait devenir championne olympique de poursuite par équipe comprenait trois Picards; Francis Moreau, Philippe Ermenault et Christophe Capelle.

Des rares champions olympiques samariens, Christophe Capelle est incontestablement celui qui au moment des Jeux, était licencié dans un club de la Somme, en l'occurrence le  V C S V à Péronne. Il avait rejoint ce club mais ses véritables débuts avaient été effectués à l ' U C Fg de Hem à Amiens.

Le Vélo Club Santerre et Vermandois avait été fondé par le grand père de Christophe Capelle, Ernest Rufin.

En cyclisme, il faut rappeler qu'un coureur qui devient professionnel est toujours licencié dans un club amateur et Christophe Capelle est longtemps resté fidèle au VCSV et il l'était en 1996.

L'année 1996 est à jamais marquée dans la mémoire de Capelle.

En début de saison, il signe un contrat chez la nouvelle formation Force Sud qui est managée par Michel Thèze, un entraineur que Christophe connait bien. Malheureusement, cette formation ne peut aller bien loin car les finances sont absentes. Christophe qui a été contacté  pour se destiner à la piste se retrouve un peu désemparé et signe alors  au sein de l'équipe du CM Aubervilliers.

Dès lors, les évènements vont se précipiter car il se voit retenu dans l'équipe de France de poursuite par l'entraineur national Jacky Mourioux qui avait décelé ses qualités lorsqu'il venait à l' I N SEP préparer les Six Jours. Il rejoint deux autres Picards: Philippe Ermenault et Francis Moreau.

A Atlanta, les trois Picards vont signer sûrement le plus grand exploit sportif de tous les temps en  raflant la médaille d'or le 27 juillet 1996 et ils  battent en finale les poursuiteurs russes.

"Cette victoire est plus belle qu'une victoire sur la route, avait indiqué Capelle. Elle va me suivre à jamais mais elle a été obtenue après bien des sacrifices. J'ai abandonné dans le Tour de France lorsque mes efforts étaient devenus incompatibles avec ma préparation pour les Jeux Olympiques.

J'avais déjà fait de la piste en participant à des Six Jours.

J'avais donc le moteur et le reste était une question technique".

En 2000 aux Jeux de Sydney, Christophe Capelle est sélectionné non pas en poursuite mais dans la course aux points. Une épreuve qu'il aimait bien car elle demandait des qualités de tacticien mais il va manquer la course ne prenant qu'une bien modeste 19e place.

Entre les Jeux d'Atlanta et ceux de Sydney, Christophe Capelle devient champion de France sur route en 2000 avec le maillot Big Mat.

Aujourd'hui encore, Christophe Capelle  qui ne recherchait pas la publicité reste  au firmament du cyclisme régional et même du sport tout court.

De plus, il a parfaitement réussi sa reconversion en n'hésitant pas à trente ans, juste après qu'il ait mis un terme à sa carrière à reprendre ses études dans une école de commerce à Amiens. Chapeau.

 

Lionel Herbet


Philippe Ermenault, le hasard a beaucoup fait dans sa carrière

Champion olympique de poursuite par équipe  à Atlanta en 1996, Philippe Ermenault est actuellement très sollicité. Rien que de plus normal d'autant que l'homme est sympathique et ouvert.

C'est ainsi que l'automne dernier,  il figurait parmi  les invités lors du 40e anniversaire du CDOS, célébré dans la Maison des Sports à Amiens, sous la présidence de Marcel Glavieux,

Philippe Ermenault était le seul champion présent et il sera aussi invité ( nous y reviendrons) lors de la conférence sur le vélodrome d'Amiens par Hubert Dessaint..

Philippe Ermenault est sûrement avec le rameur Jean Christophe Bette, le sportif picard dont le palmarès est le plus étoffé.

Outre la douzaine de titres de champion de France de poursuite, il a été à deux reprises champion du monde et en 1996 aux Jeux Olympiques d'Atlanta, il a d'abord obtenu la médaille d'argent dans la poursuite individuelle et peu après, il est devenu champion olympique de poursuite par équipes avec deux équipiers picards Francis Moreau et Christophe Capelle et un Parisien Jean Michel Monnin.

Philippe Ermenault est un pur Picard car il a vraiment débuté sa carrière à l' U C V B puis au club de Picquigny avant d'aller dans l'Oise d'abord à l' U C Liancourt puis au C C Nogent. 

Philippe Ermenault n'était donc pas licencié dans un club samarien mais il n'était pas question d'ignorer ce champion qui est resté d'une grande simplicité et qui honore à chaque fois les invitations dont il est l'objet.

Il ressemble beaucoup à Jérémy Stravius lui aussi champion olympique mais en natation.

Evidemment et avant d'entamer notre entretien, nous avons rappelé qu'aujourd'hui, en France, la famille Ermenault était considérée comme une exception.

En effet, le père Philippe a été champion olympique et le fils Corentin le fut aussi en 2021 aux Jeux de Tokyo en cyclisme paralympique.

Beaucoup de choses ont changé depuis l'époque dans laquelle la Picardie brillait de mille feux au point qu'en 1996, après Atlanta, le président du Comité International Olympique M. Samaranch avait affirmé "que la Picardie était la première région sportive au monde".

 

Avant le cyclisme, il avait débuté au club de judo de Picquigny

A cette époque, l'aide de la Région de Picardie aux athlètes sélectionnés aux Jeux est encore timide et quasiment inexistante sur le plan financier du moins pour ce qui concerne la préparation.

C'est vraiment en 1992 que le Président de l'époque Charles Baur reçoit à Amiens tous les athlètes mais il n'est pas encore question d'aide financière comme le fait aujourd'hui le Département dirigé par Stéphane Haussoulier.

Que ce soit en 1992 ou 1996, le cyclisme  picard est au zénith mais il est vrai qu'il a sa tête un technicien hors pair: Francis Van Londerseele.

C'est du reste ce dernier qui incitera Philippe Ermenault a bifurquer vers la piste lui qui jusqu'alors se destinait à la route.

Au fait comment Philippe Ermenault est-il venu au cyclisme lui qui appartenait à une famille dans laquelle ll sport n'avait jamais été une priorité?

Le hasard fait parfois bien les choses et en ce qui concerne l'enfant de Picquigny ( dans ce village une rue porte son nom),  au départ il pratiquait le .. judo qui venait de voir la création d'un club et obtenait un réel succès de participation de jeunes du village.

" J'ai commencé à faire du judo mais je n'avais pas en moi cette volonté de pratiquer un sport de combat, se souvient Philippe Ermenault.

Je suis venu au vélo tout à fait par hasard par l'intermédiaire d'un copain du village.

 Bien sûr  que je ne regrette pas ce choix. Les gens ont aussi apprécié le fait que je ne venais pas d'une famille de sportifs. Ils ont pu se rendre compte qu'avec de la ténacité, avec l'envie, l'entrainement, on pouvait réussir.

Quant au fait de pouvoir préparer au mieux les Jeux, c'était simple dans la mesure où j'avais un emploi et un contrat avec l'EGF. Ce fut pour moi un grand soulagement quand j'ai été embauché.

Et du coup, j'ai pu préparer les Jeux à l'aise et je vous assure que ce fut un poids phénoménal qui a été enlevé de mes soucis.

C'est vrai qu'en l'espace de 40 ans, le sport a évolué.

C'est un bel anniversaire pour le CDOS.

Aujourd'hui je trouve que c'est une très bonne chose que de mettre les athlètes dans les meilleures conditions.

C'est bien de les aider financièrement même si ce ne sont pas de grosses sommes.

Ce qu'il me reste aujourd'hui de cette période olympique?

D'abord de belles images et je vois que des gens ont toujours cette petite étincelle dans les yeux lorsque je leur parle d'Atlanta.

Vous me dites que la Somme n'a jamais eu la chance d'avoir un champion olympique individuel.

Cela démontre toute la difficulté.

Quant à Corentin, lui aussi est venu au cyclisme après avoir pratiqué un autre sport. Il jouait en effet au football dans le club de  Salouel.

Je lui avais donné un avis défavorable car je souhaitais qu'il ne commence vraiment à faire du vélo qu'à l'âge de 14 ans.

C'est vrai qu'il  était bon dans le football mais le jour de ses 14 ans, il est venu me voir et m'a it qu'il allait faire du vélo. Il était têtu comme le papa."

PS: Un livre a été écrit sur Philippe Ermenault avec ce titre : De Picquigny à Atlanta.

 

Lionel Herbet  


Julien Alaphilippe est maudit

Photo:l'équipe.fr
Photo:l'équipe.fr

Ces derniers temps, on a beaucoup parlé dans les médias de l'ancien champion du monde Julian Alaphilippe.

Non pas par ses exploits sur les routes ce qui aurait été infiniment plus valorisant mais sur sa vie en dehors du cyclisme.

Son directeur sportif de l'équipe Soudal Quick Step Patrick Lefévère l'a pris en grippe et pour schématiser, il lui a  reproché son mode de vie, en dehors du cyclisme.

 Deux mots ont même été employés par Lefévère:  trop de fêtes et trop d'alcool.

Une attaque vraiment violente qui a fait réagir surtout l'épouse de Julian Alaphilippe Marion Rousse qui n'a pas du tout apprécié car elle se sentait concernée.

A notre avis, c'est la première fois qu'un directeur sportif s'en prend de cette manière à un coureur de son équipe.

 Il y a chez Lefévère un sentiment de dépit, de colère même car il estime qu'étant donné le salaire perçu par Alaphilippe, ce dernier doit être  irréprochable et surtout performant. Cela nous fait penser à ce président d'un club de football qui reproche à un joueur de ne pas être à la hauteur du contrat mirobolant qu'il a reçu.

Si les résultats ne sont pas tout à fait conformes aux prévisions et c'est possible surtout en sport, en aucun cas Patrick Lefévère n'a le droit de juger le comportement de son coureur hors les courses et surtout de mettre en doute son hygiène de vie.

La vie privée c'est quelque chose de sacré et personne ne peut donc juger le comportement de Julian Alaphilippe.

Après bien sûr les résultats peuvent très bien ne pas convenir au directeur sportif.

Cela ne se situe pas sur la place publique mais doit rester en interne comme du reste pour chaque cas identique dans le sport professionnel..

Julian Alaphilippe gagne moins c'est évident et surtout il est poursuivi par une sorte de malchance qui le suit comme son ombre.

C'est ainsi que ce week end Julian Alaphilippe s'apprêtait à effectuer sa rentrée dans les classiques flandriennes mais voilà samedi, il a été victime d'une chute dans le Het Niewsblad. Chute dont a été aussi victime le Nordiste Sénéchal. Le lendemain dans le Het Volk remporté par Wout Van Aert, Alaphilippe n'a terminé que 111e. 

La saison s'annonce donc très difficile pour l'ancien double champion du monde ( 2020-2021) qui doit aussi cohabiter  avec le phénomène Remco Evenpol. 

Patrick Lefévère a même tranché puisqu'il a décidé qu'Alaphilippe ne disputera pas le Tour de France mais le Giro.

Il va falloir beaucoup de moral à Julian Alaphilippe dont le contrat avec Soudal court jusqu'à la fin de cette saison. 

Le coureur français a même avoué qu'il pourrait très bien arrêter sa carrière cet automne.

Courage Julian..

 

Lionel Herbet


PSP va se concentrer en 2024 sur le G P de la Somme

C'est dans une salle de la mairie de Saint Fuscien dont le maire est Henri-Paul Fin que s'est tenue l'autre soir l'assemblée générale de Promotion Sports Picardie.

Avant de s'implanter à Saint Fuscien, depuis sa création, les dirigeants avaient l'habitude de se réunir au début dans les locaux de France Bleu Picardie puis au Courrier Picard. 
Pour mémoire, PSP a été créé à une époque où le cyclisme picard était en pleine réussite et qu'Hubert Louvet par ailleurs président du comité de Picardie souhaitait donner une impulsion supplémentaire au sport cycliste.

PSP devait être officiellement créé en 1985 et le parrain était le champion du monde de boxe Christophe Tiozzo qui avait accepté de se déplacer à Amiens en compagnie de son manager.

Depuis, PSP a organisé chaque année le Tour de la Somme devenu Grand Prix de la Somme et on se souvient que le départ de la première édition avait eu lieu devant le siège du Conseil Général de la Somme rue de la République à Amiens.

Plus tard, PSP a repris l'organisation du Prix Jean Renaux qui avait été dans les premières années remarquablement dirigé  par Jimmy Binet et une équipe de volontaires de l'Amiens SC. 

Et un peu plus tard, PSP reprenait la direction des 100Km de la Somme, épreuve qui dans les années 80-90 obtenait un grand succès à la fois sportif et populaire. 

Les temps ont bien changé mais il faut reconnaitre qu'Hubert Louvet et les fidèles dirigeants qui l'entourent sont toujours autant motivés même si l'âge fait son oeuvre.

Hubert Louvet et Henri-Paul Fin ont pris la parole pour revenir sur les péripéties du dernier Prix Jean Renaux disputé à Glisy .

 Un Prix Jean Renaux qui ne sera pas organisé cette année et c'est bien dommage. Tout comme PSP  n'est plus concerné par les 100Km de la Somme ce qui a aussi provoqué le départ d'un dirigeant historique, Jean Claude Piéri.

Hubert Louvet a rappelé que "nous étions aux manettes de PSP depuis 1985, que nous avions organisé de grandes épreuves mais qu'aujourd'hui les volontés s'amenuisent un peu.

Mais nous ne devons pas avoir une attitude passéiste et il faut croire en l'avenir. en ayant un esprit d'initiative.

Vous devez être remerciés pour votre attitude sans faille  et j'ai un profond respect pour ce que vous faites".

Nouveau secrétaire général de PSP, Gérard Frey a rappelé les grandes lignes du GP de la Somme 2023 et tracé les grandes lignes de l'édition 2024.

Rappelons que pour des impératifs liés aux Jeux Olympiques, il a  été demandé à PSP de changer la date de la course qui se déroulera le dimanche 28 avril avec un départ fixé à Saint Valery et une arrivée à Cayeux sur Mer.

Concluons par une note réjouissante. Pour le GP de la Somme 2023, PSP a eu connaissance des notes attribuées par l' Union Cycliste Internationale en ce qui concerne le déroulement de la course.

Ces notes sont plus que satisfaisantes et évidemment cela a fait beaucoup de bien à Gérard Frey qui est chargé d'étudier le parcours.

 

Lionel Herbet


Pas de Prix Jean Renaux cette année à Amiens

C'est en effet l'information principale qui a émaillé l'assemblée générale de Promotion Sport Picardie à Saint Fuscien et présidée par Hubert Louvet.

Celui-ci a rappelé que PSP avait été créé en 1985 et que sa vocation était d'organiser des épreuves sportives.

Ainsi, outre le Grand Prix de la Somme, le critérium Jean Renaux à Amiens puis l'organisation de l'épreuve pédestre les 100Km du Val de Somme, PSP a aussi à une époque aidé le club de hockey sur gazon d'Amiens et  donné un coup de main à certains sportifs. 

Malheureusement, les temps ont bien changé et Hubert Louvet a souligné "que les volontés s'amenuisent".

En effet si les pionniers du départ sont toujours là, certains ont quitté le navire et nous pensons à Jean Claude Piéri qui, à un certain moment, eut un rôle essentiel au sein de PSP.

Outre le Tour de la Somme, il eut un rôle essentiel dans l'organisation des 100Km de la Somme au point qu'Amiens Métropole l'a justement honoré lors d'une soirée dédiée aux bénévoles.

Hubert Louvet et Henri Paul Fin ont évoqué ensuite le Prix Jean Renaux 2023 qui fut un véritable fiasco même si le public de Glisy avait répondu présent.

D'abord, ce critérium se déroulait pour la première fois hors la ville d'Amiens, avec une subvention inférieure par rapport aux années précédentes. Et au dernier moment, PSP était averti par l' UCI que le critérium Jean Renaux de Glisy ne pourrait avoir lieu avec la présence de professionnels aux côtés d'amateurs.

Un vrai coup de massue qui est tombé sur la tête de Henri Paul Fin. 

Il semble bien aussi qu'il y ait une sorte de mésentente entre les élus d'Amiens Métropole et PSP.

Hubert Louvet, Henri-Paul Fin mais aussi tous les adhérents de PSP présents dans la salle, ont réaffirmé  que le Prix Jean Renaux devait être organisé à Amiens que ce soit autour de la Hotoie, ou dans le centre ville même si certains commerçants ne sont pas tout à fait heureux.

Sans jouer les anciens combattants, rappelons que les plus grands champions sont venus à Amiens pour disputer ce critérium qui porte le nom d'un journaliste ayant contribué à la notoriété de la ville d'Amiens.

C'est donc la mort dans l'âme que les dirigeants de PSP ont décidé de ne pas organiser cette année ce critérium qui, voici une demi siècle, avait lieu le lendemain de l'arrivée du Tour de France à la Hotoie.

Ce n'est hélas pas demain que nous reverrons le spectacle qui était offert au public de la Hotoie avec la venue des successeurs des Anquetil, Bobet, Gaul, Nencini, Le Mond et bien d'autres.

Tout n'a pas été simple ces dernières semaines pour PSP qui a dû  à son corps défendant changer  la date du Grand Prix de la Somme qui aura lieu en 2024 le dimanche 28 avril entre Saint Valery et Cayeux sur Mer.  

En clôturant cette assemblée générale, Hubert Louvet a répété "il fallait croire en l'avenir et  faire preuve d'un esprit d'initiative et que chacun avait un rôle à jouer".

Notre photo: Hubert Louvet et Henri-Paul Fin, le trésorier Hély et le secrétaire Gérard Frey au bureau de l'assemblée générale de PSP.

Lionel HERBET


Le Grand Prix de la Somme change de date et aura lieu le 28 avril

Ancien président du comité de cyclisme de Picardie mais aussi organisateur du Grand Prix de la Somme, Hubert Louvet était présent lors de la cérémonie des vœux du CDOS à Amiens.

Il est vrai qu'il est également très impliqué dans la vie du mouvement olympique au plan régional étant très proche du président. .

Nous en avons profité pour demander à Hubert Louvet comment se portait le cyclisme actuel dans notre département de la Somme dont on rappelle que le président du comité est Jacky Crépin.

Nous avons aussi évoqué la situation au sein de Promotion Sport Picardie qui organise encore le Prix Jean Renaux et le Grand Prix de la Somme avec l'aide du Conseil Départemental.

Pour mémoire, depuis l'an dernier, l'organisation de la course pédestre les 100Km de la Somme a été abandonnée par PSP.

Hubert Louvet a appris ces derniers jours qu'il devrait modifier la date du Grand Prix de la Somme et ce, en raison des Jeux Olympiques.

"Les forces de l'ordre de Gendarmerie et de la Police nationale nous ont  convoqué à la Préfecture d'Amiens.

 Nous avons  été contraints compte tenu des Jeux Olympiques, de changer la date.

Nous avons appris que les dates de congés des forces de police étaient situées entre  le 1er juin et le 30 juin et sont ensuite de service durant les Jeux et même après.

Prévu à la mi- septembre, le GP de la Somme aura donc lieu le 28 avril.

Cela nous a obligés   à prendre contact avec les trois organisateurs qui avaient programmé leur course  le 28 avril soit le Tour de Bretagne, les championnats de France DN1 et le Tour du  Loiret et cela s'est arrangé.

Quant au parcours, un accord avait été prévu pour que le départ et  l'arrivée aient lieu à Abbeville mais il va falloir changer de ville et le parcours et nous le saurons le 15 janvier." 

Avec Hubert Louvet, nous avons également abordé la situation de son sport en cette année 2024 année des Jeux et qui ne verra aucun cycliste de la Somme y participer.

 "Quand je regarde dans mon rétroviseur, je me dis que les temps ont bien changé.

J'ai connu 4000 licenciés en Picardie et 400 courses dans la Somme. ;

Aujourd'hui, la situation est grave, les jeunes préfèrent pianoter et pourtant il y a ce paradoxe qui est le suivant: les marchands  de vélo sont débordés et se font du blé mais les gens qui achètent ne font pas de compétition et font du vélo pour leur plaisir.

Cette régression résulte d'un état d'esprit et je constate que les affinitaires ne sont pas mieux lotis.

Il  y a un changement de mentalité dans notre jeunesse. Et puis, il faut savoir que dans notre département, il n'y a plus de club cycliste.

Ce n'est pas normal par exemple qu'Amiens, capitale régionale, n'ait pas son club. Idem à Abbeville, Péronne, Montdidier.

Mais nous n'allons pas baisser les bras et de tout cœur, je souhaite vraiment que le cyclisme ne disparaisse pas".

Pourtant, le Département de la Somme incite les Samariens à faire du sport.

Pas  plus tard que lundi lors de la cérémonie des vœux du CDOS,  Jacques Favre Monsieur Sport 80  a répété ce slogan:

" Savoir nager mais aussi savoir faire du vélo".

Surement hélas il s'agit de  vœux pieux.

 

Lionel Herbet